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sur les archives de mon Blog
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Archives 2005 Suite à la fermeture du site U-Blog fin octobre 2007, tous les commentaires postés jusque-là ont été perdus et il n'est plus possible d'ajouter des commentaires sur les anciens articles.
Pour consulter le nouveau Blog, cliquez ici.
| Décembre 2005 : |
Radio Blog Spéciale Clarika
Clarika, un divin Divan
Réveils en chaîne
Mots clés : l'effroi de novembre
Au coeur du Téléthon
Après la Journée Mondiale
Journée Mondiale de lutte contre l'oubli |
| Novembre 2005 : |
Week-end à Paris : rencontres, expo, concert
Chroniques disques sur ma Radio Blog
Le jour où je suis passé sur France Inter
Mots clés : les perles d'octobre
Alias Saison 4, c'est reparti !
La Machine à Explorer le Temps à travers 3 époques
Voyager dans le temps avec Wells et Barjavel |
| Octobre 2005 : |
Les Noces Funèbres pas si joyeuses que ça
Pakistan : qu'est-ce qui ne va pas avec nous?
Mes albums importants sur ma Radio Blog
Florence Foresti à Antibes : oh oui, encore !
Wallace et Gromit nous font frémir ... de plaisir
Mes albums indispensables sur ma Radio Blog
Non mais tu me cherches ou quoi ?
Voilà le nouveau tome de ... Spirou
La Grande Sophie passe à "La suite ..." en force
L'Espace Privé est ouvert !
Radio Blog - 5 nouvelles playlists |
| Septembre 2005 : |
Putain, 3 mois !
Le Joker de Clarika : bien joué !
Ma Radio Blog
Ange Heureux (live 2005)
Le site fait sa rentrée
U2 à Nice, nouvelles photos
Ravage en Amérique |
| Août 2005 : |
Maroon 5, Alexis HK : l'album et l'homme du moment
Sinclair, le feu du funk à Nice
Lokua Kanza et étoiles cubaines sous le ciel de Vence
U2 à Nice, j'y étais
Louis Bertignac à Beaulieu où la guitare erre haut
Vincent Baguian, Clarika, Zazie : le concert 3 en 1
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| Juillet 2005 : |
Ilene Barnes et Matmatah : une nuit du sud à l'ouest
Calogero à Nice, une entorse au jazz
Amadou&Mariam, Mouss&Hakim, Gil : la fièvre du mardi soir
Seu Jorge, Orishas, Touré : dansez maintenant
Branco, I Muvrini et Peyroux, les voix du soir
Feist et Starsailor, la sensibilité à fleur de peau
Galliano, Lavilliers, Sinsemilia : de plus en plus fort
Coup de jeune sur Nice avec Joss Stone
Biréli et Dee Dee, des talents différents réunis
La censure à l'américaine
Noa, l'émotion pure
Lucky Peterson magistral sur scène ... et en dehors
La Guerre des Mondes : l'image et les mots
Ta Katie m'a tilté
Des concerts pour l'été
Fête du cinéma : le bilan |
| Juin 2005 : |
Tsunami : 6 mois après, le temps d'une chanson
Fête du cinéma : ma sélection
Un donneur voulant donner
L'Eventail de Goldoni du 8 au 15 juin à Nice |
| Mai 2005 : |
Pourquoi je voterai oui
Un nouvel inédit
Un combat de tous les jours
LAB LGBT, la play-list
LAB LGBT, la chanson contre l'homophobie
Têtu depuis 10 ans |
| Avril 2005 : |
Un an et des poussières d'étoile
Mon prochain concert J - 3
Telle Qu'elle à Nice jusqu'au 30 avril
Les impôts, Internet, la vie, le PACS
Taratata avec Zazie, c'est "fromage et dessert"
Avocats et Associés, la mort, la vie, le PACS
Sidaction, ça continue !
