Archive pour le mot-clef ‘rock’

21 albums pour 2012

Lundi 31 décembre 2012

Janvier 2012 : j’achète 21 CD d’un coup. Je me dis : profitons-en pour les partager. Chaque semaine, j’ai donc posté sur facebook un titre extrait de ces 21 albums auxquels se sont ajoutés les sorties de l’année et les dix autres disques que j’ai achetés en août. Au final, je n’ai pas encore écouté les 21 albums de départ. Mais pour terminer l’année, voici un retour chronologique sur mes principales écoutes de 2012 en 26 albums.

Janvier – Février 2012

1/21 : Torches – Foster The People (2011) ****
De l’electro pop légère et colorée comme un cartoon où la voix aigüe de Mark Foster, auteur-compositeur-interprète survole des compositions efficaces au son très travaillé. Un succès mérité. Lire la chronique complète.

2/21 :  + – Ed Sheeran (2012) ****
Ed Sheeran a pour lui le dynamisme des 20 ans, sa bouille hyper sympathique et son talent. Son premier album, essentiellement acoustique, révèle peu à peu des thèmes plus profonds qu’il n’y paraît. Ses influences variées (de l’urbain au traditionnel irlandais) nous promettent d’autres choses à venir. Une belle révélation. Lire la chronique complète.

3/21 : La place du fantôme – La Grande Sophie (2012) *****
J’ai toujours aimé La Grande Sophie, même si ses mélodies pop m’ont toujours plus parlé que ses guitares saturées. Mais aucun de ses albums précédents n’a eu cet étrange pouvoir sur moi : à la fois sombre mais pas désespérant, ses arrangements sublimes révèlent la petite Sophie derrière la Grande. Et je l’aime encore plus. Lire la chronique complète.

4/21 : The Best of Pink Floyd: A Foot In the Door (2011) ****
En 2011, Pink Floyd a sorti une version remasterisée de sa discographie. J’en ai profité pour me faire offrir le CD du mythique The Wall où le son était enfin digne de ce monument. Ca m’a donné envie d’acheter le best-of proposé par le groupe qui, jusqu’ici refusait de vendre ses albums au titre par titre. La volonté, en enchaînant des classiques, de recomposer comme un album original est assez réussie. Mais elle donne surtout envie de replonger dans les albums d’origine.

5/21 : Les parfums de sa vie – Le meilleur d’Art Mengo (2001) ****
Chanteur discret, à la voix douce et aux mélodies suaves, très bien servi par les textes de Patrice Guirao (le plus souvent), Art Mengo fait peu parler de bruit. A l’écoute de cette compilation, j’ai donc été surpris du nombre de titres que je connaissais : outre Les parfums de sa vie, je pouvais chanter La mer n’existe pas, Magdeleine, Gino, Laisse-moi partir, Parler d’amour (duo avec Ute Lemper), Où trouver les violons, Faudrait jamais s’aimer, A 40 ans la femme etc. Mais il manque à cette compilation les albums des années 2000 dont La vie de Château (J’ai vidé mon grenier, Dans un an et un jour) et Sujet libre (En attendant Beckett, Bagatelle). A écouter et réécouter.

Mars – Avril 2012

6/21 : Wolfgang Amadeus Phoenix (2009) ***
Je continue à trouver dommage que des groupes français chantent en anglais. Ce CD est donc le premier et seul pour l’instant que j’aie de Phoenix. Les mélodies pop sont imparables (mention spéciale à leur Lasso), le son est précis mais peut-être un peu lisse. Face à une certaine uniformité des titres chantés, j’ai envie de saluer l’instrumental Love like a sunset et son travail sur les ambiances. Du coup, je laisserai peut-être à Phoenix une seconde chance.

7/21 : L’homme dont les bras sont des branches – Daran (2012) ****
Je ne classerai pas ce nouvel album de Daran dans le trio de tête de ses albums mais il n’en est pas loin. Fabriqué au Québec, il nous permet de voyager dans les différents univers qu’il a explorés, de l’acoustique à l’électro, où l’émotion est toujours à fleur de peau. Daran reste un très grand. Lire la chronique complète.

8/21 : The Best Of - Vaya Con Dios (1996) ****
Johnny (tu n’es pas un ange) et Just a friend of mine, c’est Vaya Con Dios. Ce groupe belge au nom espagnol a connu plusieurs succès dans les années 80-90 en naviguant entre musiques latines et blues : Don’t cry for Louie, Puerto Rico et What’s a woman, c’est eux aussi. Et la voix de Dani Klein reste un bonheur absolu.

9/21 : Love Is A Four Letter Word - Jason Mraz (2012) ****
Des chansons, légères et positives, qui gardent une base très acoustique et possèdent un son d’une qualité incroyable. Son succès planétaire n’altère pas la simplicité de Jason Mraz, toujours aussi cool en interview et sur scène. Mais peut-être prend-il moins de risques qu’avant. Car la surprise est la seule chose qui manque à son quatrième album. Lire la chronique complète.

Mai – juin  2012

10/21 : Save Me, San Francisco – Train (2010) ***
Le gros succès de Hey Soul Sister méritait qu’on se penche un peu plus sur ce groupe. L’album s’ouvre sur la chanson-titre, un blues-rock imparable : j’adore! Dans l’ensemble, c’est ce côté un peu gras de Train que je préfère. Le titre Parachute, à la mélodie pourtant puissante, pâlit de la comparaison et semble produit pour illustrer une série pour ados. Mais à la longue, c’est surtout la voix très forcée de Pat Monahan qui fatigue le plus. Du coup, on apprécie beaucoup d’entendre une petite ballade acoustique comme Marry me.

11/21 : Greatest Hits - Bill Withers (1981) *****
Bill Withers fait partie des grandes voix de la soul mais sa notoriété n’est pas à la hauteur de son talent. Il nous a pourtant laissé des classiques comme Just the two of us, Ain’t no sunshine, Lovely day, Lean on me ou encore l’excellent  Use me. La voix est de velours, les arrangements de diamant : il faut faire la promotion du grand Bill Whithers.

12/21 : Overexposed – Maroon 5 (2012) ***
Toujours très efficace, Maroon 5 évolue avec ce nouvel album vers un son plus club. Mais à mon sens, leur musique perd encore un peu d’âme, s’éloignant peu à peu de la subtilité et de l’émotion de leurs débuts. Mais dans l’ensemble, l’album s’écoute très bien et permet de faire la fête. Lire la chronique complète.

