Vendredi dernier, j’ai assisté à la nouvelle création du théâtre de Cannes Alexandre III. Il s’agissait du deuxième spectacle du « Cri du chœur », un quatuor vocal se définissant lui-même comme « polyphonicomique ». Leur premier spectacle, créé à Nice, était déjà passé par Cannes et il m’avait notamment marqué par une parodie d’ancienne chanson paillarde qui constituait le fil rouge du spectacle
Dans ce nouveau spectacle, on retrouve presque la même équipe : Solange, la vamp à lunettes, Benoît le guitariste dont j’adore les mimiques et Claude le grand maigre (au torse sec et musclé). La nouvelle arrivée, surnommée Michelle, est toute en rondeurs (Benoît ne cesse de s’en moquer) et pique des crises mémorables.
Le spectacle est entièrement constitué de chansons originales, pour la plupart parodiques, auxquelles se superposent les effets de mise en scène ou les sketchs jouant sur les caractères des personnages et leurs interactions. C’est souvent très drôle, en particulier dans toute la première partie : la musique slave (avec « une petite touche de Rom ») sonne lieu à un moment très réussi suivi d’un délire avec les légumes, irrésistible! Plus tard, c’est toute l’histoire d’un couple qui est mise en chanson entre ironie et émotion. Nouvelle miette d’émotion avec la chanson solo de Michèle et intermède très sensuel sur une chanson en faux latin. La dernière partie du spectacle part plus dans le délire avec une fausse tragédie très outrée et un zoo-parano survolté. Pour finir plus tranquillement sur une parodie de flower-power. Un grand bravo pour l’originalité, la mise en scène inventive d’Alain Terrat, l’énergie des quatre chanteurs et la drôlerie de l’ensemble. Il reste encore des représentations : profitez-en!
Liens
Théâtre de Cannes : dates et réservation en ligne
FNAC.com : pour réserver (un peu plus cher)
Le cri du chœur : le site de l’ancien spectacle
Dimanche, j’ai commencé par assister à George et Alfred de Marie-Françoise Hans au théâtre de Cannes Alexandre III. Claire Tuloup-Duthieuw et Denis Duthieuw interprètent George Sand et Alfred de Musset juste avant leur séparation. A travers leurs disputes et leur réconciliation, la pièce évoque l’œuvre féministe de Sand et les excès de Musset. Mais à trop jouer la corde de l’amour passionnel, le récit tourne en rond pendant un certain temps avant de se renouveler dans la dernière partie. Quant à l’interprétation, j’ai particulièrement apprécié celle de Denis Duthieuw, impeccable.
Eric Maïolino en concert
Dimanche dernier, c’était la première fête de la musique où je donnais un concert! Quelques amis m’avaient soufflé l’idée de participer au Casting de la Ville de Cannes : j’ai donc envoyé deux chansons par email et j’ai été sélectionné! La suite a été moins simple car 10 jours avant le concert, je ne savais toujours pas où ni à quelle heure je jouais. Jusqu’au jour de ma représentation théâtrale, le 11 juin, où notre metteur en scène m’a montré les flyers édité par la ville : j’étais prévu en plein cœur du quartier de la Bocca, en première partie de la scène « rock ». Mais un contre-ordre est arrivé par email le lendemain : suite aux désistements de plusieurs groupes, j’étais finalement programmé dans le quartier du Riou sur la scène … « Rap R’n'B »!
Dimanche 21 juin à Cannes, ce sera Ze fête de la musique. C’est pas moi qui le dis, c’est la Ville de Cannes. La mairie a organisé un Tremplin Talents Cannois et m’offre 30 minutes de concert gratuit. Au programme, une sélection de mes chansons, depuis Où est mon âme ? enregistrée sur mon premier album autoproduit jusqu’à mon dernier inédit, L’exilé, qui n’est pas encore en ligne. Ce sera un concert guitare-voix (plus ma pédale de boucle) avec une petite préférence pour des titres plus amusants ou plus enlevés. Et en bonus, éventuellement une reprise de Clarika
Comme en janvier dernier (