Archive pour le mot-clef ‘concerts’

Serge Lama au Cannet : un vieux routard

Lundi 28 janvier 2013

Ayant été invité par la production au concert de Serge Lama samedi dernier à La Palestre au Cannet, j’ai eu l’idée d’en faire profiter mes parents. J’ai donc utilisé ma mère comme envoyée spéciale et c’est elle qui vous relate ses impressions sur ce concert des 50 ans de carrière!

Serge Lama« C’est un « vieux routard du concert » que nous avons vu samedi soir. Comme il l’a dit lui-même : 50 ans de carrière, 10 000 concerts ! Et ça se voit.

Tout est réglé à la perfection. Pour présenter ses musiciens et jeunes musiciennes, pour enchaîner les chansons, pour rendre hommage aux personnes qui ont compté dans sa carrière, il nous raconte une histoire, avec des mots choisis, pleins de poésie. Car tout est là, nous avons bien devant nous un vrai poète qui se place pour moi, dans l’écriture au rang de Brel et Brassens et je me rappelle alors pourquoi j’étais alors si fan. Mais je ne l’étais pas seulement pour cela. Lui il avait une puissance et une justesse de voix qui me faisait penser au lyrique. Mais aujourd’hui le temps et les ennuis de santé ont eu raison de cette belle voix qui est moins puissante et moins juste (surtout dans les aigus, les basses restant correctes).

Cependant, ce qu’il a perdu en qualité il l’a certainement gagné en émotion car ça, il sait faire ! Parfois, il s’arrête quelques secondes à la fin d’un couplet avant d’enchaîner et la salle entière retient son souffle. Il chante a capela et sur la toute dernière chanson (Je suis malade) il pose même le micro. Et  quand il nous crie « tu vois je suis malade » on y croit et on est inquiet (et si c’était vrai ?) Il est sur scène comme chez lui et c’est comme s’il nous recevait dans son salon pour nous raconter les anecdotes de sa vie qu’il enchaîne toujours sur une chanson comme si elle était là pour illustrer son propos et non pas l’inverse. On ne s’ennuie pas une seule seconde ; c’est un film ou une pièce de théâtre qui se déroule devant nous. Il tient la scène 2 heures avec juste un répit au milieu pour se changer pendant que les musiciens continuent à jouer pour nous.

Dans le spectacle, il y a un élément essentiel, ce sont les lumières qui sont de véritables oeuvres d’art (C’est Serge Lama qui le dit lui-même). Elles décorent la scène comme aurait fait un décorateur dans un appartement en se servant du rideau et du fond de scène. C’est vraiment magnifique. Sur scène, un petit écran d’environ 2 m de haut sur 1,20 m de large est encadré d’une grosse moulure comme un tableau (on est bien dans son salon !). Il se sert de cet écran pour illustrer son récit et ses chansons mais surtout s’y affichent toutes les photos de ses amis et parents dont il parle avec, à la fin, un vibrant hommage à ses compositeurs Alice Donat et Eric Gilbert. Il chante même assis devant ce miroir et nous pouvons alors voir son visage en gros plan. En matière de complicité celle qui se voit le plus c’est celle avec Sergio son accordéoniste dont il parle souvent, qu’il regarde sans arrêt comme il regarderait un prompteur mais on sent que Sergio ce n’est pas seulement cela, c’est vraiment son Ami, son complice, son soutien.

Le seul bémol c’est la mélancolie qu’il affiche parfois sur le fait qu’il n’est plus tout jeune. Une chanson (nouvelle sans doute) dit, je crois, « je suis à l’heure d’arriver au bout de ma vie » et elle est assez flippante. On est un peu loin du Lama tonitruant et riant trop fort, bien qu’il chante toujours « Je t’aime à la folie la vie » avec le public. Mais comme vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé et c’était vraiment une belle soirée ! » F.M.

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Serge Lama : le site officiel
Serge Lama : en écoute sur Deezer

2012 : bilan des concerts, suite et fin

Dimanche 30 décembre 2012

Après les compte-rendus des concerts auxquels j’ai assisté au printemps et en été, place à ceux de l’automne et de l’hiver 2012. Variés mais tous excellents.

Louis Bertignac Le Cannet 171012Octobre : Louis Bertignac au Cannet
Alors que j’essaie de ne jamais le rater en concert, je n’avais pas encore vu Bertignac dans son Grizzly Tour, hormis sa courte première partie de Johnny au Stade de France (lire ici). J’avais vraiment aimé l’album (voir mon Top 5 albums 2011) et heureusement, il a donné sa dernière date  dans la petite salle de la Palestre : plus de trois heures de concert, brillant! Louis est arrivé plutôt fatigué, la voix hésitante, la guitare sans surprise. Il expédie assez vite « la p’tite vieille » (Cendrillon). Puis peu à peu, après quelques pauses bavardage décontracté + cigarette électronique + boisson inconnue, il se remet en forme et, au bout de trois quarts d’heure, le concert démarre vraiment : I love rock’n'roll suivi d’un Vas- guitare d’exception qui débouche sur Ca c’est vraiment toi. Enorme! Le concert ne retombe plus jusqu’à la fin, entre acoustique et reprises des classiques rock (il joue les Who comme personne). Un grand moment que Louis nous grave en intégralité sur clé USB à la fin du concert : que demander de plus?

