Archive pour le mot-clef ‘cinéma’

Fête du Cinéma 2009 : un très bon crû

Lundi 13 juillet 2009

Cette année, la fête du cinéma inaugurait une nouvelle formule à 7 jours au lieu de 3. Heureusement, j’ai été raisonnable et je ne suis allé voir que 16 films! Comme chaque année, voici mon classement en commençant cette fois par les films que j’ai préférés. Mais ce classement ne signifie pas grand chose tellement le niveau des films était élevé cette année. Pour le dire simplement : je n’ai vu que des bons films!

Slumdog Millionnaire (VO) de Danny Boyle avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto
Un chef-d’œuvre. Je craignais que le film ne soit pas à la hauteur de sa réputation : il l’est! Dès les premières minutes, on a la certitude d’entrer dans un film d’exception et le rythme ne faiblit pas jusqu’à la fin. On est sans cesse secoué par toutes sortes d’émotions des plus violentes aux plus touchantes. Un film baroque qui fait le meilleur portrait possible de l’Inde moderne.

L’âge de glace 3  – Le Temps des dinosaures (VF – 3D) de Carlos Saldanha avec Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun
Comment ne pas être fan? Ce nouveau volet est encore plus drôle et plus enlevé que les précédents. Les nouvelles aventures de Scrat sont des plus réussies. Ce film est un modèle du genre dans sa façon de marier l’action et l’humour en même temps et au même niveau. Les séquences finales notamment sont éblouissantes. Quant à la 3D, elle donne une profondeur magique à l’image et souligne encore mieux ce jeu de perspectives entre le très petit et l’immense. Courez-y!

Good Morning England (VF) de Richard Curtis avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans
Bien que n’ayant pas pu le voir an anglais, j’ai passé un très bon moment. Le film raconte l’histoire d’une radio rock pirate émettant depuis un bateau en Angleterre dans les années 60. Illustrant la devise « Sex & rock’n'roll », le film enchaîne à un rythme soutenu des séquences toujours très drôles et pleines de trouvailles, brossant une galerie de portraits hors du commun. Et la bande musicale est un vrai bonheur!

Terminator Renaissance (VF) de McG avec Christian Bale, Sam Worthington
L’évolution de la saga est l’illustration même des progrès fulgurants des effets spéciaux. Grâce à une histoire solide et d’excellents acteurs, le film ne faiblit pas une seconde et culmine, à mon goût, dans une course poursuite motos-camion-vaisseau qui dépasse tout ce que j’avais pu voir. Une vraie réussite.

Millénium (VO) de Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace
Basé sur une intrigue de résolution d’énigme, assez classique mais très bien construite, Millénium tire toute son originalité et son sel de la présence de personnages torturés et/ou pervers dont les penchants nous sont décrits plutôt précisément. Du coup, tout le film baigne dans une atmosphère étrange et attirante et nous surprend jusqu’au bout.

Tellement proches de Eric Toledano et Olivier Nakache avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré
Bien que n’étant pas très tenté au départ, j’ai beaucoup aimé. L’ensemble est très drôle, en particulier la séquence de la première soirée. Les répliques sont très bien écrites et les personnages vraiment originaux. D’ailleurs, tous les comédiens sont excellents. Je le conseille!

Lascars de Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec Vincent Cassel, Omar Sy
Basé sur un comique de situation éprouvé, ce « petit » film d’animation séduit grâce à son graphisme décalé, ses personnages bien définis et excessifs et son écriture très précise. Le rythme est très speedé et on rit tout du long.

Anges et démons (VF) de Ron Howard avec Tom Hanks, Ewan McGregor
Le thème est original, l’histoire bien construite (précisons que je n’avais pas lu le livre) mais le traitement du film m’a semblé un peu trop classique voire mécanique. La fin par contre est très réussie.

