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Retour sur 2011 : mon Top 5 albums

Samedi 21 janvier 2012

Zik’n'blog, le blog musical auquel je participe, vient de publier le Top 5 musical 2011 de 5 de ses rédacteurs. L’occasion pour moi, de lancer une série d’articles jetant un dernier regard sur l’année passée avec : mon Top 5 albums, mon Top 5 chansons, mon Top 5 concerts et mon Top 5 films. Pour commencer, voici mes 5 albums préférés parus en 2011.

1. Black And White America – Lenny Kravitz
Lenny signe un retour au top avec cet album éclectique et parfois inégal qui contient plusieurs titres vraiment excellents. Avec en prime une série de concerts très réussis, Lenny prouve qu’il est le numéro 1! Lire ici l’article détaillé que j’ai consacré à l’album. Je reviendrai sur la tournée dans mon Top 5 concerts ;)

2. Fly Yellow Moon – Fyfe Dangerfield
Avec sa pop sophistiquée et inventive et sa voix magnifique, Fyfe Dangerfield est ma révélation 2011 depuis sa découverte dans la chronique de Didier Varrod sur France Inter. Avec son groupe Guillemots il a sorti son troisième album cette année. J’y reviendrai dans un article complet.

3. La maison de pain d’épice – Hubert Mounier
Avec la collaboration partielle de Benjamin Biolay, l’ex-chanteur de l’Affaire Louis’Trio a sorti en 2011 son meilleur album solo, si l’on excepte Affaire Classée dans lequel  il revisitait les anciens titres de son groupe. Sous son pseudo de dessinateur, Cleet Boris, il l’a accompagné d’un étonnant journal de création en BD.

4. 21 – Adele
L’énorme succès de la jeune anglaise est parfaitement mérité. Même si son album parfait serait pour moi un mélange des meilleurs titres de 21 avec ceux du précédent, 19, plus frais et où elle poussait moins sa magnifique voix.

5. Grizzly – Louis Bertignac
Dans son dernier album, Louis a affuté ses riffs rock. Le chant surprend parfois mais les chansons ont tout pour exploser sur scène. Je pourrai vérifier ça le 16 juin puisque Bertignac devrait faire la première partie de Johnny au Stade de France. Chance!

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Top 5 des sorties musicales de 2011 – Zik’n'blog : n’hésitez pas à aller jeter un œil et une oreille sur la sélection de mes collègues. Et pour mémoire, voici la sélection 2010.
En 2005 et 2009, j’avais déjà adoré Bertignac sur scène

Lenny Kravitz : Yes, he can

Lundi 29 août 2011

Le nouvel album de Lenny Kravitz est sorti il y a une semaine. C’est l’occasion pour moi de vous livrer mes impressions sur Black And White America.

Lenny annonçait un retour aux sources avec un album conçu pour un double vinyle (4 fois 4 titres). On parlait même d’un album rétro alors que les détracteurs de Kravitz l’ont toujours taxé de rétro, ignorant sa capacité à fusionner les éléments les plus modernes avec le son des années 60 et 70. Le son de l’album allait-il être plus roots? D’une certaine façon il l’est, mais rien de très déroutant : il est comme d’habitude très léché et Lenny joue de tout. Cet album montre d’ailleurs à quel point il est un bon bassiste. Mais il laisse souvent la guitare à son complice Craig Ross qui assure vraiment dans les riffs.

Côté textes, c’est aussi du Lenny pur jus. Avec un single Stand nous exhortant à dire « Yes I can », je m’attendais à un contenu assez politique. Effectivement, l’album débute sur la chanson Black And White America où Lenny évoque Martin Luther King puis ses parents : son père, blanc, a épousé une femme noire à une époque où c’était encore mal vu en Amérique. Mais  pour le reste, Kravitz s’en tient à son thème de prédilection : on peut s’en sortir grâce à l’amour et à la foi. C’est peut-être même son album le plus positif.

Musicalement, ce que j’attendais le plus, c’était l’utilisation d’une section de trois cuivres comme lors de sa dernière tournée (d’ailleurs excellente). Lenny retrouve en effet le trompettiste et le saxophoniste de l’album 5 auxquels s’est joint le très en vue Trombone Shorty (qui a participé au dernier Nice Jazz Festival). Du coup, Lenny nous livre un album plus soul que jamais s’approchant parfois (Looking Back On Love) d’une ambiance à la Aloe Blacc. En plein dans l’air du temps, ce côté soul donne les meilleurs titres de l’album.

