Archive pour le mot-clef ‘disques’

Lenny Kravitz à Nice : J-2 !

Samedi 9 mai 2009

Let Love RulePlus que 48 heures à attendre! Dès que j’ai su que Lenny Kravitz se produirait à Nice au Nikaïa lundi 11 mai, j’ai sauté sur l’occasion pour le voir à nouveau. Son concert en juillet dernier au Zénith (lire ici) était une vraie tuerie : une énergie incroyable, des tubes sans arrêt et des musiciens exceptionnels avec notamment une excellente section de cuivre. N’en jetez plus! Ayant assisté à ce grand moment depuis les gradins, j’ai hâte d’être dans la fosse lundi, d’autant que la salle du Nikaïa est nettement plus petite!

Ce que je ne savais pas quand j’ai pris mon billet pour lundi, c’est que cette nouvelle tournée baptisée LLR 20(09) serait un hommage à son premier album Let Love Rule paru il y a 20 ans. Le choix des titres sera-t-il le même qu’au concert de l’an dernier? Je préfère garder la surprise même si je sais déjà  que les musiciens seront les mêmes et qu’il y aura aussi des chansons du dernier album It is time for a Love Revolution. A la réécoute, cet album me semble finalement l’un des meilleurs après la « trinité » : Let Love Rule (1999), Mama Said (1991) et 5 (1998). Après les très moyens Lenny (2001) et Baptism (2004), il tient plutôt bien la route et particulièrement sur scène.

Mais Let love rule reste un album culte contenant les indémodables I build this garden for us et Let love rule dont la puissance ne peut s’essouffler. Le 20 avril dernier est sorti une réédition anniversaire dite « deluxe » comprenant l’album original remasterisé (et c’est vrai que le son est bien plus puissant) ainsi que des inédits dont l’excellent Light skin girl from London qui n’était paru qu’en face B. Par contre, on peut se passer des démos « maison » et autres remixages. Le véritable événement c’est l’ajout du CD d’un concert de 1990 qui est … le tout premier disque live de Kravitz! Seul existait un DVD live de sa tournée de 2002 avec uniquement des extraits de chansons. Sans compter bien sûr, les enregistrements pirates ;) A savourer donc, 10 titres en live du LLR plus deux reprises dont celle de If 6 were 9 de Jimi Hendrix, excellente! A propos de ce concert, le producteur regrette d’avoir dû raccourcir la version de 20 minutes du titre Let love rule. Mais pas de doute, lundi, on l’aura bien en entier!

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Lenny Kravitz : le site officiel propose des mp3 gratuits à la pelle. Après Let love rule 2009, le remix par Justice (à réserver aux fans … de Justice), c’est une version acoustique de I’ll be waiting qui vous est offerte ;)
Lenny Kravitz au Zénith : ma chronique de juillet 2008
Mes albums préférés où vous retrouverez Mama Said  et 5 dans la liste des albums indispensables

Clarika : « Moi en mieux », c’est tout elle!

Samedi 25 avril 2009

Après 5 semaines d’écoute quotidienne et exclusive, il était temps que je vous parle de Moi en mieux, le nouvel album de Clarika! Dans la chanson qui donne son titre à l’album, Clarika explique qu’en mieux, elle serait « belle mais super accessible, intelligente et sensible ». Mais ça, Clarika l’est déjà :) Alors qu’y a-t-il de mieux dans cet album?

Moi en mieux - ClarikaBien mérité! Le premier titre de l’album, qui est aussi le premier single, est un titre comme on en entend rarement. La musique, percutante et très pop, monte lentement jusqu’à la pleine puissance et reste en tête dès la première écoute. Quant au texte, c’est une vraie claque : « Et tant pis pour ta gueule, si tu es né sous les bombes, bah ouais tu l’as bien mérité. T’avais qu’à tomber du bon côté de la mappemonde. » En jouant faussement les cyniques, Clarika signe son texte le plus engagé et évoque sans y toucher les privilèges d’être né en France et les difficultés de ceux qui sont nés autre part. Intelligent et sensible. Renversant. Tout le talent de Clarika est dans cette chanson.