Alexis HK Cannes 261012

Octobre : Alexis HK à Cannes
Alexis HK sur scène, c’est un personnage pince-sans-rire très drôle (lire ma chronique de sa précédente tournée). A Cannes, un soir de vigilance orange pour cause de pluie intense, la salle n’était pas vraiment pleine. Il s’en est amusé et ça lui a permis de renforcer son côté intimiste. Au départ, il nous prévient  que ses interventions très écrites laisseront plus de place à l’improvisation : il veut faire un concert plus qu’un spectacle. Effectivement, le sud lui inspire quelques réflexions sexuelles qu’il semble regretter à peine énoncées. Et musicalement ? On retrouve les musiciens des albums et de la précédente tournée et donc les ambiances du sympathique dernier album, Le dernier présent (lire ma chronique) avec plus d’amplitude. Une soirée chaleureuse réussie.

Sting Nice 121112Novembre : Sting à Nice
Une première pour moi : je n’avais jamais vu ni Sting ni The Police en concert avant. Back To Bass Tour : la promesse d’un retour à la basse mais aussi à la base. Effectivement, les musiciens qui l’accompagnent ramènent Sting à son côté rock. Beau parleur, il donne la vedette à chacun et s’adresse à nous en français et avec humour. Ain si, pour introduire Fields of gold, il commence par expliquer qu’il a, dans la campagne anglaise, une belle maison entourée de champs – non, un château ! Dommage que le public des gradins où l’on était se soit montré si guindé, demandant même qu’on s’assoie pendant les rappels! Le prix des places devait y être pour quelque chose. Mais peu importe, Sting a enchaîné dès le départ, If I ever lose my faith in you, Everything she does is magic et … Englishman in New-York pour finir par un autre enchaînement ininterrompu de tubes (voir la setlist). C’était l’essentiel!

Londres 011212 miniDécembre : Jason Mraz à Londres 
D’une pierre, deux coups : je n’étais jamais allé à Londres et je n’avais jamais vu Jason Mraz en concert. Pourtant, j’avais adoré ses premiers albums (lire ma chronique) et son dernier opus avait tourné en boucle dans mon nouveau casque Bose (lire ici) pendant plusieurs semaines (lire ma chronique). La salle de l’O2 Arena est une salle à taille humaine très agréable où la vue est excellente depuis les gradins : elle était parfaite pour l’ultra-sympathique Mraz. Arrivant sur scène très cool (évidemment), il enchaîne immédiatement, avec tous ses musiciens dont une section de cuivres, trois titres de son album précédent : Make it mine + Live highButterfly = bonheur! A part un moment d’exception sur le survolté Plane, le reste du concert reste dans cette ambiance (voir la setlist), avec beaucoup de titres des deux derniers albums, de l’acoustique, de l’humour et quelques surprises : Fly me to the Moon mixé à Lucky qu’il chante avec sa choriste violoniste ou encore un saxophoniste qui déboule torse nu des gradins pour Careless Whisper de George Michael ! Vivement la prochaine tournée!

Voulzy 141212 miniDécembre : Laurent Voulzy à Cannes
Encore une première pour moi : j’avais hésité à découvrir Voulzy sur cette tournée mais je n’ai pas regretté. Dès le départ, l’ambiance moyenâgeuse et un peu étrange de son Lys & Love est bien rendue : ses musiciens entrent avec une capuche sur la tête tandis qu’on écoute un peu longuement Le tableau qui ouvre l’album. Mais la suite est bien jouée en live, grâce notamment à deux choristes qui viennent de la musique classique : l’une joue du violon et l’autre de la harpe, du violoncelle, de la guitare et des claviers! Le groupe reçoit même le renfort d’une chorale de Nice. La quasi-totalité du CD y passe, agrémenté de reprises (Scarborough Fair) ou d’anciens titres de la même ambiance (Quatre nuages, Caché derrière). A chaque fois, le travail sur le son et les voix est remarquable. Pourtant, Voulzy était arrivé assez tendu, peu souriant, lançant des regards noirs à son guitariste et seconde voix qu’il n’a a pas arrêté de titiller jusqu’au salut final. Pourquoi? Mystère. La mise en scène est appliquée, peut-être trop. Voulzy lui-même paraît encombré de ses bras sans sa guitare. Mais les rappels sont très malins : il revient seul à la guitare acoustique pour jouer quelques extraits de ses plus gros tubes. Succès assuré!  Il n’aura pas compté son temps, pour notre plus grand plaisir.