Mais dès la première écoute, j’ai été assez surpris de son éclectisme. J’ai trouvé que l’esprit de l’album se perdait sur des titres comme le duo avec Jay-Z ou même l’ultra-efficace Rock Star City Life (qui rappelle fortement Where Are We Runnin’), produit dans un son typique du Lenny début 2000. Enfin, la seule ballade de l’album, Dream, est particulièrement indigente autant que le clip qui l’illustre. J’ai en effet acheté la version CD+DVD qui donne droit à deux titres en version acoustique que l’on retrouve sur le DVD agrémentés de quelques clips pas très passionnants. La version deluxe sur iTunes donne droit à un 17ème titre, War, mais le plus intéressant devrait être le making of qui sortira dans le coffret deluxe avec vinyles. Mais à 66 €, j’ai renoncé à l’acheter! Pour en revenir au clip de Dream, il est spécialement mièvre avec oiseaux s’envolant au-dessus de la mer. Mais si vous voulez mater Lenny torse nu, c’est lui qu’il vous faut ;)

Pour conclure, l’album débute et se termine sur deux titres vraiment excellents. Entre les deux, quitte à zapper quelques morceaux, il reste un très bon album qui se taille une belle place au pied du podium : Mama said – 5 – Let love Rule. La bonne nouvelle c’est que les mauvais albums de Lenny (Circus, Baptism …) deviennent minoritaires sur les 9 albums de ses 22 ans de carrière. Vivement la scène pour que ça explose, surtout si les cuivres sont à nouveau de sortie. C’est à Lille que je le verrai le 24 octobre. Et vous ?

Liens
Lenny Kravitz : le site officiel
Lenny Kravitz : suivez le tag pour voir tous mes articles sur Lenny
Lenny Kravitz – Black and White America : ma sélection de 7 titres de l’album à écouter sur Deezer

Fête du cinéma 2011 : mon classement

Lundi 4 juillet 2011

Comme chaque année, voici quelques impressions rapides sur les « seulement » douze films que j’ai vus lors de la Fête du cinéma. Si aucun ne m’a marqué comme les chefs-d’œuvre d’autres années, j’ai suivi au final une sélection homogène et de bon niveau. Entre des histoires de père bègue, dépressif, malade du cancer ou d’Alzheimer, chaque film possède sa part de lumière. Je commence par mes préférés.

Les femmes du 6e étage de Philippe Le Guay avec Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain
Mon coup de cœur de la semaine. A part quelques moments un peu surjoués (surtout par les fils), le film a trouvé le ton juste en évitant le piège des bons sentiments. Mention particulière au casting et aux costumes : un vrai régal!

Kung Fu Panda 2 (VF – 3D) de Jennifer Yuh avec les voix de Manu Payet, Pierre Arditi
Très bonne surprise pour moi qui n’avait pas vu le premier volet et qui n’était pas tenté par celui-ci. Tout est réussi, des personnages à la réalisation (magnifique en 3D), de l’histoire aux dialogues, le tout sur un rythme très enlevé qui laisse pourtant la place à l’émotion. Topissime!

Limitless (VF) de Neil Burger avec Bradley Cooper, Robert De Niro
Un thriller très réussi à tout point de vue mais qui souffre d’une approche un peu caricaturale du fonctionnement cérébral. Les effets visuels sont parfois répétitifs mais bien maîtrisés. Un bon moment.

X-Men Le commencement (VF) de Matthew Vaughn avec James McAvoy, Michael Fassbender
J’étais fâché avec les X-men depuis le troisième volet (L’affrontement final) que je trouvais indigne des précédents. Cet épisode-là m’a réconcilié avec eux. A nouveau, j’ai trouvé que le dosage était réussi entre la psychologie des personnages (parfois sommaire il est vrai), les effets spéciaux et les scènes d’action. Mais les nouveaux personnages m’ont semblé plus fades que les classiques.

Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewkowicz avec Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos
Une très belle surprise. Un film au ton très particulier avec ses faux airs de drame et ses vrais morceaux de comédie grâce à des dialogues très bien écrits, des personnages hauts en couleurs (mention spéciale à la mère jouée par Nicole Garcia) et une grande originalité (j’adore les petits noms du frère et de la sœur!)

