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Archives 2007

Suite à la fermeture du site U-Blog fin octobre 2007, tous les commentaires postés jusque-là ont été perdus et il n'est plus possible d'ajouter des commentaires sur les anciens articles.

Pour consulter le nouveau Blog, cliquez ici.

Septembre 2007 : Festival Pantiero, le rock et l'électro à Cannes
Le magazine Chorus en danger
Juillet 2007 : Vidéo Où est mon âme ? à la maison
Tété porte chance aux Nuits Guitares de Beaulieu
Polnareff, toi et moi et quelques fans à Nice
Fête du Cinéma, mon classement
Juin 2007 : Ma première vidéo maison
C'est pas mal joué mais faut aimer Beckett
Maroon 5 revient en force, enfin!
Mai 2007 : Clarika au Bouscat, comme le bon vin
Avril 2007 : Zazie dresse un Totem un peu bancal
Vincent Delerm tisse sa toile à Cannes
Mon safari photo en Tanzanie
Mars 2007 : Le site fête ses 3 ans, venez souffler les bougies!
Le Sidaction 2007 est lancé!
Daran fait vibrer le coeur du Petit peuple du bitume
Mots clés de l'hiver, de décembre à février
Clarika à Carros, encore et encore
Janvier 2007 : Le jour où je suis passé sur France 2
Maurane, si aujourd'hui je cessais de l'aimer?
Le Soldat Rose, une histoire de famille
Paycheck, de Philip K. Dick à Ben Affleck
Commedia dell'Arte à Nice en vidéo
L'année nous veille

A lire aussi :
archives du blog 2006
archives du blog 2005
archives du blog 2004
archives des newsletters 2004

 
 

     
 

25 septembre 2007 : Festival Pantiero, le rock et l'électro à Cannes

Absent lors du dernier Nice Jazz Festival, je me suis rattrapé en obtenant une accréditation pour un festival d'un autre genre : le Festival Pantiero à Cannes.

Festival Pantiero 2007Vous êtes à Cannes, face au Palais des Festivals. Vous montez les marches, pas celles qui mènent au Grand Auditorium mais celles qui montent jusqu'à la terrasse, sur l'un des toits du bâtiment. Vous arrivez face à un DJ qui préfigure la deuxième partie de soirée, quand l'endroit deviendra "Le Palais", le night club qui monte à Cannes. En vous retournant, vous avez une vue superbe sur toute la baie de Cannes, la Croisette et ses palaces. Continuez vers le fond de l'esplanade, laissez le bar à votre droite et vous découvrez la scène : vous y êtes! Pour sa sixième année, le Festival Pantiero commence à prendre une belle ampleur. Revendiquant de plus en plus sa spécificité électro, il a en fait attiré ma curiosité en programmant Herman Düne, le fameux duo franco-suédois de I wish that I could see you soon. Evitant l'électro pur et dur, j'ai donc choisi de demander mon accréditation pour les deux premiers soirs, le jeudi 16 août orienté rock et le vendredi 17 réservé au hip hop.

Herman DüneJ'ai débuté par l'interview de The Rakes. Très agréable moment, les Londoniens étant parfaits dans l'humour décalé so british. Un exemple? Le chanteur Alan disant à quel point Cannes était agréable par rapport Londres, je lui demande : "We're not talking about girls?" et il me répond : "No, we're talking about boys", on parle des garçons :) Ensuite, l'interview de Herman Düne s'est très bien passée, le chanteur Ya Ya, dans le même mini-short en jean qu'à Taratata, étant assez bavard. Quant aux concerts de ce premier soir, après les jeunes Teenagers français sur lesquels je n'ai pas accroché, Herman Düne s'est payé un moment très flower power avant de laisser à The Rakes l'exclusivité de l'énergie punk, plutôt convaincante. Même si après leur passage, il ne restait rien du Poinçonneur de Gainsbourg à part "des petits trous, des petits trous".

Wax TailorLe lendemain, j'ai choisi Wax Tailor comme ultime interview, car c'était le seul que je connaissais de la soirée. Très sympa aussi, JC s'est montré très agréable. Juste avant de monter sur scène, il a même pu traverser la foule sans se faire remarquer. Il a débuté la soirée face à un vent très déstabilisant mais s'en est très bien tiré. Son hip hop aux ambiances cinématographiques est bien mis en valeur sur scène par ses complices féminines au violoncelle, à la flûte et au chant. J'ai ensuite découvert le (paraît-il) très célèbre DJ Cut Chemist qui, seul aux platines, est assez doué pour captiver son auditoire. Après un tour au bar pendant son set, j'ai finalement rejoint la scène pour le hip hop de Dilated Peoples venu de Los Angeles. Grâce à leur énergie, les deux rappeurs accompagnés de leur DJ ont réussi à me faire rester jusqu'au bout. Avec ce festival, je me suis nettement éloigné de mon style de musique habituel mais j'ai bien envie de renouveler l'expérience l'an prochain!

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)

Liens
Cliquez sur les noms des artistes pour accéder à leur page Myspace
Festival Pantiero : cette année, c'est Justice qui faisait la clôture. Vu leur succès, il faudra bien que je finisse par écouter ce qu'ils font ;)
Sincever - Interviews : retrouvez mes trois interviews du festival
Nice Jazz Festival en coulisses : mon aventure au NJF 2006

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21 septembre 2007 : Le magazine Chorus en danger

Le nouveau numéro du trimestriel Chorus, Les cahiers de la chanson, est à paraître demain. En espérant que ce ne soit pas le dernier.