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2012 premier bilan des concerts : les chroniques de la saison printemps-été

2012 : premier bilan des concerts

Lundi 22 octobre 2012

Je vous présente ma collection de chroniques de concerts printemps-été 2012. Du plus intime au plus spectaculaire, il y en aura pour tous les goûts. Je commence par mon coup de coeur.

Mai : La Grande Sophie à Monaco
J’ai enfin vu La Grande Sophie en concert. Dans la salle intimiste du Canton, où j’avais la chance d’être tout devant, Sophie a commencé par les deux chansons que j’aime le moins dans son album La place du fantôme (Ma radio, Tu fais ton âge). Je me suis dit : « Chouette, le reste du concert va être super! » et j’avais raison. Les arrangements très réussis de l’album sont parfaitement réinterprétés sur scène et permettent de colorer magnifiquement d’anciens titres comme Quand le mois d’avril ou cette reprise très réussie de Mistral gagnant. Et certains titres du dernier album ont vraiment pris une autre dimension à l’image de Dans ton royaume où Sophie bat le rythme au tambour : explosif. Du coup, le concert était beaucoup équilibré que l’album : on a bougé, on a chanté et bien sûr on a été ému. Surtout pendant Petite princesse : alors que les arrangements terriblement dépouillés accentuent la tristesse du thème (la disparition d’un enfant), Sophie descend de scène et se dirige vers une petite fille du public. L’amour ça pardonne pas. Et nous on t’aime, Sophie.

Mai : Coldplay à Nice
Sans être spécialement fan de Coldplay, ce concert au stade Charles Ehrmann a été pour moi un très bon moment. A vrai dire, je n’avais pas vraiment accroché sur les premiers tubes de Coldplay, trop mous, trop plaintifs à mon goût. Du coup, je n’avais suivi leur carrière que de loin et ce concert me les a révélés. Avec moins de ballades que de titres up-tempo, le concert n’a pas eu de baisse de régime. Et force est de constater le nombre de tubes du groupe, à l’instar de Paradise qui est devenu un de leurs hymnes, parfait pour ce genre de concert. Mais le spectacle allait au-delà de la musique : il y avait toujours quelque chose à regarder, à commencer par les spectaculaires écrans géants. Beaucoup d’animations colorées aussi, comme ces papillons géants s’élevant tout autour de la pelouse et bien sûr les bracelets interactifs distribués à chaque spectateur, vibrant au rythme de la musique. L’ensemble devait être encore plus beau des gradins que de la pelouse où on se trouvait. Mais l’ambiance y était tellement sympa ;)

Juin : Maurane à Monaco
J’adore Maurane et la voir en concert est toujours un plaisir. Elle est si naturelle et proche du public. Elle a toujours des anecdotes pleines d’humour à raconter qui mettent en valeur ceux qui travaillent avec elle (auteurs, compositeurs, musiciens). Sur cette tournée, elle a particulièrement mis en lumière Louis Winsberg, l’excellent guitariste qui l’accompagnait. Ses arrangements jazzy ont ramené Maurane à ses premières amours. Elle nous a d’ailleurs chanté un titre qu’elle avait écrit dans son adolescence. Pas le meilleur, de même que son dernier album, Fais-moi une fleur, malgré le  très réussi Je me sens bien qui ouvrait le concert. Le petit bonus sympa est venu de la première partie : le jeune québécois Antoine Gratton a fait une belle performance, notamment vocale mais aussi  instrumentale à la guitare mais surtout au piano. Et son album La défense du titre, tendance rock, que j’ai acheté à la fin du concert, contient quelques titres bien sentis. Belle surprise, Maurane l’a invité à la fin pour chanter Différente avec elle : classe!

Juin : Johnny Hallyday au Stade de France
J’avais vu Johnny à Nice (lire ici) sur ce que je pensais être une tournée d’adieu. Et bien non, il est revenu et c’est poussé par des amis que j’ai assisté le 16 juin à mon premier concert au Stade de France. Je me suis d’autant plus laissé tenter que la première partie était assuré par Bertignac que j’adore : directement parti sur 22m² qui ouvre son dernier album, le grand Louis n’a pas tardé à nous offrir ses tubes, comme à son habitude, de ses Idées-là aux classiques de Téléphone. Très court mais intense : j’étais limite en transe. Mais j’avais tout Johnny pour m’en remettre. Plutôt enroué au début, le patron s’est bien rattrapé. Autant il aurait dû éviter de se rouler par terre, autant il a eu raison de faire durer le set acoustique même s’il contenait plusieurs vieux titres que je ne connaissais pas. Le décor 3D était assez bluffant mais la pyrotechnie et les effets de lumière un peu légers en comparaison de Coldplay. Epaulé par quelques invités  sur la fin (Bertignac est de retour, je le reconnais à ses cheveux!), Johnny ne ménage pas ses efforts et réussit encore à nous faire passer un bon moment.

