Archive pour le mot-clef ‘fête du cinéma’

Fête du cinéma 2010 : mon classement

Jeudi 8 juillet 2010

Durant la dernière Fête du cinéma, j’ai vu seize films en six jours : je tiens bien ma moyenne ;) Voici comme à l’habitude mon classement personnel et hautement subjectif, en commençant par mes films préférés. Attention, il peut y avoir des surprises!

Shutter Island (VO) de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Ben Kingsley
Un marshall américain arrive sur une île où sont détenus de dangereux malades mentaux. Un film magistral construit comme un polar qui évoquerait Vol au-dessus d’un nid de coucou ou 1984. Les interprètes sont parfaits (Di Caprio en tête), la réalisation époustouflante et l’histoire, prenante et dérangeante. Un chef d’oeuvre qui ne vous lâche pas.

Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon
La fable du dessinateur Sfar est au-delà de ce que j’en espérais : magique. J’ai tout aimé, en particulier ce choix de narration mêlant réalité et fantasmes qui nous rend le personnage de Gainsbourg particulièrement attachant. Et Laetitia Casta est réellement bluffante en Bardot. Seule la fin (par le choix des anecdotes) m’a paru plus convenue.

Dans ses yeux (VO) de Juan José Campanella avec Soledad Villamil, Ricardo Darin
Un mélange
parfaitement maîtrisé entre un thriller et une histoire d’amour. Le rythme est plutôt lent dans l’ensemble à part la scène dans le stade de Buenos Aires qui est proprement hallucinante. Mais ce film argentin a reçu cette année l’Oscar du meilleur film étranger et c’est mérité. Original et bouleversant.

L’agence tous risques (VF) de Joe Carnahan avec Liam Neeson, Bradley Cooper
Une excellente surprise pour moi. Je n’avais presque aucun souvenir de la série mais j’ai apprécié les scènes d’action énormes et le second degré constant qui permet de les assumer. Et Bradley Cooper est décidément très sexy.

L’arnacoeur de Pascal Chaumeil avec Vanessa Paradis, Romain Duris
Tout le monde l’a dit : une comédie romantique réussie où Romain Duris est particulièrement fait pour le rôle. Mais il faut dénoncer une chose : Paradis et Duris sont trop maigres! A part cela, j’ai apprécié que le film assume ses moments surréalistes, notamment ceux joués par la formidable Julie Ferrier. Après le Paris de Klapisch, ce film me confirme que je suis fan d’elle!

Robin des bois (VF) de Ridley Scott avec Russell Crowe, Cate Blanchett
Du grand spectacle comme on en réussit rarement. Mention particulière pour le travail sur la lumière : la photographie
est magnifique. Mais les personnages manquent un peu de chair pour que le film dépasse son esthétisme et devienne une très grande oeuvre.

The ghost-writer (VO) de Roman Polanski avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan
Un thriller très tendu dont le titre pourrait se traduire en français par "Le nègre" (ou pas). L’histoire est très prenante mais la révélation finale m’a semblé en-deçà du reste.

Invictus (VO) de Clint Eastwood avec Morgan Freeman, Matt Damon
Cette fois, Clint Eastwood a choisi l’optimisme. D’ailleurs, l’histoire paraît trop belle pour être vraie. Hasard du calendrier, on ne peut s’empêcher à l’équipe française de foot cette année en Afrique du Sud qui a réussi l’exact opposé de l’équipe de rugby du film!

Les invités de mon père d’Anne Le Ny avec Fabrice Luchini, Karin Viard
Excellente comédie à la française. Les sujets de la famille et de l’immigration sont traités sans manichéisme, avec subtilité et humour. Les comédiens sont bons mais Michel Aumont est juste parfait.

Bébés de Thomas Balmès sur une idée d’Alain Chabat
Un petit bijou. Des magnifiques paysages de Namibie et de Mongolie aux villes des Etats-Unis et du Japon (fuyez les crèches japonaises!), ces bébés sont portés par une même soif de découverte et d’apprentissage, finement capturée par la caméra. Beau, drôle et émouvant : bravo les bébés!