Chorus n°61 - Automne 2007Le magazine Chorus est ce qu'on peut appeler "la bible" de la chanson francophone. Tous les trois mois, ses 200 pages (tout de même!) contiennent une multitude d'infos, des dossiers aux chroniques en passant par les interviews, des valeurs sûres aux tout nouveaux talents de la chanson. Forcément, Chorus est en tête de mes Liens Médias et je l'évoque régulièrement ici. J'avais par exemple consacré tout un article à leur numéro spécial sur Goldman (voir ici) en évoquant la deuxième partie de l'entretien en janvier dernier (c'est ). J'avais aussi entre autres évoqué leur passionnant dossier consacré à -M- (ici) et leur interview de Louis Chédid à propos du Soldat Rose (). Je présentais alors Chorus comme "l'indispensable trimestriel".

Abonné depuis déjà quelques années, je n'aurais jamais pensé qu'un tel magazine pouvait disparaître. Et pourtant, juste après le numéro spécial 15 ans, j'ai reçu hier le numéro d'automne, diminué de moitié! La raison? Un manque de financement. La solution? Selon le rédacteur en chef Fred Hidalgo, il suffirait de seulement 2000 nouveaux abonnements ou de dix pages de publicité par numéro. C'est apparemment un objectif à portée de main, comparé aux grosses difficultés que rencontre la presse actuellement. Il faut donc espérer que le "métier" se mobilise pour augmenter les recettes publicitaires de Chorus et il nous reste à nous, les "amateurs", le choix de l'abonnement et de la communication. Je suis abonné et je communique. Et vous?

Eric_M (catégorie Disques-Chansons)

Liens
Chorus : le site, où vous retrouverez l'édito de Fred Hidalgo, Mourir d'aimer ? En souhaitant longue vie au magazine!
Clarika dans le Chorus n°60 : l'article que je consacrais au numéro spécial 15 ans dans le Forum non officiel de Clarika

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Eric_M (16h46 23/09/07) J'ajoute en commentaire deux moyens concrets d'aider ...

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15 juillet 2007 : Vidéo Où est mon âme ? à la maison

Après S'asseoir par terre, reprise de Souchon, ma deuxième vidéo maison est une version inédite de ma chanson Où est mon âme ?

Où est mon âme ? fait partie de mes anciennes chansons. Sur un texte écrit il y a dix ou quinze ans, j'ai composé en 2000 une musique mélancolique qui accompagne son côté Baudelairien. Présente sur mon album Ma Vertu sorti en 2001, elle avait été enregistrée à deux guitares acoustiques : j'assurais l'accompagnement et Louis Bariohay la guitare solo. En novembre dernier, j'ai travaillé pour Radio + une version guitare solo avec ma pédale de boucle et c'est cette version que j'ai filmée en vidéo cette semaine. Comme d'habitude, le son est stéréo. Bon visionnage ;)

Eric_M (catégorie Disques-Chansons)

Liens
Où est mon âme ? pour lire les paroles et écouter la version originale
Eric_M les vidéos maison, la playlist de mes vidéos maison sur Dailymotion

Louis Bariohay, son site officiel avec sa toute nouvelle vidéo live

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13 juillet 2007 : Tété porte chance aux Nuits Guitares de Beaulieu

Après Al Di Meola le vendredi, Tété s'est produit sur la scène de Beaulieu Sur Mer le samedi 07/07/07. C'était forcément de bon augure.

Tété en concertC'est toujours émouvant une première fois. Après avoir vu Tété en première partie de Bénabar il y a 3 ans, c'était enfin la première fois que je voyais un concert complet de lui. Le voici enfin sur scène, juste devant moi, avouant d'ailleurs qu'il joue peu dans le sud. Très à l'aise au chant comme à la guitare, Tété se montre plutôt bavard en début de concert, avec ce débit si rapide qui lui est propre et crée vraiment le contact avec le public. Les chansons sont presque toutes réarrangées, surtout les anciennes, soit en plus acoustique (guitare, voix et les deux choristes pour de superbes harmonies) soit en plus dansant (avec batterie, clavier et basse). Et on peut dire que ça groove! La quasi totalité du dernier album, plusieurs titres du premier et quasiment pas du deuxième (dommage), le concert passe à une vitesse folle : on danse, on rit, on chante à pleine voix. Thanks Babe!

Tété - Billet dédicacéAlors que je ne l'avais fait que pour Clarika, j'ai décidé d'attendre Tété en fin de concert. Heureusement que je n'attendais pas seul car il est ressorti une heure plus tard! Je l'ai alors découvert tout timide. Tandis que sur scène il plaisantait sur son "pool sexuel" de chansons destiné à ce que certains vacanciers puissent "pécho" à la fin de la soirée, il nous apprend l'avoir écourté quand il a réalisé qu'il y avait des enfants! J'ai maintenant les trois albums et mon billet dédicacés ;) Merci Monsieur Tété!

Al Di MeolaLa veille, la guitare était portée par un tout autre artiste, Al Di Meola. L'un des guitaristes fusion les plus doués des années 70 présentait ses nouveaux titres en quartette avec un deuxième guitariste, un percussionniste et surtout un accordéoniste excellent. Les titres de la soirée, tous acoustiques, étaient très mélodieux et très riches. Malgré la qualité, j'ai regretté trois choses : peu de variété dans le répertoire, un pupitre qui empêchait de voir les mains du maître sur la guitare et l'absence totale de ses anciens titres.

Elegant Gypsy - Al Di MeolaHeureusement, Al Di Meola est revenu en rappel avec l'extraordinaire Mediterranean Sundance tiré de l'album mythique Elegant Gypsy (1977). Mais ça n'était pas le concert que j'attendais. D'ailleurs, Di Meola disait en 1991 dans le livret de la réédition CD : "A un moment, je voulais vraiment devenir le guitariste le plus rapide au monde. (...) Le plus important pour moi maintenant ça n'est pas la vitesse avec laquelle on joue mais ce que l'on dit avec son instrument. (...) Les gens savent ce que je suis capable de faire. Je n'ai pas besoin de me répéter sans cesse." Vendredi, la légende dépassait le concert.