Juillet : Alanis Morissette à Lyon
Je ne l’avais jamais vue sur scène mais elle est fidèle à sa réputation. Seule fille de son groupe, Alanis envoie du lourd et, comme son nouvel album n’était pas encore sorti, elle a enchaîné ses tubes : et il y en a! Sur la totalité du concert, elle a joué une bonne moitié de son mythique premier album, Jagged little pill mais j’ai été surpris d’être aussi emballé par le titre Uninvited. On peut regretter que la plupart des morceaux restent très proches des versions studio (ou de son MTV Unplugged) mais certains évoluent doucement comme Hand in my pocket, bien reboosté. Comme une petite fille timide, Alanis semblait souvent surprise d’être applaudie. Et pourtant, il y avait de quoi.

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La place du fantôme, édition limitée, contient un DVD live acoustique de 2010 qui se conclue sur la déchirante Petite princesse. Pour l’entendre en live, prenez la tournée en route : elle passera notamment par l’Olympia dans un mois
Antoine Gratton sera lui aussi à l’Olympia, ce vendredi … en première partie de Maurane
Ma saison de concerts automne-hiver a commencé sur les chapeaux de roues avec un concert de Bertignac de 3 heures au Cannet! A suivre jusqu’en décembre : Alexis HK, Sting, Laurent Voulzy et Jason Mraz avec les comptes-rendus ici-même!

Retour sur 2011 : mon Top 5 Concerts

Jeudi 1 mars 2012

Après mon Top Albums, mon Top Chansons et mon Top Films, jetons un dernier regard sur l’année passée avec un classement des meilleurs concerts auxquels j’ai assistés en 2011. Une sélection publiée en janvier sur Zik’n'blog et que je vous commente enfin.

1. Lenny Kravitz – Black And White France – Zénith de Lille
Le dernier album était excellent (lire la chronique), le concert fut à la hauteur. Dans un décor des plus impressionnants avec trois écrans et larges projections, Lenny avait réuni un groupe plus complet que jamais. Sa section de trois cuivres a été parfaite pour fêter, sans le dire, les 20 ans de l’album Mama Said (4 titres dont le mythique Fields of Joy débuté à la flûte). Merci! Mais j’ai eu mon plus grand moment d’émotion lors des projections de ses photos d’enfance sur Black And White America (voir le clip). Lenny est toujours aussi proche de son public et à Lille, face à un public déchaîné, il a pris le temps de le savourer, quitte faire moins de chansons en rappel. Mais avec deux heures de funk-rock déchaîné et de ballades à pleurer, Lenny nous a à nouveau prouvé qu’il était le meilleur sur scène.

2. Jean-Louis Aubert – Roc Eclair Tour – Palais Nikaia, Nice
Depuis la séparation de Téléphone, j’avais plutôt suivi la trace de Bertignac, surtout sur scène. Mais je ne pouvais rater Aubert après l’avoir vu dans l’excellent DVD de sa tournée acoustique Un tour sur moi-même puis mettre le feu avec Un autre Monde lors du concert des Enfoirés 2010 à Nice. Une inquiétude restait sur sa voix mais, en débutant le concert par Je reviens, Aubert s’offre comme une renaissance. Pendant deux heures et demie, il a tout donné, accompagné par un groupe excellent. Démontrant son infinie générosité, il est allé jusqu’à quatre rappels pour être sûr de nous livrer tous ses tubes, même de la période Téléphone, jusqu’au sublime Voilà, c’est fini, qu’on attendait plus. Heureusement qu’il vient d’obtenir la Victoire de la Musique de la meilleure tournée : c’est la moindre des choses.

3. Alexis HK, Benoît Dorémus et Renan Luce – Seuls à trois – Salle Molière, Lyon
C’est dans un très joli petit théâtre de Lyon qu’on a vu se concrétiser la meilleure idée de concert de l’année : trois potes sur scène, chacun avec sa guitare, partageant et échangeant leur répertoire. Le plus connu, c’est Renan Luce, plus humble que jamais et qui n’a pas rechigné pas à nous chanter ses tubes. Ce fut moins le moins cas pour Alexis HK mais je suis tellement  fan de son écriture et de son personnage scénique  à l’humour froid. Quant au troisième, Benoît Dorémus, ce fut la révélation avec un beau moment d’émotion sur Deux pieds dedans (écouter). Du coup, j’ai acheté ses deux albums pour continuer à profiter de son joli grain de voix et de son écriture narquoise. Dans la bonne humeur, les trois compères nous ont offert des solos, des duos et des trios acoustiques très bien arrangés dont des reprises et plusieurs titres inédits pour une très belle soirée.

