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Fête du Cinéma 2009 : un très bon crû

Lundi 13 juillet 2009

Cette année, la fête du cinéma inaugurait une nouvelle formule à 7 jours au lieu de 3. Heureusement, j’ai été raisonnable et je ne suis allé voir que 16 films! Comme chaque année, voici mon classement en commençant cette fois par les films que j’ai préférés. Mais ce classement ne signifie pas grand chose tellement le niveau des films était élevé cette année. Pour le dire simplement : je n’ai vu que des bons films!

Slumdog Millionnaire (VO) de Danny Boyle avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto
Un chef-d’œuvre. Je craignais que le film ne soit pas à la hauteur de sa réputation : il l’est! Dès les premières minutes, on a la certitude d’entrer dans un film d’exception et le rythme ne faiblit pas jusqu’à la fin. On est sans cesse secoué par toutes sortes d’émotions des plus violentes aux plus touchantes. Un film baroque qui fait le meilleur portrait possible de l’Inde moderne.

L’âge de glace 3  – Le Temps des dinosaures (VF – 3D) de Carlos Saldanha avec Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun
Comment ne pas être fan? Ce nouveau volet est encore plus drôle et plus enlevé que les précédents. Les nouvelles aventures de Scrat sont des plus réussies. Ce film est un modèle du genre dans sa façon de marier l’action et l’humour en même temps et au même niveau. Les séquences finales notamment sont éblouissantes. Quant à la 3D, elle donne une profondeur magique à l’image et souligne encore mieux ce jeu de perspectives entre le très petit et l’immense. Courez-y!

Good Morning England (VF) de Richard Curtis avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans
Bien que n’ayant pas pu le voir an anglais, j’ai passé un très bon moment. Le film raconte l’histoire d’une radio rock pirate émettant depuis un bateau en Angleterre dans les années 60. Illustrant la devise « Sex & rock’n'roll », le film enchaîne à un rythme soutenu des séquences toujours très drôles et pleines de trouvailles, brossant une galerie de portraits hors du commun. Et la bande musicale est un vrai bonheur!

Terminator Renaissance (VF) de McG avec Christian Bale, Sam Worthington
L’évolution de la saga est l’illustration même des progrès fulgurants des effets spéciaux. Grâce à une histoire solide et d’excellents acteurs, le film ne faiblit pas une seconde et culmine, à mon goût, dans une course poursuite motos-camion-vaisseau qui dépasse tout ce que j’avais pu voir. Une vraie réussite.

Millénium (VO) de Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace
Basé sur une intrigue de résolution d’énigme, assez classique mais très bien construite, Millénium tire toute son originalité et son sel de la présence de personnages torturés et/ou pervers dont les penchants nous sont décrits plutôt précisément. Du coup, tout le film baigne dans une atmosphère étrange et attirante et nous surprend jusqu’au bout.

Tellement proches de Eric Toledano et Olivier Nakache avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré
Bien que n’étant pas très tenté au départ, j’ai beaucoup aimé. L’ensemble est très drôle, en particulier la séquence de la première soirée. Les répliques sont très bien écrites et les personnages vraiment originaux. D’ailleurs, tous les comédiens sont excellents. Je le conseille!

Lascars de Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec Vincent Cassel, Omar Sy
Basé sur un comique de situation éprouvé, ce « petit » film d’animation séduit grâce à son graphisme décalé, ses personnages bien définis et excessifs et son écriture très précise. Le rythme est très speedé et on rit tout du long.

Anges et démons (VF) de Ron Howard avec Tom Hanks, Ewan McGregor
Le thème est original, l’histoire bien construite (précisons que je n’avais pas lu le livre) mais le traitement du film m’a semblé un peu trop classique voire mécanique. La fin par contre est très réussie.

Les beaux gosses de Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo
Une bonne surprise : le dessinateur de BD a parfaitement su retranscrire les divagations de jeunes élèves de troisième, plus vrais que nature. Le héros du film incarne bien l’ado totalement ignorant des filles comme de ses propres sentiments, tandis que les filles paraissent plus déterminées. Tous les rôles sont parfaits, d’Emmanuelle Devos en principale à Noémie Lvovsky en mère dépressive : j’ai beaucoup ri!