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)

Liens
Les Nuits Guitares, le myspace officiel
Tété-leblog.tv pour ses délires vidéo. Ne pas rater la toute dernière pub et son quatrième jour au Japon! Je suis de toute façon abonné au podcast :)
L'Air de Rien, le forum des fans de Tété où je poste régulièrement
Al Di Meola, le site officiel
Radio Blog Disques
: en cliquant, écoutez la version originale de Mediterranean Sundance jouée avec Paco de Lucia. Je conseille aussi la version live que les deux virtuoses ont donné un autre vendredi, en 1981 (Friday Night In San Francisco). Plus loin dans la playlist, vous avez aussi des titres de Tété à écouter.
Caligagan : régulièrement présent en première partie de concerts sur la Côte, le trio reggae blues s'était cette fois étoffé d'un batteur pour passer avant Tété.
Gigi Cifarelli était plutôt anxieux de jouer avant Al Di Meola mais avec sa faconde toute italienne, une voix intéressante et un jeu à la Wes Montgomery en duo avec un orgue (plus un batteur), il a réussi à mettre le public de son côté

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09 juillet 2007 : Polnareff, toi et moi et quelques fans à Nice

Michel Polnareff est l'auteur de tubes inoubliables. Pouvait-on laisser passer la chance de les entendre enfin sur scène? Moi en tout cas, je ne pouvais pas.

Polnareff - ze tour 2007Avant qu'il arrive, on s'amusait de la possibilité d'un sosie sur scène. Pourtant, quand il est apparu, on l'a reconnu immédiatement ... à ses lunettes! Sans compter la paire géante servant d'écran, qui surplombait la scène. Mais ça commençait mal. Déjà le premier titre. Certains le "traitaient de pédé"? Bien sûr que non, répond-il en chanson, "je suis un homme". Merci Michel de continuer à assimiler les pédés à des femmelettes :( Les deux ou trois oldies qui ont suivi, dont la Poupée, ont de la même façon eu du mal à passer, aussi engoncés dans leurs nouveaux habits rock que Polnareff dans sa veste en cuir.

Polnareff - ze tour 2007Mais il s'installe au piano et reprend L'homme qui pleurait des larmes de verre accompagné d'une contrebasse. La version est superbe et lance le spectacle. S'ensuivent des versions acoustiques très réussies comme celle de Qui a tué grand-maman avec les choristes. Le bal des Laze, avec un son électrique très lourd, a eu pour moi la réorchestration la plus originale et la plus réussie de la soirée. Quant aux titres plus rythmés comme Tam Tam ou glissant parfois vers le funk, ils étaient faits pour ses excellents musiciens, qui ont bénéficié d'espace pour s'exprimer. La palme revient au guitariste, exceptionnel, sans oublier le batteur mais aussi le bassiste niçois Bunny Brunel (qui a dit quelques mots en nissart) ou encore le percussionniste Mino Cinelu que j'avais vu avec Bernard Lavilliers. Enfin, c'est en rappel que Polnareff a joué seul au piano, démontrant toutes ses qualités de pianiste.

Polnareff par PolnareffLa chair de poule, je l'ai eue sur le début de Lettre à France. On retrouvait totalement la voix tant entendue. Du coup, j'ai été un peu déçu que le "Il était une fois ..." mythique ait été laissé aux choristes. D'une manière générale, même si Polnareff possède toujours une très belle voix de tête, il a semblé laisser les parties les plus aigues au public ou aux choristes. C'est d'ailleurs à propos de ces critiques et d'autres que tourne la majorité de son discours sur scène, comme si Polnareff ne pouvait pas fonctionner sans polémique. Du coup, il en fait des tonnes. Il faudrait d'ailleurs lui dire qu'il n'est pas des plus élégants quand il s'immobilise accroupi. En lisant sa biographie, je sentais ses tendances à la paranoïa et à la rancune. Alors j'ai préféré croire au second degré, comme dans Y'a qu'un ch'veu, chanson impossible dont il se sort en surjouant mais avec humour. Polnareff est-il devenu sérieux? Toujours pas et c'est tant mieux.

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)

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Polnaweb : le site officiel largement promotionné lors du concert. Devant moi, deux ou trois dames de l'âge de ma mère faisaient manifestement partie des habituées.
Passé Présent
: en deux CD, tous les incontournables de Polnareff et la quasi-totalité des titres du concert. En cliquant sur Radio Blog Disques écoutez deux titres ... qui n'ont pas été joués durant le concert : Radio, le tube qui m'a manqué et le poignant Ca n'arrive qu'aux autres, écrit par Jean-Loup Dabadie présent au concert de Nice.
Polnareff par Polnareff : son autobiographie m'a surtout intéressé par le récit de ses débuts où il est sidérant de voir à quel point tout s'est enchaîné rapidement. On comprend qu'il ait fini par craquer. Il raconte aussi sans ménagement sa période sombre des années 90 tout comme il parle assez crûment des "gonzesses". C'est son truc manifestement.
Les Maîtres chanteurs : Laurent Lavige consacrait sa première émission de l'été sur France Inter "au beatnik céleste, devenu au fil du temps l’arlésienne de la chanson". A écouter en ligne, l'histoire de Polnareff et des extraits du dernier spectacle.
Je ne suis pas un homme : écrite en réaction au "Je suis un homme" de Polnareff, ma chanson montre entre autres qu'au lit le style d'un homme ne correspond pas toujours à son "état civil"

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Al 4 As (13h49 10/07/07) inoubliable polnareff ??? il a même reussi à se faire ...

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01 juillet 2007 : Fête du Cinéma, mon classement

Comme l'an dernier, voici mes impressions sur les 12 films que j'ai vus durant les 3 jours en commençant par ceux que j'ai le moins aimés. En toute subjectivité.