Le complexe du castor (VO) de Jodie Foster avec Mel Gibson, Jodie Foster
Un film très étonnant qui fonctionne à l’inverse du précédent : c’est en effet la comédie qui laisse subtilement la place au drame. Les comédiens sont tous très bons mais le jeu de Mel Gibson est particulièrement impressionnant.

Le chat du Rabbin (3D) de Joann Sfar, Antoine Delesvaux avec les voix de François Morel, Maurice Bénichou
J’ai découvert ce chat que je n’avais jamais lu en BD et j’ai trouvé la transposition graphique très réussie. J’ai beaucoup aimé le côté spirituel de ce chat libre d’esprit, j’ai été moins séduit par le côté « aventures ». Mais entendre la voix de François Morel est toujours un tel bonheur!

Beginners (VO) de Mike Mills avec Ewan McGregor, Mélanie Laurent
A nouveau une vraie fausse comédie avec des comédiens plus que sympathiques. Le découpage entre les deux histoires est une très bonne idée et plein d’idées graphiques. C’est évidemment le personnage du père qui est le plus réjouissant et le plus original puisqu’il commence à vivre son homosexualité à 70 ans! Mieux vaut tard que jamais ;)

Tomboy de Céline Sciamma avec Zoé Héran, Malonn Lévana
L’exemple-type du « film français » à l’image brute et sans musique. Néanmoins, on ne s’ennuie pas tant la petite qui joue le rôle principal (bien suivie par le reste de la distribution) est d’une justesse confondante dans une situation particulièrement intéressante puisqu’elle se fait passer pour un garçon. On aimerait presque une suite.

Le discours d’un roi (VO) de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena Bonham Carter
Un film parfaitement réussi mais malheureusement sans surprise. J’en avais tellement entendu parler que j’avais presque l’impression de l’avoir déjà vu. Dommage. C’est finalement l’histoire du frère qui m’a le plus intéressé.

Une séparation (VO) de Asghar Farhadi avec Leila Hatami, Peyman Moadi
Loin d’être « haletant » comme le dit l’affiche, ce film iranien est pourtant de plus en plus prenant au fur et à mesure que l’histoire se met en place. Les acteurs sont tous plus vrais que nature. Du coup, après avoir eu l’impression de suivre un documentaire, on ressort avec le sentiment d’avoir suivi un thriller.

Transformers 3 – La face cachée de la Lune (VF – 3D) de Michael Bay avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley
J’étais parti pour voir un film argentin mais la copie n’était pas arrivée au cinéma! Je me suis donc rabattu sur le seul film de Nice diffusé à la même heure. Malheureusement, je n’ai eu aucune empathie pour le personnage principal, une sorte de Titoff qui aime les grandes blondes et les grosses voitures ni pour les héros mécaniques présentés trop rapidement pour moi qui n’avait pas vu les deux premiers épisodes. En plus, le film est très long et l’histoire traîne en longueur. J’avoue donc avoir un peu sommeillé. En jetant un coup d’œil dans la salle à la fin, j’ai eu l’explication : ce genre de film ne doit plus être de mon âge.

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Cliquez sur les films pour accéder à leur fiche AlloCiné
La Fête du Cinéma, le site officiel
Les fêtes du cinéma 2010, 2009, 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des années précédentes
Le Mercury, place Garibaldi à Nice :  retrouvez la programmation en ligne pour éviter les erreurs de Nice-Matin

7 x 7 = Za7ie

Vendredi 7 janvier 2011

Personne ne peut l’ignorer, le dernier album de Zazie se décline en 7 mini-albums de 7 titres. Pour vous en livrer mes premières impressions, j’entre dans le jeu et je vous présente, en ce 7ème jour de l’année, Za7ie intégrale en 7 classements.

.01 Za7ie en 7 titres
Voici les chansons que je trouve les plus réussies en commençant par mes préférées.

01. Les poupées Zarbie
02. Le jour J
03. Electro libre
04. Les pieds nus
05. Tout va bien
06. Chanson d’amour
07. L’amour dollar

.02 Za7ie en 7 titres supplémentaires
Cliquez ici pour écouter sur Deezer ma sélection de 14 des 49 titres de l’album. Voici les 7 chansons supplémentaires qui la composent en commençant par mes préférées.