La première étoile de Lucien Jean-Baptiste avec Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard
Une très bonne comédie, originale par son thème et parfaitement interprétée par son réalisateur. On regrette juste que le côté « social » voire revendicatif du début finisse par laisser la place à une avalanche de bons sentiments qui engloutit tout le monde.

Jeux de pouvoir (VF) de Kevin Macdonald avec Russell Crowe, Ben Affleck
Du très classique, très bien joué mais sans véritable surprise. Là où j’attendais une réflexion sur les rapports entre les journalistes et les politiques, j’ai vu plutôt un thriller avec de vrais moments de suspense et une étude psychologique assez poussée du journaliste interprété par Russel Crowe.

Looking for Eric (VO) de Ken Loach avec Eric Cantona, Steve Evets
J’y allais à reculons et le début semblait me donner raison : un père en difficulté sociale, familiale et psychologique puis l’apparition de Cantona qui donne lieu à deux longues séquences, celle de supporters dans un bar puis celle présentant les exploits du footballeur. Mais, dès ce passage fini, l’histoire s’accélère et le rythme ne faiblit plus jusqu’à la fin. Le suspense, très bien mené, cède la place à un final à la fois crédible et totalement déjanté qui est un vrai bonheur. Etonnant!

Very bad trip (VF) de Todd Phillips avec Bradley Cooper, Ed Helms
Peut-être surestimée, voilà une comédie assez barrée mais loin d’être un chef-d’œuvre. Le scénario est foisonnant mais le film aurait sans doute gagné à ne pas souligner si souvent ses effets les plus potaches.

Coraline (VF) de Henry Selick avec Claire Guyot
J’aurais peut-être préféré la version originale et en 3D. Quoi qu’il en soit, le réalisateur de l’Etrange Noël de M. Jack reprend des thèmes (la dualité des choses) et une esthétique semblables (les décors, le personnage du chat, la musique) sans retrouver la même magie. Les personnages ne m’ont pas semblé attachants et j’ai suivi l’histoire sans être emporté.

Amerrika (VO) de Cherien Dabis avec Nisreen Faour, Hiam Abbass
Amreeka, sous son titre original, est un film assez étonnant qui raconte des choses profondes voire graves tout en ayant l’aspect d’une comédie. On apprécie surtout la justesse des détails, notamment la description de la vie en Palestine ou le passage de la douane américaine : « Nationalité? Nous n’en avons pas. Comment ça, vous n’avez pas de pays? Non, nous sommes palestiniens. »

Etreintes brisées (VF) de Pedro Almodóvar avec Penélope Cruz, Blanca Portillo
La sublime Penélope Cruz rayonne face à la caméra d’Almodóvar qui s’essaie à toutes les formes de film dans le film. L’histoire est typique du cinéaste mais face à la drôlerie de la séquence de « Femmes et valises » révélée à la fin, on regrette qu’il n’ait pas choisi de faire une vraie comédie.

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Les fêtes du cinéma 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des quatre années précédentes

A Nice, au premier concert de Mylène Farmer

Dimanche 3 mai 2009

Mylène Farmer en tournéeC’était sa première.  Mylène Farmer a répété à Nice le spectacle de son nouvel album Point de suture et elle y a lancé hier soir sa tournée. Le Nikaïa était plein même si certains ont essayé de vendre leurs places au dernier moment et alors que la deuxième date de ce soir est quasiment complète. C’était une première pour moi aussi : mon premier concert de Mylène! J’y suis allé avec ma sœur qui, elle, est fan depuis longtemps mais je connaissais évidemment tous les tubes de la pas vilaine Farmer. Alors que les mieux placés de la fosse ont campé devant le palais depuis plusieurs jours, nous étions très bien placés en gradins. Je vous livre mes impressions à chaud sans essayer de trop en dire mais si vous préférez garder la surprise, passez votre chemin ;)

