Archive pour le mot-clef ‘chronique’

En pleine création de playlists Deezer

Lundi 30 août 2010

Cherchant à remplacer mes playlists RadioBlog par un outil plus simple (ou disons plus récent), j’ai commencé à créer deux playlists avec Deezer. Je vous présente donc ma sélection Chroniques Disques qui illustre mes chroniques d’albums depuis 2008 avec deux titres par album. Vous pourrez notamment y écouter deux extraits du dernier Puggy, objet de mon dernier article.

Je m’attendais à ce que je ne puisse pas tout trouver sur Deezer mais il y a un gros problème surprise dans le lecteur exportable : les titres sont joués dans le désordre et il n’y a apparemment aucun moyen de désactiver le mode aléatoire. Pour vous faire écouter des titres précis, c’est pratique! En attendant de voir si je peux contourner le problème, cliquez sur le lien pour écouter la playlist dans l’ordre sur le site de Deezer.

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Albums préférés : ma playlist n’attend plus qu’une mise à jour puisque l’album le plus récent date de 2007
RadioBlog : toutes mes playlists sur mon site

Mon coup de coeur pour Puggy

Samedi 28 août 2010

Avant-hier, Madame Fnac.com a gentiment déposé dans ma boîte aux lettres le tout nouvel album de Puggy : Something you might like. Le groupe belge commence sérieusement à se faire connaître. Leur maison de disque les annonce même comme « la nouvelle sensation pop/rock de la scène belge », ce qui aurait plutôt tendance à me faire fuir. Et pourtant, l’album est excellent ! Démarrant en trombe avec l’imparable single When you know, il ne faiblit pas jusqu’au douzième et dernier titre. Exception faite peut-être pour le septième, Everyday, qui came le jeu, et le huitième, Unimaginable dont le refrain rappelle un peu trop How I needed you. Mais l’excellente chanson-titre qui suit permet de relancer la machine jusqu’à la fin.

Comment définir le style de Puggy ? C’est de la pop. Les chansons, en anglais, sont courtes et possèdent toutes des mélodies accrocheuses. Les harmonies vocales, très réussies, évoquent tour à tour Queen ou les Beatles. Les instruments sont plutôt acoustiques (la guitare est souvent mêlée au piano) mais les rythmes sont le plus souvent enlevés. On pense à un Mika qui aurait écouté du rock.

Là où je rejoins la maison de disque, c’est quand elle annonce que « les Belges tendent des perches pour encore mieux les retirer ». Effectivement, Puggy aime bien nous dérouter. Avec ses intros notamment : When you know débute sur un groove rappelant You’re my best friend de Queen avant de dévier sur un style Franz Ferdinand. L’excellent We have it made démarre sur une phrase de piano qui contraste avec la guitare plutôt reggae du couplet avant que les deux se rejoignent de manière étonnante. De même, Puggy aime bien le jeu de la fausse ballade : l’entêtant How I needed you, par exemple, commence très tranquillement avant de se changer en un pop rock déchaîné. Il faut attendre la dernière chanson pour avoir enfin une vraie ballade acoustique. On n’a alors qu’une envie : réécouter l’album depuis le début, encore et encore !

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Puggy : le site officiel est très soigné, à l’image du CD accompagné d’une pochette carton et d’un livret complet avec paroles.
Puggy dans Taratata : c’est là que je les ai découverts. L’émission est rediffusée sur France 4 ce soir samedi juste avant minuit. Mais sur le site de l’émission, vous retrouverez les vidéos de leur passage ainsi qu’un lien vers leur premier album, Dubois died today, indisponible en CD mais téléchargeable sur iTunes.
Théâtre Lino Ventura : Puggy est en concert à Nice le 13 novembre. Je pense que j’y serai ;)

Inception : mes impressions à chaud

Samedi 14 août 2010

J’ai vu hier en V.O. le fameux Inception de Christopher Nolan avec entre autres Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard. En général, j’aime beaucoup les films aux constructions complexes (voire cérébrales) mais cohérentes et là, j’ai été servi! J’avais adoré Memento du même réalisateur mais j’étais moins enthousiaste pour ses deux Batman (j’avais préféré les versions de Tim Burton). Pour Inception, j’ai adoré la réalisation qui comporte notamment quelques moments d’exception (la transformation de Paris, l’hôtel qui tourne). L’histoire est vraiment bien menée et pour moi sans longueur (peu avant la fin, je croyais vraiment que le film allait encore durer une demi-heure). La tension est constante et procure son lot de sensations fortes jusqu’à la toute fin où le stress est à son comble.