Les beaux gosses de Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo
Une bonne surprise : le dessinateur de BD a parfaitement su retranscrire les divagations de jeunes élèves de troisième, plus vrais que nature. Le héros du film incarne bien l’ado totalement ignorant des filles comme de ses propres sentiments, tandis que les filles paraissent plus déterminées. Tous les rôles sont parfaits, d’Emmanuelle Devos en principale à Noémie Lvovsky en mère dépressive : j’ai beaucoup ri!

La première étoile de Lucien Jean-Baptiste avec Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard
Une très bonne comédie, originale par son thème et parfaitement interprétée par son réalisateur. On regrette juste que le côté « social » voire revendicatif du début finisse par laisser la place à une avalanche de bons sentiments qui engloutit tout le monde.

Jeux de pouvoir (VF) de Kevin Macdonald avec Russell Crowe, Ben Affleck
Du très classique, très bien joué mais sans véritable surprise. Là où j’attendais une réflexion sur les rapports entre les journalistes et les politiques, j’ai vu plutôt un thriller avec de vrais moments de suspense et une étude psychologique assez poussée du journaliste interprété par Russel Crowe.

Looking for Eric (VO) de Ken Loach avec Eric Cantona, Steve Evets
J’y allais à reculons et le début semblait me donner raison : un père en difficulté sociale, familiale et psychologique puis l’apparition de Cantona qui donne lieu à deux longues séquences, celle de supporters dans un bar puis celle présentant les exploits du footballeur. Mais, dès ce passage fini, l’histoire s’accélère et le rythme ne faiblit plus jusqu’à la fin. Le suspense, très bien mené, cède la place à un final à la fois crédible et totalement déjanté qui est un vrai bonheur. Etonnant!

Very bad trip (VF) de Todd Phillips avec Bradley Cooper, Ed Helms
Peut-être surestimée, voilà une comédie assez barrée mais loin d’être un chef-d’œuvre. Le scénario est foisonnant mais le film aurait sans doute gagné à ne pas souligner si souvent ses effets les plus potaches.

Coraline (VF) de Henry Selick avec Claire Guyot
J’aurais peut-être préféré la version originale et en 3D. Quoi qu’il en soit, le réalisateur de l’Etrange Noël de M. Jack reprend des thèmes (la dualité des choses) et une esthétique semblables (les décors, le personnage du chat, la musique) sans retrouver la même magie. Les personnages ne m’ont pas semblé attachants et j’ai suivi l’histoire sans être emporté.

Amerrika (VO) de Cherien Dabis avec Nisreen Faour, Hiam Abbass
Amreeka, sous son titre original, est un film assez étonnant qui raconte des choses profondes voire graves tout en ayant l’aspect d’une comédie. On apprécie surtout la justesse des détails, notamment la description de la vie en Palestine ou le passage de la douane américaine : « Nationalité? Nous n’en avons pas. Comment ça, vous n’avez pas de pays? Non, nous sommes palestiniens. »

Etreintes brisées (VF) de Pedro Almodóvar avec Penélope Cruz, Blanca Portillo
La sublime Penélope Cruz rayonne face à la caméra d’Almodóvar qui s’essaie à toutes les formes de film dans le film. L’histoire est typique du cinéaste mais face à la drôlerie de la séquence de « Femmes et valises » révélée à la fin, on regrette qu’il n’ait pas choisi de faire une vraie comédie.

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La Fête du Cinéma, le site officiel
Les fêtes du cinéma 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des quatre années précédentes

James Bond sauve à nouveau le monde et la Bolivie

Dimanche 2 novembre 2008

Ils ont bien fait de choisir Daniel Craig pour jouer James Bond : ils m’ont gagné comme nouveau spectateur! Casino Royale est en effet le premier film de la série que j’ai vu au cinéma! Vendredi nous l’avons revu sur notre PS3 (Sony nous avait offert le Blu-Ray ;) ) et hier nous étions au cinéma pour Quantum of Solace, sa suite directe. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi bien : pour moi, la poursuite « à pied » du début avec le traceur français Sébastien Foucan était indépassable. Et effectivement la première poursuite, qui se fait « à pied » dans les rues de Sienne, apparaît plus comme un clin d’oeil que comme une tentative de dépasser la première.

