Archive pour le mot-clef ‘concerts’

Ma reprise live de « Ma mélodie » en vidéo

Vendredi 13 août 2010

Tout a commencé le 26 mars dernier : M donnait un fabuleux concert à Nice. Du coup, j’ai eu envie de reprendre son titre Ma mélodie tiré de l’album Qui de nous deux. C’était chose faite le samedi 22 mai, lors de mon concert gratuit d’une heure en plein air au 14ème Printemps Musical de Mouans-Sartoux. Le cadre était superbe puisque je jouais dans la cour du château de Mouans! Par contre, les autres scènes étant très proches, les balances ont été refaites au dernier moment (d’où des problèmes de retour et de larsen) et j’ai eu le son de la scène plus proche en bruit de fond pendant tout le concert. Malgré cela, mon petit matériel a bien intrigué : alors voici en vidéo ma pédale de boucle Roland qui enregistre et reproduit ma guitare acoustique en direct et ma pédale d’effets Zoom qui la transforme en guitare électrique (le son global étant enregistré sur MiniDisc)! Bon visionnage ;)

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Vidéos : toutes mes vidéos sur mon site
Enorme M à Nice : ce n’est plus un mystère! ma chronique du concert

Jazz à Juan : de Dee Dee à Melody, la soirée des ladies

Jeudi 22 juillet 2010

Cette année, Juan-Les-Pins fête les 50 ans de son festival de jazz créé en … 1960 (ça va, je vois que vous suivez). Dans ma ville natale, je ne pouvais manquer l’événement d’autant que je serai absent pendant les 15 jours du Nice Jazz Festival. J’avais choisi d’assister à la "ladies night" qui associait Dee Dee Bridgewater (que je connaissais bien), avec Melody Gardot (que je découvrais sur scène).

Dee Dee, je l’adore. Je l’avais déjà vue plusieurs fois à Nice et à Juan. Samedi soir, elle était en pleine forme. Le groupe est entré en premier : un contrebassiste, un batteur (que Dee Dee présente comme le meilleur du monde) et un saxophoniste (excellent), trois noirs au crâne rasé dirigés par un pianiste blond. Puis Dee Dee est arrivée sur scène dans une robe blanche à motifs, le crâne rasé, des lunettes de soleil contre le soleil couchant et un éventail en main. Elle nous explique que le concert sera consacré à Billie Holiday et entame Lady sings the blues. Elle raconte ensuite comme dans un sketch, qu’après trois mariages, elle cherche toujours l’homme de sa vie puis nous sert son numéro favori : le discours en anglais avec un accent français. Succès garanti. Elle entame alors pour My mother’s son in law (qu’elle traduit par "le beau-fils de ma mère" au cours de la chanson) un dialogue musical très réussi avec son contrebassiste.

Tour à tour panthère et peluche, Dee Dee est au somment de sa forme vocale : aigus parfaits, puissance et maîtrise, avec son fameux scat vocal où elle se transforme en trombone et même son imitation de la Billie qu’elle a incarnée dans une comédie musicale il y a 25 ans. Alternant moments de bravoure musicale du groupe (auquel est venu s’ajouter un jeune trompettiste très doué) avec ses anecdotes (le récit de ses achats dans Juan la veille : la robe qu’elle porte et un maillot deux pièces qu’elle a osé porté … dans sa chambre!) Dee Dee Bridgewater a largement mérité l’ovation debout d’une pinède comble à l’issue d’une heure vingt de bonheur. Le sien et le nôtre.

Le jour et la nuit. Une fois le soleil flamboyant couché, Melody Gardot est arrivée, canne en main, sur une scène magnifiquement éclairée d’ombres et de lumières. Elle a installé une atmosphère impressionniste par petites touches musicales, en commençant par effleurer les cordes du Steinway à l’intérieur de la caisse de résonance. Elle a ensuite susurré ses mélodies les lèvres collées au micro, la perruque blonde en émoi, balançant son bassin comme pour mieux offrir au public un profil moulé par sa robe comme par un sculpteur : évanescente incarnation de Marylin. Commençant en français et continuant vite en anglais, Melody parle avec une voix calme mais un débit très rapide. Après avoir salué la prestation de Dee Dee, elle nous dit sa chance d’être entourée de quatre hommes pour la soirée. Mais pour faciliter les choses, elle choisit de les prendre un par un pour nous les présenter. Elle commence par son saxophoniste, dont elle semble le plus proche même si elle se montre tactile avec les autres aussi.