Escape Lane. Après un tel départ, il était presque impossible de continuer dans la même direction. Alors Clarika prend une échappatoire. Son album précédent, l’excellent Joker, avait été conçu avec la volonté d’un son cohérent, de la conception guitare-voix des chansons au mastering de l’album destiné à lui donné un son précis et doux. Pour Moi en mieux, Clarika est restée en studio plusieurs semaines avec ses deux complices : Jean-Jacques Nyssen (celui de toujours) et Florent Marchet (le – presque – nouveau). Du coup, le côté expérimentation s’en ressent et l’album part un peu dans tous les sens. Dès le deuxième titre, le piano de Marchet apporte un son neuf, qui s’enchaîne bien avec le titre Moi en mieux et qui culmine dans le délire sur Je ne serai pas. Tandis qu’au milieu, Rien de tel contraste avec son quatuor à cordes et sa mélodie populaire, que plus loin De fille à femme surprend avec son rythme cubain endiablé et qu’entre temps Escape Lane, paroles et musique de Philippe Bresson, fascine par son piano voix tout en retenue, grave mais terriblement subtil. Sublime.

Rien de tel qu’une petite chanson! C’est finalement la morale de cet album. Après la surprise de la première écoute, on ne s’étonne plus de la diversité des titres. On s’attache même à certains jusqu’à les écouter en boucle. Alors, outre Bien mérité et Escape Lane, on retient le « Bla bla bla » des Bavards (qui pourrait ponctuer nombre de situations de la vie courante), le rythme de Moi en mieux, l’aspect festif de Rien de tel, le malicieux Dans les cabines d’essayage qui réussit à évoquer en même temps les « cousins volages » et les « garçons dans les vestaires » ou encore le péplum sur L’ennui, très réussi. Enfin, Lâche-moi, nous ramène à ce jour de décembre 2007 où Clarika, au bord des larmes, nous a présenté en avant-première sur scène sa nouvelle chanson : « Allez va-t-en, va mon amour : plus tu t’en iras, plus tu seras heureuse un jour ». La difficulté et la nécessité pour les parents d’apprendre à leurs enfants à se détacher d’eux. Terriblement touchant. Et cet immense talent de le faire tenir en quelques mots : « Je te tiens, va. » Allez, je vais encore réécouter toutes les perles qu’il y a dans cette Petite Boîte en attendant la tournée à la rentrée : je l’ai bien mérité!

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Radio Blog Disques pour écouter Bien mérité et Escape Lane
Albums préférés : Moi en mieux, album du moment et tous mes albums préférés
Clarika, le site officiel désormais présenté sous forme de blog où l’on retrouve les fameux défis lancés par les fans
Clarika sur Myspace avec notamment les dates de concert, depuis mai jusqu’à l’année prochaine
Clarika, le site non officiel qui regorge d’infos, d’audio et de vidéos. La preuve : je n’ai pas encore tout vu ni tout écouté!
Clarika, le forum non officiel où je passe au moins une fois par jour :P
Clarika, le groupe de l’icône des fans… sur Facebook
Le Joker de Clarika, bien joué! Ma chronique du précédent album, reprise sur le site de France Inter ;)

Avatars de Sheller, mon nouvel Album du moment

Jeudi 13 novembre 2008

Avatars - William Sheller (verso)Je vous ai donné mes premières impressions la semaine dernière (lire ici). Il faut désormais que je me rende à l’évidence : je ne me peux plus me passer du nouveau Sheller! Ecouté 6 ou 7 fois le week-end dernier, il est normal qu’il devienne mon nouvel album du moment. Avec le recul, je m’aperçois que je ne vous aurais peut-être pas présenté les mêmes titres dans ma Radio Blog. Au lieu de Music-Hall ou Le veilleur de nuit, j’aurais sûrement choisi l’excellent Camping, parfaitement réjouissant. Et j’aime de plus en plus La longue échelle avec ses personnages de conte de fées prisonniers de leur livre. Bref, si je passe souvent les deux ou trois chansons plus lentes du milieu, voilà un album que j’écoute en boucle. Sans me lasser :)

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Albums préférés : pour retrouver mon album du moment, mes albums indispensables et mes albums préférés, notamment ceux sortis en 2007 et qui ont été album du moment en leur temps
Radio Blog Disques : pour écouter Music-Hall et Le Veilleur de nuit et toute ma sélection d’artistes
Deezer : pour écouter Avatars en intégralité
Un nouveau Sheller très très loyal : ma critique – enthousiaste – de l’excellent live de 2005 de Sheller

Dutrey : à découvrir radicalement!