En découvrant le décor, je l’ai trouvé à la fois grandiose et presque ridicule. Mylène apparaît entre deux gigantesques cadavres, elle-même portant un costume d’écorchée! Bien qu’ouvrant sur Paradis Inanimé, du dernier album, l’esthétique dominante est celle du dernier clip, C’est dans l’air, où dansent des cadavres. Les costumes d’écorchés des danseurs sont d’ailleurs très seyants ;) Ce que j’ai préféré dans le décor, c’est finalement ces petites cases peuplées de mannequins qui, selon les éclairages et les projections, passent de l’aspect de cadavres à celui de jeunes femmes sexy. Un grand écran central montre Farmer en gros plan assez souvent pour qu’on profite bien de son visage. Mention spéciale aux lumières, notamment lors de l’étonnant tapis vert qui recouvre la fosse à un moment. De grands effets? A part un peu de pyrotechnie, il n’y en a pas tant que ça, les chorégraphies, les projections et la musique réussissant à occuper tout l’espace. Enfin, les costumes qui suivent sont tous très réussis, des robes longues très classe aux étonnants costumes noir et blanc inspirés d’un échiquier. D’ailleurs, Mylène était très en beauté ce soir.

Le plus grand atout du spectacle, c’est le choix des chansons. Les six ou sept morceaux qui sont tirés du dernier album sont bien répartis et fonctionnent de mieux en mieux lors du spectacle jusqu’à C’est dans l’air qui arrive en apothéose. En dehors de cela, que des tubes! Un peu inattendu, A quoi je sers aurait pu être un beau moment sans la grosse plantade du début, où Farmer est partie dans une autre tonalité que l’orchestre! A contrario, la voix était trop faiblement mixée pour un ou deux autres titres. Mais mettons ça sur le compte de la première ;) D’ailleurs Mylène n’hésite pas à se mettre en danger avec trois titres, dont Ainsi soit je, où elle est accompagnée du seul Yvan Cassar aux claviers. Beaucoup d’émotion qu’elle essaie de maîtriser en chantant les yeux fermés mais qu’elle laisse finalement passer, la voix tremblante puis laissant couler sas larmes. A peine quelques mots échangés avec le public dans tout le concert mais Mylène n’est jamais distante : elle est toujours attentive à chanter pour nous et à nous faire participer. Alors quand, après XXL et Pourvu qu’elles soient douces, Libertine s’enchaine avec Sans contrefaçon puis que  Désenchantée suit… Dégénération, toute la salle est debout, chante et danse. Un petit tour et puis s’en va après un seul titre de rappel. C’est tout? Mais le concert a duré deux heures : vraiment, on ne les a pas vues passer!

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Palais Nikaïa : le « zénith » de Nice à taille humaine
Mylene.net : le « site de référence » avec déjà des spoilers

James Bond sauve à nouveau le monde et la Bolivie

Dimanche 2 novembre 2008

Ils ont bien fait de choisir Daniel Craig pour jouer James Bond : ils m’ont gagné comme nouveau spectateur! Casino Royale est en effet le premier film de la série que j’ai vu au cinéma! Vendredi nous l’avons revu sur notre PS3 (Sony nous avait offert le Blu-Ray ;) ) et hier nous étions au cinéma pour Quantum of Solace, sa suite directe. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi bien : pour moi, la poursuite « à pied » du début avec le traceur français Sébastien Foucan était indépassable. Et effectivement la première poursuite, qui se fait « à pied » dans les rues de Sienne, apparaît plus comme un clin d’oeil que comme une tentative de dépasser la première.