Tous les musiciens auront l’occasion de montrer leur virtuosité : entre flûtes et saxophones, le saxophoniste ira jusqu’à jouer avec deux saxs … en même temps. Le batteur, qui est en même temps percussionniste, peut aussi bien jouer avec des baguettes, des balais, des maillets ou avec ses paumes, ou se lancer dans un solo de cymbales. Le contrebassiste, par ailleurs très groovy, ajoute un effet wha-wha à son instrument et prend son archet pour donner l’illusion d’un violon arabe. Quand au violoncelliste, il est proprement hallucinant puisqu’il va jusqu’à utiliser son instrument comme une guitare même en position verticale!

La douce bise qui annonçait l’arrivée de Gardot s’est peu à peu changée en bourrasques. Mais malgré une scène qui craque, la diva continue à distiller ses chansons d’amour ("l’amour est une addiction qui fait du bien et, même si elle te pousse à déménager, tu finis toujours par récupérer tes affaires!"). A la voix, au piano, à la guitare ou aux clochettes, Melody chante Les étoiles en français sous le ciel de la côte et face aux oliviers. S’en suit un passage lent un peu trop long mais Melody fait ensuite monter la sauce dans des rythmes brésiliens très bien menés où elle pousse le public à participer. Après son répertoire, elle choisit un final de reprises éblouissant : un Caravane époustouflant, un mélange Over the rainbow/Fever superbe et Summertime seule avec son contrebassiste. Etre ici, c’est comme un rêve pour elle. Pour le public, le bonheur aura été bien réel.

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Jazz à Juan : dernier concert du 50ème dimanche prochain
Biréli et Dee Dee, des talents différents réunis : ma chronique du concert de 2005 à Juan

Tété à Nice : des petites chansons qui ont toujours ma faveur

Dimanche 11 juillet 2010

Retour sur le dernier album de Tété et sur son concert hier soir à Nice.

Le premier clair de l’aube : dès la sortie du dernier album de Tété, je me suis évidemment précipité dessus. Mes premières impressions ont été très bonnes. L’album, enregistré aux U.S. sonne excellemment bien, avec une bonne dose de blues qui ne s’entend pas forcément dans le premier extrait L’envie et le dédain. Le niveau global est élevé (pas de titre à enlever) avec plusieurs chansons vraiment excellentes : en tête, Le bal des boulets, Bye-bye et Petite chanson avec son allusion assez claire à La faveur de l’automne ("Sors de ma vie petite chanson …"). Le son blues et direct me ramène au premier album de Tété, L’air de rien avec une nouveauté : une deuxième guitare, électrique elle, qui apporte une vraie couleur. Le magnifique A la faveur de l’automne qui avait suivi me paraît maintenant trop surchargé, avec des passages réellement boursouflés. Le très folk Sacre des Lemmings, troisième album, est finalement mon préféré. Car il manque quelque chose au Premier clair de l’aube. Avec le temps, il me semble que c’est dans les textes : rien n’est au niveau des jubilatoires Une bonne paire de claques ou Madeleine Bas-de-laine. Pas d’hymne engagé en vue non plus. Néanmoins un album hautement recommandé.

Hier soir, Tété clôturait la Crazy Week au Théâtre de Verdure de Nice. En formation "acoustic power pop", comme Tété la définit dans l’album, il était accompagné de Mano à la contrebasse et Philippe Entressangle à la batterie (qui jouait sur ses deux précédents albums). Lui-même a alterné deux guitares folk et une acoustique. Le son est brut, les rythmes plutôt rapides dans l’ensemble. Le dernier album (entièrement joué) est entrecoupé de quelques classiques, d’anciens titres moins connus et de blues en anglais (sans doutes des reprises), à mon goût les moins utiles dans le spectacle. A son habitude, Tété garde sur scène une bonne humeur communicative, drague les filles de Nice (accusées de lui faire perdre le fil du répertoire) et pousse le public à participer. Mais certaines chansons que j’attendais ne sont jamais venues. Du coup, avec moins d’une heure trente, le concert m’a paru un peu frustrant. J’avais préféré Tété dans sa précédente tournée avec un groupe plus fourni et deux choristes féminines qui m’ont manqué (comme la deuxième guitare). Mais malgré un show un peu uniforme, je peux dire que j’ai passé un maudit bon moment.