Le reste est à l’avenant. On garde l’esprit percutant du précédent mais l’absence de gadgets commence à trop banaliser le film. Dans Casino Royale, l’analyse de sang et le défibrilateur me suffisait. Ici, seul le centre du MI6 avec ses écrans façon Minority Report joue la carte des Nouvelles Technologies. C’est peu. Quant à l’histoire, on se retrouve entre une organisation secrète façon Alias et des affaires de coups d’état « à l’ancienne ». Malgré tout, le film est bien rythmé et réserve quelques surprises. Enfin, Mathieu Amalric incarne particulièrement bien le rôle du méchant. Le film est un peu court tout de même. Et, malheureusement, Daniel Craig n’apparaît pas cette fois en maillot :P

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Quantum of Solace sur AlloCiné qui tente de donner une explication au titre
Casino Royale : ma critique express sur mon précédent blog
Sébastien Foucan in english

Aujourd’hui, la Palme d’or entre les murs des cinémas

Mercredi 24 septembre 2008

Entre les mursC’est aujourd’hui que sort Entre les murs, ou plutôt qu’il entre dans les salles … de cinéma. Dans mon collège de Cannes, il est déjà entré dans les salles de classe, le lendemain de la remise de la Palme : je vous ai raconté ici comment les élèves de 4ème et 3ème ont été invités à suivre sa projection au Palais des Festivals. Pour ma critique du film, je vous renvoie donc à ma chronique de l’époque où mes impressions étaient « plutôt bonnes » …

J’ai été très étonné d’entendre dans certains médias que ce film serait une ode à une sorte de  pédagogie libre, voire laxiste, où les élèves n’auraient pas de notes etc. Il n’en est rien. Le film est d’abord un constat d’une certaine réalité du collège. Il choisit de se centrer sur les joutes verbales qui peuvent parfois s’instaurer entre élèves et professeur pour mieux montrer les relations entre les élèves, les professeurs et la société. Ou comme l’écrit le réalisateur Laurent Cantet, montrer la salle de classe « comme une caisse de résonance, un lieu traversé par les turbulences du monde, un microcosme où se jouent très concrètement les questions d’égalité ou d’inégalité des chances, de travail et de pouvoir, d’intégration culturelle et sociale, d’exclusion » (AlloCiné). Ca ne fait pas de lui un manifeste pour tel ou tel type d’enseignement. Mais maintenant qu’il est en salles, vous pouvez vous faire votre propre avis.

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J’ai monté les marches pour la Palme d’Or : ma critique du film
Entre les Murs, Palme d’Or Cannes 2008 : le site officiel du film

Batman, un chevalier bien noir

Samedi 13 septembre 2008

Le Chevalier NoirPour commencer, rappelons à ceux qui ont du mal à suivre qu’après deux magnifiques Batman signés Tim Burton puis deux autres (que je n’ai même pas vus, je crois) par Joel Schumacher, Batman est revenu au point de départ avec le bien-nommé Batman Begins. La façon dont le réalisateur Christopher Nolan se détachait de l’esthétique Burtonienne pour tendre vers un réalisme sombre et prenant m’avait laissé un très bon souvenir. Pourtant, je viens de relire ce que j’en avais écrit à l’époque : « à tout vouloir expliquer (…) le film me semble perdre le mystère et la folie qui faisait le charme des films de Tim Burton ». Eh bien j’ai ressenti la même déception pour ce deuxième volet.