Juillet – Août 2012

13/21 : Forty Love - Housse De Racket (2008) *****
Une vraie révélation. Malgré un buzz très positif, je ne m’étais pas encore pris dans les filets du duo français de Housse De Racket. L’album démarre fort avec la chanson- titre, un instrumental à la Daft Punk suivi du single Oh Yeah! qui pose les bases de leur style pop. Le clou est enfoncé sur l’excellent Champions : à la pop d’inspiration vintage, s’ajoute un texte très second degré qui donne toute l’originalité au groupe. Gwendoline (façon BB Brune) donne le début du fil rouge de l’album tandis que le Rendez-vous marque l’apogée du délire de l’écriture (on peut penser à une parodie de Sébastien Tellier et consorts) : totalement barré ! L’album se termine par une escapade en Californie avec quelques textes en anglais. La palette est large, la réalisation plus que maîtrisée et l’écriture exquise. Une vraie réussite malheureusement non reproduite sur Alesia, leur deuxième album.

14/21 : Lolle (2012) ****
Autre exemple de réussite pop en français, la jeune et sympathique Lolle sort un 5 titres frais, varié et très bien réalisé par Stéphane Bonvent. Allez vite sur son site pour  pour découvrir les deux visages de Lolle dans le clip interactif très malin du single De l’eau qui dortLire la chronique complète.

15/21 : This Is The Life - Amy MacDonald (2007) *****
Séance de rattrapage : il y a cinq ans, la jeune écossaise Amy MacDonald connaissait le succès à 20 ans avec son premier album. En 2012, This is the life a accompagné mes vacances d’août : une voix étonnamment mûre et puissante, très évocatrice, renouvelle le folk traditionnel grâce à l’énergie du rock. Autant le dire, j’ai une très nette préférence pour les titres rapides de l’album mais l’ensemble est excellent!

Septembre – Octobre 2012

16/21 : Le dernier présent – Alexis HK (2012) ****
La fin du monde, c’était pas pour 2012. Mais son annonce a été l’occasion pour Alexis HK de s’interroger sur le temps qui passe et les bonheurs à conserver. Un album court, au son classieux mais un peu uniforme où l’humour se fait plus discret. Il contient néanmoins plusieurs pépites à découvrir. Lire la chronique complète.

17/21 : Tous les sens - Ariane Moffatt (2009) ****
Après Le coeur dans le tête (2006), j’avance petit à petit dans la discographie de la québécoise Ariane Moffatt. Cet album recèle à nouveau de petits bijoux comme Briser un coeur, L’équilibre ou le single Je veux tout portés par des arrangements toujours originaux et la voix légèrement brisée, pleine d’émotion d’Ariane. Par contre, j’ai encore du mal à tenir la distance sur un album complet. Mais je persiste.

18/21 : The Origin Of Love – Mika (2012) ****
Pour son nouvel album, Mika a pris le temps d’évoluer et il a bien fait : ce n’est pas un copié-collé des deux précédents. Il s’est orienté vers un son club qui est moins dans mon goût que sa pop sucrée. Du coup, j’écoute en boucle le titre Step with me, terriblement efficace dans sa simplicité. Mais ce que j’aime le plus dans l’album, c’est entendre Mika chanter en français : outre le single Elle me dit, il nous offre dans un disque bonus trois autres titres en français concoctés avec Doriand dans l’esprit, selon Mika, de Michel Berger. Karen (qui ferait plutôt penser à Cendrillon de Téléphone) est la plus réussie.

19/21 : Before Nightfall – Robert Francis (2009) ****
Vous aimez les belles voix graves qui peuvent monter haut ? Vous aimez les belles guitares au son brillant ? Vous aimez les ballades brûlantes traversées de rock et de blues ? Moi, j’adore et c’est pourquoi j’ai aimé ce deuxième album de Robert Francis qui l’a révélé grâce à l’excellent single Junebug. Laissez-vous emporter par son charme aux faux airs de Bruce Springsteen.

20/21 : The 2nd Law – Muse (2012) *****
Oui, on peut dire que Muse en fait trop mais c’est ça que j’aime. Cet album, moins expérimental que les premiers et donc plus accessible, n’en reste pas moins varié et ambitieux puisqu’il convoque aussi bien la musique classique que l’électro. Culminant, pour moi, sur Follow me, il va offrir de grands moments en concert. Ca tombe bien, j’ai déjà mes places pour leur passage à Nice!

21/21 : Le prix de l’Eden - Pauline Croze (2012) ****
Dans ce nouvel album de la touchante Pauline Croze, j’aime comment, d’une simple guitare sèche, elle s’approprie Dans la ville, texte simple et juste de Vincent Delerm. J’aime la finesse des arrangements de Quelle heure est-il qui nous plonge dans le vertige de ceux qui sont en décalage permanent avec le monde. J’aime la magie inexplicable de la comptine Cache cache où Pauline Croze semble enfin totalement apaisée. La fragilité extrême qu’elle a étalée si violemment dans son premier album trouve ici un moment d’équilibre qui, par contraste, me touche infiniment. Comme elle l’écrit dans la chanson titre, elle n’a plus envie de payer Le prix de l’Eden : « De ce paradis en pente raide, j’aimerais revenir saine et sauve. N’attends pas de moi que je cède à l’appel de ses lumières et de ses écrans de fumée. » Ne change pas, Pauline.

Novembre – Décembre 2012

22/21 : 5 Classic Albums – Elton John (1970-1973) *****
Quel bonne idée : un coffret bon marché des débuts d’Elton John qui permet d’introduire ce qu’on appelle à juste titre, ses années d’or, les années 70. 1970 : album éponyme parfois brut aux sonorités baroques (Your song, Sixty years on). 1970 : Tumbleweed Connection, un tour vers les sons country (Come down in time, Burn down the mission). 1971 : Madman across the water, ballades éternelles aux arrangements symphoniques (Tiny dancer, Levon). 1972 : Honky Château, le jeu de piano d’Elton dans toute sa singularité (Honky Cat, Rocket Man). 1973 : Don’t shoot me I’m only the piano player, ballades, rock old school et section de cuivres (Daniel, Crocodile rock). 

23/21 : Îl – M (2012) *****
Beau retour en couleur de M après le noir et blanc de Mister Mystère : enregistrées autour d’une base guitare-basse-batterie, les chansons possèdent une énergie portée par des riffs bien sentis et des textes à tiroir. A signaler, celui très drôle, de Faites-moi souffrir qui parlera, au second degré, à tous les créateurs. Vivement le début de la tournée!