4. Nice Jazz Festival 2011
Le dernier Nice Jazz festival était une réussite : il m’était difficile de choisir parmi la quinzaine de concerts que j’y ai vus. Si on laisse de côté les concerts les plus jazz (lire ma chronique de la première soirée sur Zik’n'blog), j’ai surtout apprécié les musiques métissées d’Asa et de Carlinhos Brown (lire les chroniques et l’interview), l’électro de Nojazz (lire la chronique et l’interview) et de Morcheeba (la chronique et l’interview), la soul de Macy Gray et de Seal (lire les chroniques) et la funk d’Aloe Blacc et de mon chouchou Keziah Jones (lire les chroniques). Je ne pourrai pas y être l’été prochain mais je vous conseille de guetter la programmation qui sera dévoilée dans un mois.

5. Zazie – Za7ie en tournée – Palais Acropolis, Nice
Après avoir sorti un album de 7 fois 7 titres (ou presque : lire la chronique), les sélectionner pour la scène était déjà un premier challenge. Il fut à moitié réussi, plusieurs titres trop lents ayant pu être évités. Heureusement le duo avec Philippe Paradis était parfait. Un autre challenge était de sélectionner parmi les tubes des précédents albums! Le choix n’était pas complet mais très acceptable. Autre problème, annoncé par Zazie elle-même : le son n’était pas au top à cause de problèmes techniques lors des balances de l’après-midi. Et le concert est tout de même dans mon Top Concerts? Oui car en étant tout devant, on n’a pu que se laisser emporter par la joie et l’énergie dont Zazie continue à rayonner sur scène. Et c’est irremplaçable.

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La Grande Sophie le 19 mai à Monaco, Maurane le 1er juin à Monaco, Johnny le 16 juin au Stade de France et Alanis Morissette le 3 juillet à Lyon : mes principaux concerts à venir en 2012
Les Victoires de la Musique : les lauréats
A Nice en 2009, au Zénith de Paris en 2008 et à Bercy en 2004 : mes trois précédents concerts de Lenny. Il est à nouveau en tournée en France au printemps : n’hésitez pas!
Lenny Kravitz Online : le concert du 24 octobre 2011 à Lille en détail sur le forum français consacré à Lenny
Raphael Saadiq a assuré une très bonne première partie de Lenny à Lille. Il se donne vraiment sur scène, les musiciens sont excellents, ça groove. Mais comme sur disque,  ses chansons n’arrivent pas à se graver dans ma mémoire.
Alexis HK à Monaco : un bonheur éternel : ma chronique de 2009 sur la tournée des Affranchis pour laquelle Alexis HK était nommé cette année comme Artiste révélation scène
La setlist de Keziah Jones le 12 juillet au Nice Jazz Festival : à lire sur mon blog

La setlist de Keziah Jones le 12 juillet au Nice Jazz Festival

Mercredi 13 juillet 2011

Comme en 2006 et 2009, j’ai couvert pour Zik’n'blog le Nice Jazz Festival avec une accréditation presse me permettant de participer aux interviews des artistes.
Bien que réduit à cinq jours, le festival nouvelle formule a eu une programmation très riche mais mon chouchou sur scène reste Keziah Jones. J’ai donc essayé de noter la liste des morceaux de son concert d’hier soir. Là voici.

The Invisible Ladder
Pleasure Is Kisses Within
Ain’t No Sunshine (Bill Withers)
Simply Beautiful (Al Green)
When Doves Cry (Prince)
A Curious Kinda Subconcious
Million Miles From Home
Kpafuca
Deux chansons en Yoruba
1973
Next To You (?)
Beautiful Emilie
My Kinda Girl
Rhythm Is Love
Rappels : Impro avec le public
All Along The Watchtower (Bob Dylan – Jimi Hendrix)

Comme vous le remarquerez, j’ai besoin d’aide sur trois titres, alors si vous pouvez m’aider, merci d’avance!

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Ziknblog : mes chroniques des cinq soirs de concerts et les interviews de Carlinhos Brown, Nojazz et Morcheeba
Nice Jazz Festival : un 5e jour funky à fond : ma chronique du concert de Keziah Jones

Ma reprise live de « Ma mélodie » en vidéo

Vendredi 13 août 2010

Tout a commencé le 26 mars dernier : M donnait un fabuleux concert à Nice. Du coup, j’ai eu envie de reprendre son titre Ma mélodie tiré de l’album Qui de nous deux. C’était chose faite le samedi 22 mai, lors de mon concert gratuit d’une heure en plein air au 14ème Printemps Musical de Mouans-Sartoux. Le cadre était superbe puisque je jouais dans la cour du château de Mouans! Par contre, les autres scènes étant très proches, les balances ont été refaites au dernier moment (d’où des problèmes de retour et de larsen) et j’ai eu le son de la scène plus proche en bruit de fond pendant tout le concert. Malgré cela, mon petit matériel a bien intrigué : alors voici en vidéo ma pédale de boucle Roland qui enregistre et reproduit ma guitare acoustique en direct et ma pédale d’effets Zoom qui la transforme en guitare électrique (le son global étant enregistré sur MiniDisc)! Bon visionnage ;)

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Vidéos : toutes mes vidéos sur mon site
Enorme M à Nice : ce n’est plus un mystère! ma chronique du concert

Jazz à Juan : de Dee Dee à Melody, la soirée des ladies

Jeudi 22 juillet 2010

Cette année, Juan-Les-Pins fête les 50 ans de son festival de jazz créé en … 1960 (ça va, je vois que vous suivez). Dans ma ville natale, je ne pouvais manquer l’événement d’autant que je serai absent pendant les 15 jours du Nice Jazz Festival. J’avais choisi d’assister à la "ladies night" qui associait Dee Dee Bridgewater (que je connaissais bien), avec Melody Gardot (que je découvrais sur scène).