Le Chevalier Noir est vraiment un bon film. On ne peut pas dire que l’action soit permanente mais il y a quelques moments très spectaculaires et on ne voit pas passer les 2h30. Mais le film ressemble trop à la production habituelle des studios américains, même si le fond en est peut-être plus noir. En tout cas tout est désespérément réaliste voire crédible. Quant au Joker, assez flippant quand il passe son canif près des lèvres de ses victimes, il est loin d’atteindre la flamboyance du premier. Mais pouvait-on rivaliser avec Nicholson? Double-Face est, lui, parfaitement effrayant et on aurait aimé qu’il tienne une vraie part dans le film. Au final, il va falloir que je me rende à l’évidence : je préférais les Batman de Tim Burton ;)

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The Dark Knight, Le Chevalier Noir sur AlloCiné
Batman Begins, ma critique complète sur mon ancien blog
L’Olympia, le cinéma de Cannes où l’on va le plus souvent. Pourtant, je ne devrais  pas leur faire de pub vu que je sors d’une semaine d’angine : à cause d’une clim démesurée, la salle était glaciale et 2h30 dans une chambre froide ça ne pardonne pas :(

Fête du cinéma 2008 : mon classement

Dimanche 6 juillet 2008

Comme chaque année désormais, voici quelques chroniques rapides des 11 films que j’ai vus lors de la dernière Fête du cinéma, en commençant par les films que j’ai le moins aimés pour finir par mes préférés.

Bienvenue chez les Ch'tisBienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon avec Kad Merad et Dany Boon
Connaissant des gens du Nord (si, si, je vous assure!), il fallait bien que je finisse par aller voir le film « phénomène ». Eh bien, pour un cannois né à Antibes, voilà un film très énervant : tous les sudistes sont présentés comme des crétins (surtout la femme) jusqu’à leur découverte miraculeuse des ch’timis. Franchement, il faut être idiot pour confondre les « siens » avec les « chiens »! Un peu plus de nuance aurait été bienvenue car le film réserve finalement quelques bons moments.

EldoradoEldorado de Bouli Lanners avec Bouli Lanners et Fabrice Adde
Ce road movie belge, très bien interprété, réserve de beaux moments, notamment les trois rencontres faites lors du voyage des deux protagonistes : l’effrayant collectionneur, l’excellent Alain Delon et la mère très touchante. Mais malgré son originalité, le film manque malheureusement de rythme.

A bord du Darjeeling LimitedA bord du Darjeeling Limited (en V.O.) de Wes Anderson avec Owen Wilson et Adrien Brody
Je m’attendais à un film plus enlevé et plus drôle. Le tout et certes très original (à commencer par la première partie) mais on a parfois du mal à suivre les motivations des trois personnages, ce qui donne un aspect décousu à l’ensemble. Reste cet humour anglais décalé qu’on adore.

La graine et le muletLa graine et le mulet de Abdellatif Kechiche avec Habib Boufares et Hafsia Herzi
Le film démarre assez lentement et j’avoue avoir eu peur de ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout. Et à un moment, on est pris dans l’histoire jusqu’à la fin qui nous paraît arriver très vite! Bref, un film à la forme étonnante pour lequel j’aurais attendu une fin plus explicite.

Valse avec BachirValse avec Bachir (en V.O.) de Ari Folman avec Ari Folman et Ori Sivan
Plus qu’un film sur la guerre, voilà un beau film sur la mémoire, le narrateur essayant de reconstruire ses souvenirs perdus grâce à ceux des autres. La transformation des rêves, souvenirs et interviews en dessins est une vraie réussite esthétique et émotionnelle. Je comprends que certains se soient étonnés de l’absence du film au palmarès du dernier Festival de Cannes. Mais il faut un temps pour s’habituer à de l’hébreu sous-titré et ne pas s’attendre à une explication de la guerre du Liban, le film n’en traitant qu’un moment précis.

Il y a longtemps que je t'aimeIl y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein
Malgré mes réticences pour entrer dans un « drame familial français », le film a fini par me prendre grâce surtout au jeu des acteurs, Elsa Zylberstein en tête, et à l’absence totale de pathos. On en retient des personnages originaux et très attachants : les malicieux P’tit Lys et son grand-père ainsi que le commissaire, très touchant.