Très bien merciTrès bien merci d'Emmanuelle Cuau avec Sandrine Kiberlain
Le type même de "film français" qu'on caricature. Le héros entre dans un cycle infernal en s'entêtant dans sa bonne foi puis finit par découvrir qu'il est parfois plus utile de mentir. En hésitant entre drame social (sans le pathos) et comédie (les répétitions d'entretien en anglais, très drôles), le film ne trouve pas son style et m'a laissé très très circonspect.

Je vais bien ne t'en fais pasJe vais bien ne t'en fais pas de Philippe Lioret avec Mélanie Laurent
Malgré un buzz très positif, je n'ai pas réussi à l'apprécier vraiment. Points positifs : la musique, qui culmine avec U-Turn d'Aaron, et les acteurs, Mélanie Laurent qui joue Lili, Julien Boisselier toujours aussi sensible et craquant avec ses airs de chien battu ainsi que l'excellent Kad Merad. Mais malgré une histoire bien menée, j'ai ressenti comme un manque de rythme qui m'a empêché de me sentir transporté.

Les chansons d'amourLes chansons d'amour de Christophe Honoré avec Louis Garrel
J'ai été déçu peut-être parce que j'en attendais trop, d'autant qu'On connaît la chanson est un de mes films préférés. Les acteurs sont parfaits et l'histoire très originale, malheureusement j'en connaissais déjà une bonne partie. De plus, Alex Beaupain me semble écrire toujours la même chanson et le film aurait sans doute eu une force suffisante sans les passages musicaux.

ZodiacZodiac (V.O.) de David Fincher avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo
Racontant à nouveau l'histoire d'un tueur en série, le réalisateur de Seven signe un film dont on ne décroche pas un instant mais très différent. D'abord tout est tiré de faits réels qui ont d'ailleurs inspiré L'inspecteur Harry. Ensuite, le film est basé sur une enquête et la tension ne vient que vers la fin en culminant avec la scène de la cave, absolument angoissante. Mais elle retombe un peu et on reste un peu sur sa faim au moment de la conclusion.

Ocean's 13Ocean's 13 de Steven Soderbergh avec George Clooney, Brad Pitt
Premier de la série de que je voie au cinéma, le troisième volet permet de passer une bonne soirée. J'ai aimé le côté rétro assumé, dans l'image comme dans la musique et le fait de retrouver les acteurs, surtout Brad Pitt (pour son physique) et Matt Damon. Mais Julia Roberts m'a beaucoup manqué et Al Pacino en fait des tonnes. Enfin, le scénario se simplifie de plus en plus mais il y a encore des choses que je ne comprends pas! Ca m'énerve ;)

Et toi t'es sur qui ?Et toi t'es sur qui ? Lola Doillon avec Lucie Desclozeaux, Gaël Tavares
Une très bonne surprise. Lola Doillon aborde les premières fois d'une petite bande d'ados avec beaucoup de piquant, des développements inattendus et une troupe de jeunes acteurs absolument formidables. Sa principale réussite est sans doute d'arriver, sur un thème éternel, à vraiment parler des jeunes d'aujourd'hui. On sourit, on rit, on est ému. Je conseille.

FaussaireFaussaire (V.O.) de Lasse Hallström avec Richard Gere, Marcia Gay Harden
Très bon film dont l'intérêt ne faiblit pas. Richard Gere, excellent dans tous les registres, fait un abattage incroyable de bout en bout. Quant à l'histoire, elle réserve sa part de rebondissements et de mystères. Autre film basé sur des faits réels, il doit cependant plaire d'autant plus si on connaît la légende du milliardaire Howard Hughes ... ce qui n'était pas mon cas!

The QueenThe Queen (V.O.) de Stephen Frears avec Helen Mirren, Michael Sheen
Un petit bijou. Grâce à un couple d'acteurs extraordinaire, on découvre le quotidien de la reine au moment de l'investiture de Tony Blair. La reconstitution est terriblement minutieuse et le tout est très intelligent. Un bémol: l'histoire se concentre autour de la semaine qui a suivi la mort de Diana et j'avoue n'avoir aucun souvenir de l'attitude de la couronne à ce moment-là.

Shrek le TroisièmeShrek le Troisième de Chris Miller (III), Raman Hui avec Alain Chabat
J'avais adoré le premier et surtout le deuxième, je ne pouvais pas rater celui-là. J'ai surtout apprécié comment le film tourne en dérision les princesses, particulièrement Blanche-Neige. Le détournement du mythe du roi Arthur paraît presque trop sage quand on adore comme moi l'excellent Kaamelott :) Par contre j'ai été très déçu que les bébés Shrek ne naissent qu'à la fin du film! Dire qu'il faudra attendre 2010 pour la suite!

J'veux pas que tu t'en aillesJ'veux pas que tu t'en ailles de Bernard Jeanjean avec Richard Berry
Une très très bonne surprise. Le film est excellent : très bons acteurs, Richard Berry en tête mais aussi Julien Boisselier (voir plus haut), très bons dialogues et histoire très bien menée. Il s'agit d'une comédie très drôle sur les rapports amoureux, qui arrive à détourner de manière très astucieuse les schémas classiques. A ne pas manquer.

Blood Diamond Blood Diamond (V.O.) de Edward Zwick avec Leonardo DiCaprio
Avec toute l'efficacité d'un film d'Hollywood qui ne laisse pas un instant de répit, Blood Diamond réussit à nous faire comprendre certains mécanismes du trafic de diamants en Afrique. Montrant la guerre civile en Sierra Leone, il nous fait pénétrer aussi au coeur de la tragédie des enfants soldats. Avec sa part de violence et d'humanisme, Blood Diamond est un film qui marque.