24/21 : Private Investigations: The Best Of Dire Straits & Mark Knopfler (2005) *****
On oubliera les titres instrumentaux de Mark Knopfler et on retiendra les immenses classiques des années 80 : Sultans of swing, Private investigations, Money for nothing, Brother in arms, etc. Le jeu de guitare de Mark Knopfler reste une référence absolue. Peu peuvent se vanter d’avoir joué des solos que les fans peuvent chanter. Un bonheur.

25/21 : Grrr! The Rolling Stones (2012) *****
En deux disques et 40 titres la quasi-totalité des tubes des Stones remasterisés. Pour moi, il ne manque à cette compilation que Under my thumb et Streets of love, présents sur la version à trois disques. Comment résumer une telle carrière en quelques mots? Génial!

26/21 : L’envolée - Stephan Eicher (2012) ****
Le nouvel album de Stephan Eicher est tout à fait dans la tendance actuelle de la chanson française. Le son est soigné, les arrangements recherchés (avec quelques cuivres et quelques cordes par moments). Les titres les plus réussis sont pour moi : Donne-moi une seconde, Le sourire, Tous les bars, La relève. Même les titres en suisse-allemands, très courts, sont agréables à écouter. Mais je trouve que le milieu de l’album perd un peu d’intensité et mon attention a été réveillée avec l’apparition de l’auteur Philippe Djian au chant et à la composition : inattendu et sympathique. Vivement le live.

Liens
21:2012 : ma playlist de l’année, un titre par album chroniqué
2012 : sortie d’albums : un titre par album sorti en 2012

2012 : bilan des concerts, suite et fin

Dimanche 30 décembre 2012

Après les compte-rendus des concerts auxquels j’ai assisté au printemps et en été, place à ceux de l’automne et de l’hiver 2012. Variés mais tous excellents.

Louis Bertignac Le Cannet 171012Octobre : Louis Bertignac au Cannet
Alors que j’essaie de ne jamais le rater en concert, je n’avais pas encore vu Bertignac dans son Grizzly Tour, hormis sa courte première partie de Johnny au Stade de France (lire ici). J’avais vraiment aimé l’album (voir mon Top 5 albums 2011) et heureusement, il a donné sa dernière date  dans la petite salle de la Palestre : plus de trois heures de concert, brillant! Louis est arrivé plutôt fatigué, la voix hésitante, la guitare sans surprise. Il expédie assez vite « la p’tite vieille » (Cendrillon). Puis peu à peu, après quelques pauses bavardage décontracté + cigarette électronique + boisson inconnue, il se remet en forme et, au bout de trois quarts d’heure, le concert démarre vraiment : I love rock’n'roll suivi d’un Vas- guitare d’exception qui débouche sur Ca c’est vraiment toi. Enorme! Le concert ne retombe plus jusqu’à la fin, entre acoustique et reprises des classiques rock (il joue les Who comme personne). Un grand moment que Louis nous grave en intégralité sur clé USB à la fin du concert : que demander de plus?

Alexis HK Cannes 261012

Octobre : Alexis HK à Cannes
Alexis HK sur scène, c’est un personnage pince-sans-rire très drôle (lire ma chronique de sa précédente tournée). A Cannes, un soir de vigilance orange pour cause de pluie intense, la salle n’était pas vraiment pleine. Il s’en est amusé et ça lui a permis de renforcer son côté intimiste. Au départ, il nous prévient  que ses interventions très écrites laisseront plus de place à l’improvisation : il veut faire un concert plus qu’un spectacle. Effectivement, le sud lui inspire quelques réflexions sexuelles qu’il semble regretter à peine énoncées. Et musicalement ? On retrouve les musiciens des albums et de la précédente tournée et donc les ambiances du sympathique dernier album, Le dernier présent (lire ma chronique) avec plus d’amplitude. Une soirée chaleureuse réussie.

Sting Nice 121112Novembre : Sting à Nice
Une première pour moi : je n’avais jamais vu ni Sting ni The Police en concert avant. Back To Bass Tour : la promesse d’un retour à la basse mais aussi à la base. Effectivement, les musiciens qui l’accompagnent ramènent Sting à son côté rock. Beau parleur, il donne la vedette à chacun et s’adresse à nous en français et avec humour. Ain si, pour introduire Fields of gold, il commence par expliquer qu’il a, dans la campagne anglaise, une belle maison entourée de champs – non, un château ! Dommage que le public des gradins où l’on était se soit montré si guindé, demandant même qu’on s’assoie pendant les rappels! Le prix des places devait y être pour quelque chose. Mais peu importe, Sting a enchaîné dès le départ, If I ever lose my faith in you, Everything she does is magic et … Englishman in New-York pour finir par un autre enchaînement ininterrompu de tubes (voir la setlist). C’était l’essentiel!

Londres 011212 miniDécembre : Jason Mraz à Londres 
D’une pierre, deux coups : je n’étais jamais allé à Londres et je n’avais jamais vu Jason Mraz en concert. Pourtant, j’avais adoré ses premiers albums (lire ma chronique) et son dernier opus avait tourné en boucle dans mon nouveau casque Bose (lire ici) pendant plusieurs semaines (lire ma chronique). La salle de l’O2 Arena est une salle à taille humaine très agréable où la vue est excellente depuis les gradins : elle était parfaite pour l’ultra-sympathique Mraz. Arrivant sur scène très cool (évidemment), il enchaîne immédiatement, avec tous ses musiciens dont une section de cuivres, trois titres de son album précédent : Make it mine + Live highButterfly = bonheur! A part un moment d’exception sur le survolté Plane, le reste du concert reste dans cette ambiance (voir la setlist), avec beaucoup de titres des deux derniers albums, de l’acoustique, de l’humour et quelques surprises : Fly me to the Moon mixé à Lucky qu’il chante avec sa choriste violoniste ou encore un saxophoniste qui déboule torse nu des gradins pour Careless Whisper de George Michael ! Vivement la prochaine tournée!