Into the WildInto the Wild (en V.O.) de Sean Penn avec Emile Hirsch et Marcia Gay Harden
Je n’avais pas compris que le titre signifiait « Dans la nature ». Du coup, j’ai peu accroché aux deux premiers « chapitres », incapable de m’identifier à ce héros qui rejette en bloc toute civilisation. De plus, les nombreuses citations littéraires sont un peu difficiles pour un non-bilingue. Par contre, j’ai beaucoup aimé les deux derniers chapitres qui donnent tout son sens à cette histoire qui se révèle vraie. Reste un beau portrait mais un peu long.

La Personne aux deux personnesLa Personne aux deux personnes de Nicolas et Bruno avec Daniel Auteuil et Alain Chabat
Des 11 films que j’ai vus, c’est celui où j’ai le plus ri. L’idée est originale et plutôt bien traitée même si l’histoire part en live vers la fin. Pourtant je n’étais pas fan du concept Gilles Gabriel qui ressemble trop à une transposition dans les années 80 du Chris Conty imaginé par Jean-Jacques Nyssen. Mais je conseille le film!

SaganSagan de Diane Kurys avec Sylvie Testud et Pierre Palmade
Un très beau film, bien écrit et très bien interprété notamment par Sylvie Testud même si le ton qu’elle adopte est un peu répétitif au début. Même Arielle Dombasle est parfaite dans son rôle, c’est-à-dire très agaçante! Et j’ai beaucoup aimé Pierre Palmade jouant Chazot qui a les meilleures répliques du film. Seule déception, la fin qui traîne un peu en longueur.

ParisParis de Cédric Klapisch avec Juliette Binoche et Romain Duris
Un très beau film à la Lelouch où les histoires des différents personnages se croisent avec intelligence et fluidité. Tous les acteurs sont formidables, de Luchini à Romain Duris (il faut le voir dans son costume blanc à paillettes :D ) en passant par Albert Dupontel, Julie Ferrier ou Karin Viard qui joue une boulangère à mourir de rire! On rit, on est touché (« On va chez toi ou chez moi? »). On est emporté.

Bon baisers de BrugesBons baisers de Bruges (en V.O.) de Martin McDonagh avec Colin Farrell et Brendan Gleeson
Simplement appelé In Bruges en anglais (ou plutôt In fucking Bruges dans le texte ;) ), ce film est un petit bijou plein d’humour, très étonnant et très bien interprété notamment par un Colin Farrell parfait. Ne vous attendez pas à un film d’action : l’histoire prend son temps mais on ne s’ennuie pas. On rit, on pleure et le final est tout bonnement sublime. Le film vient de sortir : courez-le voir!

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Les fêtes du cinéma 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des trois années précédentes

Sex and the City : le bonheur sur grand écran

Dimanche 15 juin 2008

Sex and the City - Le filmEnfin, il est arrivé! Fan de la série depuis le début, j’en ai vu l’intégralité des épisodes et la plupart au moins deux fois. J’ai toujours trouvé l’écriture extrêmement intelligente et les situations à la fois pertinentes et drôles. La série me ramenait en fait de près ou de loin à ma vie de célibataire. J’attendais donc ce film qui était annoncé depuis longtemps. Heureusement, le Rialto à Nice le jouait en anglais. Ayant pris l’habitude de voir la série en V.O., je n’aurais pas pu revenir à la version doublée.

Eh bien j’ai marché à fond. Certes, le film est plus grand grand public que la série mais il ne pouvait pas en être autrement. De plus, les quatre héroïnes étant casées au début du film, l’histoire tourne plus autour des quatre lettres de LOVE que des trois de SEX. On retrouve d’ailleurs l’esprit de comédie romantique du double épisode à Paris qui clôturait la sixième et dernière saison. Le film, tout en réservant quelques surprises, respecte complètement l’esprit de la série et c’est un vrai bonheur de passer du petit écran à une salle de cinéma. Dire que je regardais les premiers épisodes de la série tard le soir chez mes parents en essayant de ne pas rire fort pour ne pas faire de bruit !