Mercredi 5 novembre 2008

Il existe parmi les artistes indépendants beaucoup de talents méconnus. Si vous ne le connaissez pas, c’est Dutrey que j’aimerais aujourd’hui vous faire découvrir … et vous faire aimer.

Radical Paradis - DutreyJ’ai connu Dutrey en 2003 avec son premier album, Radical Paradis : guitares cristallines, voix haut perchée et mélodies imparables, un véritable petit bijou pop. Des titres comme Nos rêves à fleurs, Je respire, Betty sur la route ou encore Thomas Clarence deviennent des classiques dès la première écoute. Composé essentiellement de ballades, le disque voyage entre des ambiances planantes, des refrains accrocheurs et des titres plus enlevés, gardant une unité de son tout en réussissant à varier les couleurs. Face à la force de la musique, les textes passent d’abord au second plan. Quand on s’y plonge, on est frappé de leur grande sensibilité : avec cette série de portraits de gens mal dans leur peau, aux idées noires, l’album prend une profondeur supplémentaire. Malheureusement, à cause d’histoires de producteurs, l’album n’a jamais pu être distribué. Quel dommage!

Dernières nouvelles - DutreySuite au passage de Dutrey sur Radio + il y a quelques semaines (lire ici), j’ai commandé les deux albums suivants. Dernières Nouvelles, sorti en 2004, contient notamment deux petits bijoux : le dernier titre, Les jeunes filles, joué au piano avec ses choeurs totalement planants et la chanson titre, Dernières Nouvelles, au refrain terriblement puissant, dont je ne me lasse pas. Le son est dans la continuité du précédent album mais les arrangements évoluent, avec notamment une plus grande place pour les claviers. Les thèmes sont plus divers mais rejoignent parfois les précédents : la chanson Dernières Nouvelles, qui pourrait être la suite de Mes soeurs les étoiles, nous replonge dans l’Espace. L’hiver pourrait aussi être chanté par le sans abri Thomas Clarence. Une digne suite donc. 

L’être transparent - DutreyL’être transparent, dernier album de Dutrey, vient de sortir. C’est le changement de son qui frappe en premier : plus électrique,  plus percutant, notamment grâce à la batterie d’Eric Parmantier (la moitié de Malin Plaisir), avec un traitement de la voix très moderne. En témoigne le premier titre Les villes sous la mer où un homme préfère rester chez lui quand l’eau viendra engloutir les villes. Mais si le beau Lointaine voisine nous prouve que Dutrey continue à regarder vers le ciel, les thèmes s’ouvrent. Dans la fumée raconte comment un homme observe des femmes qui se remaquillent « au volant des Mini Coopers » : des riffs  prenants, un futur tube imparable! Et s’il arrive à Dutrey de dire qu’il fait de la variété avec ce disque, c’est bien son amour de la pop anglaise qu’il clame dans La pluie de Liverpool. Ce titre qui avait déjà été proposé sur internet est un exercice de style parfaitement réussi autour de l’Angleterre des Beatles  :) Bref, ce troisième disque aussi, je vous le conseille!

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Dutrey : son site avec les liens pour commander les disques. Le dernier album est aussi disponible sur iTunes et le premier, Radical Paradis, est disponible en téléchargement gratuit! Je vous laisse deux titres à écouter sur ma Radio Blog: Dans la fumée et La pluie de Liverpool :)
Melting Potes au Studio Raspail le samedi 15 novembre : Dutrey et Malin Plaisir donneront un concert en commun, chacun accompagnant l’autre sur son répertoire. A ne pas manquer! En tout cas, j’y serai ;)
Malin Plaisir continue à tracer son sillon : ma chronique de leur dernier album
Ben Popp, l’avisé créateur de Musiciens.biz, sera le « special guest » en première partie du concert du 15

Avatars de Sheller : un plaisir réel et pas virtuel

Lundi 3 novembre 2008

Enfin, il est arrivé! L’album de Sheller que j’attendais, un grand album ambitieux. Je l’ai écouté aujourd’hui et je vous livre mes impressions à chaud!