Shrek 4, Il était une fin (VF – 3D) de Mike Mitchell avec les voix d’Alain Chabat, Med Hondo
Etonnant qu’une telle série
se termine sur un vrai film d’amour. Mais la technique est arrivée à un tel sommet et les personnages sont si attachants que j’ai failli oublier qu’ils n’étaient que dessinés. Snif!

Le caméléon (VO) de Jean-Paul Salomé avec Marc-André Grondin, Ellen Barkin
Le film ne dévoilera pas les motivations de son héros principal, spécialiste des usurpations d’identité.
Seule est creusée l’histoire de cette famille paumée au coeur de la Louisiane, magnifiquement interprétée. Mais le climat pesant particulièrement réussi semble cacher un mystère qui s’évapore à la fin, le secret familial étant éventé depuis longtemps.

Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté avec Daniel Prévost, Philippe Nahon
Un film au démarrage très lent mais auquel on s’attache au fur et à mesure que l’histoire se développe. Original et très sensible. Amusant aussi à voir à Cannes parmi les petites vieilles qui font leurs commentaires tout haut, en particulier sur les peintures d’Edmond!

Millénium 2 – La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (VO) de Daniel Alfredson avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace
Après l’excellent premier volet, la nouvelle livraison déçoit beaucoup : histoire assez basique, ambiances brumeuses disparues, révélations redondantes. La fin du film ressemble presque à une caricature. Pourvu que le troisième remonte le niveau!

Tournée de Mathieu Amalric avec Mathieu Amalric, Miranda Colclasure
Je n’ai pas vraiment compris l’engouement autour de ce film. Les acteurs sont bons mais le rythme est lent et le ton hésite sans cesse entre la comédie et le tragique sans atteindre totalement ni l’un ni l’autre. Enfin, le personnage principal m’a paru trop peu sympathique pour que je le plaigne dans ses malheurs.

Copie conforme (VO) d’Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche, William Shimell
Un flot continu de paroles qui m’a rapidement plongé dans un certain état de somnolence. Binoche déploie une énergie qui légitime son prix d’interprétation à Cannes. Mais je me demande encore le but de ces gesticulations. Pire, je me demande s’il y avait un but.

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Les fêtes du cinéma 2009, 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des années précédentes
Le Mercury, place Garibaldi à Nice : grâce au Conseil Général, retrouvez en ligne la programmation de mon principal fournisseur (avec le Rialto) de films en VO. Pour éviter les erreurs de Nice-Matin.
Sex and the city 2 : vu avant la fête. L’idée de poursuivre malgré tout la saga en basant l’histoire sur le vieillissement des personnages aurait pu être intéressante. Encore aurait-il fallu une histoire car les problématiques sont abordées de façon trop légère (la scène du souk est même dérangeante). Malgré quelques passages réussis, et même en étant fan, je n’ai pas accroché.
Les Mondes Darwiniens : un livre présenté dans La Tête au Carré sur France Inter, examinant la théorie de Darwin que combattent les créationnistes. Car les créationnistes existent : je les ai rencontrés! Cinq minutes avant le début de Shutter Island, je dégustais ma glace place Garibaldi devant un sympathique concert où circulaient des tracts verts "En avant la musique". Sauf qu’entre deux chansons, un prêcheur évangélique est venu nous mettre en garde contre ceux qui veulent nous faire croire que nous sommes là par hasard. Je n’avais malheureusement pas le temps de lui expliquer qu’il n’avait rien compris à la théorie de l’évolution.

Fête du Cinéma 2009 : un très bon crû

Lundi 13 juillet 2009

Cette année, la fête du cinéma inaugurait une nouvelle formule à 7 jours au lieu de 3. Heureusement, j’ai été raisonnable et je ne suis allé voir que 16 films! Comme chaque année, voici mon classement en commençant cette fois par les films que j’ai préférés. Mais ce classement ne signifie pas grand chose tellement le niveau des films était élevé cette année. Pour le dire simplement : je n’ai vu que des bons films!