Dès les cinq premières minutes, j’étais déjà parfaitement heureux : le parcours des trois autres filles est résumé par une série d’extraits particulièrement bien choisis qui jouent à fond leur effet « madeleine de Proust ». Et puis, avec un baiser entre hommes dès les premières images, le public gay ne pouvait qu’être acquis. Il est d’ailleurs fait plus tard allusion à l’homosexualité de Cynthia Nixon, qui joue Miranda, lors d’une scène se déroulant à la Saint Valentin. Quant au public noir, il peut s’identifier à la formidable Louise de Saint Louis. En fait, le seul calibrage qui peut irriter est celui des marques : si Carrie est bel et bien une fashion victim dans la série, on avait évité jusque-là les défilés de mode inutiles. Malgré tout cela, l’ensemble est toujours très bien écrit et j’ai marché à tous les passages émouvants du milieu du film. La fin est plus attendue mais elle nous console totalement de l’arrêt de cette extraordinaire série en y mettant un très beau point final.

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Sex and the City, la fiche du film sur AlloCiné
Sex and the City, la page officielle de la série sur HBO
Sarah Jessica Parker et Lenny Kravitz : une chanson de Lenny Kravitz est au générique mais je ne l’ai pas remarquée pendant le film! En tout cas, l’actrice et le chanteur se connaissent puisqu’ils ont tourné ensemble en 2004 une pub pour Gap.
Rialto Nice, la programmation de ce cinéma UGC

J’ai monté les marches pour la Palme d’Or

Vendredi 6 juin 2008

C’est drôle de voir à quelle vitesse une actualité peut en chasser une autre. A l’heure où j’écris ces mots, Gaël Monfils se bat contre Federer à Roland Garros et le Festival de Cannes paraît très très loin.

Eric_M sur les marchesPourtant la Palme d’Or a été remise il y a 12 jours à peine au film de Laurent Cantet : Entre les murs. Et depuis, je n’ai pas eu le temps de vous dire que dès le lendemain, j’ai monté les marches du Palais pour assister à la projection de la Palme réservée aux Cannois. J’ai en fait accompagné les élèves de 4ème et 3ème de mon collège pour lesquels le Principal avait obtenu des places en quelques heures. C’est idiot mais c’est sympa de monter le tapis rouge avec les photographes qui vous interpellent. Même s’il n’y en avait peut-être qu’un ;)

Eric_M sur les marchesLe film ne sort qu’en octobre mais voici mes impressions. Elles sont plutôt bonnes : le film est très prenant, on ne décroche pas et il n’y a pas de redites. Le manichéisme est bien évité grâce à la diversité des points de vue. Et après coup, on est bluffé par la qualité de l’interprétation en se disant qu’élèves et professeurs jouent leur propre rôle. Tout paraît en effet très naturel (à quelques détails près). Mais c’est en même temps ce qui m’empêche d’adhérer entièrement. En effet, assister à une telle séance me replonge dans mon quotidien de prof (malgré le côté décalé des sous-titres en anglais du Festival). Même si moins de nos élèves sont en difficulté scolaire et même si le film tourne beaucoup autour du dialogue enseignant-élèves. J’attends donc l’avis du grand public pour voir ce que le film peut apprendre à tous sur cette réalité du collège. En attendant, le prochain film que j’attends de voir en V.O. c’est Sex and the City :D

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Nice-Matin : les deux photos sont tirées de la Une du 27 mai et de l’article en dernière page
AlloCiné : la fiche du film Entre les murs
Fête du cinéma 2007 : toutes mes chroniques des 12 films que j’ai vus durant ces 3 jours. Bientôt la fête 2008!
Gaël Monfils : allez, il s’est bien battu :)