01. Les gens passent
02. Etre et avoir
03. La place du vide
04. L’œil du cyclone
05. Double axel
06. Transe Siberian
07. Avant l’amour

.03 Za7ie en 7 titres à oublier
Il n’y a pas que du bon parmi les 49 titres. Voici ceux que j’aime le moins en commençant par les pires.

01. Nymphi : presque six minutes de bruit de vagues avec un pigeon en guest … il doit falloir être très relaxé pour entrer dans le délire
02. SPA : plus globalement, l’album Relaxation a plutôt tendance à me stresser et surtout sa seule « chanson », une interminable litanie
03. Trodeshoz : tout un disque chanté par des enfants, pourquoi pas. Mais une chanson écrite par un petit de 7 ans, 7 un peu trop pour moi
04. Amazone : j’ai n’ai pas réussi à dompter ce recyclage de Rodéo à l’accordéon
05. Pas que beau : son côté lounge a déjà tendance à me faire fuir mais alors le texte …
06. Lune et l’autre : rappelant le thème d’Autant de peine que de toi en moins bien, un titre aussi soporifique que le précédent
07. Plus fort : autant ce titre instrumental accompagne bien la vidéo de fabrication de l’album, autant il paraît bien pauvre au sein de On sort, mini-album très réussi

.04 Za7ie en 7 jours
Voici mon classement des mini-albums en commençant par mes préférés.

01. Samedi / On sort
02. Jeudi / Recyclage
03. Vendredi / Collectif
04. Lundi / Ma quête
05. Mercredi / Les enfants
06. Mardi / En images
07. Dimanche / Relaxation

.05 Za7ie en 7 vidéos
Voici mon classement des vidéos du mardi en commençant par mes préférées

01. Je vous aime
02. Plus fort
03. Aïe love you
04. Pas que beau
05. Tindfjöll
06. Les gens passent
07. Lune et l’autre

.06 Za7ie en 7 péchés et vertus
Quels péchés capitaux ou vertus définissent le mieux l’album? Voici mon classement en commençant par les plus importants.

01. La gourmandise : les fans ne peuvent que remercier Zazie pour cette friandise truffée de pépites à picorer à sa guise. Un exemple : les enfants Baguian qui chantent « Y’a pas de sioux » avec leurs dents en moins. Trop mignon!
02. L’intelligence : selon ma belle-mère, ‎ »Zazie c’est encore plus compliqué que Dan Brown » ! Je suis bluffé par la trouvaille conceptuelle.
03. Le courage : il a dû en falloir. Mais quand Zazie chante « Bonjour le courage » avec Philippe Paradis son compagnon guitariste, on se dit qu’elle était bien entourée pour faire ce disque à la maison.
04. L’orgueil : le revers de la médaille. En enlevant les 7 titres réutilisés pour les vidéos du mardi, les 7 titres instrumentaux et les 6 chantés par d’autres que Zazie, il ne reste que 29 nouvelles chansons au lieu des 49 que j’attendais. Un double album finalement!
05. La paresse : faussement paresseux, le concept de Recyclage est purement jouissif. Expérience très étonnante d’entendre L’œil du cyclone chanté sur l’instrumental d’Autant de peine que de toi. Expérience presque vertigineuse que l’heure H, version miroir du Jour J, lui-même écrit en miroir.
06. L’avarice : la conception de l’album respire la générosité mais une chose me chagrine dans le beau coffret intégral en forme de maison (forcément) : son joli livret photo ne contient pas les textes ! C’est dommage.
07. La sagesse : Zazie a arrêté de fumer et retrouve une voix claire. De plus, elle chante moins dans les aigus et je préfère. Par contre, sa voix est sous-mixée  surtout dans le disque du lundi aux effets de percussion très envahissants.

.07 Za7ie en 7 albums
En conclusion, Za7ie est pour moi l’un des bons albums de Zazie. Il contient pas mal de très bons titres mais il manque cette sorte de magie qui fait de certains titres, des classiques. Voici donc mon classement des 7 albums de Zazie en commençant par mes préférés.

