Hier soir, j’étais au Théâtre Francis Gag à Nice pour un one man show : Laurent Barat a presque grandi. Comme j’étais invité par la production, je ne me suis pas fait prier. Révélé par Noëlle Perna, alias Mado, puis ayant fait un tour sur On ne demande qu’à en rire, Laurent Barat est un comique niçois que je découvrais. Et la soirée fut sympathique.
Pourtant le spectacle commençait mal. Imaginant son futur mariage, Barat commence par essayer de nous faire chanter du Patrick Sébastien en nous faisant tourner des serviettes. Heureusement, il arrête rapidement car les serviettes n’ont pas été distribuées. Vraie ou fausse interruption ? L’effet est malin en tout cas. Malheureusement, après la distribution, on a droit à nouveau à la chanson de Sébastien. C’est un peu long. Comme son débit. Il m’a fallu plus de la moitié du spectacle pour m’enlever l’impression que Barat s’installait trop. Comme dirait mon prof de théâtre, il prend « des temps de sociétaires ». Pourtant, il se donne physiquement et l’efficacité est là car la salle était pleine et riait de bon coeur.
Laurent Barat nous parle de sa vie : celle d’un célibataire de 34 ans. Effectivement, la sexualité et les rapports homme-femme sont au coeur du spectacle. Les clichés habituels ont leur place (cf les débuts) mais Barat aborde aussi d’autres thèmes comme la maturité et son corollaire : faire du sport pour maigrir
Il évoque aussi ses parents divorcés : son père vietnamien et sa mère pied-noir. J’aurais même aimé qu’il développe plus le comique d’un tel contraste !
La forme est variée aussi. Il fait du stand-up la plupart du temps, utilise bien les voix-off mais incarne aussi des personnages : la langue de vipère au bureau (façon Jérôme Commandeur) et le papy qui appelle le hotline de « Fric ». L’interaction avec le public est aussi très présente. Même s’il n’a pas toujours la répartie cinglante d’un Lezghad (voir ci-dessous), Barat aime interpeller les spectateurs. Hier soir, c’est Corentin, 9 ans et demi qui lui a permis de désamorcer (ou de souligner) ses passages les plus chauds. Et pour renforcer cette proximité, il termine son spectacle en courant hors de la salle et nous attend à la sortie pour nous serrer la main. Sympathique, amusant : Laurent Barat nous donne envie de continuer à le voir grandir.
Liens
Laurent Barat : son site avec, en vidéo, son passage sur France 3 dans Ma ville en rire.
Lamine Lezghad : mon premier spectacle d’humour de l’année. Le 19 janvier, à la Comédie de Nice, je voyais Lezghad pour la troisième fois. En deux ans, son spectacle, Impeccable, a bien évolué. Toujours basé sur le thème du métissage, il se termine par le premier mariage gay, thème on ne peut plus d’actualité. Entre histoires à tiroir, personnages déjantés, digressions et interactions brillantes avec le public, Lezghad nous embarque à cent à l’heure dans un spectacle hilarant !
Théâtre Francis Gag : ce théâtre municipal niçois propose aussi bien de l’humour que du théâtre, des conférences ou des concerts. La salle et la scène sont très belles : j’ai découvert et j’ai aimé.
Le tome 53 des aventures de Spirou (et Fantasio) a été publié hier. Il s’agit du troisième album du tandem Yoann (dessin) et Vehlmann (scénario). Dès le premier, Alerte aux Zorkons, ils avaient replacé Spirou dans un cadre plus traditionnel évoquant la période de Franquin. Le ton était vif, le dessin soigné et les dialogues pleins d’humour (
Juin approche et je sais que chaque année, à cette période, l’excitation monte car vous attendez mon retour sur les planches. Enfin, je ne suis pas sûr pour vous, mais pour moi oui! D’autant plus que nous vous proposons pour la deuxième fois un spectacle écrit par nos soins. « Bouchon », contrairement à ce que suggère l’affiche, ne traite pas d’œnologie 