Le reste est à l’avenant. On garde l’esprit percutant du précédent mais l’absence de gadgets commence à trop banaliser le film. Dans Casino Royale, l’analyse de sang et le défibrilateur me suffisait. Ici, seul le centre du MI6 avec ses écrans façon Minority Report joue la carte des Nouvelles Technologies. C’est peu. Quant à l’histoire, on se retrouve entre une organisation secrète façon Alias et des affaires de coups d’état « à l’ancienne ». Malgré tout, le film est bien rythmé et réserve quelques surprises. Enfin, Mathieu Amalric incarne particulièrement bien le rôle du méchant. Le film est un peu court tout de même. Et, malheureusement, Daniel Craig n’apparaît pas cette fois en maillot :P

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Quantum of Solace sur AlloCiné qui tente de donner une explication au titre
Casino Royale : ma critique express sur mon précédent blog
Sébastien Foucan in english

Anne Tappon est Borderline

Jeudi 30 octobre 2008

Anne Tappon BoderlineJ’ai eu la chance de voir hier soir à Antibes le spectacle d’Anne Tappon, un « one-woman show » très sympathique.  Bien qu’entrant en scène en s’adressant au public, Anne Tappon dresse tout au long de la soirée une galerie de portraits de femmes aux accents divers, toutes décalées voire hystériques. Elle lie ses sketchs par des petits tableaux insolites généralement commentés ensuite par la chorégraphe, personnage récurent qui sert de fil rouge au spectacle.

On retiendra entre autres personnalités celle de la célibataire trentenaire dont les remarques sur les hommes fonctionnent très bien auprès des femmes célibataires du public ou encore la blonde qui invite un spectateur sur scène – exercice dont Anne Tappon se tire très très bien! Sans oublier les passages chantés où elle démontre aussi ses qualités de chanteuse, notamment dans une parodie de cantatrice qui finit par s’étouffer avec un Tic-Tac! Au-delà de l’écriture, c’est la présence physique d’Anne Tappon sur scène, sa façon d’incarner ses personnages jusqu’à l’extrême et les moments de délire qu’elle se paye qui emportent l’adhésion. A découvrir et à suivre ;)

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Anne Tappon : retrouvez sur son site les prochaines dates de Boderline ainsi que de son spectacle Ketchup Caviar, en duo avec Xavier Metzger, qui se joue à Paris tous les jeudis
Théâtre de la Marguerite, alias la Scène Sur Mer : Anne Tappon y joue encore jusqu’au 1er novembre. N’hésitez pas à leur laisser votre email, ils vous enverront de temps en temps des invitations pour deux et c’est ce qui nous est arrivé hier! Merci!

Timsit se remet seul debout 13 ans après

Dimanche 19 octobre 2008

TimsitPlus de 10 ans que je l’attendais ce spectacle! J’avais enregistré le précédent one man show de Patrick Timsit à la télévision et usé la cassette vidéo jusqu’à en connaître la plupart des sketchs par cœur. Et peu de temps après la fin de celui-là, Timsit avait présenté en exclusivité dans … Fréquenstar le sketch qui allait ouvrir son spectacle suivant. Puis Timsit s’est pris de cinéma et il aura fallu attendre plus de 10 ans. Hier soir, j’ai enfin vu ce sketch sur scène!

13 ans : dans son One Man Stand-Up Show (traduire Spectacle de l’Homme Seul Debout), Timsit commence par évoquer ce temps passé loin de nous. A-t-on eu des infidélités avec d’autres humoristes? La salle lance des noms et Timsit rebondit. Cette proximité avec le public est l’une des constantes du spectacle et Timsit réagit même à ses propores bafouillements. Puis il parle de sa femme. Il y a 13 c’était la grossesse et l’accouchement. Aujourd’hui … c’est la séparation. « Ma femme me fait la gueule » est un des meilleurs moments du spectacle. Rapidement, Timsit fit dans la provocation et il en joue, peut-être plus qu’avant. Dès les premiers Ohhh de la salle, il s’amuse : « Si vous commencez comme ça, on n’a pas fini! »

Sur le modèle du stand-up, Timsit traite – de manière décalée – divers sujets de société comme les chercheurs, le racisme, le politiquement correct et ses ennuis avec les handicapés (ou plutôt les valides parlant en leur nom), ou encore Sarkozy avec une belle imitation détournant ses déclarations ;) Mais en fil rouge, il garde son personnage de beauf macho en évoquant la vie de couple ou la garde alternée des enfants. On perd néanmoins les autres personnages qu’il a pu incarner, du grand-père au mythique « Bouli, mon ami bouli – Ma femme, la pov’ ma femme ». :D J’ai beaucoup ri même si, contrairement au précédent spectacle, je n’ai pas pleuré de rire. Mais tout autant que le public, Timsit garde le sourire en permanence et termine en rappel par un voyage à Koumac que le public dit presque avec lui. Manifestement, le plaisir a été partagé.