La vie des autresLa vie des autres (V.O) de Florian Henckel von Donnersmarck
Malgré tout le bien que j'en avais entendu, malgré l'Oscar 2007 du meilleur film étranger, je n'aurais jamais pensé que je le classerais en tout premier. Et pourtant, La vie des autres, film allemand qui se passe au temps de la RDA, bouscule les préjugés : l'image est moderne, le rythme à 100 lieues d'un Derrick et même la V.O. ne gêne pas. Avec une subtilité extraordinaire, Ulrich Mühe campe un officier de la STASI pris dans une histoire qui surprend en permanence. Totalement atypique, totalement enthousiasmant!

Eric_M (catégorie Films-Séries)

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Cliquez sur les titres des films pour accéder aux sites officiels ou, à défaut, leur fiche AlloCiné
La Fête du Cinéma 2007, le site officiel

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29 juin 2007 : Ma première vidéo maison

Désormais, le moindre chanteur ou guitariste en herbe se filme dans sa chambre et diffuse sa vidéo sur le Net. Finalement, pourquoi pas moi?

J'ai une certaine tendance, je l'avoue, à résister un temps aux phénomènes de mode. C'était déjà le cas pour Myspace (lire ici) que j'ai finalement rejoint. Sur Youtube ou Dailymotion, la grande mode est aux vidéos "faites à la maison". Ayant créé mon compte Dailymotion il y a 6 mois, il était temps que je m'y mette. Tout en respectant le principe de la vidéo artisanale, j'ai décidé d'en garder le meilleur (la variété des reprises ou compos guitare-voix live) tout en supprimant le pire : l'image webcam (je me filme avec mon appareil photo Lumix) et le son pourri (je m'enregistre en stéréo sur mon ordinateur).

Démonstration avec ma première vidéo, réalisée le 19 avril dernier. Comme ce sera le cas par le suite, j'y utilise ma fameuse pédale de boucle Boss RC-50. Je vous laisse découvrir ma reprise du titre d'Alain Souchon, S'asseoir par terre, une façon très douce pour moi d'entrer dans l'ère de la "vidéo maison". Vous pouvez cliquer pour agrandir l'image. Bon visionnage ;)

Eric_M (catégorie Disques-Chansons)

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Vidéos, toutes mes vidéos perso sur mon site
Eric_M les vidéos maison, mes live à la maison regroupés dans une playlist Dailymotion

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arth1ur (19h27 29/06/07) t'habites dans un chateau ? (rapport à la porte!)

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17 juin 2007 : C'est pas mal joué mais faut aimer Beckett

Spectacle gratuit à Nice du 22 au 28 juin autour de Samuel Beckett avec la troupe de l'IUFM Stephen Liégeard.

Né en Irlande en 1906, Samuel Beckett écrit rapidement aussi bien en français qu'en anglais et s'installe définitivement à Paris après 1945. Il écrit alors sa pièce la plus connue, En attendant Godot, qui donne le ton de l'humour froid et cynique de Beckett. Certaines pièces ultérieures iront plus loin dans le dépouillement, réduisant la quantité de mots et imposant aux déplacements une mécanique implacable à laquelle les personnages ne peuvent échapper

Samuel Beckett - IUFM Stephen LiégeardDans sa chanson Le monologue Shakespearien, Vincent Delerm fait dire au public d'Avignon : "C'est pas mal joué mais faut aimer Beckett". La vision que chacun a du théâtre de Beckett est en effet pleine d'a priori et son oeuvre est finalement mal connue. En quelques mots, je ne pourrais donc que faire appel à votre curiosité pour vous inciter à venir nous voir à Nice à partir de vendredi prochain. Dans un spectacle d'environ une heure, nous interprèterons le texte Sans (1969) que nous avons travaillé avec le metteur en scène Ezéquiel Garcia-Romeu. Après ce démarrage très poétique, presque irréel, la suite sera assez tranchée grâce à 4 courtes pièces travaillées avec Paul Laurent : Quoi où (1983), Catastrophe (1982), Comédie (1963) et Va et vient (1965). Je jouerai en alternance selon les soirs le metteur de scène de Catastrophe, tyrannique à souhait. Ironie et plaisir des mots garantis, nous vous attendons ;)

IUFM Stephen LiégeardL'adresse:
IUFM Stephen Liégeard
43, avenue Stephen Liégeard
06 100 Nice
(Nice Nord, près du stade du Ray, en face de la villa Arson)
Entrée libre et gratuite

Les dates:
vendredi 22 juin à 20h
lundi 25 à 18h30
mardi 26 à 19h30
jeudi 28 à 18h

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)

Liens
L'interview de Musiciens.biz pour plus de détails sur les textes joués, un retour sur mes activités de chanteur durant l'année et mes projets dont ma participation au stage Ecrivants Chanteurs que je suivrai du 16 au 29 juillet!
Vidéos : des extraits des représentations des deux années précédentes où nous jouions la Commedia dell'Arte et Carlo Goldoni
Samuel Beckett sur Wikipédia

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16 juin 2007 : Maroon 5 revient en force, enfin!

Après un premier album bourré de tubes, Maroon 5 revient avec It won't be soon before long, deuxième opus très réussi, entre ballades et funk dansant.

It won't be soon before long - Maroon 5J'avais adoré leur premier album qui était en son temps Album du moment. On dit souvent que le deuxième album est un cap difficile. Cette fois, il est passé avec brio. Le début de l'album donne le ton, plus puissant, très énergique et un côté funk nettement développé. Le rythme est plus basique ce qui n'est sans doute pas étranger au changement de batteur. On se rappelle avec nostalgie de l'intro jazzy dans Sunday Morning. La voix si particulière d'Adam Levine est par contre toujours là, il a même l'air de chanter encore plus aigu. Sur Not falling apart, il tente une voix plus grave qui serait à explorer : il y gagne une profondeur et un côté sexy supplémentaire qui lui vont particulièrement bien.