Voulzy 141212 miniDécembre : Laurent Voulzy à Cannes
Encore une première pour moi : j’avais hésité à découvrir Voulzy sur cette tournée mais je n’ai pas regretté. Dès le départ, l’ambiance moyenâgeuse et un peu étrange de son Lys & Love est bien rendue : ses musiciens entrent avec une capuche sur la tête tandis qu’on écoute un peu longuement Le tableau qui ouvre l’album. Mais la suite est bien jouée en live, grâce notamment à deux choristes qui viennent de la musique classique : l’une joue du violon et l’autre de la harpe, du violoncelle, de la guitare et des claviers! Le groupe reçoit même le renfort d’une chorale de Nice. La quasi-totalité du CD y passe, agrémenté de reprises (Scarborough Fair) ou d’anciens titres de la même ambiance (Quatre nuages, Caché derrière). A chaque fois, le travail sur le son et les voix est remarquable. Pourtant, Voulzy était arrivé assez tendu, peu souriant, lançant des regards noirs à son guitariste et seconde voix qu’il n’a a pas arrêté de titiller jusqu’au salut final. Pourquoi? Mystère. La mise en scène est appliquée, peut-être trop. Voulzy lui-même paraît encombré de ses bras sans sa guitare. Mais les rappels sont très malins : il revient seul à la guitare acoustique pour jouer quelques extraits de ses plus gros tubes. Succès assuré!  Il n’aura pas compté son temps, pour notre plus grand plaisir.

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2012 premier bilan des concerts : les chroniques de la saison printemps-été

2012 : premier bilan des concerts

Lundi 22 octobre 2012

Je vous présente ma collection de chroniques de concerts printemps-été 2012. Du plus intime au plus spectaculaire, il y en aura pour tous les goûts. Je commence par mon coup de coeur.

Mai : La Grande Sophie à Monaco
J’ai enfin vu La Grande Sophie en concert. Dans la salle intimiste du Canton, où j’avais la chance d’être tout devant, Sophie a commencé par les deux chansons que j’aime le moins dans son album La place du fantôme (Ma radio, Tu fais ton âge). Je me suis dit : « Chouette, le reste du concert va être super! » et j’avais raison. Les arrangements très réussis de l’album sont parfaitement réinterprétés sur scène et permettent de colorer magnifiquement d’anciens titres comme Quand le mois d’avril ou cette reprise très réussie de Mistral gagnant. Et certains titres du dernier album ont vraiment pris une autre dimension à l’image de Dans ton royaume où Sophie bat le rythme au tambour : explosif. Du coup, le concert était beaucoup équilibré que l’album : on a bougé, on a chanté et bien sûr on a été ému. Surtout pendant Petite princesse : alors que les arrangements terriblement dépouillés accentuent la tristesse du thème (la disparition d’un enfant), Sophie descend de scène et se dirige vers une petite fille du public. L’amour ça pardonne pas. Et nous on t’aime, Sophie.

Mai : Coldplay à Nice
Sans être spécialement fan de Coldplay, ce concert au stade Charles Ehrmann a été pour moi un très bon moment. A vrai dire, je n’avais pas vraiment accroché sur les premiers tubes de Coldplay, trop mous, trop plaintifs à mon goût. Du coup, je n’avais suivi leur carrière que de loin et ce concert me les a révélés. Avec moins de ballades que de titres up-tempo, le concert n’a pas eu de baisse de régime. Et force est de constater le nombre de tubes du groupe, à l’instar de Paradise qui est devenu un de leurs hymnes, parfait pour ce genre de concert. Mais le spectacle allait au-delà de la musique : il y avait toujours quelque chose à regarder, à commencer par les spectaculaires écrans géants. Beaucoup d’animations colorées aussi, comme ces papillons géants s’élevant tout autour de la pelouse et bien sûr les bracelets interactifs distribués à chaque spectateur, vibrant au rythme de la musique. L’ensemble devait être encore plus beau des gradins que de la pelouse où on se trouvait. Mais l’ambiance y était tellement sympa ;)

Juin : Maurane à Monaco
J’adore Maurane et la voir en concert est toujours un plaisir. Elle est si naturelle et proche du public. Elle a toujours des anecdotes pleines d’humour à raconter qui mettent en valeur ceux qui travaillent avec elle (auteurs, compositeurs, musiciens). Sur cette tournée, elle a particulièrement mis en lumière Louis Winsberg, l’excellent guitariste qui l’accompagnait. Ses arrangements jazzy ont ramené Maurane à ses premières amours. Elle nous a d’ailleurs chanté un titre qu’elle avait écrit dans son adolescence. Pas le meilleur, de même que son dernier album, Fais-moi une fleur, malgré le  très réussi Je me sens bien qui ouvrait le concert. Le petit bonus sympa est venu de la première partie : le jeune québécois Antoine Gratton a fait une belle performance, notamment vocale mais aussi  instrumentale à la guitare mais surtout au piano. Et son album La défense du titre, tendance rock, que j’ai acheté à la fin du concert, contient quelques titres bien sentis. Belle surprise, Maurane l’a invité à la fin pour chanter Différente avec elle : classe!

Juin : Johnny Hallyday au Stade de France
J’avais vu Johnny à Nice (lire ici) sur ce que je pensais être une tournée d’adieu. Et bien non, il est revenu et c’est poussé par des amis que j’ai assisté le 16 juin à mon premier concert au Stade de France. Je me suis d’autant plus laissé tenter que la première partie était assuré par Bertignac que j’adore : directement parti sur 22m² qui ouvre son dernier album, le grand Louis n’a pas tardé à nous offrir ses tubes, comme à son habitude, de ses Idées-là aux classiques de Téléphone. Très court mais intense : j’étais limite en transe. Mais j’avais tout Johnny pour m’en remettre. Plutôt enroué au début, le patron s’est bien rattrapé. Autant il aurait dû éviter de se rouler par terre, autant il a eu raison de faire durer le set acoustique même s’il contenait plusieurs vieux titres que je ne connaissais pas. Le décor 3D était assez bluffant mais la pyrotechnie et les effets de lumière un peu légers en comparaison de Coldplay. Epaulé par quelques invités  sur la fin (Bertignac est de retour, je le reconnais à ses cheveux!), Johnny ne ménage pas ses efforts et réussit encore à nous faire passer un bon moment.

Juillet : Alanis Morissette à Lyon
Je ne l’avais jamais vue sur scène mais elle est fidèle à sa réputation. Seule fille de son groupe, Alanis envoie du lourd et, comme son nouvel album n’était pas encore sorti, elle a enchaîné ses tubes : et il y en a! Sur la totalité du concert, elle a joué une bonne moitié de son mythique premier album, Jagged little pill mais j’ai été surpris d’être aussi emballé par le titre Uninvited. On peut regretter que la plupart des morceaux restent très proches des versions studio (ou de son MTV Unplugged) mais certains évoluent doucement comme Hand in my pocket, bien reboosté. Comme une petite fille timide, Alanis semblait souvent surprise d’être applaudie. Et pourtant, il y avait de quoi.