Mais à force de lire que l’histoire était à tiroirs ou encore qu’il fallait voir le film plusieurs fois, j’ai plutôt été surpris de trouver la narration assez linéaire. Drôle d’impression que de me demander si c’était parce que j’étais trop intelligent ou au contraire trop con et que je ratais les subtilités attendues. Globalement, d’ailleurs, j’ai trouvé que le film ne jouait pas trop sur l’effet de surprise et que les mystères étaient vite levés voire éventés. D’ailleurs, à trois ou quatre reprises, j’ai compris ce qui allait se passer un peu voire assez en avance. Enfin, en juin, j’avais adoré Shutter Island avec le même DiCaprio et la comparaison, inévitable, se fait au détriment d’Inception. Le film de Martin Scorsese possède une puissance émotionnelle particulièrement forte tout au long du film, ce qui n’est pas le cas pour Inception. Sans doute son plus grand manque. Est-ce à dire que je n’ai pas aimé? Au contraire : j’ai passé un excellent moment et je conseille le film!

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Inception : la fiche AlloCiné
Batman Begins, The Dark Knight et Shutter Island : mes trois chroniques
Les Arcades : le cinéma en V.O. de Cannes
Le Prisonnier : dans le troisième épisode de la série des années 60 (intitulé A, B & C) le numéro 6 était endormi artificiellement par une certaine drogue et son cerveau relié à une machine qui permettait de visualiser les rêves. La complice de numéro 2 intervenait alors dans son rêve pour essayer de lui extraire son secret. Ca vous rappelle quelque chose?

Jazz à Juan : de Dee Dee à Melody, la soirée des ladies

Jeudi 22 juillet 2010

Cette année, Juan-Les-Pins fête les 50 ans de son festival de jazz créé en … 1960 (ça va, je vois que vous suivez). Dans ma ville natale, je ne pouvais manquer l’événement d’autant que je serai absent pendant les 15 jours du Nice Jazz Festival. J’avais choisi d’assister à la "ladies night" qui associait Dee Dee Bridgewater (que je connaissais bien), avec Melody Gardot (que je découvrais sur scène).

Dee Dee, je l’adore. Je l’avais déjà vue plusieurs fois à Nice et à Juan. Samedi soir, elle était en pleine forme. Le groupe est entré en premier : un contrebassiste, un batteur (que Dee Dee présente comme le meilleur du monde) et un saxophoniste (excellent), trois noirs au crâne rasé dirigés par un pianiste blond. Puis Dee Dee est arrivée sur scène dans une robe blanche à motifs, le crâne rasé, des lunettes de soleil contre le soleil couchant et un éventail en main. Elle nous explique que le concert sera consacré à Billie Holiday et entame Lady sings the blues. Elle raconte ensuite comme dans un sketch, qu’après trois mariages, elle cherche toujours l’homme de sa vie puis nous sert son numéro favori : le discours en anglais avec un accent français. Succès garanti. Elle entame alors pour My mother’s son in law (qu’elle traduit par "le beau-fils de ma mère" au cours de la chanson) un dialogue musical très réussi avec son contrebassiste.

Tour à tour panthère et peluche, Dee Dee est au somment de sa forme vocale : aigus parfaits, puissance et maîtrise, avec son fameux scat vocal où elle se transforme en trombone et même son imitation de la Billie qu’elle a incarnée dans une comédie musicale il y a 25 ans. Alternant moments de bravoure musicale du groupe (auquel est venu s’ajouter un jeune trompettiste très doué) avec ses anecdotes (le récit de ses achats dans Juan la veille : la robe qu’elle porte et un maillot deux pièces qu’elle a osé porté … dans sa chambre!) Dee Dee Bridgewater a largement mérité l’ovation debout d’une pinède comble à l’issue d’une heure vingt de bonheur. Le sien et le nôtre.

