Cette année, la fête du cinéma inaugurait une nouvelle formule à 7 jours au lieu de 3. Heureusement, j’ai été raisonnable et je ne suis allé voir que 16 films! Comme chaque année, voici mon classement en commençant cette fois par les films que j’ai préférés. Mais ce classement ne signifie pas grand chose tellement le niveau des films était élevé cette année. Pour le dire simplement : je n’ai vu que des bons films!
Slumdog Millionnaire (VO) de Danny Boyle avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto
Un chef-d’œuvre. Je craignais que le film ne soit pas à la hauteur de sa réputation : il l’est! Dès les premières minutes, on a la certitude d’entrer dans un film d’exception et le rythme ne faiblit pas jusqu’à la fin. On est sans cesse secoué par toutes sortes d’émotions des plus violentes aux plus touchantes. Un film baroque qui fait le meilleur portrait possible de l’Inde moderne.
L’âge de glace 3 – Le Temps des dinosaures (VF – 3D) de Carlos Saldanha avec Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun
Comment ne pas être fan? Ce nouveau volet est encore plus drôle et plus enlevé que les précédents. Les nouvelles aventures de Scrat sont des plus réussies. Ce film est un modèle du genre dans sa façon de marier l’action et l’humour en même temps et au même niveau. Les séquences finales notamment sont éblouissantes. Quant à la 3D, elle donne une profondeur magique à l’image et souligne encore mieux ce jeu de perspectives entre le très petit et l’immense. Courez-y!
Good Morning England (VF) de Richard Curtis avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans
Bien que n’ayant pas pu le voir an anglais, j’ai passé un très bon moment. Le film raconte l’histoire d’une radio rock pirate émettant depuis un bateau en Angleterre dans les années 60. Illustrant la devise « Sex & rock’n'roll », le film enchaîne à un rythme soutenu des séquences toujours très drôles et pleines de trouvailles, brossant une galerie de portraits hors du commun. Et la bande musicale est un vrai bonheur!
Terminator Renaissance (VF) de McG avec Christian Bale, Sam Worthington
L’évolution de la saga est l’illustration même des progrès fulgurants des effets spéciaux. Grâce à une histoire solide et d’excellents acteurs, le film ne faiblit pas une seconde et culmine, à mon goût, dans une course poursuite motos-camion-vaisseau qui dépasse tout ce que j’avais pu voir. Une vraie réussite.
Millénium (VO) de Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace
Basé sur une intrigue de résolution d’énigme, assez classique mais très bien construite, Millénium tire toute son originalité et son sel de la présence de personnages torturés et/ou pervers dont les penchants nous sont décrits plutôt précisément. Du coup, tout le film baigne dans une atmosphère étrange et attirante et nous surprend jusqu’au bout.
Tellement proches de Eric Toledano et Olivier Nakache avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré
Bien que n’étant pas très tenté au départ, j’ai beaucoup aimé. L’ensemble est très drôle, en particulier la séquence de la première soirée. Les répliques sont très bien écrites et les personnages vraiment originaux. D’ailleurs, tous les comédiens sont excellents. Je le conseille!
Lascars de Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec Vincent Cassel, Omar Sy
Basé sur un comique de situation éprouvé, ce « petit » film d’animation séduit grâce à son graphisme décalé, ses personnages bien définis et excessifs et son écriture très précise. Le rythme est très speedé et on rit tout du long.
Anges et démons (VF) de Ron Howard avec Tom Hanks, Ewan McGregor
Le thème est original, l’histoire bien construite (précisons que je n’avais pas lu le livre) mais le traitement du film m’a semblé un peu trop classique voire mécanique. La fin par contre est très réussie.
Les beaux gosses de Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo
Une bonne surprise : le dessinateur de BD a parfaitement su retranscrire les divagations de jeunes élèves de troisième, plus vrais que nature. Le héros du film incarne bien l’ado totalement ignorant des filles comme de ses propres sentiments, tandis que les filles paraissent plus déterminées. Tous les rôles sont parfaits, d’Emmanuelle Devos en principale à Noémie Lvovsky en mère dépressive : j’ai beaucoup ri!