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La place du fantôme, édition limitée, contient un DVD live acoustique de 2010 qui se conclue sur la déchirante Petite princesse. Pour l’entendre en live, prenez la tournée en route : elle passera notamment par l’Olympia dans un mois
Antoine Gratton sera lui aussi à l’Olympia, ce vendredi … en première partie de Maurane
Ma saison de concerts automne-hiver a commencé sur les chapeaux de roues avec un concert de Bertignac de 3 heures au Cannet! A suivre jusqu’en décembre : Alexis HK, Sting, Laurent Voulzy et Jason Mraz avec les comptes-rendus ici-même!

2012 : premier bilan des sorties d’albums

Lundi 17 septembre 2012

 

Voici mes commentaires sur les nouveaux albums qui m’ont marqué depuis le début de l’année.

Janvier : + – Ed Sheeran
Après son passage remarqué à Taratata, le premier album d’Ed Sheeran était très attendu. Sympathique, très actif sur la toile (il permet de détourner sa pochette sur facebook), le petit s’est vite fait un nom.
Grâce à l’ami Patrick de passage à Londres, j’ai pu découvrir le disque avant sa sortie en France.
Bilan : un album aux sonorités acoustiques, touchant et « très prometteur » comme je l’écrivais à l’époque (lire la chronique complète)

Février : La place du fantôme - La Grande Sophie
La Grande Sophie a atteint un nouveau cap dans sa carrière. Désormais, elle ne se cache plus. Très sombre dans ses thèmes, le disque m’a pourtant peu à peu habité, comme seul un fantôme bienveillant peut le faire. Dès le début, Sophie, tu me dis Bye-bye puis Ne m’oublie pas. Tu te vois déjà Sucrer les fraises, Dans son royaume car, tu te dis, en écoutant ta Radio, que Tu fais ton âge. Mais tout s’éclaire Quand on parle de lui, à condition qu’il existe. Car l’éternité est au bout des doigts : Ecris-moi, me dis-tu, car l’important c’est de dire ce qu’il y a au fond de nos ventres sans jamais rougir. Alors tu partages avec moi Zuzanne, ta confidente intérieure et fais de moi ton nouveau confident. L’enfant que tu n’as pas eu ne viendra Peut-être jamais mais quand tu chantes ta Romance, titre fantôme offert sur ton site, tu fais enfin exister le fantôme perché au fond de toi et tout s’apaise. Merci pour ces nouvelles chansons superbement arrangées par le trio du sacre du tympan. Je ne t’oublie pas.

Mars : L’homme dont les bras sont des branches – Daran
Un nouvel album de Daran est toujours un évènement. Le Québec l’ayant toujours mieux accueilli que la France, Daran s’y est installé. Ce septième album studio, enregistré là-bas, nous permet un voyage dans les univers de ses précédents albums : un peu de Huit Barré (Sur les quais), de Pêcheur de pierre (Où va la joie), ou de Déménagé (La machine). Le refrain de ce dernier titre (« Les temps sont durs pour les tendres ») offre même un écho à Augustin & Anita (« Fait de plus en plus chaud pour ceux qui ont chaud ») et son couplet est représentatif de l’humour grinçant de son auteur Pierre-Yves Lebert : « Il faut tout dire à la machine Jusqu’à la taille de son machin Apparemment c’est le seul moyen Pour rencontrer machin machine ». Mais Daran touche aussi au sublime : la chanson titre, L’homme dont les bras sont des branches, offre une poésie à fleur de peau digne d’Une sorte d’église, sublimée par cette voix inouïe. Enfin, Le hall de l’hôtel, sur des paroles de Miossec, nous donne de l’émotion à l’état brut juste avant le touchant Pas peur. Bref, un album très Daran.

Avril : Love Is A Four Letter Word - Jason Mraz
J’avais adoré les trois premiers albums de Jason Mraz (lire ici). Pour ce nouveau disque, j’espérais un retour à l’extraordinaire diversité du deuxième, MR A.Z mais en réalité, Mraz a poursuivi dans la veine légère et acoustique du précédent. Trois titres sortent pour moi du lot : Everything Is SoundThe World As I See It et The Freedom Song qui a été écrite par Luc Reynaud avec des enfants réfugiés après l’ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans. Ce titre résume bien l’ambition de l’album : créer des chansons positives qui apportent de la joie. Et force est de constater que ça marche car j’ai fini par en écouter la plupart en boucle. Cheveux longs et plus écolo que jamais, Jason Mraz nous offre une musique de surfer parfaite pour l’été avec surtout un son très léché et d’une très belle qualité. Pas étonnant que sa tournée fasse le tour du monde (il était annoncé à Hong Kong quand j’y suis passé il y a cinq mois). Je n’ai donc pas résisté à acheter mes places pour son dernier concert à Londres le 1er décembre ;)

Juin : Overexposed - Maroon 5
Les Maroon 5  creusent leur sillon, évoluant cette fois vers un son plus club. L’efficacité est toujours là mais la machine semble tourner en rond au bout de quelques titres. L’intérêt est heureusement relancé en fin d’album (avant les bonus) par les deux seules ballades, Sad au piano seul et l’acoustique Beautiful Goodbye qui entourent l’imparable Doin’ dirt. C’est peu pour les spécialistes de la ballade qui tue. Ils perdent d’ailleurs en subtilité, et donc en émotion, ce qu’ils gagnent en puissance. Et je regrette toujours leur premier batteur. Mais les meilleurs titres de l’album sont venus agréablement compléter ma sélection de leurs anciens titres.

Août : EP – Lolle
Je l’ai découverte lors d’un « open mic » de Taratata. Porté par l’imparable single De l’eau qui dort, la jeune et sympathique Lolle sort un 5 titres frais, très bien arrangé et assez varié, bref prometteur. Je vous conseille notamment de cliquer ici pour découvrir son clip interactif très malin. Une belle voix, une personnalité marquée et des textes en français : je dis Lolle!