1.22.03.Acoustic - Maroon 5Vous savez combien j'aime les ballades. Après un début en force, c'est à partir du titre 5, Won't go home without you, que je craque vraiment. La suite est à la hauteur : Nothing lasts forever, Goodnight Goodnight et enfin Better that we break, le petit bijou au piano qui clôt quasiment l'album. On regrettera seulement que les paroles finissent un peu par tourner à rond entre les "je te quitte" et les "finalement non je ne quitte pas". Malgré de superbes photos-portraits, le livret ne met d'ailleurs pas les mots en valeur. A noter, outre le 13ème titre bonus, d'autres titres disponibles sur les plateformes de téléchargement et un autre sur le premier single. Avec cet album, Maroon 5 confirme son incroyable talent pour faire des chansons qui touchent et qui donnent la pêche. Pas étonnant que ce soit l'Album du moment.

Eric_M (catégorie Disques-Chansons)

Liens
Radio Blog Disques : cliquez pour écouter Better that we break et Won't go
home without you. Plus loin dans la playlist, vous trouverez aussi This love et Sunday morning
Espace Privé : 7 titres du dernier album à écouter dans une playlist exclusive
Songs about Jane : ma chronique du précédent album

Maroon 5 : le site officiel en français avec le clip du premier single Makes me wonder
1.22.03.Acoustic : acheté pour patienter avant le nouveau disque, le live acoustique (photo ci-dessus) ne m'a qu'à moitié convaincu, notamment parce qu'on ne retrouve pas en acoustique ce qui fait la spécificité du son du groupe. Il me reste donc à les voir sur scène en espérant d'autres dates que Bercy, programmé pour le 7 décembre

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25 mai 2007 : Clarika au Bouscat, comme le bon vin

C'est tout près de Bordeaux que nous vu Clarika en concert pour la ... combien déjà? Quand on aime on ne compte pas!

Nous venions de voir Clarika à Carros en mars dernier (lire ici) quand nous avons appris deux nouvelles formidables. D'abord l'enregistrement d'un DVD de la tournée Joker à la rentrée dans un théâtre parisien (une date à ne pas louper!) et de nouvelles dates jusqu'à décembre (chouette!). Puis ma cousine a confirmé son invitation dans sa maison près de Périgueux. L'occasion était trop belle de profiter de la fin des vacances de Pâques pour aller voir Clarika au Bouscat le 26 avril et de passer le week-end chez ma cousine. D'autant que le Bouscat est dans la périphérie de Bordeaux où habite ... Alex! Après notre rencontre mémorable lors de l'Olympia de Clarika, je voulais absolument la revoir ;)

Bordeaux - Place de la Victoire - Eric_M Bordeaux - Cathédrale St André -  Eric_M
Bordeaux - Cathédrale St André -  Eric_M
Bordeaux - Cathédrale St André -  Eric_M
Bordeaux - Les quais -  Eric_M

Nous nous sommes retrouvés Place de la Victoire (voir ci-dessus), tout près de son appartement où elle nous a hébergés pour la nuit (merci!) et, amenant Elodie avec nous, elle nous a fait visiter les quais en partant pour le Bouscat. Sur place, nous avons découvert une salle très agréable avec un accueil, par le maire lui-même, très sympathique. Tous les détails du concert et de la soirée sont sur le Forum non officiel. En résumé, Clarika était très en verve (j'adore son histoire avec Robbie!) et, forts d'Alex, nous avons pu faire plus ample connaissance avec les trois musiciens dans la soirée qui a suivi :) Merci Yann, Bruno et Nicolas pour ce moment ;)

Yann Lambotte - Le Bouscat - Eric_M
Clarika - Le Bouscat - Eric_M
Bruno Leroux - Le Bouscat - Eric_M
Nicolas Guijaro - Le Bouscat - Eric_M

Le lendemain, direction Angoulême pour des retrouvailles familiales. Chez ma cousine, j'ai en effet aussi revu mon oncle (et parrain), ma tante et les deux enfants de ma deuxième cousine. Malgré le peu de temps, le programme a été chargé et nous avons entre autres pu faire un tour sur son attelage de course, manger, chez un producteur du Périgord Noir, le foie gras avec l'omelette aux cèpes mais aussi visiter Angoulême, capitale de la BD (voir ci-dessous), où on reviendra peut-être en période de festival. En tout cas merci pour ces très bons moments. Je crois même que je vais revenir dès cet été :)

Angoulême - Eric_M Angoulême - Eric_M
Angoulême - Eric_M
Angoulême - Eric_M

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)

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Forum non officiel de Clarika pour tous les détails et des photos supplémentaires
Gaya a présenté en première partie avec son excellent guitariste ses chansons décalées et touchantes
Alex, mon amie (pas que) sur Myspace est fan de Clarika mais aussi de Zazie et surtout Lili Cros

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Roger (13h44 06/09/07) Clarika à Bordeaux le 13 oct 2007 !

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24 avril 2007 : Zazie dresse un Totem un peu bancal

Zazie est l'une de mes chanteuses préférées mais son dernier album ne fait pas partie de ceux que je garderai dans mon coeur.

Des rails - ZazieIl y a deux ans et demi, l'album Rodéo m'avait marqué à tel point qu'il était rentré directement dans ma liste d'albums indispensables (lire ma chronique). On dit souvent qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Mais en travaillant à nouveau avec Philippe Paradis et Jean-Pierre Pilot, Zazie ne retrouve pas la magie du précédent opus. Je craignais déjà le pire après la découverte du premier single, Des rails, musicalement basique et reprenant un thème mieux traité par Grand Corps Malade dans Les voyages en train. Pourtant, je n'ai pu résister à aller acheter la version luxe de Totem le jour de sa sortie. L'objet en lui-même est sublime avec un large livret qui offre de superbes photos de paysage. Un mini CD propose les maquettes de trois titres (dont un ne figure pas sur l'album). Il permet d'approcher la méthode de travail du trio mais n'est intéressant que pour quelques écoutes.