Dee Dee, je l’adore. Je l’avais déjà vue plusieurs fois à Nice et à Juan. Samedi soir, elle était en pleine forme. Le groupe est entré en premier : un contrebassiste, un batteur (que Dee Dee présente comme le meilleur du monde) et un saxophoniste (excellent), trois noirs au crâne rasé dirigés par un pianiste blond. Puis Dee Dee est arrivée sur scène dans une robe blanche à motifs, le crâne rasé, des lunettes de soleil contre le soleil couchant et un éventail en main. Elle nous explique que le concert sera consacré à Billie Holiday et entame Lady sings the blues. Elle raconte ensuite comme dans un sketch, qu’après trois mariages, elle cherche toujours l’homme de sa vie puis nous sert son numéro favori : le discours en anglais avec un accent français. Succès garanti. Elle entame alors pour My mother’s son in law (qu’elle traduit par "le beau-fils de ma mère" au cours de la chanson) un dialogue musical très réussi avec son contrebassiste.

Tour à tour panthère et peluche, Dee Dee est au somment de sa forme vocale : aigus parfaits, puissance et maîtrise, avec son fameux scat vocal où elle se transforme en trombone et même son imitation de la Billie qu’elle a incarnée dans une comédie musicale il y a 25 ans. Alternant moments de bravoure musicale du groupe (auquel est venu s’ajouter un jeune trompettiste très doué) avec ses anecdotes (le récit de ses achats dans Juan la veille : la robe qu’elle porte et un maillot deux pièces qu’elle a osé porté … dans sa chambre!) Dee Dee Bridgewater a largement mérité l’ovation debout d’une pinède comble à l’issue d’une heure vingt de bonheur. Le sien et le nôtre.

Le jour et la nuit. Une fois le soleil flamboyant couché, Melody Gardot est arrivée, canne en main, sur une scène magnifiquement éclairée d’ombres et de lumières. Elle a installé une atmosphère impressionniste par petites touches musicales, en commençant par effleurer les cordes du Steinway à l’intérieur de la caisse de résonance. Elle a ensuite susurré ses mélodies les lèvres collées au micro, la perruque blonde en émoi, balançant son bassin comme pour mieux offrir au public un profil moulé par sa robe comme par un sculpteur : évanescente incarnation de Marylin. Commençant en français et continuant vite en anglais, Melody parle avec une voix calme mais un débit très rapide. Après avoir salué la prestation de Dee Dee, elle nous dit sa chance d’être entourée de quatre hommes pour la soirée. Mais pour faciliter les choses, elle choisit de les prendre un par un pour nous les présenter. Elle commence par son saxophoniste, dont elle semble le plus proche même si elle se montre tactile avec les autres aussi.

Tous les musiciens auront l’occasion de montrer leur virtuosité : entre flûtes et saxophones, le saxophoniste ira jusqu’à jouer avec deux saxs … en même temps. Le batteur, qui est en même temps percussionniste, peut aussi bien jouer avec des baguettes, des balais, des maillets ou avec ses paumes, ou se lancer dans un solo de cymbales. Le contrebassiste, par ailleurs très groovy, ajoute un effet wha-wha à son instrument et prend son archet pour donner l’illusion d’un violon arabe. Quand au violoncelliste, il est proprement hallucinant puisqu’il va jusqu’à utiliser son instrument comme une guitare même en position verticale!

La douce bise qui annonçait l’arrivée de Gardot s’est peu à peu changée en bourrasques. Mais malgré une scène qui craque, la diva continue à distiller ses chansons d’amour ("l’amour est une addiction qui fait du bien et, même si elle te pousse à déménager, tu finis toujours par récupérer tes affaires!"). A la voix, au piano, à la guitare ou aux clochettes, Melody chante Les étoiles en français sous le ciel de la côte et face aux oliviers. S’en suit un passage lent un peu trop long mais Melody fait ensuite monter la sauce dans des rythmes brésiliens très bien menés où elle pousse le public à participer. Après son répertoire, elle choisit un final de reprises éblouissant : un Caravane époustouflant, un mélange Over the rainbow/Fever superbe et Summertime seule avec son contrebassiste. Etre ici, c’est comme un rêve pour elle. Pour le public, le bonheur aura été bien réel.