Le jour et la nuit. Une fois le soleil flamboyant couché, Melody Gardot est arrivée, canne en main, sur une scène magnifiquement éclairée d’ombres et de lumières. Elle a installé une atmosphère impressionniste par petites touches musicales, en commençant par effleurer les cordes du Steinway à l’intérieur de la caisse de résonance. Elle a ensuite susurré ses mélodies les lèvres collées au micro, la perruque blonde en émoi, balançant son bassin comme pour mieux offrir au public un profil moulé par sa robe comme par un sculpteur : évanescente incarnation de Marylin. Commençant en français et continuant vite en anglais, Melody parle avec une voix calme mais un débit très rapide. Après avoir salué la prestation de Dee Dee, elle nous dit sa chance d’être entourée de quatre hommes pour la soirée. Mais pour faciliter les choses, elle choisit de les prendre un par un pour nous les présenter. Elle commence par son saxophoniste, dont elle semble le plus proche même si elle se montre tactile avec les autres aussi.

Tous les musiciens auront l’occasion de montrer leur virtuosité : entre flûtes et saxophones, le saxophoniste ira jusqu’à jouer avec deux saxs … en même temps. Le batteur, qui est en même temps percussionniste, peut aussi bien jouer avec des baguettes, des balais, des maillets ou avec ses paumes, ou se lancer dans un solo de cymbales. Le contrebassiste, par ailleurs très groovy, ajoute un effet wha-wha à son instrument et prend son archet pour donner l’illusion d’un violon arabe. Quand au violoncelliste, il est proprement hallucinant puisqu’il va jusqu’à utiliser son instrument comme une guitare même en position verticale!

La douce bise qui annonçait l’arrivée de Gardot s’est peu à peu changée en bourrasques. Mais malgré une scène qui craque, la diva continue à distiller ses chansons d’amour ("l’amour est une addiction qui fait du bien et, même si elle te pousse à déménager, tu finis toujours par récupérer tes affaires!"). A la voix, au piano, à la guitare ou aux clochettes, Melody chante Les étoiles en français sous le ciel de la côte et face aux oliviers. S’en suit un passage lent un peu trop long mais Melody fait ensuite monter la sauce dans des rythmes brésiliens très bien menés où elle pousse le public à participer. Après son répertoire, elle choisit un final de reprises éblouissant : un Caravane époustouflant, un mélange Over the rainbow/Fever superbe et Summertime seule avec son contrebassiste. Etre ici, c’est comme un rêve pour elle. Pour le public, le bonheur aura été bien réel.

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Jazz à Juan : dernier concert du 50ème dimanche prochain
Biréli et Dee Dee, des talents différents réunis : ma chronique du concert de 2005 à Juan

Tété à Nice : des petites chansons qui ont toujours ma faveur

Dimanche 11 juillet 2010

Retour sur le dernier album de Tété et sur son concert hier soir à Nice.

Le premier clair de l’aube : dès la sortie du dernier album de Tété, je me suis évidemment précipité dessus. Mes premières impressions ont été très bonnes. L’album, enregistré aux U.S. sonne excellemment bien, avec une bonne dose de blues qui ne s’entend pas forcément dans le premier extrait L’envie et le dédain. Le niveau global est élevé (pas de titre à enlever) avec plusieurs chansons vraiment excellentes : en tête, Le bal des boulets, Bye-bye et Petite chanson avec son allusion assez claire à La faveur de l’automne ("Sors de ma vie petite chanson …"). Le son blues et direct me ramène au premier album de Tété, L’air de rien avec une nouveauté : une deuxième guitare, électrique elle, qui apporte une vraie couleur. Le magnifique A la faveur de l’automne qui avait suivi me paraît maintenant trop surchargé, avec des passages réellement boursouflés. Le très folk Sacre des Lemmings, troisième album, est finalement mon préféré. Car il manque quelque chose au Premier clair de l’aube. Avec le temps, il me semble que c’est dans les textes : rien n’est au niveau des jubilatoires Une bonne paire de claques ou Madeleine Bas-de-laine. Pas d’hymne engagé en vue non plus. Néanmoins un album hautement recommandé.

Hier soir, Tété clôturait la Crazy Week au Théâtre de Verdure de Nice. En formation "acoustic power pop", comme Tété la définit dans l’album, il était accompagné de Mano à la contrebasse et Philippe Entressangle à la batterie (qui jouait sur ses deux précédents albums). Lui-même a alterné deux guitares folk et une acoustique. Le son est brut, les rythmes plutôt rapides dans l’ensemble. Le dernier album (entièrement joué) est entrecoupé de quelques classiques, d’anciens titres moins connus et de blues en anglais (sans doutes des reprises), à mon goût les moins utiles dans le spectacle. A son habitude, Tété garde sur scène une bonne humeur communicative, drague les filles de Nice (accusées de lui faire perdre le fil du répertoire) et pousse le public à participer. Mais certaines chansons que j’attendais ne sont jamais venues. Du coup, avec moins d’une heure trente, le concert m’a paru un peu frustrant. J’avais préféré Tété dans sa précédente tournée avec un groupe plus fourni et deux choristes féminines qui m’ont manqué (comme la deuxième guitare). Mais malgré un show un peu uniforme, je peux dire que j’ai passé un maudit bon moment.