Totem - ZaziePour ce qui est de l'album lui-même, il y a d'abord quelques titres que j'aime beaucoup et pour commencer Je suis un homme. Qu'on ne s'y trompe pas, le texte, très loin de Polnareff, rejoindrait plutôt L'homme pressé de Noir Désir. Musicalement, tout est y réussi malgré une référence évidente à Coldplay, influence revendiquée de Zazie. Il y a ensuite J'étais là, chanson coup de poing de l'album: construite sur une progression qui rappelle un peu la chanson Rodéo, elle partage avec elle le thème de la drogue mais, comme dans Sauver le monde, déplore une certaine impuissance face aux catastrophes du monde: "J'étais là et je n'ai rien fait". Citons encore le planant Vue du ciel, le dynamique Yin Yang ou le joli Duo avec le tout jeune Paolo Nutini. Quant à Des rails, je l'écoute désormais passer avec plaisir.

Totem - ZazieMalheureusement, le reste de l'album, très disparate, me convainc beaucoup moins. Le titre Na, notamment, est une énigme à lui tout seul. Complètement déstructuré, il met en scène, selon Zazie, une femme célibataire, de celles qui font fuir les hommes en se montrant trop autoritaires, ce qu'elle n'est pas. Sans cette précision, Zazie sortant d'une rupture, ce titre ferait presque peur. Puis il y a dans le chant de Zazie quelque chose qui me semble nouveau (ou ne l'avais-je pas remarqué avant?), une façon, sur les fins de phrase, de "tordre" sa voix en exagérant l'éraillement. Assez irritant, le procédé m'est vraiment insupportable sur la chanson Ca. Enfin et surtout, je ne retrouve pas la plume de Zazie, celle qui la classait parmi mes auteurs préférés et qui a pu me faire pleurer autrefois. J'espère la croiser à nouveau. Sur un prochain album.

Eric_M (catégorie Disques-Chansons)

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Radio Blog Disques: cliquez pour écouter Je suis un homme et J'étais là. Deux titres de Rodéo et un de Zen sont à écouter dans mes Radios Blogs Albums Indispensables et Albums Importants
Zazie, le site Totem remplace l'ancien Ze Web. Sniff

Rodéo: l'album et la tournée, mes chroniques

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21 avril 2007 : Vincent Delerm tisse sa toile à Cannes

Sur scène, Vincent Delerm vous plonge dans une certaine nostalgie bourrée de clins d'oeil avec une vraie présence et beaucoup d'humour.

Les piqûres d'araignée - Vincent DelermLe nouvel album de Vincent Delerm, Les piqûres d'araignée, est sorti en septembre dernier. A cette occasion, j'avais évoqué l'excellente campagne de pub partagée avec Renaud (voir ici). Mais je n'ai jamais eu envie d'acheter un des disques de Delerm, pas plus tenté par sa voix que par Les avalanches, le sautillant premier single évoquant les Miss France et "la dame avec un chapeau". Mais peu à peu, la rumeur a commencé à se propager: Delerm est très drôle sur scène et son nouveau spectacle est excellent. La tournée passant par le Palais des Festivals de Cannes, il fallait donc que je vérifie cela sur le terrain. Verdict: c'est vrai!

Vincent Delerm par Michel VonlanthenA l'aise dans ses baskets (note pour moi-même: trouver une autre formule pour la version finale), Vincent Delerm propose une soirée tout en légèreté, un peu comme s'il invitait des amis chez lui. Il commence par nous projeter un film de vacances du meilleur effet. Puis il (essaye de) raconter une anecdote personnalisée sur la journée qu'il vient de passer, avec un décalage qui donne le ton de la soirée. Accompagné par un orchestre fourni (y compris corde et cuivres), Delerm joue sur une émotion contenue qu'il contrebalance avec des trouvailles sans cesse très drôles, très loin d'une image d'intello rasoir qu'il pourrait avoir.

Vincent Delerm par Michel VonlanthenOn se souviendra des projections, des plus drôles (les anciennes affiches de morale pour enfants) comme des plus poétiques. On le retiendra assis en tailleur devant un petit clavier à prolonger Les avalanches par une série de petites rimes bien senties. Ou bien réinventant Les filles de 1973 en les rajeunissant de 3 ans avant de glisser une ou deux nouvelles allusions, notamment dans la version karaoké de Tes parents. J'ai adoré aussi l'intro commentée par les musiciens ou l'astuce lui permettant de chanter la magnifique Marine en duo avec Peter Von Poehl. Vincent Delerm joue son spectacle à l'Olympia dans un mois. Si vous pouvez y être, ne le ratez pas!

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)

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Vincent Delerm sur le site de Tôt ou tard
Renaud vu par Delerm, Delerm vu par Renaud, la campagne de pub, culte
à mes yeux
Sinclair vient de jouer à Nice. Ma revue de concert à lire sur le site Sincever.

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Coco (12h01 30/04/07) "(note pour moi-même: trouver une autre formule pour la
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15 avril 2007 : Mon safari photo en Tanzanie

Grâce à mon ami, j'ai eu la chance de faire à nouveau un très beau voyage: 5 jours de safari photo en Tanzanie suivis de 5 jours sur l'île de Zanzibar.

Carte de Tanzanie - Guide du routardC'était mon premier voyage en Afrique de l'Est. Jusque-là, en Afrique, je n'avais visité que l'Egypte. Ayant reçu un nouvel appareil photo numérique pour Noël (voir ici), c'était l'occasion rêvée pour l'étrenner. Nous avons visité les grands parcs du Nord de la Tanzanie, le long de la frontière avec le Kenya, entre le Kilimandjaro à l'est et le lac Victoria à l'ouest avant de nous envoler pour Zanzibar. Confiée à l'Angleterre après la défaite allemande de 1918, la Tanzanie (à l'époque Tanganyika) n'a pas bénéficié des mêmes développements que le Kenya. En 1961, l'indépendance est facilement acquise et, 4 ans plus tard, l'union avec l'île de Zanzibar donne naissance à la TAN-ZAN-ie soumise ensuite à un régime socialiste. Le tourisme y est donc moins développé qu'au Kenya et c'est justement un des atouts du pays.

