Pour la sixième année consécutive, la veille de ma fête (euh, juste pour vous le rappeler au cas où
) est consacrée « Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie ». C’est sympathique de voir les progrès, médiatiques notamment, de cette journée lancée depuis la France. En plus de donner lieu à toute une série d’actions à travers le monde, elle devient aussi le prélude aux différentes Gay Prides de juin, soit en français les « marches des fiertés ». C’est sur cette appellation que je voudrais m’arrêter car elle donne lieu chaque année à de nombreuses incompréhensions et suscite des commentaires de plus ou moins bonne foi.
Peut-on être fier d’être homo? Personnellement, je ne vois pas pourquoi. Est-on fier d’être brun, par exemple? L’homosexualité nous tombe dessus et ça n’est pas de ça qu’il faut être fier. Ce dont on peut être fier, c’est d’abord de pouvoir vivre avec son homosexualité. Trop de jeunes homos n’arrivent pas à l’assumer et se suicident. Trop d’hommes et de femmes, dans de nombreux pays, doivent lutter à chaque instant pour simplement être eux-mêmes. Enfin, ce dont on peut être fier, c’est d’arriver à en parler librement, pouvoir s’affirmer. En dehors de tout l’aspect festif et démonstratif d’une gay pride, je crois qu’il s’agit d’abord de cela : être fier de pouvoir montrer qui l’on est. Alors, en ce 17 mai, pensons à ceux qui n’ont pas cette liberté. Les homophobes, eux, n’ont pas de quoi être fiers.
Liens
IDAHO : International Day Against Homophobia & Transphobia
Appel mondial contre l’homophobie : alors que le thème de cette année est l’homophobie et la transphobie dans les religions, 28 médias dans le monde publient un édito commun, lancé par le magazine Têtu, évoquant les pays où les actes homosexuels sont condamnés par la loi.
2005, 2006 et 2009 : mes articles sur les précédents 17 mai
Lancée en 2005 par Louis-Georges Tin, la
J’étais encore ado quand l’ONU a créé la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA. L’épidémie faisait rage et les Nations Unies ont alors décidé de cette journée d’action symbolique. Le thème de cette année? « Mener – Responsabiliser – S’activer ». Mener, car les dirigeants ont un rôle majeur. Les dirigeants du Nord ont même un devoir envers les populations du Sud qui sont les plus délaissées face au fléau. Responsabiliser, car l’épidémie n’est encore jugulée dans aucune région du monde. 20 ans après, il ne faut pas croire que tout est fini. Si en France, cette année, le nombre de contaminations diminue enfin, notamment chez les toxicomanes, il continue malheureusement d’augmenter chez les homos. S’activer enfin, car le pire serait l’indifférence. Alors on fait attention. On en parle. Et si l’on peut, on aide.