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Tete.tv contient notamment les célèbres vidéos de Tété, désormais bilingues
Crazy Week : un festival niçois très éclectique qui a succédé à celui des Enfants du rock. Cette semaine, il a malheureusement subi la défection de Peter Doherty au dernier moment
Caligagan : l’incontournable grosse voix des premières parties de la Côte sort son nouvel album. Pour son propre rappel, il a repris hier Is this love de Marley. Et Tété, pour son rappel, l’a invité à partager une Redemption Song du même Bob
A lire : mes chroniques sur les concerts de 2007, de 2004, Le Sacre des Lemmings et A la faveur de l’automne

Fête du cinéma 2010 : mon classement

Jeudi 8 juillet 2010

Durant la dernière Fête du cinéma, j’ai vu seize films en six jours : je tiens bien ma moyenne ;) Voici comme à l’habitude mon classement personnel et hautement subjectif, en commençant par mes films préférés. Attention, il peut y avoir des surprises!

Shutter Island (VO) de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Ben Kingsley
Un marshall américain arrive sur une île où sont détenus de dangereux malades mentaux. Un film magistral construit comme un polar qui évoquerait Vol au-dessus d’un nid de coucou ou 1984. Les interprètes sont parfaits (Di Caprio en tête), la réalisation époustouflante et l’histoire, prenante et dérangeante. Un chef d’oeuvre qui ne vous lâche pas.

Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon
La fable du dessinateur Sfar est au-delà de ce que j’en espérais : magique. J’ai tout aimé, en particulier ce choix de narration mêlant réalité et fantasmes qui nous rend le personnage de Gainsbourg particulièrement attachant. Et Laetitia Casta est réellement bluffante en Bardot. Seule la fin (par le choix des anecdotes) m’a paru plus convenue.

Dans ses yeux (VO) de Juan José Campanella avec Soledad Villamil, Ricardo Darin
Un mélange
parfaitement maîtrisé entre un thriller et une histoire d’amour. Le rythme est plutôt lent dans l’ensemble à part la scène dans le stade de Buenos Aires qui est proprement hallucinante. Mais ce film argentin a reçu cette année l’Oscar du meilleur film étranger et c’est mérité. Original et bouleversant.

L’agence tous risques (VF) de Joe Carnahan avec Liam Neeson, Bradley Cooper
Une excellente surprise pour moi. Je n’avais presque aucun souvenir de la série mais j’ai apprécié les scènes d’action énormes et le second degré constant qui permet de les assumer. Et Bradley Cooper est décidément très sexy.

L’arnacoeur de Pascal Chaumeil avec Vanessa Paradis, Romain Duris
Tout le monde l’a dit : une comédie romantique réussie où Romain Duris est particulièrement fait pour le rôle. Mais il faut dénoncer une chose : Paradis et Duris sont trop maigres! A part cela, j’ai apprécié que le film assume ses moments surréalistes, notamment ceux joués par la formidable Julie Ferrier. Après le Paris de Klapisch, ce film me confirme que je suis fan d’elle!

Robin des bois (VF) de Ridley Scott avec Russell Crowe, Cate Blanchett
Du grand spectacle comme on en réussit rarement. Mention particulière pour le travail sur la lumière : la photographie
est magnifique. Mais les personnages manquent un peu de chair pour que le film dépasse son esthétisme et devienne une très grande oeuvre.

The ghost-writer (VO) de Roman Polanski avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan
Un thriller très tendu dont le titre pourrait se traduire en français par "Le nègre" (ou pas). L’histoire est très prenante mais la révélation finale m’a semblé en-deçà du reste.

Invictus (VO) de Clint Eastwood avec Morgan Freeman, Matt Damon
Cette fois, Clint Eastwood a choisi l’optimisme. D’ailleurs, l’histoire paraît trop belle pour être vraie. Hasard du calendrier, on ne peut s’empêcher à l’équipe française de foot cette année en Afrique du Sud qui a réussi l’exact opposé de l’équipe de rugby du film!