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Jazz à Juan : dernier concert du 50ème dimanche prochain
Biréli et Dee Dee, des talents différents réunis : ma chronique du concert de 2005 à Juan

Tété à Nice : des petites chansons qui ont toujours ma faveur

Dimanche 11 juillet 2010

Retour sur le dernier album de Tété et sur son concert hier soir à Nice.

Le premier clair de l’aube : dès la sortie du dernier album de Tété, je me suis évidemment précipité dessus. Mes premières impressions ont été très bonnes. L’album, enregistré aux U.S. sonne excellemment bien, avec une bonne dose de blues qui ne s’entend pas forcément dans le premier extrait L’envie et le dédain. Le niveau global est élevé (pas de titre à enlever) avec plusieurs chansons vraiment excellentes : en tête, Le bal des boulets, Bye-bye et Petite chanson avec son allusion assez claire à La faveur de l’automne ("Sors de ma vie petite chanson …"). Le son blues et direct me ramène au premier album de Tété, L’air de rien avec une nouveauté : une deuxième guitare, électrique elle, qui apporte une vraie couleur. Le magnifique A la faveur de l’automne qui avait suivi me paraît maintenant trop surchargé, avec des passages réellement boursouflés. Le très folk Sacre des Lemmings, troisième album, est finalement mon préféré. Car il manque quelque chose au Premier clair de l’aube. Avec le temps, il me semble que c’est dans les textes : rien n’est au niveau des jubilatoires Une bonne paire de claques ou Madeleine Bas-de-laine. Pas d’hymne engagé en vue non plus. Néanmoins un album hautement recommandé.

Hier soir, Tété clôturait la Crazy Week au Théâtre de Verdure de Nice. En formation "acoustic power pop", comme Tété la définit dans l’album, il était accompagné de Mano à la contrebasse et Philippe Entressangle à la batterie (qui jouait sur ses deux précédents albums). Lui-même a alterné deux guitares folk et une acoustique. Le son est brut, les rythmes plutôt rapides dans l’ensemble. Le dernier album (entièrement joué) est entrecoupé de quelques classiques, d’anciens titres moins connus et de blues en anglais (sans doutes des reprises), à mon goût les moins utiles dans le spectacle. A son habitude, Tété garde sur scène une bonne humeur communicative, drague les filles de Nice (accusées de lui faire perdre le fil du répertoire) et pousse le public à participer. Mais certaines chansons que j’attendais ne sont jamais venues. Du coup, avec moins d’une heure trente, le concert m’a paru un peu frustrant. J’avais préféré Tété dans sa précédente tournée avec un groupe plus fourni et deux choristes féminines qui m’ont manqué (comme la deuxième guitare). Mais malgré un show un peu uniforme, je peux dire que j’ai passé un maudit bon moment.

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Tete.tv contient notamment les célèbres vidéos de Tété, désormais bilingues
Crazy Week : un festival niçois très éclectique qui a succédé à celui des Enfants du rock. Cette semaine, il a malheureusement subi la défection de Peter Doherty au dernier moment
Caligagan : l’incontournable grosse voix des premières parties de la Côte sort son nouvel album. Pour son propre rappel, il a repris hier Is this love de Marley. Et Tété, pour son rappel, l’a invité à partager une Redemption Song du même Bob
A lire : mes chroniques sur les concerts de 2007, de 2004, Le Sacre des Lemmings et A la faveur de l’automne

Enorme M à Nice : ce n’est plus un mystère!

Samedi 3 avril 2010

Octobre 2004 : le passage à Nice de M alias Matthieu Chedid pour sa tournée En tête à tête était pour moi une révélation (lire ma chronique). Plus de cinq ans après, il nous a offert le 26 mars dernier à Nikaïa un nouveau concert exceptionnel. En première partie, j’ai raté le chanteur-percussionniste David Walters qui a terminé à 20h10! Heureusement, je l’avais vu lors du Nice Jazz Festival 2006 (lire ma chronique). Moins d’une demi-heure plus tard, les six musiciens de M apparaissent sur scène : l’habituel batteur Cyril Atef, un clavier, une bassiste, un guitariste mais aussi sa sœur Ana aux chœurs et au piano et son frère Joseph dit Jojo aux guitares, claviers, batterie, déguisements et blagues. M, lui, chante la première chanson en coulisse.

Mister Mystère : M entre en scène et le concert commence fort. Très fort même, puisque deux titres plus tard M lance un Ca sonne faux sur lequel il entre déjà en transe : Cyril Atef se jette dans le public, M part faire son solo dans la fosse puis dans les gradins, ovationné par la foule. Le public est en communion avec lui, il bouge avec lui, il chante avec lui, il crie avec lui. Rares sont les artistes qui obtiennent une telle ambiance en fin de concert. En tout début, c’est exceptionnel. Et risqué pour la suite. Mais là où M est fort, c’est qu’il réussit à tenir son public jusqu’au bout.

