Comme chaque année, voici quelques impressions rapides sur les « seulement » douze films que j’ai vus lors de la Fête du cinéma. Si aucun ne m’a marqué comme les chefs-d’œuvre d’autres années, j’ai suivi au final une sélection homogène et de bon niveau. Entre des histoires de père bègue, dépressif, malade du cancer ou d’Alzheimer, chaque film possède sa part de lumière. Je commence par mes préférés.
Les femmes du 6e étage de Philippe Le Guay avec Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain
Mon coup de cœur de la semaine. A part quelques moments un peu surjoués (surtout par les fils), le film a trouvé le ton juste en évitant le piège des bons sentiments. Mention particulière au casting et aux costumes : un vrai régal!
Kung Fu Panda 2 (VF – 3D) de Jennifer Yuh avec les voix de Manu Payet, Pierre Arditi
Très bonne surprise pour moi qui n’avait pas vu le premier volet et qui n’était pas tenté par celui-ci. Tout est réussi, des personnages à la réalisation (magnifique en 3D), de l’histoire aux dialogues, le tout sur un rythme très enlevé qui laisse pourtant la place à l’émotion. Topissime!
Limitless (VF) de Neil Burger avec Bradley Cooper, Robert De Niro
Un thriller très réussi à tout point de vue mais qui souffre d’une approche un peu caricaturale du fonctionnement cérébral. Les effets visuels sont parfois répétitifs mais bien maîtrisés. Un bon moment.
X-Men Le commencement (VF) de Matthew Vaughn avec James McAvoy, Michael Fassbender
J’étais fâché avec les X-men depuis le troisième volet (L’affrontement final) que je trouvais indigne des précédents. Cet épisode-là m’a réconcilié avec eux. A nouveau, j’ai trouvé que le dosage était réussi entre la psychologie des personnages (parfois sommaire il est vrai), les effets spéciaux et les scènes d’action. Mais les nouveaux personnages m’ont semblé plus fades que les classiques.
Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewkowicz avec Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos
Une très belle surprise. Un film au ton très particulier avec ses faux airs de drame et ses vrais morceaux de comédie grâce à des dialogues très bien écrits, des personnages hauts en couleurs (mention spéciale à la mère jouée par Nicole Garcia) et une grande originalité (j’adore les petits noms du frère et de la sœur!)
Le complexe du castor (VO) de Jodie Foster avec Mel Gibson, Jodie Foster
Un film très étonnant qui fonctionne à l’inverse du précédent : c’est en effet la comédie qui laisse subtilement la place au drame. Les comédiens sont tous très bons mais le jeu de Mel Gibson est particulièrement impressionnant.
Le chat du Rabbin (3D) de Joann Sfar, Antoine Delesvaux avec les voix de François Morel, Maurice Bénichou
J’ai découvert ce chat que je n’avais jamais lu en BD et j’ai trouvé la transposition graphique très réussie. J’ai beaucoup aimé le côté spirituel de ce chat libre d’esprit, j’ai été moins séduit par le côté « aventures ». Mais entendre la voix de François Morel est toujours un tel bonheur!
Beginners (VO) de Mike Mills avec Ewan McGregor, Mélanie Laurent
A nouveau une vraie fausse comédie avec des comédiens plus que sympathiques. Le découpage entre les deux histoires est une très bonne idée et plein d’idées graphiques. C’est évidemment le personnage du père qui est le plus réjouissant et le plus original puisqu’il commence à vivre son homosexualité à 70 ans! Mieux vaut tard que jamais
Tomboy de Céline Sciamma avec Zoé Héran, Malonn Lévana
L’exemple-type du « film français » à l’image brute et sans musique. Néanmoins, on ne s’ennuie pas tant la petite qui joue le rôle principal (bien suivie par le reste de la distribution) est d’une justesse confondante dans une situation particulièrement intéressante puisqu’elle se fait passer pour un garçon. On aimerait presque une suite.
Le discours d’un roi (VO) de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena Bonham Carter
Un film parfaitement réussi mais malheureusement sans surprise. J’en avais tellement entendu parler que j’avais presque l’impression de l’avoir déjà vu. Dommage. C’est finalement l’histoire du frère qui m’a le plus intéressé.
Une séparation (VO) de Asghar Farhadi avec Leila Hatami, Peyman Moadi
Loin d’être « haletant » comme le dit l’affiche, ce film iranien est pourtant de plus en plus prenant au fur et à mesure que l’histoire se met en place. Les acteurs sont tous plus vrais que nature. Du coup, après avoir eu l’impression de suivre un documentaire, on ressort avec le sentiment d’avoir suivi un thriller.
Transformers 3 – La face cachée de la Lune (VF – 3D) de Michael Bay avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley
J’étais parti pour voir un film argentin mais la copie n’était pas arrivée au cinéma! Je me suis donc rabattu sur le seul film de Nice diffusé à la même heure. Malheureusement, je n’ai eu aucune empathie pour le personnage principal, une sorte de Titoff qui aime les grandes blondes et les grosses voitures ni pour les héros mécaniques présentés trop rapidement pour moi qui n’avait pas vu les deux premiers épisodes. En plus, le film est très long et l’histoire traîne en longueur. J’avoue donc avoir un peu sommeillé. En jetant un coup d’œil dans la salle à la fin, j’ai eu l’explication : ce genre de film ne doit plus être de mon âge.
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Les fêtes du cinéma 2010, 2009, 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des années précédentes
Le Mercury, place Garibaldi à Nice : retrouvez la programmation en ligne pour éviter les erreurs de Nice-Matin
J’ai vu hier en V.O. le fameux Inception de Christopher Nolan avec entre autres Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard. En général, j’aime beaucoup les films aux constructions complexes (voire cérébrales) mais cohérentes et là, j’ai été servi! J’avais adoré Memento du même réalisateur mais j’étais moins enthousiaste pour ses deux Batman (j’avais préféré les versions de Tim Burton). Pour Inception, j’ai adoré la réalisation qui comporte notamment quelques moments d’exception (la transformation de Paris, l’hôtel qui tourne). L’histoire est vraiment bien menée et pour moi sans longueur (peu avant la fin, je croyais vraiment que le film allait encore durer une demi-heure). La tension est constante et procure son lot de sensations fortes jusqu’à la toute fin où le stress est à son comble.
Shutter Island
Gainsbourg (vie héroïque)