Les invités de mon père d’Anne Le Ny avec Fabrice Luchini, Karin Viard
Excellente comédie à la française. Les sujets de la famille et de l’immigration sont traités sans manichéisme, avec subtilité et humour. Les comédiens sont bons mais Michel Aumont est juste parfait.

Bébés de Thomas Balmès sur une idée d’Alain Chabat
Un petit bijou. Des magnifiques paysages de Namibie et de Mongolie aux villes des Etats-Unis et du Japon (fuyez les crèches japonaises!), ces bébés sont portés par une même soif de découverte et d’apprentissage, finement capturée par la caméra. Beau, drôle et émouvant : bravo les bébés!

Shrek 4, Il était une fin (VF – 3D) de Mike Mitchell avec les voix d’Alain Chabat, Med Hondo
Etonnant qu’une telle série
se termine sur un vrai film d’amour. Mais la technique est arrivée à un tel sommet et les personnages sont si attachants que j’ai failli oublier qu’ils n’étaient que dessinés. Snif!

Le caméléon (VO) de Jean-Paul Salomé avec Marc-André Grondin, Ellen Barkin
Le film ne dévoilera pas les motivations de son héros principal, spécialiste des usurpations d’identité.
Seule est creusée l’histoire de cette famille paumée au coeur de la Louisiane, magnifiquement interprétée. Mais le climat pesant particulièrement réussi semble cacher un mystère qui s’évapore à la fin, le secret familial étant éventé depuis longtemps.

Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté avec Daniel Prévost, Philippe Nahon
Un film au démarrage très lent mais auquel on s’attache au fur et à mesure que l’histoire se développe. Original et très sensible. Amusant aussi à voir à Cannes parmi les petites vieilles qui font leurs commentaires tout haut, en particulier sur les peintures d’Edmond!

Millénium 2 – La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (VO) de Daniel Alfredson avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace
Après l’excellent premier volet, la nouvelle livraison déçoit beaucoup : histoire assez basique, ambiances brumeuses disparues, révélations redondantes. La fin du film ressemble presque à une caricature. Pourvu que le troisième remonte le niveau!

Tournée de Mathieu Amalric avec Mathieu Amalric, Miranda Colclasure
Je n’ai pas vraiment compris l’engouement autour de ce film. Les acteurs sont bons mais le rythme est lent et le ton hésite sans cesse entre la comédie et le tragique sans atteindre totalement ni l’un ni l’autre. Enfin, le personnage principal m’a paru trop peu sympathique pour que je le plaigne dans ses malheurs.

Copie conforme (VO) d’Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche, William Shimell
Un flot continu de paroles qui m’a rapidement plongé dans un certain état de somnolence. Binoche déploie une énergie qui légitime son prix d’interprétation à Cannes. Mais je me demande encore le but de ces gesticulations. Pire, je me demande s’il y avait un but.

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La Fête du Cinéma, le site officiel
Les fêtes du cinéma 2009, 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des années précédentes
Le Mercury, place Garibaldi à Nice : grâce au Conseil Général, retrouvez en ligne la programmation de mon principal fournisseur (avec le Rialto) de films en VO. Pour éviter les erreurs de Nice-Matin.
Sex and the city 2 : vu avant la fête. L’idée de poursuivre malgré tout la saga en basant l’histoire sur le vieillissement des personnages aurait pu être intéressante. Encore aurait-il fallu une histoire car les problématiques sont abordées de façon trop légère (la scène du souk est même dérangeante). Malgré quelques passages réussis, et même en étant fan, je n’ai pas accroché.
Les Mondes Darwiniens : un livre présenté dans La Tête au Carré sur France Inter, examinant la théorie de Darwin que combattent les créationnistes. Car les créationnistes existent : je les ai rencontrés! Cinq minutes avant le début de Shutter Island, je dégustais ma glace place Garibaldi devant un sympathique concert où circulaient des tracts verts "En avant la musique". Sauf qu’entre deux chansons, un prêcheur évangélique est venu nous mettre en garde contre ceux qui veulent nous faire croire que nous sommes là par hasard. Je n’avais malheureusement pas le temps de lui expliquer qu’il n’avait rien compris à la théorie de l’évolution.