Septembre : Le dernier présent - Alexis HK

C’est aujourd’hui que sort le nouvel album d’Alexis HK mais je l’écoute intensément depuis déjà deux semaines. J’ai en effet reçu le coffret de  luxe dédicacé en avant-première avec : le CD 12 titres de la tournée des Affranchis (qui permet notamment de savourer sa rencontre mythique avec la jeune Sepultura), un DVD sur l’excellente tournée Seuls à trois avec Renan Luce et Benoît Dorémus (un aperçu sympa mais trop peu de titres complets), la BD Monsieur le Maire et ses révolutionnaires, cosignée avec la dessinatrice Marie de Monti, délirante mais très sympathique (en particulier la fin) et enfin le nouvel album. Pas de révolution dans ces 10 nouveaux titres, encore réalisés avec Matthieu Ballet et malheureusement moins de délires. La première partie d’album, assez uniforme, est finalement relevée par l’excellente chanson de circonstance On peut apprendre : « On n’apprend pas à un porc A cesser de se gaver Tant qu’on remet de l’or Dans son écuelle d’acier ».  Un album court qui parle du temps qui passe, de la société qui change et du bonheur possible. Comme celui qu’on peut avoir à écouter Alexis HK.

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2012 : sortie d’albums, la playlist Deezer pour écouter 6 titres extraits de ces albums. Pour écouter et télécharger librement La machine, rendez-vous sur le site de Daran
La Grande Sophie vous propose La place du fantôme sur iTunes pour seulement 6€ avec un titre en plus. Attention : c’est jusqu’au 1er octobre seulement!
Les Affranchis : ma chronique du concert de Monaco
Seuls à trois : ma chronique du concert de Lyon

 

Jason Mraz de A à Z

Lundi 16 avril 2012

Demain, Jason Mraz sortira son quatrième album : l’occasion pour moi de revenir sur l’un de mes coups de cœur de ces dernières années.

Je n’ai commencé à écouter Jason Mraz qu’il y a deux ans en me procurant d’un coup ses trois albums. J’ai eu une révélation en découvrant son deuxième disque, MR. A-Z (Mister A to Z) datant de 2005. Dès les quatre premiers titres, Mraz fait la preuve de l’originalité et de l’étendue de son talent. Musicalement, dans la composition comme dans la réalisation, l’étendue est étonnante : si la base est pop, les sons piochent aussi bien dans la ballade acoustique que dans le hip hop ou les guitares rock. Les ballades d’ouverture et de fermeture (Life is wonderful et Song for a friend), construites sur quelques accords, sont un modèle du genre et se montrent particulièrement ambitieuses. Vocalement, le jeune Mraz est un caméléon, qui manie aussi bien l’émotion que le phrasé sur-vitaminé du hip hop, donnant à entendre des chœurs à la Queen comme une voix de haute-contre. Sans oublier l’humour des paroles puisqu’il se qualifie lui-même de geek en rose (Geek in the pink) ou tourne en dérision les codes des maisons de disques (Wordplay). Une réussite.

J’ai vite enchaîné avec le troisième album, We Sing We Dance We Steal Things. Nettement plus acoustique, l’album est moins spectaculaire mais recèle des petits bijoux. Dès le premier titre, l’excellent Make it mine, des cuivres apportent une nouvelle couleur soul à la pop de Mraz. S’ensuit l’énorme tube au rythme reggae, I’m yours, l’un des plus basiques de ses titres mais imparable. Le duo qui suit avec Colbie Caillat, Lucky, est très réussi mais j’aime particulièrement Love for a child, où Mraz évoque le divorce de ses parents : une ballade ultra-classique mais pleine d’émotion.

Pour finir ma découverte, il me restait le premier album Waiting For My Rocket To Come. Le son est bien sûr moins abouti mais le talent d’auteur est déjà évident : parmi ces titres pop mâtinés de country folk et de reggae, il y a un nombre remarquable d’excellentes chansons. Du coup, j’ai acheté les deux songbooks disponibles : ils sont très bien fait et prouvent que les chansons de Mraz sont souvent très dures à jouer et à chanter. Mais j’adore !

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Love is a four letter world : le nouvel album est déjà en écoute sur le site de Jason Mraz mais j’attends demain quand j’aurai le CD!
Jason Mraz en 6 titres : deux titres par album à écouter sur Deezer
Albums préférés : retrouvez MR. A-Z dans mes albums importants et dans ma playlist Deezer

Retour sur 2011 : mon Top 5 Concerts

Jeudi 1 mars 2012

Après mon Top Albums, mon Top Chansons et mon Top Films, jetons un dernier regard sur l’année passée avec un classement des meilleurs concerts auxquels j’ai assistés en 2011. Une sélection publiée en janvier sur Zik’n'blog et que je vous commente enfin.

1. Lenny Kravitz – Black And White France – Zénith de Lille
Le dernier album était excellent (lire la chronique), le concert fut à la hauteur. Dans un décor des plus impressionnants avec trois écrans et larges projections, Lenny avait réuni un groupe plus complet que jamais. Sa section de trois cuivres a été parfaite pour fêter, sans le dire, les 20 ans de l’album Mama Said (4 titres dont le mythique Fields of Joy débuté à la flûte). Merci! Mais j’ai eu mon plus grand moment d’émotion lors des projections de ses photos d’enfance sur Black And White America (voir le clip). Lenny est toujours aussi proche de son public et à Lille, face à un public déchaîné, il a pris le temps de le savourer, quitte faire moins de chansons en rappel. Mais avec deux heures de funk-rock déchaîné et de ballades à pleurer, Lenny nous a à nouveau prouvé qu’il était le meilleur sur scène.

2. Jean-Louis Aubert – Roc Eclair Tour – Palais Nikaia, Nice
Depuis la séparation de Téléphone, j’avais plutôt suivi la trace de Bertignac, surtout sur scène. Mais je ne pouvais rater Aubert après l’avoir vu dans l’excellent DVD de sa tournée acoustique Un tour sur moi-même puis mettre le feu avec Un autre Monde lors du concert des Enfoirés 2010 à Nice. Une inquiétude restait sur sa voix mais, en débutant le concert par Je reviens, Aubert s’offre comme une renaissance. Pendant deux heures et demie, il a tout donné, accompagné par un groupe excellent. Démontrant son infinie générosité, il est allé jusqu’à quatre rappels pour être sûr de nous livrer tous ses tubes, même de la période Téléphone, jusqu’au sublime Voilà, c’est fini, qu’on attendait plus. Heureusement qu’il vient d’obtenir la Victoire de la Musique de la meilleure tournée : c’est la moindre des choses.