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Tete.tv contient notamment les célèbres vidéos de Tété, désormais bilingues
Crazy Week : un festival niçois très éclectique qui a succédé à celui des Enfants du rock. Cette semaine, il a malheureusement subi la défection de Peter Doherty au dernier moment
Caligagan : l’incontournable grosse voix des premières parties de la Côte sort son nouvel album. Pour son propre rappel, il a repris hier Is this love de Marley. Et Tété, pour son rappel, l’a invité à partager une Redemption Song du même Bob
A lire : mes chroniques sur les concerts de 2007, de 2004, Le Sacre des Lemmings et A la faveur de l’automne

Enorme M à Nice : ce n’est plus un mystère!

Samedi 3 avril 2010

Octobre 2004 : le passage à Nice de M alias Matthieu Chedid pour sa tournée En tête à tête était pour moi une révélation (lire ma chronique). Plus de cinq ans après, il nous a offert le 26 mars dernier à Nikaïa un nouveau concert exceptionnel. En première partie, j’ai raté le chanteur-percussionniste David Walters qui a terminé à 20h10! Heureusement, je l’avais vu lors du Nice Jazz Festival 2006 (lire ma chronique). Moins d’une demi-heure plus tard, les six musiciens de M apparaissent sur scène : l’habituel batteur Cyril Atef, un clavier, une bassiste, un guitariste mais aussi sa sœur Ana aux chœurs et au piano et son frère Joseph dit Jojo aux guitares, claviers, batterie, déguisements et blagues. M, lui, chante la première chanson en coulisse.

Mister Mystère : M entre en scène et le concert commence fort. Très fort même, puisque deux titres plus tard M lance un Ca sonne faux sur lequel il entre déjà en transe : Cyril Atef se jette dans le public, M part faire son solo dans la fosse puis dans les gradins, ovationné par la foule. Le public est en communion avec lui, il bouge avec lui, il chante avec lui, il crie avec lui. Rares sont les artistes qui obtiennent une telle ambiance en fin de concert. En tout début, c’est exceptionnel. Et risqué pour la suite. Mais là où M est fort, c’est qu’il réussit à tenir son public jusqu’au bout.

Malgré quelques morceaux plus torturés, dont une des lettres à Tanagra, le public des gradins ne se rassoit plus que sur quelques ballades. M revisite surtout son dernier album : Hold Up, qu’il a dérobé à son père, est montré dans une version très réussie et l’excellent Est-ce que c’est ça que j’attendais s’enchaîne avec La belle étoile. Amssétou, inspiré du Mali (on pense forcément à Amadou et Mariam), était faite pour une apothéose avant les rappels. Je l’espérais enchaînée avec l’énorme Mama Sam. Mais finalement, elle suffit à mettre l’ambiance : des filles qui montent sur scène, la salle qui danse et David Walters que M fait revenir sur scène pour une impro vocale. Le bonheur.

Premier rappel : M revient devant le rideau baissé et commence un medley de ses tubes une guitare acoustique à la main et un pied de grosse caisse au sol. On se dit que le concert va se calmer. Au contraire, la salle est debout et l’ambiance incroyable. Le Machistador qui suit est la dernière explosion d’adrénaline de le soirée, les deux rappels qui suivent nous permettant de décompresser. Et le plus beau, c’est que le concert est beau. Inspiré de l’esthétique de l’album, tout joue sur le noir et blanc, l’ombre et la lumière : la scène, les projections (live ou enregistrées), les incrustations. La mise en scène offre mille trouvailles drôles ou poétiques qui s’ajoutent aux moments d’impros incroyables et à ce lien si particulier que M tisse avec son public. Plus de mystère : Mister M nous offre ce qu’il y a de meilleur.

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Mister Mystère : le site officiel
NPG Monaco : une chronique du même concert par un autre Eric avec photos, articles de presse et vidéos

Clarika en vrai au Transbordeur de Villeurbanne

Samedi 27 mars 2010

Ca y est, j’ai assisté à mes premiers concerts de l’année! Bon, on pourrait dire que ça a commencé fin janvier avec les Enfoirés à Nice même si lors de la répétition à laquelle j’ai assistée, je me suis senti plus à l’enregistrement d’une émission télé qu’à un concert. J’y reviendrai. Mais en l’espace d’une semaine j’ai assisté à deux spectacles exceptionnels : ceux de Clarika et de M.