Avatars - William ShellerC’est un orchestre de cordes qui vous accueille à l’entrée. Sheller vous propose de pousser la porte d’un nouveau monde, un monde plus beau, en choisissant votre image, votre Avatar, afin de commencer l’aventure. Vous êtes prêt? Alors arrivent les guitares électriques, la basse et la batterie et dès le deuxième titre, le ton est donné. Sheller fait une nouvelle plongée dans la splendide Albion et joue encore du rock’n'roll. L’âme des Beatles plane sur le monde virtuel de Sheller qui s’annonce plein de mystères et enchanté. Avatars est la face positive des Machines Absurdes. Cette fois, comme le dit le single, Tout ira bien. Le temps d’un souvenir de jeunesse au son d’une guitare sèche et Sheller nous souhaite un bon voyage. Mais, en plein Jet Lag, tout s’arrête brusquement, comme si un bug avait atteint le système.

Puis les cordes, de retour, installent une atmosphère plus sombre. Et c’est à peine au septième titre que Sheller nous offre une intro au piano à sa façon. Mais, comme dans les suivantes, la chanson n’emprunte pas le chemin qu’on attend et la mélancolie passe vite. Sheller croise alors plusieurs femmes : Lady Eloïse qui cache son courrier secret, son Blackmail, la belle Armande sur la scène d’un Music-Hall puis la blonde propriétaire de Spyder le Cat. « Quelques figures qu’on croise à l’aventure » en se promenant dans sa rue comme un Veilleur de nuit ou comme un chat, de toits en toits. Puis avec Camping à l’ambiance assurée par les Conquidences, Sheller termine sa série de chansons dessinées « d’un tracé un peu court et d’une main vagabonde ». Des chansons courtes et enlevées, magnifiquement orchestrées, enchaînées parfois par de petits jingles d’ambiance. Il est temps de fermer la session au son de l’orchestre de cordes. Dans sa tête, où il « vivait à deux », Sheller ne « retrouve plus sa zone ». Mais au long de ces 12 chansons, il était bel et bien chez lui. Enfin, de retour!

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UniverSheller : William Sheller sur le Web
Radio Blog Disques : deux titres à écouter (Music-Hall et Le Veilleur de nuit). C’est vraiment un album qui donne envie de reprendre sa guitare électrique. Si seulement j’avais le temps!
Deezer : l’album Avatars à écouter en intégralité
Sheller : Epures … et puis ? Ma critique (déçue) du précédent album de chansons de Sheller

Suzanne Vega est mon nouvel Album du moment

Jeudi 16 octobre 2008

Beauty & Crime - Suzanne VegaBeauty & Crime : prise dans la lumière d’un spot, Suzanne Vega, chapeau noir, robe noire et rouge à lèvres rouge, ressuscite l’ambiance des films noirs des années 50. Comme elle le dit elle-même, elle a essayé avec ce disque de créer un « classique moderne ». Et elle y a réussi.  Le titre d’ouverture Zephyr & I, le single Frank & Ava évoquant les amours tumultueuses de Frank Sinatra et Ava Gardner puis l’excellent Unbound sont trois titres imparables au tempo relevé. Mais le disque privilégie surtout les tempos moyens ou les ballades, tout en subtilité. On retient la douceur acoustique de Edith Wharton’s Figurines ou le décor classieux de New York is a woman, qui donne son titre au disque : Suzanne Vega compare sa ville à une femme avec sa beauté et ses crimes – « and to her you’re just another guy », et pour elle t’es juste un gars de plus. Sa première signature chez Blue Note, le label de Norah Jones, sera sa dernière, puisqu’on vient de lui rendre son contrat. Suzanne Vega est de retour sur Internet où l’on appréciera sans doute mieux son travail. Car ses crimes musicaux sont d’une beauté très addictive.