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Patrick Timsit, le site officiel
Palais des Festivals de Cannes : la programmation musicale et théâtrale de Cannes sur trois salles dont celle du Théâtre de la Licorne, agréable petite salle que j’ai découverte hier ;)

Suzanne Vega est mon nouvel Album du moment

Jeudi 16 octobre 2008

Beauty & Crime - Suzanne VegaBeauty & Crime : prise dans la lumière d’un spot, Suzanne Vega, chapeau noir, robe noire et rouge à lèvres rouge, ressuscite l’ambiance des films noirs des années 50. Comme elle le dit elle-même, elle a essayé avec ce disque de créer un « classique moderne ». Et elle y a réussi.  Le titre d’ouverture Zephyr & I, le single Frank & Ava évoquant les amours tumultueuses de Frank Sinatra et Ava Gardner puis l’excellent Unbound sont trois titres imparables au tempo relevé. Mais le disque privilégie surtout les tempos moyens ou les ballades, tout en subtilité. On retient la douceur acoustique de Edith Wharton’s Figurines ou le décor classieux de New York is a woman, qui donne son titre au disque : Suzanne Vega compare sa ville à une femme avec sa beauté et ses crimes – « and to her you’re just another guy », et pour elle t’es juste un gars de plus. Sa première signature chez Blue Note, le label de Norah Jones, sera sa dernière, puisqu’on vient de lui rendre son contrat. Suzanne Vega est de retour sur Internet où l’on appréciera sans doute mieux son travail. Car ses crimes musicaux sont d’une beauté très addictive.

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Mes Albums Préférés : Beauty & Crime est le nouvel Album du Moment. Ecoutez sur ma Radio Blog Disques  Zephyr & I et Frank & Ava.
Suzanne Vega, sa « communauté » officielle
Suzanne Vega, de la femme à l’artiste : l’interview réalisée lors de ma rencontre avec Suzanne Vega en 2006 alors qu’elle commençait la préparation de cet album. Sa tournée acoustique vient de passer par Cannes : accompagnée seulement d’un guitariste, elle livre un moment agréable plein de douceur et d’humour. Et comme moi, certains ont pu lui faire dédicacer l’album ;)
Vincent Delerm A La Cigale était jusque ici l’album du moment. Pour ceux qui n’ont pas suivi, j’en écrivais : « Il faut avoir le double CD – double DVD! Le meilleur est dans le DVD qui retranscrit ce spectacle très drôle et très réussi mais il ne faut pas manquer le bonus Surprise Partie dont je vous offre l’excellent Puissance 4. Les duos du CD Favourite Songs sont moins nécessaires mais c’est là qu’on trouve Marine dont je ne me lasse pas. »

Batman, un chevalier bien noir

Samedi 13 septembre 2008

Le Chevalier NoirPour commencer, rappelons à ceux qui ont du mal à suivre qu’après deux magnifiques Batman signés Tim Burton puis deux autres (que je n’ai même pas vus, je crois) par Joel Schumacher, Batman est revenu au point de départ avec le bien-nommé Batman Begins. La façon dont le réalisateur Christopher Nolan se détachait de l’esthétique Burtonienne pour tendre vers un réalisme sombre et prenant m’avait laissé un très bon souvenir. Pourtant, je viens de relire ce que j’en avais écrit à l’époque : « à tout vouloir expliquer (…) le film me semble perdre le mystère et la folie qui faisait le charme des films de Tim Burton ». Eh bien j’ai ressenti la même déception pour ce deuxième volet.