Un an après le début de sa tournée et deux annulations à Nice, c’est à Villeurbanne que j’ai enfin vu Clarika dans son nouveau spectacle. J’avais suivi la très réussie tournée Joker sur plusieurs dates et je vous en ai parlé à chaque fois ;) Ma première interrogation était donc de savoir si Clarika pouvait faire aussi bien? La réponse est : oui!! Il faut dire qu’on a vu le concert dans d’excellentes conditions : le Transbordeur est une petite  sans fauteuils (parfait pour un concert de Clarika) et, malgré une salle bondée, nous étions tout devant la scène (merci à Karine d’avoir gardé la place!).

La saveur du nouveau cocktail ne surprend pas : même équilibre entre chansons lentes et rapides, drôles et graves et entre les moments poétiques et les délires. Les anecdotes décalées apportent toujours leur piquant irrésistible (Belmarre, si tu nous écoutes!) mais avec un musicien de plus, l’accompagnent musical semble plus riche. Enfin, le menu proposé, je veux dire le choix du répertoire, est optimal : après une arrivée en fée, Clarika commence par Tu dors tout le temps, chanson-phare de son premier album J’attendrai pas cent ans! Excellente mise en bouche. Ensuite, les chansons du dernier album, bien réinterprétées, s’enchaînent surtout avec des extraits de Joker. Puis vient mon moment préféré où, parmi ses incontournables, Clarika enchaîne Bien mérité, Ca s’peut pas et Patricia. La perfection. En les liant à Joker et Ne me demande pas, Clarika offre en quelques titres le meilleur concentré de son talent. Moments magiques.

Je ne vous en dévoilerai pas plus. Je vous dirai encore une fois que ces grands moments de délire et d’émotion ne peuvent se vivre qu’en concert alors n’hésitez plus. L’ambiance au Transbordeur était incroyable, avec un public extrêmement réactif. Clarika elle-même a plusieurs fois affirmé avoir vécu l’un des meilleurs concerts de sa tournée. Même de plus en plus sollicitée, elle reste enfin très accessible pour ses fans en fin de concert. Dernière preuve de sa grand singularité. Alors, tentés ?

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Mes (quelques) photos du concert sur Facebook
Clarika, le site non officiel continue (même si l’adresse clarika.fr ne fonctionne plus)
Sidaction : vous savez qu’on est en plein cœur du week-end annuel de mobilisation. On peut donner maintenant pour soutenir les actions de solidarité, de prévention et de recherche et pour essayer de battre le record de dons. Le reste de l’année, on peut aussi opter pour le don régulier comme je l’ai fait.

Alain Souchon à Nice : c’est déjà ça

Lundi 14 décembre 2009

Alain Souchon est chanteur

C’est la première fois que je voyais Alain Souchon sur scène. Il est passé jeudi dernier sur la scène d’Acropolis à Nice, une salle dans laquelle je n’étais pas retourné depuis longtemps. La salle est très agréable mais on avait des places au balcon en placement libre. On est arrivé pile au bon moment pour se placer tout devant sur l’avancée de droite et avoir une très bonne vision. Sauf que, quelques minutes avant le début du concert, la direction est venue nous prévenir que le son serait meilleur au milieu. Trop tard! Le son était bon mais pas très fort en effet.

Alain Souchon est arrivé sur le tapis blanc qui partageait la scène. Sobre en costume noir, il avait l’allure d’un pantin un peu désarticulé. Il était accompagné de seulement trois musiciens dont l’incontournable Michel-Yves Kochmann à la guitare que je voyais pour la première fois « en vrai » et sans son bandana!  Souchon est immédiatement sympathique. Il aime raconter de petites histoires entre les chansons. Elles font souvent sourire malgré l’ambiance des chansons du début où s’enchaînent les titres Petit tas tombé (sur les SDF) et Parachute doré puis C’est déjà ça et Elle danse (sur les immigrés). A l’inverse, son délire de la fin sur Alain Voulzy est très drôle.

Pendant une bonne partie du concert, Souchon a puisé dans ses succès récents, c’est-à-dire ceux des années 90 et 2000, dont son dernier album.  En milieu de concert, alors qu’il n’y avait pas de fosse, il a fait venir devant la scène tous ceux qui ne pouvaient pas le voir de près. S’en est suivi un beau moment Sous les jupes des filles. Il nous a alors offert quelques titres plus anciens jusqu’à nous faire chanter façon karaoké sur Quand je serai KO et Foule sentimentale, pour lesquelles on n’avait pas vraiment besoin de paroles! En rappel, Souchon nous a prouvé qu’il avait encore 10 ans en donnant le micro aux plus jeunes du premier rang : « t’ar gueule à la récré ». Très mignon. Mais alors que le public lui réclame l’énorme Bidon, il revient pour finir avec un Rame avec ses musiciens en choristes.