La première étoile de Lucien Jean-Baptiste avec Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard
Une très bonne comédie, originale par son thème et parfaitement interprétée par son réalisateur. On regrette juste que le côté « social » voire revendicatif du début finisse par laisser la place à une avalanche de bons sentiments qui engloutit tout le monde.
Jeux de pouvoir (VF) de Kevin Macdonald avec Russell Crowe, Ben Affleck
Du très classique, très bien joué mais sans véritable surprise. Là où j’attendais une réflexion sur les rapports entre les journalistes et les politiques, j’ai vu plutôt un thriller avec de vrais moments de suspense et une étude psychologique assez poussée du journaliste interprété par Russel Crowe.
Looking for Eric (VO) de Ken Loach avec Eric Cantona, Steve Evets
J’y allais à reculons et le début semblait me donner raison : un père en difficulté sociale, familiale et psychologique puis l’apparition de Cantona qui donne lieu à deux longues séquences, celle de supporters dans un bar puis celle présentant les exploits du footballeur. Mais, dès ce passage fini, l’histoire s’accélère et le rythme ne faiblit plus jusqu’à la fin. Le suspense, très bien mené, cède la place à un final à la fois crédible et totalement déjanté qui est un vrai bonheur. Etonnant!
Very bad trip (VF) de Todd Phillips avec Bradley Cooper, Ed Helms
Peut-être surestimée, voilà une comédie assez barrée mais loin d’être un chef-d’œuvre. Le scénario est foisonnant mais le film aurait sans doute gagné à ne pas souligner si souvent ses effets les plus potaches.
Coraline (VF) de Henry Selick avec Claire Guyot
J’aurais peut-être préféré la version originale et en 3D. Quoi qu’il en soit, le réalisateur de l’Etrange Noël de M. Jack reprend des thèmes (la dualité des choses) et une esthétique semblables (les décors, le personnage du chat, la musique) sans retrouver la même magie. Les personnages ne m’ont pas semblé attachants et j’ai suivi l’histoire sans être emporté.
Amerrika (VO) de Cherien Dabis avec Nisreen Faour, Hiam Abbass
Amreeka, sous son titre original, est un film assez étonnant qui raconte des choses profondes voire graves tout en ayant l’aspect d’une comédie. On apprécie surtout la justesse des détails, notamment la description de la vie en Palestine ou le passage de la douane américaine : « Nationalité? Nous n’en avons pas. Comment ça, vous n’avez pas de pays? Non, nous sommes palestiniens. »
Etreintes brisées (VF) de Pedro Almodóvar avec Penélope Cruz, Blanca Portillo
La sublime Penélope Cruz rayonne face à la caméra d’Almodóvar qui s’essaie à toutes les formes de film dans le film. L’histoire est typique du cinéaste mais face à la drôlerie de la séquence de « Femmes et valises » révélée à la fin, on regrette qu’il n’ait pas choisi de faire une vraie comédie.
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Les fêtes du cinéma 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des quatre années précédentes
C’était sa première. Mylène Farmer a répété à Nice le spectacle de son nouvel album Point de suture et elle y a lancé hier soir sa tournée. Le Nikaïa était plein même si certains ont essayé de vendre leurs places au dernier moment et alors que la deuxième date de ce soir est quasiment complète. C’était une première pour moi aussi : mon premier concert de Mylène! J’y suis allé avec ma sœur qui, elle, est fan depuis longtemps mais je connaissais évidemment tous les tubes de la pas vilaine Farmer. Alors que les mieux placés de la fosse ont campé devant le palais depuis plusieurs jours, nous étions très bien placés en gradins. Je vous livre mes impressions à chaud sans essayer de trop en dire mais si vous préférez garder la surprise, passez votre chemin
Ils ont bien fait de choisir Daniel Craig pour jouer James Bond : ils m’ont gagné comme nouveau spectateur! Casino Royale est en effet le premier film de la série que j’ai vu au cinéma! Vendredi nous l’avons revu sur notre PS3 (Sony nous avait offert le Blu-Ray
J’ai eu la chance de voir hier soir à Antibes le spectacle d’Anne Tappon, un « one-woman show » très sympathique. Bien qu’entrant en scène en s’adressant au public, Anne Tappon dresse tout au long de la soirée une galerie de portraits de femmes aux accents divers, toutes décalées voire hystériques. Elle lie ses sketchs par des petits tableaux insolites généralement commentés ensuite par la chorégraphe, personnage récurent qui sert de fil rouge au spectacle.