Le Chevalier Noir est vraiment un bon film. On ne peut pas dire que l’action soit permanente mais il y a quelques moments très spectaculaires et on ne voit pas passer les 2h30. Mais le film ressemble trop à la production habituelle des studios américains, même si le fond en est peut-être plus noir. En tout cas tout est désespérément réaliste voire crédible. Quant au Joker, assez flippant quand il passe son canif près des lèvres de ses victimes, il est loin d’atteindre la flamboyance du premier. Mais pouvait-on rivaliser avec Nicholson? Double-Face est, lui, parfaitement effrayant et on aurait aimé qu’il tienne une vraie part dans le film. Au final, il va falloir que je me rende à l’évidence : je préférais les Batman de Tim Burton ;)

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The Dark Knight, Le Chevalier Noir sur AlloCiné
Batman Begins, ma critique complète sur mon ancien blog
L’Olympia, le cinéma de Cannes où l’on va le plus souvent. Pourtant, je ne devrais  pas leur faire de pub vu que je sors d’une semaine d’angine : à cause d’une clim démesurée, la salle était glaciale et 2h30 dans une chambre froide ça ne pardonne pas :(

Au sombre Siècle des Lumières avec Patrick Roegiers

Mercredi 27 août 2008

Le cousin de Fragonard - Patrick RoegiersLe cousin de Fragonard par Patrick Roegiers est un roman que j’ai dévoré pendant mes vacances de février. Etant né dans le sud-est, le nom de Fragonard m’évoque immédiatement les parfums. Et Honoré, le héros de ce livre, est en effet né à Grasse d’un père « gantier-parfumeur ». Mais il est aussi le cousin du peintre Jean-Honoré, demeuré célèbre contrairement à son cousin. A travers ce roman, Patrick Roegiers a donc décidé de nous raconter sa vie, profitant de la liberté du roman pour nous décrire le héros au plus près de lui-même. Mais la foultitude de détails qu’il apporte sont certainement véridiques.

L’art d’Honoré Fragonard n’était pas la peinture mais l’anatomie. Les descriptions de ses dissections sont parmi les passages les plus fascinants du livre. Collant au plus prêt à l’esprit du XVIIIe siècle, Roegiers manie une langue chatoyante et crue, précise et étonnante, inventive et baroque. Tout en maniant un humour constant, à la manière d’un pince-sans-rire et poussant certains passages du récit vers une folie surréaliste. Au-delà même de la vie de Fragonard, il nous décrit tout le Paris de cette époque, révélant « la part d’ombre qui sous-tend les Lumières » : des écorchés de Fragonard au goût du morbide des aristocrates, on découvre un monde inconnu, aussi attirant et intriguant qu’il peut être écoeurant. Il faut lire en particulier, avec les pires détails de l’agonie, la mort du roi, « le monarque aux jambes arquées, dites Louis XV » :)

La quatrième de couverture m’apprend que Patrick Rogiers est aussi « l’auteur d’Hémisphère Nord et de La Géométrie des sentiments, deux livres qui, avec Le Cousin de Fragonard, composent une trilogie sur les rapports entre la science et l’art ». J’attends maintenant avec impatience de lire les deux premiers. Mais si vous n’en avez lu aucun, je vous conseille fortement le dernier ;)

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Le cousin de Fragonard sur Fnac.com
Blog Lectures : les archives de mon précédent blog interrompu fin 2007 par U-blog

Fête du cinéma 2008 : mon classement

Dimanche 6 juillet 2008

Comme chaque année désormais, voici quelques chroniques rapides des 11 films que j’ai vus lors de la dernière Fête du cinéma, en commençant par les films que j’ai le moins aimés pour finir par mes préférés.

Bienvenue chez les Ch'tisBienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon avec Kad Merad et Dany Boon
Connaissant des gens du Nord (si, si, je vous assure!), il fallait bien que je finisse par aller voir le film « phénomène ». Eh bien, pour un cannois né à Antibes, voilà un film très énervant : tous les sudistes sont présentés comme des crétins (surtout la femme) jusqu’à leur découverte miraculeuse des ch’timis. Franchement, il faut être idiot pour confondre les « siens » avec les « chiens »! Un peu plus de nuance aurait été bienvenue car le film réserve finalement quelques bons moments.