Sidaction, les chiffres qui font mal
Sidaction, aujourd'hui et pour toujours |
| Mars 2005 : |
Pauline Croze, la force tranquille
Le sommeil du juste
Je ne suis pas un homme
J'ai le ticket pour le Train des Enfoirés |
| Février 2005 : |
De retour de Thaïlande
Espace détente, la pause ciné de Bolloc'h & Solo |
| Janvier 2005 : |
Le député Vanneste champion de l'homophobie
Des Liens entre nous
Te tenir la main - 1ère diffusion radio
Musiciens.biz a 1 an
Bonne année ? |
A lire aussi :
blog 2007
archives du blog 2006
archives du blog 2004
archives des newsletters 2004
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22 décembre 2005 : Radio Blog Spéciale Clarika
Pour clore l'année en beauté, je consacre ma dernière radio blog à celle qui a été mon coup de coeur en 2005 : Clarika :)
Voici 17 titres tous interprétés par Clarika et tirés de ses différents albums. Comme toute la puissance de Clarika n'apparaît que sur scène (lire ma chronique), je commence par deux titres live qui vous en donneront un petit aperçu. Ces titres ont été enregistrés au Divan du Monde le 19 novembre 2005, concert auquel j'ai assisté et que j'avais enregistré. Mais ayant effacé presque tous mes mp3, c'est grâce à ninon que peux vous faire écouter ces extraits. Merci à elle :) D'autres titres live avec les irrésistibles interventions de Clarika entre les chansons dans l'Espace Privé.
Le troisième titre de cette playlist, Marco, est un inédit écrit et composé par Jean-Jacques Nyssen pour soutenir la famille de Marc Beltra, un étudiant français disparu en Colombie il y a 2 ans dans l'indifférence médiatique. Cette chanson et plus d'infos sur le site de Marc Beltra.
Les chansons qui suivent sont à écouter depuis la page Radio Blog ou en
cliquant ici. Bonne écoute :)
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Live au Divan du Monde (19/11/05) :
Non ça s'peut pas (live)
Patricia (live)
Inédit pour Marc Beltra :
Marco
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Extraits de Joker (2005) :
Joker
Ne me demande pas
L'avant-dernier |
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Extraits de La fille, tu sais (2001) :
Les garçons dans les vestiaires
Ton pull-over
We are the losers
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La fille tu sais
Marie-Rose
La vénus en caoutchouc
Cher cousin |
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Extraits de Ca s'peut pas (1996) :
Beau comme garçon
Avec Luc
La vieille au chat
J'suis game over |
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
Liens
Clarika : tous les liens dans ma chronique d'hier
Radio Blog : toutes les playlists sur cette page avec d'autres titres de Clarika
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21 décembre 2005 : Clarika, un divin Divan
Pour mon dernier concert de l'année, ce fut l'apothéose. Voici enfin l'histoire de Clarika au Divan du Monde le 19 novembre 2005.
Comment vous faire partager ce moment unique sans vous en dire trop? Comment vous inciter à prendre vos places pour la suite de la tournée? Je vais essayer. Mais si vous préférez ne rien savoir, passez la suite : vous pouvez aller voir Clarika les yeux fermés :)
Ce samedi-là, on est arrivé au Divan à l'ouverture des portes (lire le début du week-end ici). La salle est assez intime et, en plus du bar au rez-de-chaussée, des tables sont installées au balcon pour boire un verre. Je me suis assis au 3ème rang, juste en face du micro. Au moment du concert, la salle était pleine à ras bord.
Les musiciens se sont installés en premier: Nicolas Guijaro (percussions, claviers, programmations) Yann Lambotte (guitares, basse, contrebasse, flûte) et Philippe Desbois, le guitariste des albums. Clarika arrive vêtue une robe rose et de bottes, la mèche rebelle, si naturelle. Elle commence par Je mens (toujours sublime, j'ai déjà les larmes aux yeux) puis enchaîne avec Les patineurs. Elle nous remercie ensuite d'être venus et nous dit qu'on ne va pas le regr etter car, affirme-t-elle, "je suis au top de ma forme, complètement en phase avec moi-même". C'est là que l'on retrouve la Clarika espiègle sur laquelle j'avais craqué lors de la première partie de Zazie (voir ici). Ne se prenant jamais au sérieux, Clarika arrive à faire éclater de rire le public par ses propos décalés. Elle raconte ainsi qu'elle s'est fait "un après-shampoing aux germes de blé" dont elle explique pourquoi il est "très très bien" et nous promet, si on reste jusqu'à la fin, "un lâcher de femmes nues": "la vérité j'aimerais trop être à votre place".