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Mes Albums Préférés : Beauty & Crime est le nouvel Album du Moment. Ecoutez sur ma Radio Blog Disques  Zephyr & I et Frank & Ava.
Suzanne Vega, sa « communauté » officielle
Suzanne Vega, de la femme à l’artiste : l’interview réalisée lors de ma rencontre avec Suzanne Vega en 2006 alors qu’elle commençait la préparation de cet album. Sa tournée acoustique vient de passer par Cannes : accompagnée seulement d’un guitariste, elle livre un moment agréable plein de douceur et d’humour. Et comme moi, certains ont pu lui faire dédicacer l’album ;)
Vincent Delerm A La Cigale était jusque ici l’album du moment. Pour ceux qui n’ont pas suivi, j’en écrivais : « Il faut avoir le double CD – double DVD! Le meilleur est dans le DVD qui retranscrit ce spectacle très drôle et très réussi mais il ne faut pas manquer le bonus Surprise Partie dont je vous offre l’excellent Puissance 4. Les duos du CD Favourite Songs sont moins nécessaires mais c’est là qu’on trouve Marine dont je ne me lasse pas. »

Malin Plaisir continue à tracer son sillon

Dimanche 14 septembre 2008

Malin PlaisirCa y est, cette fois ils ont vraiment pris de l’avance sur moi! De qui je parle? De Domino, la chanteuse, et de « l’autre » Eric, Eric Parmentier, alias Malin Plaisir. De quoi je parle? De leurs albums : en 2001, ils sortent leur premier CD 4 titres (je sortais mon premier 5 titres), en 2004 leur album de 10 titres Malin Plaisir (je sortais mon album de 7 titres Ange Heureux) et alors que je n’ai encore que des maquettes inédites, voilà qu’ils ont sorti en juin dernier un nouvel album de 10 titres : Prenons le large. Je ne peux plus lutter ;)

J’ai connu le duo quand j’ai commencé à naviguer dans le milieu des chanteurs et groupes indépendants. Malin Plaisir m’a rapidement attiré l’oreille grâce à des chansons pop accrocheuses, tendance folk, un son hyper soigné, la voix imparable de Domino et ce grain de blues que lui apporte celle d’Eric, le jeu des choeurs. « Que tu me pardonnes », « Qu’on nous aime » … autant de tubes dont les nombreux passages dans les radios indés sont la preuve de l’efficacité. Alors, forcément, le nouvel album était attendu … et il a mis son temps pour venir : forcément, puisque Eric s’est chargé des paroles, musiques, voix, guitares, basse, batterie, percus, programmations, enregistrements, arrangements et réalisation! Alors quel est le verdict ?

Prenons le large - Malin PlaisirL’album s’ouvre sur l’excellent Attrappe-moi  : un riff à la Faith qui m’avait déjà accroché quand j’ai découvert les maquettes et un son à nouveau nickel. On retrouve d’emblée l’un des thèmes de prédilection du duo, les relations hommes/femmeset surtout l’humour, avec un clin d’oeil sur le jeu de séduction proie/prédateur. Mais l’un des thèmes propres au disque, c’est cette envie de « changer d’air » développée avec le premier duo, Prenons le large (une des collaborations avec le prolixe auteur Christophe Marie qui les suit depuis leurs débuts) puis avec le très réussi Passagère inspiré par Corriya (coucou Coco!) avec la présence bienvenue d’un violoncelle.

Et si l’on rêve de partir, c’est pour quitter un monde qui rejette les autres. D’abord, « ceux pour qui l’amour a ses sens interdits » : avec Aimer à sa manière, sa mélodie imparable et son texte parfaitement dosé, Malin Plaisir tient THE tube. J’adore!! Enfin, le dernier titre sera pour ceux qui ne sont pas D’ici, pour rêver à un monde sans frontières. On retiendra aussi notamment le premier des deux titres (seulement) en solo d’Eric qui s’essaie au SM … sans succès :D Ou encore, un autre tube qui rejoint le thème de l’album : l’imparable Où s’en vont les gens. Au final, un album dans la même veine que le précédent, vraiment fouillé, aux thèmes plus divers et avec son lot de tubes qu’on adore. Vivement la vraie nouveauté : la scène!

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Radio Blog Disques pour écouter deux extraits du CD
Malin Plaisir, le site (où le CD est en écoute intégrale) et le Myspace. Merci pour le merci sur la pochette :)
Radio+ 89.2 (Sud-Essonne et internet) : demain, lundi 15, entre 20h et 22h, l’émission Le Tchat sera consacrée à l’excellent Dutrey, présent sur Prenons le large. Malin Plaisir sera là pour interpréter en direct avec lui 4 des titres qu’ils joueront ensemble le 15 novembre au Studio Raspail à Paris!
Hymne à la Terre : le beau projet de Corriya, présente aussi sur l’album