2012 : bilan des concerts, suite et fin

Après les compte-rendus des concerts auxquels j’ai assisté au printemps et en été, place à ceux de l’automne et de l’hiver 2012. Variés mais tous excellents.

Louis Bertignac Le Cannet 171012Octobre : Louis Bertignac au Cannet
Alors que j’essaie de ne jamais le rater en concert, je n’avais pas encore vu Bertignac dans son Grizzly Tour, hormis sa courte première partie de Johnny au Stade de France (lire ici). J’avais vraiment aimé l’album (voir mon Top 5 albums 2011) et heureusement, il a donné sa dernière date  dans la petite salle de la Palestre : plus de trois heures de concert, brillant! Louis est arrivé plutôt fatigué, la voix hésitante, la guitare sans surprise. Il expédie assez vite « la p’tite vieille » (Cendrillon). Puis peu à peu, après quelques pauses bavardage décontracté + cigarette électronique + boisson inconnue, il se remet en forme et, au bout de trois quarts d’heure, le concert démarre vraiment : I love rock’n’roll suivi d’un Vas- guitare d’exception qui débouche sur Ca c’est vraiment toi. Enorme! Le concert ne retombe plus jusqu’à la fin, entre acoustique et reprises des classiques rock (il joue les Who comme personne). Un grand moment que Louis nous grave en intégralité sur clé USB à la fin du concert : que demander de plus?

Alexis HK Cannes 261012

Octobre : Alexis HK à Cannes
Alexis HK sur scène, c’est un personnage pince-sans-rire très drôle (lire ma chronique de sa précédente tournée). A Cannes, un soir de vigilance orange pour cause de pluie intense, la salle n’était pas vraiment pleine. Il s’en est amusé et ça lui a permis de renforcer son côté intimiste. Au départ, il nous prévient  que ses interventions très écrites laisseront plus de place à l’improvisation : il veut faire un concert plus qu’un spectacle. Effectivement, le sud lui inspire quelques réflexions sexuelles qu’il semble regretter à peine énoncées. Et musicalement ? On retrouve les musiciens des albums et de la précédente tournée et donc les ambiances du sympathique dernier album, Le dernier présent (lire ma chronique) avec plus d’amplitude. Une soirée chaleureuse réussie.

Sting Nice 121112Novembre : Sting à Nice
Une première pour moi : je n’avais jamais vu ni Sting ni The Police en concert avant. Back To Bass Tour : la promesse d’un retour à la basse mais aussi à la base. Effectivement, les musiciens qui l’accompagnent ramènent Sting à son côté rock. Beau parleur, il donne la vedette à chacun et s’adresse à nous en français et avec humour. Ain si, pour introduire Fields of gold, il commence par expliquer qu’il a, dans la campagne anglaise, une belle maison entourée de champs – non, un château ! Dommage que le public des gradins où l’on était se soit montré si guindé, demandant même qu’on s’assoie pendant les rappels! Le prix des places devait y être pour quelque chose. Mais peu importe, Sting a enchaîné dès le départ, If I ever lose my faith in you, Everything she does is magic et … Englishman in New-York pour finir par un autre enchaînement ininterrompu de tubes (voir la setlist). C’était l’essentiel!

Londres 011212 miniDécembre : Jason Mraz à Londres 
D’une pierre, deux coups : je n’étais jamais allé à Londres et je n’avais jamais vu Jason Mraz en concert. Pourtant, j’avais adoré ses premiers albums (lire ma chronique) et son dernier opus avait tourné en boucle dans mon nouveau casque Bose (lire ici) pendant plusieurs semaines (lire ma chronique). La salle de l’O2 Arena est une salle à taille humaine très agréable où la vue est excellente depuis les gradins : elle était parfaite pour l’ultra-sympathique Mraz. Arrivant sur scène très cool (évidemment), il enchaîne immédiatement, avec tous ses musiciens dont une section de cuivres, trois titres de son album précédent : Make it mine + Live highButterfly = bonheur! A part un moment d’exception sur le survolté Plane, le reste du concert reste dans cette ambiance (voir la setlist), avec beaucoup de titres des deux derniers albums, de l’acoustique, de l’humour et quelques surprises : Fly me to the Moon mixé à Lucky qu’il chante avec sa choriste violoniste ou encore un saxophoniste qui déboule torse nu des gradins pour Careless Whisper de George Michael ! Vivement la prochaine tournée!

Voulzy 141212 miniDécembre : Laurent Voulzy à Cannes
Encore une première pour moi : j’avais hésité à découvrir Voulzy sur cette tournée mais je n’ai pas regretté. Dès le départ, l’ambiance moyenâgeuse et un peu étrange de son Lys & Love est bien rendue : ses musiciens entrent avec une capuche sur la tête tandis qu’on écoute un peu longuement Le tableau qui ouvre l’album. Mais la suite est bien jouée en live, grâce notamment à deux choristes qui viennent de la musique classique : l’une joue du violon et l’autre de la harpe, du violoncelle, de la guitare et des claviers! Le groupe reçoit même le renfort d’une chorale de Nice. La quasi-totalité du CD y passe, agrémenté de reprises (Scarborough Fair) ou d’anciens titres de la même ambiance (Quatre nuages, Caché derrière). A chaque fois, le travail sur le son et les voix est remarquable. Pourtant, Voulzy était arrivé assez tendu, peu souriant, lançant des regards noirs à son guitariste et seconde voix qu’il n’a a pas arrêté de titiller jusqu’au salut final. Pourquoi? Mystère. La mise en scène est appliquée, peut-être trop. Voulzy lui-même paraît encombré de ses bras sans sa guitare. Mais les rappels sont très malins : il revient seul à la guitare acoustique pour jouer quelques extraits de ses plus gros tubes. Succès assuré!  Il n’aura pas compté son temps, pour notre plus grand plaisir.

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2012 premier bilan des concerts : les chroniques de la saison printemps-été

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