Slumdog Millionnaire (VO) de Danny Boyle avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto
Un chef-d’œuvre. Je craignais que le film ne soit pas à la hauteur de sa réputation : il l’est! Dès les premières minutes, on a la certitude d’entrer dans un film d’exception et le rythme ne faiblit pas jusqu’à la fin. On est sans cesse secoué par toutes sortes d’émotions des plus violentes aux plus touchantes. Un film baroque qui fait le meilleur portrait possible de l’Inde moderne.

L’âge de glace 3  – Le Temps des dinosaures (VF – 3D) de Carlos Saldanha avec Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun
Comment ne pas être fan? Ce nouveau volet est encore plus drôle et plus enlevé que les précédents. Les nouvelles aventures de Scrat sont des plus réussies. Ce film est un modèle du genre dans sa façon de marier l’action et l’humour en même temps et au même niveau. Les séquences finales notamment sont éblouissantes. Quant à la 3D, elle donne une profondeur magique à l’image et souligne encore mieux ce jeu de perspectives entre le très petit et l’immense. Courez-y!

Good Morning England (VF) de Richard Curtis avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans
Bien que n’ayant pas pu le voir an anglais, j’ai passé un très bon moment. Le film raconte l’histoire d’une radio rock pirate émettant depuis un bateau en Angleterre dans les années 60. Illustrant la devise « Sex & rock’n’roll », le film enchaîne à un rythme soutenu des séquences toujours très drôles et pleines de trouvailles, brossant une galerie de portraits hors du commun. Et la bande musicale est un vrai bonheur!

Terminator Renaissance (VF) de McG avec Christian Bale, Sam Worthington
L’évolution de la saga est l’illustration même des progrès fulgurants des effets spéciaux. Grâce à une histoire solide et d’excellents acteurs, le film ne faiblit pas une seconde et culmine, à mon goût, dans une course poursuite motos-camion-vaisseau qui dépasse tout ce que j’avais pu voir. Une vraie réussite.

Millénium (VO) de Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace
Basé sur une intrigue de résolution d’énigme, assez classique mais très bien construite, Millénium tire toute son originalité et son sel de la présence de personnages torturés et/ou pervers dont les penchants nous sont décrits plutôt précisément. Du coup, tout le film baigne dans une atmosphère étrange et attirante et nous surprend jusqu’au bout.

Tellement proches de Eric Toledano et Olivier Nakache avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré
Bien que n’étant pas très tenté au départ, j’ai beaucoup aimé. L’ensemble est très drôle, en particulier la séquence de la première soirée. Les répliques sont très bien écrites et les personnages vraiment originaux. D’ailleurs, tous les comédiens sont excellents. Je le conseille!

Lascars de Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec Vincent Cassel, Omar Sy
Basé sur un comique de situation éprouvé, ce « petit » film d’animation séduit grâce à son graphisme décalé, ses personnages bien définis et excessifs et son écriture très précise. Le rythme est très speedé et on rit tout du long.

Anges et démons (VF) de Ron Howard avec Tom Hanks, Ewan McGregor
Le thème est original, l’histoire bien construite (précisons que je n’avais pas lu le livre) mais le traitement du film m’a semblé un peu trop classique voire mécanique. La fin par contre est très réussie.

Les beaux gosses de Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo
Une bonne surprise : le dessinateur de BD a parfaitement su retranscrire les divagations de jeunes élèves de troisième, plus vrais que nature. Le héros du film incarne bien l’ado totalement ignorant des filles comme de ses propres sentiments, tandis que les filles paraissent plus déterminées. Tous les rôles sont parfaits, d’Emmanuelle Devos en principale à Noémie Lvovsky en mère dépressive : j’ai beaucoup ri!

La première étoile de Lucien Jean-Baptiste avec Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard
Une très bonne comédie, originale par son thème et parfaitement interprétée par son réalisateur. On regrette juste que le côté « social » voire revendicatif du début finisse par laisser la place à une avalanche de bons sentiments qui engloutit tout le monde.

Jeux de pouvoir (VF) de Kevin Macdonald avec Russell Crowe, Ben Affleck
Du très classique, très bien joué mais sans véritable surprise. Là où j’attendais une réflexion sur les rapports entre les journalistes et les politiques, j’ai vu plutôt un thriller avec de vrais moments de suspense et une étude psychologique assez poussée du journaliste interprété par Russel Crowe.