EldoradoEldorado de Bouli Lanners avec Bouli Lanners et Fabrice Adde
Ce road movie belge, très bien interprété, réserve de beaux moments, notamment les trois rencontres faites lors du voyage des deux protagonistes : l’effrayant collectionneur, l’excellent Alain Delon et la mère très touchante. Mais malgré son originalité, le film manque malheureusement de rythme.

A bord du Darjeeling LimitedA bord du Darjeeling Limited (en V.O.) de Wes Anderson avec Owen Wilson et Adrien Brody
Je m’attendais à un film plus enlevé et plus drôle. Le tout et certes très original (à commencer par la première partie) mais on a parfois du mal à suivre les motivations des trois personnages, ce qui donne un aspect décousu à l’ensemble. Reste cet humour anglais décalé qu’on adore.

La graine et le muletLa graine et le mulet de Abdellatif Kechiche avec Habib Boufares et Hafsia Herzi
Le film démarre assez lentement et j’avoue avoir eu peur de ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout. Et à un moment, on est pris dans l’histoire jusqu’à la fin qui nous paraît arriver très vite! Bref, un film à la forme étonnante pour lequel j’aurais attendu une fin plus explicite.

Valse avec BachirValse avec Bachir (en V.O.) de Ari Folman avec Ari Folman et Ori Sivan
Plus qu’un film sur la guerre, voilà un beau film sur la mémoire, le narrateur essayant de reconstruire ses souvenirs perdus grâce à ceux des autres. La transformation des rêves, souvenirs et interviews en dessins est une vraie réussite esthétique et émotionnelle. Je comprends que certains se soient étonnés de l’absence du film au palmarès du dernier Festival de Cannes. Mais il faut un temps pour s’habituer à de l’hébreu sous-titré et ne pas s’attendre à une explication de la guerre du Liban, le film n’en traitant qu’un moment précis.

Il y a longtemps que je t'aimeIl y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein
Malgré mes réticences pour entrer dans un « drame familial français », le film a fini par me prendre grâce surtout au jeu des acteurs, Elsa Zylberstein en tête, et à l’absence totale de pathos. On en retient des personnages originaux et très attachants : les malicieux P’tit Lys et son grand-père ainsi que le commissaire, très touchant.

Into the WildInto the Wild (en V.O.) de Sean Penn avec Emile Hirsch et Marcia Gay Harden
Je n’avais pas compris que le titre signifiait « Dans la nature ». Du coup, j’ai peu accroché aux deux premiers « chapitres », incapable de m’identifier à ce héros qui rejette en bloc toute civilisation. De plus, les nombreuses citations littéraires sont un peu difficiles pour un non-bilingue. Par contre, j’ai beaucoup aimé les deux derniers chapitres qui donnent tout son sens à cette histoire qui se révèle vraie. Reste un beau portrait mais un peu long.

La Personne aux deux personnesLa Personne aux deux personnes de Nicolas et Bruno avec Daniel Auteuil et Alain Chabat
Des 11 films que j’ai vus, c’est celui où j’ai le plus ri. L’idée est originale et plutôt bien traitée même si l’histoire part en live vers la fin. Pourtant je n’étais pas fan du concept Gilles Gabriel qui ressemble trop à une transposition dans les années 80 du Chris Conty imaginé par Jean-Jacques Nyssen. Mais je conseille le film!

SaganSagan de Diane Kurys avec Sylvie Testud et Pierre Palmade
Un très beau film, bien écrit et très bien interprété notamment par Sylvie Testud même si le ton qu’elle adopte est un peu répétitif au début. Même Arielle Dombasle est parfaite dans son rôle, c’est-à-dire très agaçante! Et j’ai beaucoup aimé Pierre Palmade jouant Chazot qui a les meilleures répliques du film. Seule déception, la fin qui traîne un peu en longueur.