Mais pour rien au monde on ne laisserait notre place. Clarika nous donne tout: éclairée par derrière, la lumière traversant sa robe si légère, elle s'offre entièrement au public dans des poses incroyables. Dans des titres comme Patricia ou Un peu bizarre qu'elle reprend de son premier album, elle est tendue jusqu'à la rupture, les yeux brillants levés au ciel, prêts à tomber en pluie. La voix est toujours juste, dans la tonalité et aussi dans le ton, timide, froissée, mutine ou déchirante aussi bien que puissante et ravageuse.
Entre l'histoire de Jean-Rémi ou l'analyse philosophique de la Positive Attitude, la musique magnifie la prestation. Face aux contraintes du lieu, le show est surtout acoustique ce qui n'empêche pas les guitares électriques comme sur cette superbe réorchestration de Non, ça s'peut pas. Pour la plupart, les titres sont d'ailleurs réinventés, parfois déconstruits ou recombinés. Les reprises sont plus qu'étonnantes et, comme pour aller jusqu'au bout, Clarika joue quelques notes de clavier sur Attache-moi puis en rappel revient une guitare acoustique à la main pour La Bimbo ("le plus dur reste à faire, en même temps Carla Bruni l'a fait"). Encore une fois, Clarika gagne le public en se moquant elle-même de sa maladresse. Idem après le 2ème rappel quand le concert doit s'arrêter à cause d'un voisin "insomniaque et caractériel": malgré l'invitation de Clarika à Carnon Plage (le bus nous attend), personne n'a envie de partir si vite. Alors les 4 complices nous offrent en "totale impro" deux titres qu'ils n'avaient pas répétés. Jusqu'au bout, cette soirée aura été unique.
Comment vous convaincre encore d'aller voir Clarika en concert? Je crois que l'exemple de mon copain est significatif. Arrivé en connaissant à peine le dernier album de la miss (l'appelant même parfois Clérika lol), il a été immédiatement séduit par le charme qu'elle dégage, sa personnalité si particulière. Sans connaître les paroles, il a rapidement été debout en train de chanter (fort!) parmi les sièges et depuis, il ne cesse de me réclamer l'album. Heureusement, Noël approche ;) Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire: dès le 26 décembre, achetez la réédition de Joker, titres live inclus et allez voir Clarika dès qu'elle passe près de chez vous car sur scène, on découvre un personnage à part entière. C'est un concert qu'on n'oublie pas.
En attendant, vous pouvez écouter Clarika dans presque toutes mes Radio Blog dont la toute dernière qui lui est consacrée avec 2 titres live (lien ci-dessous). J'avais enregistré le concert du 19 mais j'en avais effacé la plupart. Grâce à ninon (fan de Vendetta aussi), je peux vous le faire écouter. Merci ninon!! D'autres titres dans l'Espace Privé du site. Enfin, voici pour mémoire la liste complète des titres joués le 19: à ne pas lire pour garder la surprise (en français moderne, on dit "attention spoilers" lol). Bon concert ;)
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Playlist du 19 novembre 05
attention SPOILERS - attention SPOILERS
Je mens
Les patineurs
Toi pour moi
Cher cousin
Attache-moi
Je t'aimais mieux
Patricia
Beau comme garçon/Antisocial
Ne me demande pas
Un peu bizarre
Non, ça s'peut pas
Une femme avec toi
Les garçons dans les vestiaires
Avec Luc
1er rappel: La bimbo/Freed from desire/La fille tu sais
-----------Joker
2e rappel: Ne me demande pas
3e rappel: L'avant-dernier/We are the losers |
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
Liens
Cliquez sur les photos pour les agrandir
Clarika, site officiel
Clarika, site non officiel avec radio blog d'inédits et forum où j'ai contacté ninon (merci!)
Radio Blog Spéciale Clarika avec notamment 2 titres live et la chanson Marco écrite pour soutenir Marc Beltra étudiant de 22 ans disparu en Colombie il y a 2 ans
Espace Privé : une grande partie du concert avec toutes les interventions mémorables de Clarika (à déconseiller fortement à ceux qui n'ont pas encore vu le concert!)