01. Rodéo (2004)
02. Zen (1995)
03. Made in love (1998)
04. Za7ie (2010)
05. La zizanie (2001)
06. Totem (2007)
07. Je, tu, ils (1992)

Liens
Za7ie 14/49 : ma playlist Deezer
Zazie 7 : le blog de l’album. Je vais enfin pouvoir enfin le parcourir et y lire les paroles!
Rodéo remet Zazie en selle : ma chronique à la sortie de l’album Rodéo

Maroon 5 : peut mieux faire

Samedi 9 octobre 2010

Ayant adoré les deux premiers albums de Maroon 5, je me suis évidemment précipité sur le nouveau Hands all over. Dès la première écoute, j’ai été frappé par la continuité dans le son avec l’album précédent (même s’ils ont heureusement moins forcé sur la compression). Comme à l’habitude, les premiers titres (les singles Misery, Give a little more etc) sont plutôt enlevés (disons à l’image de This love) mais je les trouve moins accrocheurs, comme si le groupe avait perdu de la conviction. En réalité, le disque me semble décoller à partir du 5ème titre : Never gonna leave this bed possède enfin ce petit plus. Très bonne suite avec le sixties I can’t lie qui exploite à fond le côté soul du groupe (disons le côté Sunday Morning) plutôt négligé depuis le deuxième album.

On passe sur la chanson-titre pour arriver à ce qui est pour moi le cœur de l’album. Le puissant How est la ballade incontournable, lorgnant plus du côté de Coldplay que, disons, She will be loved : peut-être pas originale mais excellente. Ensuite, le très funky Get back in my life est pour moi le meilleur morceau de l’album, bien plus efficace que les singles. Enfin, les trois derniers titres qui calment le jeu sont agréables mais se laissent vite oublier.

Dernière question : la version deluxe du CD physique vaut-elle le coup ? La pochette carton est sympa avec à l’intérieur une belle photo de lac suisse où a été enregistré l’album. Les paroles y sont mais aussi illisibles que sur ‘album précédent. Enfin, la couverture n’est pas très belle est l’ensemble fait presque cheap : manque de moyens d’un groupe qui a voulu devenir indépendant ? Voyons les six titres qui s’ajoutent aux douze de l’album classique : d’abord deux inédits qui n’ont rien d’exceptionnel puis deux versions acoustiques sympathiques et une reprise live d’Alicia Keys. Trois titres qui tranchent avec l’album 1.22.03.Acoustic qui n’était pas à la hauteur. Et pour finir, un hommage à Queen qui n’apporte rien à l’original. Conclusion : un disque plutôt réussi mais qui est en-dessous de ce que le groupe a pu produire. Il faudrait se calmer avec les boum boum de la batterie (reprenez le premier batteur!) et trouver un moyen d’évoluer plus nettement. Mon appréciation : peut mieux faire!

Liens
Playlist Chroniques Disques : j’ai ajouté Get back in my life et How à ma playlist Deezer
Maroon 5 : le site officiel
Songs about Jane : ma chronique du premier album
Maroon 5 revient en force, enfin! ma chronique du deuxième album, It won’t be soon before long

En pleine création de playlists Deezer

Lundi 30 août 2010

Cherchant à remplacer mes playlists RadioBlog par un outil plus simple (ou disons plus récent), j’ai commencé à créer deux playlists avec Deezer. Je vous présente donc ma sélection Chroniques Disques qui illustre mes chroniques d’albums depuis 2008 avec deux titres par album. Vous pourrez notamment y écouter deux extraits du dernier Puggy, objet de mon dernier article.

Je m’attendais à ce que je ne puisse pas tout trouver sur Deezer mais il y a un gros problème surprise dans le lecteur exportable : les titres sont joués dans le désordre et il n’y a apparemment aucun moyen de désactiver le mode aléatoire. Pour vous faire écouter des titres précis, c’est pratique! En attendant de voir si je peux contourner le problème, cliquez sur le lien pour écouter la playlist dans l’ordre sur le site de Deezer.