Feu vert pour Green Zone

Lundi 19 avril 2010

Les américains sont étonnants : sept ans après les événements d’Irak, ils en tirent déjà un film sous la forme d’un thriller accusateur. Green zone (la zone verte, quoi) est souvent comparé aux derniers volets de la trilogie Jason Bourne (… dans la peau) puisqu’il réunit l’acteur Matt Damon et le réalisateur Paul Greengrass. Effectivement, le film est terriblement efficace, très rythmé  mais on est plus saisi par l’effet de réalisme que par l’histoire elle-même.

Car on connaît le sujet, le mensonge sur les ADM, les armes de destructions massives en Irak. Or, je m’attendais à plus de complexité. Le film n’a l’air de faire porter la faute que sur le seul Pentagone, qui aurait dit au gouvernement ce qu’il voulait entendre. La responsabilité de la presse est évoquée mais on la présente comme manipulée. Enfin, la CIA est complètement dédouanée de même que, bien entendu, les soldats de terrain. Le film a sans doute été conçu comme un hommage aux soldats américains d’Irak dans une Amérique encore traumatisée. La réflexion sur la gestion de l’après-guerre est amorcée mais rien ne dit que les solutions proposées par le film auraient suffi. Sujet complexe mais très bon film.

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AlloCiné bien sûr

Deux petits mots sur trois grands films

Lundi 12 avril 2010

Je vous ai laissé trop longtemps sans critiques cinéma. Je reviens donc sur trois gros films vus au ciné ces derniers mois dont certains sont déjà disponibles en DVD.

Avatar : je craignais que le film ne soit pas à la hauteur de sa réputation mais j’ai marché à chaque instant. Je craignais qu’il soit alourdi par la technique mais elle s’efface devant la virtuosité. Je craignais un film un peu monotone, or Cameron nous présente un CV de tout ce qu’il sait faire, de Terminator à Titanic en passant par Abyss avec Sigourney Weaver. Et j’ai trouvé ce mélange des genres très réussi. Le message est niais pour certains et glorifie la violence pour d’autres : preuve que le film est sans doute plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. Une très belle réussite en tout cas.

Océans : j’avais globalement aimé les précédentes productions animalières de Jacques Perrin, en particulier Microcosmos mais j’ai été plutôt déçu par Océans. On annonçait beaucoup d’images inédites. Or, en août dernier, j’étais allé voir le modeste Voyage sous les mers 3D : malgré un commentaire un peu niais (Marion Cotillard prête sa voix à une tortue) et des plans parfois longuets sur les grands mammifères marins, j’avais aimé me plonger à nouveau parmi les poissons tropicaux comme en Polynésie quelques mois plus tôt. A part la séquence de combat, Océans m’a paru peu spectaculaire, presque une redite de ce que j’avais vu en août mais sans la 3D et finalement peu convaincant.

Alice au Pays des Merveilles : des paysages sombres aux arbres torturés et peuplés de personnages singuliers. Tim Burton intègre dans son univers les romans de Lewis Caroll pour un résultat visuellement parfait. De l’histoire, j’ai apprécié sa dimension de voyage initiatique. Mais je suis loin d’en avoir toutes les clés. En particulier, je m’interroge sur la reine blanche qui m’a semblé un fantôme régnant sur un royaume de morts vivants. Après sa victoire, le pays va-t-il reprendre des couleurs? Je suis aussi perplexe sur la nécessité d’un final façon Harry Potter et, musicalement parlant, sur l’affreux arrangement de la gigue et l’inutile chanson d’Avril Lavigne en générique. Seule concession de Burton à Disney? Ce qui m’a finalement manqué le plus, c’est un peu de surprise, un peu de ce souffle qui vous entraîne dans l’histoire.

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AlloCiné : tous les détails sur les films

Clarika en vrai au Transbordeur de Villeurbanne

Samedi 27 mars 2010

Ca y est, j’ai assisté à mes premiers concerts de l’année! Bon, on pourrait dire que ça a commencé fin janvier avec les Enfoirés à Nice même si lors de la répétition à laquelle j’ai assistée, je me suis senti plus à l’enregistrement d’une émission télé qu’à un concert. J’y reviendrai. Mais en l’espace d’une semaine j’ai assisté à deux spectacles exceptionnels : ceux de Clarika et de M.