Le concert de Zazie où Clarika était en première partie
Le Joker de Clarika : bien joué, ma chronique du dernier album
Joker : Clarika ment superbement, la chronique sur Sincever qui m'a valu d'être cité sur le site France Inter (voir ici)
ABC des Tablatures : je mettrai bientôt en ligne les accords de plusieurs chansons de Clarika dont Patricia, Joker et Je mens ... à suivre
Rock'n'Top : votre mission, si vous l'acceptez, voter le plus souvent possible pour que Clarika remonte dans le classement (pensez à la touche F5). Ca ne sert à rien et c'est ça qui est bien!
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19 décembre 2005 : Réveils en chaîne
Parmi les chaînes circulant sur le Net, il y a celle où on doit parler de son réveil. Je m'y suis trouvé pris par Roger alias Matthieu alors je m'exécute.
Parmi les plaies d'Internet, il y a les virus, les blagues bien lourdes qui circulent par mail et ... les chaînes. Pour ceux qui découvriraient le principe, il s'agit d'imposer un sujet à des blogueurs qui, pour se venger, auront le droit (et le devoir) de le transmettre à leur tour à une nouvelle victime. Aujourd'hui, le sujet de notre conférence est donc : Du Réveil.
Sommé de raconter comment je me lève, je commence par mon réveil d'aujourd'hui. En effet, Roger m'a refilé la chaîne en disant de moi "qu’il fait de la musique et que je suis sûr qu’il se lève à point d’heures comme disait ma pauvre mère". Et là il a pas tort. J'ai mis mon réveil à 11h (oui quand même 12h ça craignait un peu) mais bon c'est mon premier jour de vacances. Vers 11h30, j'étais toujours couché et encore dans le coltar donc j'ai décidé de laisser mon radio-réveil allumé pour écouter France Inter. Eric-Emmanuel Schmidt était l'invité du Fou du Roi pour son livre Ma vie avec Mozart. J'ai vaguement suivi la chronique de Trinidad, beaucoup mieux celle de Frédéric Martin que je découvrais et que j'ai trouvé très drôle. Puis le groupe guadeloupéen Señor Holmes est venu chanter "Tu balances ton cul" et ça m'a mis assez en forme pour que je me lève. Après un tour au toilettes, j'ai bu un verre de Tropicana Pure Premium Orange-Mangue disponible au rayon frais (ah, vous voulez des détails du quotidien, vous êtes servis!) puis j'ai allumé mon ordi pour lire mes mails. Parmi les 94 mails que je n'avais pas encore lus, seuls 4 m'étaient directement destinés dont celui de la Direction Générale des Impôts présentant ses nouveautés. Chouette. Et encore c'était pas juste pour moi (note: quand Caramail permettra-t-il de filtrer les emails provenant d'une liste de discussion?). Heureusement, Palm Registrations me remerciait d'avoir enregistré mon Palm Tungsten E2, l'un des mes beaux cadeaux d'hier :)
Bon, pour essayer quand même de ne pas trop passer pour une feignasse, je raconte mon réveil-type. Prenons les jours où je commence à 8h: je mets mon radio-réveil à 6h50. Il affiche 6h50 mais en réalité il est 6h40 car, depuis très longtemps, je l'ai avancé de 10 minutes pour essayer de me lever plus tôt le matin mais franchement je crois que ça ne sert plus à rien. Le réveil se rallume toutes les 9 minutes et je l'éteins immédiatement à chaque fois. Puis vers 7h15, je finis par me lever et, ayant pris ma douche la veille au soir, je suis prêt en quelques minutes. Je pars au collège à pied en mangeant 2 viennoiseries chocolatées et me voilà prêt pour la journée.
Ah, le meilleur moment est arrivé, je dois choisir à qui transmettre la chaîne ... (roulement de tambour) ... il vous reste quelques instants pour appeler sur notre numéro surtaxé avant la clôture des votes... (évidemment que c'est bidon, je suis le seul juge mais si ça peut rapporter du fric) ... ce sera finalement : David aka PInGui. Tant pis pour lui ;)
Eric_M (catégorie Internet)
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Ben, vous z'avez qu'à cliquez sur les mots en gras dans le texte
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09 décembre 2005 : Mots clés : l'effroi de novembre
Frissonnez de rire chers internautes, décembre est arrivé et avec lui une averse de requêtes inattendues.