Looking for Eric (VO) de Ken Loach avec Eric Cantona, Steve Evets
J’y allais à reculons et le début semblait me donner raison : un père en difficulté sociale, familiale et psychologique puis l’apparition de Cantona qui donne lieu à deux longues séquences, celle de supporters dans un bar puis celle présentant les exploits du footballeur. Mais, dès ce passage fini, l’histoire s’accélère et le rythme ne faiblit plus jusqu’à la fin. Le suspense, très bien mené, cède la place à un final à la fois crédible et totalement déjanté qui est un vrai bonheur. Etonnant!

Very bad trip (VF) de Todd Phillips avec Bradley Cooper, Ed Helms
Peut-être surestimée, voilà une comédie assez barrée mais loin d’être un chef-d’œuvre. Le scénario est foisonnant mais le film aurait sans doute gagné à ne pas souligner si souvent ses effets les plus potaches.

Coraline (VF) de Henry Selick avec Claire Guyot
J’aurais peut-être préféré la version originale et en 3D. Quoi qu’il en soit, le réalisateur de l’Etrange Noël de M. Jack reprend des thèmes (la dualité des choses) et une esthétique semblables (les décors, le personnage du chat, la musique) sans retrouver la même magie. Les personnages ne m’ont pas semblé attachants et j’ai suivi l’histoire sans être emporté.

Amerrika (VO) de Cherien Dabis avec Nisreen Faour, Hiam Abbass
Amreeka, sous son titre original, est un film assez étonnant qui raconte des choses profondes voire graves tout en ayant l’aspect d’une comédie. On apprécie surtout la justesse des détails, notamment la description de la vie en Palestine ou le passage de la douane américaine : « Nationalité? Nous n’en avons pas. Comment ça, vous n’avez pas de pays? Non, nous sommes palestiniens. »

Etreintes brisées (VF) de Pedro Almodóvar avec Penélope Cruz, Blanca Portillo
La sublime Penélope Cruz rayonne face à la caméra d’Almodóvar qui s’essaie à toutes les formes de film dans le film. L’histoire est typique du cinéaste mais face à la drôlerie de la séquence de « Femmes et valises » révélée à la fin, on regrette qu’il n’ait pas choisi de faire une vraie comédie.

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Les fêtes du cinéma 2008, 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des quatre années précédentes

Fête du cinéma 2008 : mon classement

Dimanche 6 juillet 2008

Comme chaque année désormais, voici quelques chroniques rapides des 11 films que j’ai vus lors de la dernière Fête du cinéma, en commençant par les films que j’ai le moins aimés pour finir par mes préférés.

Bienvenue chez les Ch'tisBienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon avec Kad Merad et Dany Boon
Connaissant des gens du Nord (si, si, je vous assure!), il fallait bien que je finisse par aller voir le film « phénomène ». Eh bien, pour un cannois né à Antibes, voilà un film très énervant : tous les sudistes sont présentés comme des crétins (surtout la femme) jusqu’à leur découverte miraculeuse des ch’timis. Franchement, il faut être idiot pour confondre les « siens » avec les « chiens »! Un peu plus de nuance aurait été bienvenue car le film réserve finalement quelques bons moments.

EldoradoEldorado de Bouli Lanners avec Bouli Lanners et Fabrice Adde
Ce road movie belge, très bien interprété, réserve de beaux moments, notamment les trois rencontres faites lors du voyage des deux protagonistes : l’effrayant collectionneur, l’excellent Alain Delon et la mère très touchante. Mais malgré son originalité, le film manque malheureusement de rythme.

A bord du Darjeeling LimitedA bord du Darjeeling Limited (en V.O.) de Wes Anderson avec Owen Wilson et Adrien Brody
Je m’attendais à un film plus enlevé et plus drôle. Le tout et certes très original (à commencer par la première partie) mais on a parfois du mal à suivre les motivations des trois personnages, ce qui donne un aspect décousu à l’ensemble. Reste cet humour anglais décalé qu’on adore.

