Dimanche, j’ai assisté à mon premier et sans doute unique concert de Johnny Hallyday. Même sans être fan, on a forcément suivi la carrière de Johnny dont la période Goldman était ma préférée. Le voir en concert, c’était l’occasion de survoler toute sa carrière. La question principale était de savoir si le concert justifierait le prix assez élevé des places. Eh bien je trouve qu’en quantité et en qualité, on en a eu pour notre argent.
La scène, tout d’abord, est énorme. On était placé presque tout en haut de la salle du Nikaïa mais la visibilité était bonne. Avant le début du concert, les deux statues géantes d’hommes-aigles qui entouraient la scène pouvaient faire craindre le pire. En réalité, le décor est très simple : tout le fond de scène est occupé par un écran panoramique devant lequel quatre écrans sur vérins tournent et se regroupent à la demande. Assez fascinant. Entre les gros plans sur le chanteur et les musiciens, les diaporamas photos, les films d’animation (sur Requiem pour un fou par exemple) et l’incontournable pyrotechnie, on en a pris plein les yeux.
Le groupe aussi est énorme. Johnny est entouré de trois choristes et d’une douzaine de musiciens dont une section de quatre cuivres. Evidemment, ils sont tous excellents. De son côté, Johnny se donne vraiment (même s’il fait une pause en laissant ses musiciens jouer un moment Born to be wild) et sa voix ne le trahit pas. Quant au répertoire, Johnny a le bon goût de ne chanter que trois chansons de son dernier album. D’ailleurs, la seule chanson du concert que je n’ai pas aimée du tout est la reprise de Unchained Melody en duo : Johnny et sa choriste alternent les couplets dans des tonalités différentes, c’est horrible. Heureusement, les tubes sont au rendez-vous : de Quoi ma gueule qui ouvre le spectacle à L’envie qui le clôt.
Bonne idée : le set acoustique. Dans la deuxième partie du concert, Johnny et quelques musiciens rejoignent une plateforme située en plein milieu de la fosse pour quelques titres plus anciens. Grosse surprise dans le dernier titre (Tennessee) : on change la guitare de Johnny pour une guitare … branchée. Et il joue tout le début de la chanson avant le retour des musiciens. Juste après, suit un excellent medley rhythm’n'blues avec notamment Noir c’est noir et l’adaptation de Knock on wood.
Je pensais que Johnny ne parlerait quasiment pas. Il pousse bien plusieurs « waouh » et se dit souvent très content de l’accueil du public, qui scande de lui-même « Johnny Hallyday, Johnny Hallyday ». Mais il a préparé aussi quelques discours plutôt bien tournés, même s’il insiste beaucoup sur sa femme Læticia, très applaudie juste avant le concert en arrivant dans la salle avec Jade dans les bras. J’ai même presque trouvé Johnny émouvant en évoquant l’étoile du Berger avant de chanter Tennessee.
Seuls les rappels ont été un peu décevants. On s’attend en effet, à une nouvelle série de tubes. Or, Johnny revient avec son nouveau titre Ca ne finira jamais (ben si justement) puis il se retire à nouveau un moment pour se concentrer. Il revient en arborant un masque de douleur un peu surjoué pour reprendre Et maintenant de Bécaud. C’est vrai que va-t-il faire maintenant sans nous, le pauvre? Et Johnny s’en va sans nous dire une nouvelle fois au revoir. Mais en nous laissant après deux heures de show le sentiment d’un vrai beau moment de scène.
Liens
Johnny Hallyday, le site officiel
Nikaïa, le « zénith » de Nice
Pour mon dernier soir au festival, jeudi 23, j’ai été un peu déçu. Pas de nouvelle interview. Derek Trucks : très bon guitariste mais un seul morceau connu. Richard Galliano : très bien mais j’avais un meilleur souvenir de la première fois où je l’ai vu. Maxime Le Forestier : un bon répertoire mais pas très sympathique sur scène, un petit sourire aurait aidé. Gabriella Cilmi : excellente mais je n’ai vu que la deuxième moitié de son concert car je suis allé manger et j’ai discuté avec Caroline (salut!). Enfin Julien Doré devrait commencer par soigner sa musique plutôt que de jouer un personnage un peu fabriqué. On verra ce que donne l’an prochain!
Plus que 48 heures à attendre! Dès que j’ai su que Lenny Kravitz se produirait à Nice au Nikaïa lundi 11 mai, j’ai sauté sur l’occasion pour le voir à nouveau. Son concert en juillet dernier au Zénith (
Je vous ai donné mes premières impressions la semaine dernière (
C’est un orchestre de cordes qui vous accueille à l’entrée. Sheller vous propose de pousser la porte d’un nouveau monde, un monde plus beau, en choisissant votre image, votre Avatar, afin de commencer l’aventure. Vous êtes prêt? Alors arrivent les guitares électriques, la basse et la batterie et dès le deuxième titre, le ton est donné. Sheller fait une nouvelle plongée dans la splendide Albion et joue encore du rock’n'roll. L’âme des Beatles plane sur le monde virtuel de Sheller qui s’annonce plein de mystères et enchanté. Avatars est la face positive des Machines Absurdes. Cette fois, comme le dit le single, Tout ira bien. Le temps d’un souvenir de jeunesse au son d’une guitare sèche et Sheller nous souhaite un bon voyage. Mais, en plein Jet Lag, tout s’arrête brusquement, comme si un bug avait atteint le système.
La terrasse du Palais des Festivals de Cannes a accueilli du 08 au 11 août la septième édition du Festival Pantiero. Conçu comme un festival électro, il propose aussi des artistes de hip-hop et des groupes rock. L’an dernier, j’avais déjà obtenu une accréditation Presse pour Sincever.com. J’avais réalisé les interviews de Herman Düne (