3. Alexis HK, Benoît Dorémus et Renan Luce – Seuls à trois – Salle Molière, Lyon
C’est dans un très joli petit théâtre de Lyon qu’on a vu se concrétiser la meilleure idée de concert de l’année : trois potes sur scène, chacun avec sa guitare, partageant et échangeant leur répertoire. Le plus connu, c’est Renan Luce, plus humble que jamais et qui n’a pas rechigné pas à nous chanter ses tubes. Ce fut moins le moins cas pour Alexis HK mais je suis tellement  fan de son écriture et de son personnage scénique  à l’humour froid. Quant au troisième, Benoît Dorémus, ce fut la révélation avec un beau moment d’émotion sur Deux pieds dedans (écouter). Du coup, j’ai acheté ses deux albums pour continuer à profiter de son joli grain de voix et de son écriture narquoise. Dans la bonne humeur, les trois compères nous ont offert des solos, des duos et des trios acoustiques très bien arrangés dont des reprises et plusieurs titres inédits pour une très belle soirée.

4. Nice Jazz Festival 2011
Le dernier Nice Jazz festival était une réussite : il m’était difficile de choisir parmi la quinzaine de concerts que j’y ai vus. Si on laisse de côté les concerts les plus jazz (lire ma chronique de la première soirée sur Zik’n'blog), j’ai surtout apprécié les musiques métissées d’Asa et de Carlinhos Brown (lire les chroniques et l’interview), l’électro de Nojazz (lire la chronique et l’interview) et de Morcheeba (la chronique et l’interview), la soul de Macy Gray et de Seal (lire les chroniques) et la funk d’Aloe Blacc et de mon chouchou Keziah Jones (lire les chroniques). Je ne pourrai pas y être l’été prochain mais je vous conseille de guetter la programmation qui sera dévoilée dans un mois.

5. Zazie – Za7ie en tournée – Palais Acropolis, Nice
Après avoir sorti un album de 7 fois 7 titres (ou presque : lire la chronique), les sélectionner pour la scène était déjà un premier challenge. Il fut à moitié réussi, plusieurs titres trop lents ayant pu être évités. Heureusement le duo avec Philippe Paradis était parfait. Un autre challenge était de sélectionner parmi les tubes des précédents albums! Le choix n’était pas complet mais très acceptable. Autre problème, annoncé par Zazie elle-même : le son n’était pas au top à cause de problèmes techniques lors des balances de l’après-midi. Et le concert est tout de même dans mon Top Concerts? Oui car en étant tout devant, on n’a pu que se laisser emporter par la joie et l’énergie dont Zazie continue à rayonner sur scène. Et c’est irremplaçable.

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La Grande Sophie le 19 mai à Monaco, Maurane le 1er juin à Monaco, Johnny le 16 juin au Stade de France et Alanis Morissette le 3 juillet à Lyon : mes principaux concerts à venir en 2012
Les Victoires de la Musique : les lauréats
A Nice en 2009, au Zénith de Paris en 2008 et à Bercy en 2004 : mes trois précédents concerts de Lenny. Il est à nouveau en tournée en France au printemps : n’hésitez pas!
Lenny Kravitz Online : le concert du 24 octobre 2011 à Lille en détail sur le forum français consacré à Lenny
Raphael Saadiq a assuré une très bonne première partie de Lenny à Lille. Il se donne vraiment sur scène, les musiciens sont excellents, ça groove. Mais comme sur disque,  ses chansons n’arrivent pas à se graver dans ma mémoire.
Alexis HK à Monaco : un bonheur éternel : ma chronique de 2009 sur la tournée des Affranchis pour laquelle Alexis HK était nommé cette année comme Artiste révélation scène
La setlist de Keziah Jones le 12 juillet au Nice Jazz Festival : à lire sur mon blog

Retour sur 2011 : mon Top 5 chansons

Dimanche 29 janvier 2012

Je continue à vous détailler mon Top 5 musical 2011 que j’ai dévoilé sur Zik’n’blog. Après mon Top albums, voici aujourd’hui mon Top 5 chansons constitué de  titres symboliques de l’année 2011 et non présents dans mon Top albums.

1. Alors – Claire Hallouin (Le chemin du désir)
J’ai la chance de croiser Claire chaque année lors du stage d’été des Ecrivants Chanteurs. Inventive, touchante et forte en personnalité, elle a autoproduit un nouvel album en 2011 où l’humour côtoie l’émotion. Alors, qui ouvre l’album est de cette dernière catégorie : poignante.

2. Pas la forme – Benjamin Biolay (Pourquoi tu pleures ?)
Pourquoi tu pleures est, comme le mentionne la pochette, un album de musique et de chansons inspirées du film du même nom. J’ai toujours aimé le travail de réalisateur de Biolay mais pas sa voix. Or, j’ai bien aimé le film (lire ma chronique) et ça m’a poussé à acheter l’album. J’en aime particulièrement La femme de ma vie mais aussi Pas la forme, qui, à l’image du film, possède un rythme enlevé malgré un propos parfois sombre.

3. I Don’t Feel Amazing Now – Guillemots (Walk The River)
Après avoir adoré l’album solo de Fyfe Dangerfield (voir mon Top albums), j’ai acheté durant l’été les trois albums de son groupe Guillemots dont Walk The river paru au printemps. D’une grande variété d’inspiration, ils permettent de saisir toute l’étendue pop de ce groupe cosmopolite. J’adore I Don’t Feel Amazing Now qui, comme souvent chez Guillemots, joue sur les ambiances et la richesse mélodique de la voix de Fyfe.

4. Ne m’oublie pas - La Grande Sophie (La Place du Fantôme)
Avec Ne m’oublie pas, la Grande Sophie publie un avant goût de son album à paraître le mois prochain. Après un album rock (trop rock?) et un album sophistiqué (trop sophistiqué?), elle trouve avec ce titre un équilibre parfait entre la légèreté de ses mélodies pop et des textures sonores recherchées. Si l’album est du même niveau, 2012 va être un très grand crû!

5. Beauty is on the road – Daran (B.O. Monsieur Papa)
Pour les fans de Daran, dont je suis, un nouveau titre est toujours un événement. Sur la B.O. du film de Kad Merad, que Daran a composée, il interprète deux titres en anglais. Mais son véritable nouvel album sort dans un mois au Québec où il est installé depuis un an. J’ai hâte!