ParisParis de Cédric Klapisch avec Juliette Binoche et Romain Duris
Un très beau film à la Lelouch où les histoires des différents personnages se croisent avec intelligence et fluidité. Tous les acteurs sont formidables, de Luchini à Romain Duris (il faut le voir dans son costume blanc à paillettes :D ) en passant par Albert Dupontel, Julie Ferrier ou Karin Viard qui joue une boulangère à mourir de rire! On rit, on est touché (« On va chez toi ou chez moi? »). On est emporté.

Bon baisers de BrugesBons baisers de Bruges (en V.O.) de Martin McDonagh avec Colin Farrell et Brendan Gleeson
Simplement appelé In Bruges en anglais (ou plutôt In fucking Bruges dans le texte ;) ), ce film est un petit bijou plein d’humour, très étonnant et très bien interprété notamment par un Colin Farrell parfait. Ne vous attendez pas à un film d’action : l’histoire prend son temps mais on ne s’ennuie pas. On rit, on pleure et le final est tout bonnement sublime. Le film vient de sortir : courez-le voir!

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Les fêtes du cinéma 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des trois années précédentes

Sex and the City : le bonheur sur grand écran

Dimanche 15 juin 2008

Sex and the City - Le filmEnfin, il est arrivé! Fan de la série depuis le début, j’en ai vu l’intégralité des épisodes et la plupart au moins deux fois. J’ai toujours trouvé l’écriture extrêmement intelligente et les situations à la fois pertinentes et drôles. La série me ramenait en fait de près ou de loin à ma vie de célibataire. J’attendais donc ce film qui était annoncé depuis longtemps. Heureusement, le Rialto à Nice le jouait en anglais. Ayant pris l’habitude de voir la série en V.O., je n’aurais pas pu revenir à la version doublée.

Eh bien j’ai marché à fond. Certes, le film est plus grand grand public que la série mais il ne pouvait pas en être autrement. De plus, les quatre héroïnes étant casées au début du film, l’histoire tourne plus autour des quatre lettres de LOVE que des trois de SEX. On retrouve d’ailleurs l’esprit de comédie romantique du double épisode à Paris qui clôturait la sixième et dernière saison. Le film, tout en réservant quelques surprises, respecte complètement l’esprit de la série et c’est un vrai bonheur de passer du petit écran à une salle de cinéma. Dire que je regardais les premiers épisodes de la série tard le soir chez mes parents en essayant de ne pas rire fort pour ne pas faire de bruit !

Dès les cinq premières minutes, j’étais déjà parfaitement heureux : le parcours des trois autres filles est résumé par une série d’extraits particulièrement bien choisis qui jouent à fond leur effet « madeleine de Proust ». Et puis, avec un baiser entre hommes dès les premières images, le public gay ne pouvait qu’être acquis. Il est d’ailleurs fait plus tard allusion à l’homosexualité de Cynthia Nixon, qui joue Miranda, lors d’une scène se déroulant à la Saint Valentin. Quant au public noir, il peut s’identifier à la formidable Louise de Saint Louis. En fait, le seul calibrage qui peut irriter est celui des marques : si Carrie est bel et bien une fashion victim dans la série, on avait évité jusque-là les défilés de mode inutiles. Malgré tout cela, l’ensemble est toujours très bien écrit et j’ai marché à tous les passages émouvants du milieu du film. La fin est plus attendue mais elle nous console totalement de l’arrêt de cette extraordinaire série en y mettant un très beau point final.

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Sex and the City, la fiche du film sur AlloCiné
Sex and the City, la page officielle de la série sur HBO
Sarah Jessica Parker et Lenny Kravitz : une chanson de Lenny Kravitz est au générique mais je ne l’ai pas remarquée pendant le film! En tout cas, l’actrice et le chanteur se connaissent puisqu’ils ont tourné ensemble en 2004 une pub pour Gap.
Rialto Nice, la programmation de ce cinéma UGC