Robin des bois
Invictus
Les invités de mon père
Bébés
Shrek 4, Il était une fin
Les petits ruisseaux
Tournée
Copie conforme
Les américains sont étonnants : sept ans après les événements d’Irak, ils en tirent déjà un film sous la forme d’un thriller accusateur. Green zone (la zone verte, quoi) est souvent comparé aux derniers volets de la trilogie Jason Bourne (… dans la peau) puisqu’il réunit l’acteur Matt Damon et le réalisateur Paul Greengrass. Effectivement, le film est terriblement efficace, très rythmé mais on est plus saisi par l’effet de réalisme que par l’histoire elle-même.


















C’est ce soir que Clara Sheller reprend! Oui, bon : la nouvelle saison a démarré la semaine dernière mais il paraît que les deux premiers épisodes étaient disponibles gratuitement sur le site de France 2 avant leur diffusion pour lancer un « buzz » sur la toile. Pour le coup, je l’ai jouée classique puisque c’est à la télévision que je les ai découverts.
Ils ont bien fait de choisir Daniel Craig pour jouer James Bond : ils m’ont gagné comme nouveau spectateur! Casino Royale est en effet le premier film de la série que j’ai vu au cinéma! Vendredi nous l’avons revu sur notre PS3 (Sony nous avait offert le Blu-Ray 


C’est aujourd’hui que sort Entre les murs, ou plutôt qu’il entre dans les salles … de cinéma. Dans mon collège de Cannes, il est déjà entré dans les salles de classe, le lendemain de la remise de la Palme : je vous ai raconté ici comment les élèves de 4ème et 3ème ont été invités à suivre sa projection au Palais des Festivals. Pour ma critique du film, je vous renvoie donc à ma chronique de l’époque où mes impressions étaient « plutôt bonnes » …
Pour commencer, rappelons à ceux qui ont du mal à suivre qu’après deux magnifiques Batman signés Tim Burton puis deux autres (que je n’ai même pas vus, je crois) par Joel Schumacher, Batman est revenu au point de départ avec le bien-nommé Batman Begins. La façon dont le réalisateur Christopher Nolan se détachait de l’esthétique Burtonienne pour tendre vers un réalisme sombre et prenant m’avait laissé un très bon souvenir. Pourtant, je viens de relire ce que j’en avais écrit à l’époque : « à tout vouloir expliquer (…) le film me semble perdre le mystère et la folie qui faisait le charme des films de Tim Burton ». Eh bien j’ai ressenti la même déception pour ce deuxième volet.