Avant-hier, Madame Fnac.com a gentiment déposé dans ma boîte aux lettres le tout nouvel album de Puggy : Something you might like. Le groupe belge commence sérieusement à se faire connaître. Leur maison de disque les annonce même comme « la nouvelle sensation pop/rock de la scène belge », ce qui aurait plutôt tendance à me faire fuir. Et pourtant, l’album est excellent ! Démarrant en trombe avec l’imparable single When you know, il ne faiblit pas jusqu’au douzième et dernier titre. Exception faite peut-être pour le septième, Everyday, qui came le jeu, et le huitième, Unimaginable dont le refrain rappelle un peu trop How I needed you. Mais l’excellente chanson-titre qui suit permet de relancer la machine jusqu’à la fin.
Comment définir le style de Puggy ? C’est de la pop. Les chansons, en anglais, sont courtes et possèdent toutes des mélodies accrocheuses. Les harmonies vocales, très réussies, évoquent tour à tour Queen ou les Beatles. Les instruments sont plutôt acoustiques (la guitare est souvent mêlée au piano) mais les rythmes sont le plus souvent enlevés. On pense à un Mika qui aurait écouté du rock.
Là où je rejoins la maison de disque, c’est quand elle annonce que « les Belges tendent des perches pour encore mieux les retirer ». Effectivement, Puggy aime bien nous dérouter. Avec ses intros notamment : When you know débute sur un groove rappelant You’re my best friend de Queen avant de dévier sur un style Franz Ferdinand. L’excellent We have it made démarre sur une phrase de piano qui contraste avec la guitare plutôt reggae du couplet avant que les deux se rejoignent de manière étonnante. De même, Puggy aime bien le jeu de la fausse ballade : l’entêtant How I needed you, par exemple, commence très tranquillement avant de se changer en un pop rock déchaîné. Il faut attendre la dernière chanson pour avoir enfin une vraie ballade acoustique. On n’a alors qu’une envie : réécouter l’album depuis le début, encore et encore !
Liens
Puggy : le site officiel est très soigné, à l’image du CD accompagné d’une pochette carton et d’un livret complet avec paroles.
Puggy dans Taratata : c’est là que je les ai découverts. L’émission est rediffusée sur France 4 ce soir samedi juste avant minuit. Mais sur le site de l’émission, vous retrouverez les vidéos de leur passage ainsi qu’un lien vers leur premier album, Dubois died today, indisponible en CD mais téléchargeable sur iTunes.
Théâtre Lino Ventura : Puggy est en concert à Nice le 13 novembre. Je pense que j’y serai ;)



Plus que 48 heures à attendre! Dès que j’ai su que Lenny Kravitz se produirait à Nice au Nikaïa lundi 11 mai, j’ai sauté sur l’occasion pour le voir à nouveau. Son concert en juillet dernier au Zénith (
Bien mérité! Le premier titre de l’album, qui est aussi le premier single, est un titre comme on en entend rarement. La musique, percutante et très pop, monte lentement jusqu’à la pleine puissance et reste en tête dès la première écoute. Quant au texte, c’est une vraie claque : « Et tant pis pour ta gueule, si tu es né sous les bombes, bah ouais tu l’as bien mérité. T’avais qu’à tomber du bon côté de la mappemonde. » En jouant faussement les cyniques, Clarika signe son texte le plus engagé et évoque sans y toucher les privilèges d’être né en France et les difficultés de ceux qui sont nés autre part. Intelligent et sensible. Renversant. Tout le talent de Clarika est dans cette chanson.
Je vous ai donné mes premières impressions la semaine dernière (
J’ai connu Dutrey en 2003 avec son premier album, Radical Paradis : guitares cristallines, voix haut perchée et mélodies imparables, un véritable petit bijou pop. Des titres comme Nos rêves à fleurs, Je respire, Betty sur la route ou encore Thomas Clarence deviennent des classiques dès la première écoute. Composé essentiellement de ballades, le disque voyage entre des ambiances planantes, des refrains accrocheurs et des titres plus enlevés, gardant une unité de son tout en réussissant à varier les couleurs. Face à la force de la musique, les textes passent d’abord au second plan. Quand on s’y plonge, on est frappé de leur grande sensibilité : avec cette série de portraits de gens mal dans leur peau, aux idées noires, l’album prend une profondeur supplémentaire. Malheureusement, à cause d’histoires de producteurs, l’album n’a jamais pu être distribué. Quel dommage!