Pendant le concert, Souchon dit être allé voir la jeune génération sur scène ces dernières années. Pourtant, à côté d’un Vincent Delerm par exemple, il offre un show bien classique, visuellement comme musicalement, sans grande inventivité dans la mise en scène. En rentrant chez moi, je me suis remémoré tous les titres présents sur son fabuleux live de 1990, Nickel. Presque tout y était, sauf J’ai dix ans et le sublime Somerset Maugham qu’il a chanté jeudi aussi. J’ai dû me rendre à l’évidence qu’il m’avait manqué une bonne part de ces fabuleux titres des années 70 et 80. Mais je les entendrai peut-être sur la prochaine tournée.

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Alain Souchon : le site officiel
Acropolis : le Palais des Congrès de Nice

Johnny à Nice : rock’n'roll!

Mercredi 21 octobre 2009

Johnny Hallyday - M’arrêter làDimanche, j’ai assisté à mon premier et sans doute unique concert de Johnny Hallyday. Même sans être fan, on a forcément suivi la carrière de Johnny dont la période Goldman était ma préférée. Le voir en concert, c’était l’occasion de survoler toute sa carrière. La question principale était de savoir si le concert justifierait le prix assez élevé des places. Eh bien je trouve qu’en quantité et en qualité, on en a eu pour notre argent.

La scène, tout d’abord, est énorme. On était placé presque tout en haut de la salle du Nikaïa mais la visibilité était bonne. Avant le début du concert, les deux statues géantes d’hommes-aigles qui entouraient la scène pouvaient faire craindre le pire. En réalité, le décor est très simple : tout le fond de scène est occupé par un écran panoramique devant lequel quatre écrans sur vérins tournent et se regroupent à la demande. Assez fascinant. Entre les gros plans sur le chanteur et les musiciens, les diaporamas photos, les films d’animation (sur Requiem pour un fou par exemple) et l’incontournable pyrotechnie, on en a pris plein les yeux.

Le groupe aussi est énorme. Johnny est entouré de trois choristes et d’une douzaine de musiciens dont une section de quatre cuivres. Evidemment, ils sont tous excellents. De son côté, Johnny se donne vraiment (même s’il fait une pause en laissant ses musiciens jouer un moment Born to be wild) et sa voix ne le trahit pas. Quant au répertoire, Johnny a le bon goût de ne chanter que trois chansons de son dernier album. D’ailleurs, la seule chanson du concert que je n’ai pas aimée du tout est la reprise de Unchained Melody en duo : Johnny et sa choriste alternent les couplets dans des tonalités différentes, c’est horrible. Heureusement, les tubes sont au rendez-vous : de Quoi ma gueule qui ouvre le spectacle à L’envie qui le clôt.

Bonne idée : le set acoustique.  Dans la deuxième partie du concert, Johnny et quelques musiciens rejoignent une plateforme située en plein milieu de la fosse pour quelques titres plus anciens. Grosse surprise dans le dernier titre (Tennessee) : on change la guitare de Johnny pour une guitare … branchée. Et il joue tout le début de la chanson avant le retour des musiciens. Juste après, suit un excellent medley rhythm’n'blues avec notamment Noir c’est noir et l’adaptation de Knock on wood.

Je pensais que Johnny ne parlerait quasiment pas. Il pousse bien plusieurs « waouh » et se dit souvent très content de l’accueil du public, qui scande de lui-même « Johnny Hallyday, Johnny Hallyday ». Mais il a préparé aussi quelques discours plutôt bien tournés, même s’il insiste beaucoup sur sa femme Læticia, très applaudie juste avant le concert en arrivant dans la salle avec Jade dans les bras. J’ai même presque trouvé Johnny émouvant en évoquant l’étoile du Berger avant de chanter Tennessee.

Seuls les rappels ont été un peu décevants. On s’attend en effet, à une nouvelle série de tubes. Or, Johnny revient avec son nouveau titre Ca ne finira jamais (ben si justement) puis il se retire à nouveau un moment pour se concentrer. Il revient en arborant un masque de douleur un peu surjoué pour reprendre Et maintenant de Bécaud. C’est vrai que va-t-il faire maintenant sans nous, le pauvre? Et Johnny s’en va sans nous dire une nouvelle fois au revoir. Mais en nous laissant après deux heures de show le sentiment d’un vrai beau moment de scène.