Voici notre circuit: départ samedi 24/02 avec KLM (lever à 4h du mat!) et arrivée à Kilimandjaro Airport vers 21h heure locale (+ 2h par rapport à Paris). Nuit au Arusha Coffee Lodge. Le 2ème jour, départ en 4x4 avec notre guide Jamal, qui parlait français, en direction du cratère du Ngorongoro que nous avons visité en fin d'après-midi. Créé par l'explosion d'un volcan qui dépassait peut-être le Kilimandjaro, il s'agit du plus grand cratère régulier du monde (20 km de long sur 16 km de large). Très escarpés, ses flancs en interdisent l'accès aux girafes mais protègent une quantité incroyable d'animaux en liberté. Quel bonheur de se retrouver en quelques minutes face à un guépard puis au milieu de lions et de lionnes. Sans parler de tous les oiseaux africains et migrateurs qui m'ont émerveillé alors que je ne m'y attendais pas. Enfin, alors que nous étions encore en saison sèche, des pluies inattendues avaient fait reverdir les herbes, donnant à tout le décor des couleurs magnifiques.

Le lendemain, après une nuit au Serena Lodge, deuxième safari dans le cratère jusqu'à 14h puis fin de la journée au magnifique Crater Lodge avec feu de cheminée dans la chambre. Nous étions tout de même à 2300 mètres d'altitude ;) Au 4ème jour, départ vers le Nord: traversée des gorges d'Olduvai ("berceau de l'humanité") et du Parc du Ngorongoro au milieu de la grande migration des gnous puis entrée dans le Parc du Serengeti. Nuit dans un "chalet" de toile au Mbalageti Camp situé dans le corridor ouest du parc avec le bruit des animaux la nuit sans supplément. L'hôtel, situé en haut d'une colline, offre une très belle vue sur les plaines environnantes mais le matin l'air était plutôt frais dans la chambre.

Massaïs - Tanzanie - Eric_MAu dîner, notre serveur était massaï. Les Massaïs sont un peu peuple très ancien d'éleveurs (vaches, chèvres, moutons). Certains habitent à proximité du cratère et dès le matin, les hommes font alors descendre les troupeaux dans le cratère tandis que les femmes s'occupent de toutes les autres activités domestiques. Traditionnellement coupés du reste de la société, les Massaïs commencent à s'y intégrer et les enfants vont de plus en plus à l'école. Or, la Tanzanie est l'un des pays les plus touchés par le Sida et il règne chez les Massaïs une certaine liberté sexuelle (la femme pouvant coucher avec tout homme du même âge que son mari). Le virus épargnant pour l'instant les Massaïs, ceux-ci se montrent réfractaires aux mesures de prévention. Que se passera-t-il au retour des jeunes massaïs travaillant dans les hôtels? Notre serveur "Michaël" travaillait pour se payer un an d'études en vue de devenir guide et peut-être manager. Parlant déjà la langue massaï ainsi que le swahili (langue officielle) et l'anglais, il comptait étudier le français et l'espagnol, l'histoire de ces pays ainsi que le faune et la flore. De la France, il ne connaissait pour l'instant que "Zizou" et sa carrière!

Au 5ème jour, nouveau safari dans l'ouest du Serengeti. Notre guide Jamal nous a alors proposé d'aller jusqu'au bord du lac Victoria et a évoqué les conséquences du documentaire "Le cauchemar de Darwin". Ce film affirmait que toutes les perches du Nil pêchées là-bas étaient utilisées par les multinationales pour l'exportation et que la population locale mourrait de faim. Le film insinuait même que ces ventes servaient à financer des trafics d'arme. Depuis, la thèse du film a été contredite mais le boycott provoqué par sa sortie a été dramatique pour la pêche locale, à tel point que l'informateur tanzanien du réalisateur a été emprisonné pour divulgation de fausses informations!

Au 6ème jour, après une seconde nuit au Mbalageti Camp, retour à l'entrée du parc et transfert en avion vers l'île de Zanzibar. Située dans l'océan Indien, c'était le point de départ vers le continent d'explorateurs comme le docteur Livingstone mais aussi la plaque tournante du trafic d'esclaves en Afrique de l'est. Longtemps dirigée par les sultans d'Oman, l'île a aussi accueilli de nombreux commerçants indiens et la vieille ville de Stonetown témoigne de ce mélange de cultures, notamment grâce aux portes en bois sculpté de ses maisons. Nous avons logé au 236 Hurumzi plus connu sous le nom d'Emerson & Green du nom des deux anglais qui réhabilitèrent cet endroit suite à la libéralisation des biens immobiliers entreprise dans les années 80. Arrivés en fin d'après-midi, nous avons pris une collation au Kidude avant de dîner sur la fameuse terrasse de l'hôtel qui surplombe Stonetown.

Zanzibar - Eric_MLe lendemain matin, visite de Stonetown puis transfert sur la côte est de l'île, au Breezes Beach Resort situé entre Bwejuu et Paje. Nous avons enfin pu nous couler dans le rythme lent de l'Afrique, au bruit des vagues léchant la plage de sable blanc. A notre arrivée, la marée était basse découvrant un récif de corail très étendu, recouvert par la mer en milieu d'après-midi. Les jours suivants, snorkeling, promenade à pied sur le récif puis baignade parmi les dauphins de la baie de Menai, sur la côte opposée. Au 12ème jour, nouveau réveil à 4h du matin pour un transfert vers Nairobi en survolant le Kilimandjaro. Le vol suivant, assuré par Kenya Airways ayant été annulé, nous sommes finalement rentrés un jour plus tard. Mais il nous restera toujours de magnifiques images dans la tête.