Suite au passage de Dutrey sur Radio + il y a quelques semaines (
L’être transparent, dernier album de Dutrey, vient de sortir. C’est le changement de son qui frappe en premier : plus électrique, plus percutant, notamment grâce à la batterie d’Eric Parmantier (la moitié de Malin Plaisir), avec un traitement de la voix très moderne. En témoigne le premier titre Les villes sous la mer où un homme préfère rester chez lui quand l’eau viendra engloutir les villes. Mais si le beau Lointaine voisine nous prouve que Dutrey continue à regarder vers le ciel, les thèmes s’ouvrent. Dans la fumée raconte comment un homme observe des femmes qui se remaquillent « au volant des Mini Coopers » : des riffs prenants, un futur tube imparable! Et s’il arrive à Dutrey de dire qu’il fait de la variété avec ce disque, c’est bien son amour de la pop anglaise qu’il clame dans La pluie de Liverpool. Ce titre qui avait déjà été proposé sur internet est un exercice de style parfaitement réussi autour de l’Angleterre des Beatles
C’est un orchestre de cordes qui vous accueille à l’entrée. Sheller vous propose de pousser la porte d’un nouveau monde, un monde plus beau, en choisissant votre image, votre Avatar, afin de commencer l’aventure. Vous êtes prêt? Alors arrivent les guitares électriques, la basse et la batterie et dès le deuxième titre, le ton est donné. Sheller fait une nouvelle plongée dans la splendide Albion et joue encore du rock’n'roll. L’âme des Beatles plane sur le monde virtuel de Sheller qui s’annonce plein de mystères et enchanté. Avatars est la face positive des Machines Absurdes. Cette fois, comme le dit le single, Tout ira bien. Le temps d’un souvenir de jeunesse au son d’une guitare sèche et Sheller nous souhaite un bon voyage. Mais, en plein Jet Lag, tout s’arrête brusquement, comme si un bug avait atteint le système.
Beauty & Crime : prise dans la lumière d’un spot, Suzanne Vega, chapeau noir, robe noire et rouge à lèvres rouge, ressuscite l’ambiance des films noirs des années 50. Comme elle le dit elle-même, elle a essayé avec ce disque de créer un « classique moderne ». Et elle y a réussi. Le titre d’ouverture Zephyr & I, le single Frank & Ava évoquant les amours tumultueuses de Frank Sinatra et Ava Gardner puis l’excellent Unbound sont trois titres imparables au tempo relevé. Mais le disque privilégie surtout les tempos moyens ou les ballades, tout en subtilité. On retient la douceur acoustique de Edith Wharton’s Figurines ou le décor classieux de New York is a woman, qui donne son titre au disque : Suzanne Vega compare sa ville à une femme avec sa beauté et ses crimes – « and to her you’re just another guy », et pour elle t’es juste un gars de plus. Sa première signature chez Blue Note, le label de Norah Jones, sera sa dernière, puisqu’on vient de lui rendre son contrat. Suzanne Vega est de retour sur Internet où l’on appréciera sans doute mieux son travail. Car ses crimes musicaux sont d’une beauté très addictive.
Ca y est, cette fois ils ont vraiment pris de l’avance sur moi! De qui je parle? De Domino, la chanteuse, et de « l’autre » Eric, Eric Parmentier, alias Malin Plaisir. De quoi je parle? De leurs albums : en 2001, ils sortent leur premier CD 4 titres (je sortais mon premier 5 titres), en 2004 leur album de 10 titres Malin Plaisir (je sortais mon album de 7 titres Ange Heureux) et alors que je n’ai encore que des maquettes inédites, voilà qu’ils ont sorti en juin dernier un nouvel album de 10 titres : Prenons le large. Je ne peux plus lutter
L’album s’ouvre sur l’excellent Attrappe-moi : un riff à la Faith qui m’avait déjà accroché quand j’ai découvert les maquettes et un son à nouveau nickel. On retrouve d’emblée l’un des thèmes de prédilection du duo, les relations hommes/femmeset surtout l’humour, avec un clin d’oeil sur le jeu de séduction proie/prédateur. Mais l’un des thèmes propres au disque, c’est cette envie de « changer d’air » développée avec le premier duo, Prenons le large (une des collaborations avec le prolixe auteur Christophe Marie qui les suit depuis leurs débuts) puis avec le très réussi Passagère inspiré par Corriya (coucou Coco!) avec la présence bienvenue d’un violoncelle.