La graine et le muletLa graine et le mulet de Abdellatif Kechiche avec Habib Boufares et Hafsia Herzi
Le film démarre assez lentement et j’avoue avoir eu peur de ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout. Et à un moment, on est pris dans l’histoire jusqu’à la fin qui nous paraît arriver très vite! Bref, un film à la forme étonnante pour lequel j’aurais attendu une fin plus explicite.

Valse avec BachirValse avec Bachir (en V.O.) de Ari Folman avec Ari Folman et Ori Sivan
Plus qu’un film sur la guerre, voilà un beau film sur la mémoire, le narrateur essayant de reconstruire ses souvenirs perdus grâce à ceux des autres. La transformation des rêves, souvenirs et interviews en dessins est une vraie réussite esthétique et émotionnelle. Je comprends que certains se soient étonnés de l’absence du film au palmarès du dernier Festival de Cannes. Mais il faut un temps pour s’habituer à de l’hébreu sous-titré et ne pas s’attendre à une explication de la guerre du Liban, le film n’en traitant qu’un moment précis.

Il y a longtemps que je t'aimeIl y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein
Malgré mes réticences pour entrer dans un « drame familial français », le film a fini par me prendre grâce surtout au jeu des acteurs, Elsa Zylberstein en tête, et à l’absence totale de pathos. On en retient des personnages originaux et très attachants : les malicieux P’tit Lys et son grand-père ainsi que le commissaire, très touchant.

Into the WildInto the Wild (en V.O.) de Sean Penn avec Emile Hirsch et Marcia Gay Harden
Je n’avais pas compris que le titre signifiait « Dans la nature ». Du coup, j’ai peu accroché aux deux premiers « chapitres », incapable de m’identifier à ce héros qui rejette en bloc toute civilisation. De plus, les nombreuses citations littéraires sont un peu difficiles pour un non-bilingue. Par contre, j’ai beaucoup aimé les deux derniers chapitres qui donnent tout son sens à cette histoire qui se révèle vraie. Reste un beau portrait mais un peu long.

La Personne aux deux personnesLa Personne aux deux personnes de Nicolas et Bruno avec Daniel Auteuil et Alain Chabat
Des 11 films que j’ai vus, c’est celui où j’ai le plus ri. L’idée est originale et plutôt bien traitée même si l’histoire part en live vers la fin. Pourtant je n’étais pas fan du concept Gilles Gabriel qui ressemble trop à une transposition dans les années 80 du Chris Conty imaginé par Jean-Jacques Nyssen. Mais je conseille le film!

SaganSagan de Diane Kurys avec Sylvie Testud et Pierre Palmade
Un très beau film, bien écrit et très bien interprété notamment par Sylvie Testud même si le ton qu’elle adopte est un peu répétitif au début. Même Arielle Dombasle est parfaite dans son rôle, c’est-à-dire très agaçante! Et j’ai beaucoup aimé Pierre Palmade jouant Chazot qui a les meilleures répliques du film. Seule déception, la fin qui traîne un peu en longueur.

ParisParis de Cédric Klapisch avec Juliette Binoche et Romain Duris
Un très beau film à la Lelouch où les histoires des différents personnages se croisent avec intelligence et fluidité. Tous les acteurs sont formidables, de Luchini à Romain Duris (il faut le voir dans son costume blanc à paillettes :D ) en passant par Albert Dupontel, Julie Ferrier ou Karin Viard qui joue une boulangère à mourir de rire! On rit, on est touché (« On va chez toi ou chez moi? »). On est emporté.

Bon baisers de BrugesBons baisers de Bruges (en V.O.) de Martin McDonagh avec Colin Farrell et Brendan Gleeson
Simplement appelé In Bruges en anglais (ou plutôt In fucking Bruges dans le texte ;) ), ce film est un petit bijou plein d’humour, très étonnant et très bien interprété notamment par un Colin Farrell parfait. Ne vous attendez pas à un film d’action : l’histoire prend son temps mais on ne s’ennuie pas. On rit, on pleure et le final est tout bonnement sublime. Le film vient de sortir : courez-le voir!

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