Liens
Albums préférés : ma playlist n’attend plus qu’une mise à jour puisque l’album le plus récent date de 2007
RadioBlog : toutes mes playlists sur mon site

Mon coup de coeur pour Puggy

Samedi 28 août 2010

Avant-hier, Madame Fnac.com a gentiment déposé dans ma boîte aux lettres le tout nouvel album de Puggy : Something you might like. Le groupe belge commence sérieusement à se faire connaître. Leur maison de disque les annonce même comme « la nouvelle sensation pop/rock de la scène belge », ce qui aurait plutôt tendance à me faire fuir. Et pourtant, l’album est excellent ! Démarrant en trombe avec l’imparable single When you know, il ne faiblit pas jusqu’au douzième et dernier titre. Exception faite peut-être pour le septième, Everyday, qui came le jeu, et le huitième, Unimaginable dont le refrain rappelle un peu trop How I needed you. Mais l’excellente chanson-titre qui suit permet de relancer la machine jusqu’à la fin.

Comment définir le style de Puggy ? C’est de la pop. Les chansons, en anglais, sont courtes et possèdent toutes des mélodies accrocheuses. Les harmonies vocales, très réussies, évoquent tour à tour Queen ou les Beatles. Les instruments sont plutôt acoustiques (la guitare est souvent mêlée au piano) mais les rythmes sont le plus souvent enlevés. On pense à un Mika qui aurait écouté du rock.

Là où je rejoins la maison de disque, c’est quand elle annonce que « les Belges tendent des perches pour encore mieux les retirer ». Effectivement, Puggy aime bien nous dérouter. Avec ses intros notamment : When you know débute sur un groove rappelant You’re my best friend de Queen avant de dévier sur un style Franz Ferdinand. L’excellent We have it made démarre sur une phrase de piano qui contraste avec la guitare plutôt reggae du couplet avant que les deux se rejoignent de manière étonnante. De même, Puggy aime bien le jeu de la fausse ballade : l’entêtant How I needed you, par exemple, commence très tranquillement avant de se changer en un pop rock déchaîné. Il faut attendre la dernière chanson pour avoir enfin une vraie ballade acoustique. On n’a alors qu’une envie : réécouter l’album depuis le début, encore et encore !

Liens
Puggy : le site officiel est très soigné, à l’image du CD accompagné d’une pochette carton et d’un livret complet avec paroles.
Puggy dans Taratata : c’est là que je les ai découverts. L’émission est rediffusée sur France 4 ce soir samedi juste avant minuit. Mais sur le site de l’émission, vous retrouverez les vidéos de leur passage ainsi qu’un lien vers leur premier album, Dubois died today, indisponible en CD mais téléchargeable sur iTunes.
Théâtre Lino Ventura : Puggy est en concert à Nice le 13 novembre. Je pense que j’y serai ;)

Inception : mes impressions à chaud

Samedi 14 août 2010

J’ai vu hier en V.O. le fameux Inception de Christopher Nolan avec entre autres Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard. En général, j’aime beaucoup les films aux constructions complexes (voire cérébrales) mais cohérentes et là, j’ai été servi! J’avais adoré Memento du même réalisateur mais j’étais moins enthousiaste pour ses deux Batman (j’avais préféré les versions de Tim Burton). Pour Inception, j’ai adoré la réalisation qui comporte notamment quelques moments d’exception (la transformation de Paris, l’hôtel qui tourne). L’histoire est vraiment bien menée et pour moi sans longueur (peu avant la fin, je croyais vraiment que le film allait encore durer une demi-heure). La tension est constante et procure son lot de sensations fortes jusqu’à la toute fin où le stress est à son comble.

Mais à force de lire que l’histoire était à tiroirs ou encore qu’il fallait voir le film plusieurs fois, j’ai plutôt été surpris de trouver la narration assez linéaire. Drôle d’impression que de me demander si c’était parce que j’étais trop intelligent ou au contraire trop con et que je ratais les subtilités attendues. Globalement, d’ailleurs, j’ai trouvé que le film ne jouait pas trop sur l’effet de surprise et que les mystères étaient vite levés voire éventés. D’ailleurs, à trois ou quatre reprises, j’ai compris ce qui allait se passer un peu voire assez en avance. Enfin, en juin, j’avais adoré Shutter Island avec le même DiCaprio et la comparaison, inévitable, se fait au détriment d’Inception. Le film de Martin Scorsese possède une puissance émotionnelle particulièrement forte tout au long du film, ce qui n’est pas le cas pour Inception. Sans doute son plus grand manque. Est-ce à dire que je n’ai pas aimé? Au contraire : j’ai passé un excellent moment et je conseille le film!