Un an après le début de sa tournée et deux annulations à Nice, c’est à Villeurbanne que j’ai enfin vu Clarika dans son nouveau spectacle. J’avais suivi la très réussie tournée Joker sur plusieurs dates et je vous en ai parlé à chaque fois ;) Ma première interrogation était donc de savoir si Clarika pouvait faire aussi bien? La réponse est : oui!! Il faut dire qu’on a vu le concert dans d’excellentes conditions : le Transbordeur est une petite  sans fauteuils (parfait pour un concert de Clarika) et, malgré une salle bondée, nous étions tout devant la scène (merci à Karine d’avoir gardé la place!).

La saveur du nouveau cocktail ne surprend pas : même équilibre entre chansons lentes et rapides, drôles et graves et entre les moments poétiques et les délires. Les anecdotes décalées apportent toujours leur piquant irrésistible (Belmarre, si tu nous écoutes!) mais avec un musicien de plus, l’accompagnent musical semble plus riche. Enfin, le menu proposé, je veux dire le choix du répertoire, est optimal : après une arrivée en fée, Clarika commence par Tu dors tout le temps, chanson-phare de son premier album J’attendrai pas cent ans! Excellente mise en bouche. Ensuite, les chansons du dernier album, bien réinterprétées, s’enchaînent surtout avec des extraits de Joker. Puis vient mon moment préféré où, parmi ses incontournables, Clarika enchaîne Bien mérité, Ca s’peut pas et Patricia. La perfection. En les liant à Joker et Ne me demande pas, Clarika offre en quelques titres le meilleur concentré de son talent. Moments magiques.

Je ne vous en dévoilerai pas plus. Je vous dirai encore une fois que ces grands moments de délire et d’émotion ne peuvent se vivre qu’en concert alors n’hésitez plus. L’ambiance au Transbordeur était incroyable, avec un public extrêmement réactif. Clarika elle-même a plusieurs fois affirmé avoir vécu l’un des meilleurs concerts de sa tournée. Même de plus en plus sollicitée, elle reste enfin très accessible pour ses fans en fin de concert. Dernière preuve de sa grand singularité. Alors, tentés ?

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Mes (quelques) photos du concert sur Facebook
Clarika, le site non officiel continue (même si l’adresse clarika.fr ne fonctionne plus)
Sidaction : vous savez qu’on est en plein cœur du week-end annuel de mobilisation. On peut donner maintenant pour soutenir les actions de solidarité, de prévention et de recherche et pour essayer de battre le record de dons. Le reste de l’année, on peut aussi opter pour le don régulier comme je l’ai fait.

Le cri du choeur : un deuxième mouvement très enlevé

Mardi 22 décembre 2009

Cri du choeurVendredi dernier, j’ai assisté à la nouvelle création du théâtre de Cannes Alexandre III. Il s’agissait du deuxième spectacle du « Cri du chœur », un quatuor vocal se définissant lui-même comme « polyphonicomique ». Leur premier spectacle, créé à Nice, était déjà passé par Cannes et il m’avait notamment marqué par une parodie d’ancienne chanson paillarde qui constituait le fil rouge du spectacle :D Dans ce nouveau spectacle, on retrouve presque la même équipe : Solange, la vamp à lunettes, Benoît le guitariste dont j’adore les mimiques et Claude le grand maigre (au torse sec et musclé). La nouvelle arrivée, surnommée Michelle, est toute en rondeurs (Benoît ne cesse de s’en moquer) et pique des crises mémorables.

Le spectacle est entièrement constitué de chansons originales, pour la plupart parodiques, auxquelles se superposent les effets de mise en scène ou les sketchs jouant sur les caractères des personnages et leurs interactions. C’est souvent très drôle, en particulier dans toute la première partie : la musique slave (avec « une petite touche de Rom ») sonne lieu à un moment très réussi suivi d’un délire avec les légumes, irrésistible! Plus tard, c’est toute l’histoire d’un couple qui est mise en chanson entre ironie et émotion.  Nouvelle miette d’émotion avec la chanson solo de Michèle et intermède très sensuel sur une chanson en faux latin. La dernière partie du spectacle part plus dans le délire avec une fausse tragédie très outrée et un zoo-parano survolté. Pour finir plus tranquillement sur une parodie de flower-power. Un grand bravo pour l’originalité, la mise en scène inventive d’Alain Terrat, l’énergie des quatre chanteurs et la drôlerie de l’ensemble. Il reste encore des représentations : profitez-en!

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Théâtre de Cannes : dates et réservation en ligne
FNAC.com : pour réserver (un peu plus cher)
Le cri du chœur
: le site de l’ancien spectacle