Malgré quelques morceaux plus torturés, dont une des lettres à Tanagra, le public des gradins ne se rassoit plus que sur quelques ballades. M revisite surtout son dernier album : Hold Up, qu’il a dérobé à son père, est montré dans une version très réussie et l’excellent Est-ce que c’est ça que j’attendais s’enchaîne avec La belle étoile. Amssétou, inspiré du Mali (on pense forcément à Amadou et Mariam), était faite pour une apothéose avant les rappels. Je l’espérais enchaînée avec l’énorme Mama Sam. Mais finalement, elle suffit à mettre l’ambiance : des filles qui montent sur scène, la salle qui danse et David Walters que M fait revenir sur scène pour une impro vocale. Le bonheur.

Premier rappel : M revient devant le rideau baissé et commence un medley de ses tubes une guitare acoustique à la main et un pied de grosse caisse au sol. On se dit que le concert va se calmer. Au contraire, la salle est debout et l’ambiance incroyable. Le Machistador qui suit est la dernière explosion d’adrénaline de le soirée, les deux rappels qui suivent nous permettant de décompresser. Et le plus beau, c’est que le concert est beau. Inspiré de l’esthétique de l’album, tout joue sur le noir et blanc, l’ombre et la lumière : la scène, les projections (live ou enregistrées), les incrustations. La mise en scène offre mille trouvailles drôles ou poétiques qui s’ajoutent aux moments d’impros incroyables et à ce lien si particulier que M tisse avec son public. Plus de mystère : Mister M nous offre ce qu’il y a de meilleur.

Liens
Mister Mystère : le site officiel
NPG Monaco : une chronique du même concert par un autre Eric avec photos, articles de presse et vidéos

Clarika en vrai au Transbordeur de Villeurbanne

Samedi 27 mars 2010

Ca y est, j’ai assisté à mes premiers concerts de l’année! Bon, on pourrait dire que ça a commencé fin janvier avec les Enfoirés à Nice même si lors de la répétition à laquelle j’ai assistée, je me suis senti plus à l’enregistrement d’une émission télé qu’à un concert. J’y reviendrai. Mais en l’espace d’une semaine j’ai assisté à deux spectacles exceptionnels : ceux de Clarika et de M.

Un an après le début de sa tournée et deux annulations à Nice, c’est à Villeurbanne que j’ai enfin vu Clarika dans son nouveau spectacle. J’avais suivi la très réussie tournée Joker sur plusieurs dates et je vous en ai parlé à chaque fois ;) Ma première interrogation était donc de savoir si Clarika pouvait faire aussi bien? La réponse est : oui!! Il faut dire qu’on a vu le concert dans d’excellentes conditions : le Transbordeur est une petite  sans fauteuils (parfait pour un concert de Clarika) et, malgré une salle bondée, nous étions tout devant la scène (merci à Karine d’avoir gardé la place!).

La saveur du nouveau cocktail ne surprend pas : même équilibre entre chansons lentes et rapides, drôles et graves et entre les moments poétiques et les délires. Les anecdotes décalées apportent toujours leur piquant irrésistible (Belmarre, si tu nous écoutes!) mais avec un musicien de plus, l’accompagnent musical semble plus riche. Enfin, le menu proposé, je veux dire le choix du répertoire, est optimal : après une arrivée en fée, Clarika commence par Tu dors tout le temps, chanson-phare de son premier album J’attendrai pas cent ans! Excellente mise en bouche. Ensuite, les chansons du dernier album, bien réinterprétées, s’enchaînent surtout avec des extraits de Joker. Puis vient mon moment préféré où, parmi ses incontournables, Clarika enchaîne Bien mérité, Ca s’peut pas et Patricia. La perfection. En les liant à Joker et Ne me demande pas, Clarika offre en quelques titres le meilleur concentré de son talent. Moments magiques.

Je ne vous en dévoilerai pas plus. Je vous dirai encore une fois que ces grands moments de délire et d’émotion ne peuvent se vivre qu’en concert alors n’hésitez plus. L’ambiance au Transbordeur était incroyable, avec un public extrêmement réactif. Clarika elle-même a plusieurs fois affirmé avoir vécu l’un des meilleurs concerts de sa tournée. Même de plus en plus sollicitée, elle reste enfin très accessible pour ses fans en fin de concert. Dernière preuve de sa grand singularité. Alors, tentés ?

Liens
Mes (quelques) photos du concert sur Facebook
Clarika, le site non officiel continue (même si l’adresse clarika.fr ne fonctionne plus)
Sidaction : vous savez qu’on est en plein cœur du week-end annuel de mobilisation. On peut donner maintenant pour soutenir les actions de solidarité, de prévention et de recherche et pour essayer de battre le record de dons. Le reste de l’année, on peut aussi opter pour le don régulier comme je l’ai fait.