Liens
Inception : la fiche AlloCiné
Batman Begins, The Dark Knight et Shutter Island : mes trois chroniques
Les Arcades : le cinéma en V.O. de Cannes
Le Prisonnier : dans le troisième épisode de la série des années 60 (intitulé A, B & C) le numéro 6 était endormi artificiellement par une certaine drogue et son cerveau relié à une machine qui permettait de visualiser les rêves. La complice de numéro 2 intervenait alors dans son rêve pour essayer de lui extraire son secret. Ca vous rappelle quelque chose?

Jazz à Juan : de Dee Dee à Melody, la soirée des ladies

Jeudi 22 juillet 2010

Cette année, Juan-Les-Pins fête les 50 ans de son festival de jazz créé en … 1960 (ça va, je vois que vous suivez). Dans ma ville natale, je ne pouvais manquer l’événement d’autant que je serai absent pendant les 15 jours du Nice Jazz Festival. J’avais choisi d’assister à la "ladies night" qui associait Dee Dee Bridgewater (que je connaissais bien), avec Melody Gardot (que je découvrais sur scène).

Dee Dee, je l’adore. Je l’avais déjà vue plusieurs fois à Nice et à Juan. Samedi soir, elle était en pleine forme. Le groupe est entré en premier : un contrebassiste, un batteur (que Dee Dee présente comme le meilleur du monde) et un saxophoniste (excellent), trois noirs au crâne rasé dirigés par un pianiste blond. Puis Dee Dee est arrivée sur scène dans une robe blanche à motifs, le crâne rasé, des lunettes de soleil contre le soleil couchant et un éventail en main. Elle nous explique que le concert sera consacré à Billie Holiday et entame Lady sings the blues. Elle raconte ensuite comme dans un sketch, qu’après trois mariages, elle cherche toujours l’homme de sa vie puis nous sert son numéro favori : le discours en anglais avec un accent français. Succès garanti. Elle entame alors pour My mother’s son in law (qu’elle traduit par "le beau-fils de ma mère" au cours de la chanson) un dialogue musical très réussi avec son contrebassiste.

Tour à tour panthère et peluche, Dee Dee est au somment de sa forme vocale : aigus parfaits, puissance et maîtrise, avec son fameux scat vocal où elle se transforme en trombone et même son imitation de la Billie qu’elle a incarnée dans une comédie musicale il y a 25 ans. Alternant moments de bravoure musicale du groupe (auquel est venu s’ajouter un jeune trompettiste très doué) avec ses anecdotes (le récit de ses achats dans Juan la veille : la robe qu’elle porte et un maillot deux pièces qu’elle a osé porté … dans sa chambre!) Dee Dee Bridgewater a largement mérité l’ovation debout d’une pinède comble à l’issue d’une heure vingt de bonheur. Le sien et le nôtre.

Le jour et la nuit. Une fois le soleil flamboyant couché, Melody Gardot est arrivée, canne en main, sur une scène magnifiquement éclairée d’ombres et de lumières. Elle a installé une atmosphère impressionniste par petites touches musicales, en commençant par effleurer les cordes du Steinway à l’intérieur de la caisse de résonance. Elle a ensuite susurré ses mélodies les lèvres collées au micro, la perruque blonde en émoi, balançant son bassin comme pour mieux offrir au public un profil moulé par sa robe comme par un sculpteur : évanescente incarnation de Marylin. Commençant en français et continuant vite en anglais, Melody parle avec une voix calme mais un débit très rapide. Après avoir salué la prestation de Dee Dee, elle nous dit sa chance d’être entourée de quatre hommes pour la soirée. Mais pour faciliter les choses, elle choisit de les prendre un par un pour nous les présenter. Elle commence par son saxophoniste, dont elle semble le plus proche même si elle se montre tactile avec les autres aussi.

Tous les musiciens auront l’occasion de montrer leur virtuosité : entre flûtes et saxophones, le saxophoniste ira jusqu’à jouer avec deux saxs … en même temps. Le batteur, qui est en même temps percussionniste, peut aussi bien jouer avec des baguettes, des balais, des maillets ou avec ses paumes, ou se lancer dans un solo de cymbales. Le contrebassiste, par ailleurs très groovy, ajoute un effet wha-wha à son instrument et prend son archet pour donner l’illusion d’un violon arabe. Quand au violoncelliste, il est proprement hallucinant puisqu’il va jusqu’à utiliser son instrument comme une guitare même en position verticale!