Beauty & Crime : prise dans la lumière d’un spot, Suzanne Vega, chapeau noir, robe noire et rouge à lèvres rouge, ressuscite l’ambiance des films noirs des années 50. Comme elle le dit elle-même, elle a essayé avec ce disque de créer un « classique moderne ». Et elle y a réussi. Le titre d’ouverture Zephyr & I, le single Frank & Ava évoquant les amours tumultueuses de Frank Sinatra et Ava Gardner puis l’excellent Unbound sont trois titres imparables au tempo relevé. Mais le disque privilégie surtout les tempos moyens ou les ballades, tout en subtilité. On retient la douceur acoustique de Edith Wharton’s Figurines ou le décor classieux de New York is a woman, qui donne son titre au disque : Suzanne Vega compare sa ville à une femme avec sa beauté et ses crimes – « and to her you’re just another guy », et pour elle t’es juste un gars de plus. Sa première signature chez Blue Note, le label de Norah Jones, sera sa dernière, puisqu’on vient de lui rendre son contrat. Suzanne Vega est de retour sur Internet où l’on appréciera sans doute mieux son travail. Car ses crimes musicaux sont d’une beauté très addictive.
Pour commencer, rappelons à ceux qui ont du mal à suivre qu’après deux magnifiques Batman signés Tim Burton puis deux autres (que je n’ai même pas vus, je crois) par Joel Schumacher, Batman est revenu au point de départ avec le bien-nommé Batman Begins. La façon dont le réalisateur Christopher Nolan se détachait de l’esthétique Burtonienne pour tendre vers un réalisme sombre et prenant m’avait laissé un très bon souvenir. Pourtant, je viens de relire ce que j’en avais écrit à l’époque : « à tout vouloir expliquer (…) le film me semble perdre le mystère et la folie qui faisait le charme des films de Tim Burton ». Eh bien j’ai ressenti la même déception pour ce deuxième volet.
Le cousin de Fragonard par Patrick Roegiers est un roman que j’ai dévoré pendant mes vacances de février. Etant né dans le sud-est, le nom de Fragonard m’évoque immédiatement les parfums. Et Honoré, le héros de ce livre, est en effet né à Grasse d’un père « gantier-parfumeur ». Mais il est aussi le cousin du peintre Jean-Honoré, demeuré célèbre contrairement à son cousin. A travers ce roman, Patrick Roegiers a donc décidé de nous raconter sa vie, profitant de la liberté du roman pour nous décrire le héros au plus près de lui-même. Mais la foultitude de détails qu’il apporte sont certainement véridiques.
Bienvenue chez les Ch’tis
Eldorado
A bord du Darjeeling Limited
La graine et le mulet
Valse avec Bachir
Il y a longtemps que je t’aime
Into the Wild
La Personne aux deux personnes
Sagan

Enfin, il est arrivé! Fan de la série depuis le début, j’en ai vu l’intégralité des épisodes et la plupart au moins deux fois. J’ai toujours trouvé l’écriture extrêmement intelligente et les situations à la fois pertinentes et drôles. La série me ramenait en fait de près ou de loin à ma vie de célibataire. J’attendais donc ce film qui était annoncé depuis longtemps. Heureusement, le Rialto à Nice le jouait en anglais. Ayant pris l’habitude de voir la série en V.O., je n’aurais pas pu revenir à la version doublée.