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Johnny Hallyday, le site officiel
Nikaïa, le « zénith » de Nice

5 concerts et une pièce de théâtre en un week-end!

Lundi 19 octobre 2009

Je viens de passer un excellent week-end artistique. Vendredi et samedi, j’ai assisté aux deux dernières soirées du Monaco Live Festival avec les très bons concerts d’Emily Loizeau (première partie AlloCaroline), impressionnante dans la démesure comme dans le minimalisme, et d’Alexis HK (première partie Les Babaars) très très drôle sur scène. Pour tous les détails, je vous renvoie à mes deux chroniques pour Zik’n'Blog grâce à qui j’avais obtenu des invitations :
Monaco Live Festival : Emily Loizeau est perchée
Alexis HK à Monaco : un bonheur éternel

georgealfred.jpgDimanche, j’ai commencé par assister à George et Alfred de Marie-Françoise Hans au théâtre de Cannes Alexandre III. Claire Tuloup-Duthieuw et Denis Duthieuw interprètent George Sand et Alfred de Musset juste avant leur séparation. A travers leurs disputes et leur réconciliation, la pièce évoque l’œuvre féministe de Sand et les excès de Musset. Mais à trop jouer la corde de l’amour passionnel, le récit tourne en rond pendant un certain temps avant de se renouveler dans la dernière partie. Quant à l’interprétation, j’ai particulièrement apprécié celle de Denis Duthieuw, impeccable.

Enfin, j’ai terminé mon week-end par le concert de Johnny au Nikaïa. J’ai trouvé le sexa très en forme. Il n’a proposé quasiment que des tubes et quels tubes! Encore un peu de patience, je vous raconte ça très vite.

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Zik’n'Blog
Théâtre Alexandre III

Monaco Live Festival : l’excellent Delerm

Lundi 12 octobre 2009

Grande première : j’ai vu mon premier concert à Monaco! Pourquoi pas avant? Sans doute un peu loin de Cannes et selon les lieux, trop cher. Ce n’est pas le cas pour le Monaco Live Festival : toutes les soirées sont à 15€. En plus, j’ai obtenu des invitations pour Zik’nBlog : autant en profiter.

Samedi, j’ai donc vu le nouveau spectacle de Vincent Delerm. J’avais déjà adoré la précédente tournée (lire ici),  le live A la Cigale qui en avait été tiré (voir mes Albums préférés) et le dernier album Quinze Chansons. La nouvelle tournée est-elle à la hauteur? Oui! Delerm réutilise ses meilleures idées et continue à inventer. Le spectacle est intime et spectaculaire touchant et très drôle. Si vous le pouvez, ne le manquez pas!

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Vincent Delerm à Monaco : « Tu vois un peu l’époque, l’ambiance » : ma chronique complète pour Zik’n'Blog
Vincent Delerm sur le site du label Tôt ou tard

Concerts de Septembre à Cannes : j’y étais!

Dimanche 4 octobre 2009

Cette année à nouveau, le Palais des Festivals de Cannes enchaînait quatre soirées de concert pour lancer sa saison « d’hiver ». Et à nouveau, j’ai obtenu des invitations presse afin de couvrir l’événement pour le site d’actualités musicales Zik’n'Blog. J’avais choisi trois soirées : Bertignac tout d’abord, que j’avais déjà vu en trio à Beaulieu-sur-Mer en 2005 (lire ici) et qui a été exceptionnel. L’après-midi, j’ai pu assister à sa conférence de presse mais malheureusement les interviews individuelles étaient réservées aux radios. Archive enfin, que j’avais vu au Palais en 2007 (lire ici), totalement fascinant. Entre les deux, Pete Doherty a fait son show à sa manière, montrant son talent pour la mélodie et l’insoumission mais prouvant un peu tard qu’il savait vraiment jouer de la guitare.

Voici mes compte-rendus sur Zik’n'Blog pour plus de détails. Bonne lecture!
Louis Bertignac : « Avec Band of Gnawa, on a des enregistrements mais on ne peut pas les sortir »
(interview et revue de concert)
Babyshambles à Cannes : Pete Doherty met le Palais des Festivals à l’envers
Archive à Cannes : la beauté secrète d’un groupe à plusieurs têtes

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Palais des Festivals de Cannes : la programmation
Zik’n'Blog : le site d’actualité international (si, si)