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Top 5 des sorties musicales de 2011 – Zik’n’blog : ma sélection et celle de mes collègues. Et pour mémoire, voici la sélection 2010.
Claire Hallouin et Viviane Jourdan chantent le tango de l’existence les 9 et 10 mars à 19h30 au Kibélé – Paris 10e
Taratata : voir la vidéo de I Don’t Feel Amazing Now

Retour sur 2011 : mon Top 5 albums

Samedi 21 janvier 2012

Zik’n'blog, le blog musical auquel je participe, vient de publier le Top 5 musical 2011 de 5 de ses rédacteurs. L’occasion pour moi, de lancer une série d’articles jetant un dernier regard sur l’année passée avec : mon Top 5 albums, mon Top 5 chansons, mon Top 5 concerts et mon Top 5 films. Pour commencer, voici mes 5 albums préférés parus en 2011.

1. Black And White America – Lenny Kravitz
Lenny signe un retour au top avec cet album éclectique et parfois inégal qui contient plusieurs titres vraiment excellents. Avec en prime une série de concerts très réussis, Lenny prouve qu’il est le numéro 1! Lire ici l’article détaillé que j’ai consacré à l’album. Je reviendrai sur la tournée dans mon Top 5 concerts ;)

2. Fly Yellow Moon – Fyfe Dangerfield
Avec sa pop sophistiquée et inventive et sa voix magnifique, Fyfe Dangerfield est ma révélation 2011 depuis sa découverte dans la chronique de Didier Varrod sur France Inter. Avec son groupe Guillemots il a sorti son troisième album cette année. J’y reviendrai dans un article complet.

3. La maison de pain d’épice – Hubert Mounier
Avec la collaboration partielle de Benjamin Biolay, l’ex-chanteur de l’Affaire Louis’Trio a sorti en 2011 son meilleur album solo, si l’on excepte Affaire Classée dans lequel  il revisitait les anciens titres de son groupe. Sous son pseudo de dessinateur, Cleet Boris, il l’a accompagné d’un étonnant journal de création en BD.

4. 21 – Adele
L’énorme succès de la jeune anglaise est parfaitement mérité. Même si son album parfait serait pour moi un mélange des meilleurs titres de 21 avec ceux du précédent, 19, plus frais et où elle poussait moins sa magnifique voix.

5. Grizzly – Louis Bertignac
Dans son dernier album, Louis a affuté ses riffs rock. Le chant surprend parfois mais les chansons ont tout pour exploser sur scène. Je pourrai vérifier ça le 16 juin puisque Bertignac devrait faire la première partie de Johnny au Stade de France. Chance!

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Top 5 des sorties musicales de 2011 – Zik’n'blog : n’hésitez pas à aller jeter un œil et une oreille sur la sélection de mes collègues. Et pour mémoire, voici la sélection 2010.
En 2005 et 2009, j’avais déjà adoré Bertignac sur scène

Ma nouvelle chanson inédite est « En boîte »

Vendredi 11 novembre 2011

Voici mon nouvel inédit! J’en signe les paroles et la musique mais je remercie particulièrement les Ecrivants Chanteurs pour m’avoir inspiré ce texte puis aidé à finaliser cette chanson. Cette fois, je quitte le tout acoustique qui était ma couleur depuis 5 ans : pour mettre ce titre en boîte, j’ai ressorti ma guitare électrique et un vieux clavier sur lequel j’ai cherché des sons bizarres.

Comme d’habitude, j’ai tout fait avec mes petites mains : j’ai joué de tous les instruments, j’ai mixé la chanson et monté la vidéo moi-même. Et, comme pour toutes mes vidéos maison, je me suis filmé dans ma chambre. Mais cette fois, c’était le soir, durant la nuit d’Halloween. D’où certains phénomènes étranges. Allez, n’ayez pas peur, regardez !

Paroles : pour lire les paroles de la chanson
Vidéos : la page vidéos de mon site
Facebook, Dailymotion, Youtube, Myspace et MyTaratata hébergent tous ma vidéo
Les Ecrivants Chanteurs organisent des ateliers d’écriture toute l’année

Mon coup de coeur pour Puggy

Samedi 28 août 2010

Avant-hier, Madame Fnac.com a gentiment déposé dans ma boîte aux lettres le tout nouvel album de Puggy : Something you might like. Le groupe belge commence sérieusement à se faire connaître. Leur maison de disque les annonce même comme « la nouvelle sensation pop/rock de la scène belge », ce qui aurait plutôt tendance à me faire fuir. Et pourtant, l’album est excellent ! Démarrant en trombe avec l’imparable single When you know, il ne faiblit pas jusqu’au douzième et dernier titre. Exception faite peut-être pour le septième, Everyday, qui came le jeu, et le huitième, Unimaginable dont le refrain rappelle un peu trop How I needed you. Mais l’excellente chanson-titre qui suit permet de relancer la machine jusqu’à la fin.

Comment définir le style de Puggy ? C’est de la pop. Les chansons, en anglais, sont courtes et possèdent toutes des mélodies accrocheuses. Les harmonies vocales, très réussies, évoquent tour à tour Queen ou les Beatles. Les instruments sont plutôt acoustiques (la guitare est souvent mêlée au piano) mais les rythmes sont le plus souvent enlevés. On pense à un Mika qui aurait écouté du rock.

Là où je rejoins la maison de disque, c’est quand elle annonce que « les Belges tendent des perches pour encore mieux les retirer ». Effectivement, Puggy aime bien nous dérouter. Avec ses intros notamment : When you know débute sur un groove rappelant You’re my best friend de Queen avant de dévier sur un style Franz Ferdinand. L’excellent We have it made démarre sur une phrase de piano qui contraste avec la guitare plutôt reggae du couplet avant que les deux se rejoignent de manière étonnante. De même, Puggy aime bien le jeu de la fausse ballade : l’entêtant How I needed you, par exemple, commence très tranquillement avant de se changer en un pop rock déchaîné. Il faut attendre la dernière chanson pour avoir enfin une vraie ballade acoustique. On n’a alors qu’une envie : réécouter l’album depuis le début, encore et encore !

Liens
Puggy : le site officiel est très soigné, à l’image du CD accompagné d’une pochette carton et d’un livret complet avec paroles.
Puggy dans Taratata : c’est là que je les ai découverts. L’émission est rediffusée sur France 4 ce soir samedi juste avant minuit. Mais sur le site de l’émission, vous retrouverez les vidéos de leur passage ainsi qu’un lien vers leur premier album, Dubois died today, indisponible en CD mais téléchargeable sur iTunes.
Théâtre Lino Ventura : Puggy est en concert à Nice le 13 novembre. Je pense que j’y serai ;)