La douce bise qui annonçait l’arrivée de Gardot s’est peu à peu changée en bourrasques. Mais malgré une scène qui craque, la diva continue à distiller ses chansons d’amour ("l’amour est une addiction qui fait du bien et, même si elle te pousse à déménager, tu finis toujours par récupérer tes affaires!"). A la voix, au piano, à la guitare ou aux clochettes, Melody chante Les étoiles en français sous le ciel de la côte et face aux oliviers. S’en suit un passage lent un peu trop long mais Melody fait ensuite monter la sauce dans des rythmes brésiliens très bien menés où elle pousse le public à participer. Après son répertoire, elle choisit un final de reprises éblouissant : un Caravane époustouflant, un mélange Over the rainbow/Fever superbe et Summertime seule avec son contrebassiste. Etre ici, c’est comme un rêve pour elle. Pour le public, le bonheur aura été bien réel.

Liens
Jazz à Juan : dernier concert du 50ème dimanche prochain
Biréli et Dee Dee, des talents différents réunis : ma chronique du concert de 2005 à Juan

Tété à Nice : des petites chansons qui ont toujours ma faveur

Dimanche 11 juillet 2010

Retour sur le dernier album de Tété et sur son concert hier soir à Nice.

Le premier clair de l’aube : dès la sortie du dernier album de Tété, je me suis évidemment précipité dessus. Mes premières impressions ont été très bonnes. L’album, enregistré aux U.S. sonne excellemment bien, avec une bonne dose de blues qui ne s’entend pas forcément dans le premier extrait L’envie et le dédain. Le niveau global est élevé (pas de titre à enlever) avec plusieurs chansons vraiment excellentes : en tête, Le bal des boulets, Bye-bye et Petite chanson avec son allusion assez claire à La faveur de l’automne ("Sors de ma vie petite chanson …"). Le son blues et direct me ramène au premier album de Tété, L’air de rien avec une nouveauté : une deuxième guitare, électrique elle, qui apporte une vraie couleur. Le magnifique A la faveur de l’automne qui avait suivi me paraît maintenant trop surchargé, avec des passages réellement boursouflés. Le très folk Sacre des Lemmings, troisième album, est finalement mon préféré. Car il manque quelque chose au Premier clair de l’aube. Avec le temps, il me semble que c’est dans les textes : rien n’est au niveau des jubilatoires Une bonne paire de claques ou Madeleine Bas-de-laine. Pas d’hymne engagé en vue non plus. Néanmoins un album hautement recommandé.

Hier soir, Tété clôturait la Crazy Week au Théâtre de Verdure de Nice. En formation "acoustic power pop", comme Tété la définit dans l’album, il était accompagné de Mano à la contrebasse et Philippe Entressangle à la batterie (qui jouait sur ses deux précédents albums). Lui-même a alterné deux guitares folk et une acoustique. Le son est brut, les rythmes plutôt rapides dans l’ensemble. Le dernier album (entièrement joué) est entrecoupé de quelques classiques, d’anciens titres moins connus et de blues en anglais (sans doutes des reprises), à mon goût les moins utiles dans le spectacle. A son habitude, Tété garde sur scène une bonne humeur communicative, drague les filles de Nice (accusées de lui faire perdre le fil du répertoire) et pousse le public à participer. Mais certaines chansons que j’attendais ne sont jamais venues. Du coup, avec moins d’une heure trente, le concert m’a paru un peu frustrant. J’avais préféré Tété dans sa précédente tournée avec un groupe plus fourni et deux choristes féminines qui m’ont manqué (comme la deuxième guitare). Mais malgré un show un peu uniforme, je peux dire que j’ai passé un maudit bon moment.

Liens
Tete.tv contient notamment les célèbres vidéos de Tété, désormais bilingues
Crazy Week : un festival niçois très éclectique qui a succédé à celui des Enfants du rock. Cette semaine, il a malheureusement subi la défection de Peter Doherty au dernier moment
Caligagan : l’incontournable grosse voix des premières parties de la Côte sort son nouvel album. Pour son propre rappel, il a repris hier Is this love de Marley. Et Tété, pour son rappel, l’a invité à partager une Redemption Song du même Bob
A lire : mes chroniques sur les concerts de 2007, de 2004, Le Sacre des Lemmings et A la faveur de l’automne