Petit best-of du pire de novembre, parmi les recherches qui ont abouti sur mon site. Comme d'habitude, une belle brochette d'excentriques avec mes commentaires en italique.
les handicapés du langage
les paroles de la chanson ou le titre est s.o.s de lorie la chanteuse
on dit que Lorie est proche de son public, la preuve
oscar well la machine a explorer le temps résumé du livre
ni H.G. Wells (le véritable auteur), ni Orson Welles, ni Oscar Wilde mais bien Oscar Wells!
ecouter demo de chansons de robin william
robin william, prince des chanteurs
exemple de dialogue et de recit d' une petite bagarre
tu veux pas qu'on te fasse ta rédac non plus?
lettre a un copain que l'on aime bien sur ma journée en francais
non mais c'est tout le collège qui s'y met?
enfant maltraité a cause du trafiquage d'enfants
horrible mais j'adore :)
les vicieux
porno ecouter la radio
blog pompiers nus
roselyne bachelot en collant
mimie mathy seins nue
cul clarika (les photos arrivent!)
les illuminés
pub "optic 2000" qui chante (euh, Johnny?)
l'étrange affaire du super-mais
amour c'est toi
oh oh oui encore
D'accord, à la demande générale, vous en aurez encore le mois prochain ;)
Eric_M (catégorie Internet)
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eStat'Perso : merci de recenser tous ces incroyables "mots-clefs" comme tu dis
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04 décembre 2005 : Au coeur du Téléthon
Le Téléthon qui vient de se dérouler ce week-end recueillera encore des dons jusqu'à la fin du mois.
Plus de 99 millions d'euros de promesses de dons. Lors du dernier Sidaction, je déplorais le fossé qui existait entre le Sidaction et le Téléthon. Au lendemain du 1er décembre, le Sida a donc à nouveau disparu au profit des maladies neuromusculaires. Mais il ne doit pas y avoir de compétition entre les différents engagements. Au contraire, le Téléthon est un exemple de réussite quant à l'ampleur de la mobilisation médiatique et populaire. En même temps, je suis parfois agacé par la communication de certaines entreprises "mobilisées" pour l'occasion et plus intéressées à parler d'elles que du Téléthon sur le plateau de France 2. Mais pourquoi seuls les particuliers donneraient-ils? Sur le terrain, en tout cas, les choses ressemblent plutôt à une grande fête.
Prenons la journée de samedi. Dans mon collège de Cannes, des stands étaient ouverts au profit du Téléthon (parcours de course/VTT/rollers, tombola ...) et la chorale, dirigée par le professeur de musique, donnait un spectacle pour l'occasion (avec d'ailleurs ma participation à la guitare). Mobilisés aussi durant l'année sur des projets comme le recyclage, les élèves sont de plus en plus ouverts à la solidarité et c'est tant mieux.
A Antibes, entre autres manifestations, le stade Foch était consacré à la tentative d'un record de lancers francs, chaque participant donnant 1 € au Téléthon. Au dernier moment, ma soeur m'y a entraîné pour chanter 3 titres avec elle. Dans l'écho du gymnase, entre les ballons qui rataient le panier, le but était de donner un peu de courage aux participants, au public et aux organisateurs qui, j'espère, auront apprécié cette récréation impromptue ;)
La soirée à Cannes donnait lieu à d'autres manifestations sans rapport avec le Téléthon. J'ai fait un tour au rallye historique Cannes Soleil réservé aux voitures anciennes dont la plupart participaient à une épreuve de régularité sur les hauteurs de Grasse. J'ai par contre évité la nième élection de Miss France. Ce matin, un maire parlait sur France Inter de la "performance" réalisée par la lauréate! Sans doute les miss auront été les plus efficaces ce week-end pour récolter de l'argent ... au profit de TF1.
Eric_M (catégorie Société)
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Téléthon.fr : les dons continuent par téléphone au 3637 pendant encore une semaine et par Internet jusqu'à la fin du mois.
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02 décembre 2005 : Après la Journée Mondiale
Hier, je commentais les propos effarants de Christophe Alevêque sur Europe 1. Un sondage lu sur Têtu.com me pousse à en reparler.
Je n'ai rien contre Christophe Alevêque. Au contraire, son absence de langue de bois m'a permis d'entendre clairement des raisonnements que j'espérais tenus par une minorité peu informée. Je m'étais trompé. Le quotidien de Têtu montre aujourd'hui que ce genre d'idée est plutôt celle de la majorité : "Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Paris Match, 91% des Français ne se sentent «pas concernés» par le risque de transmission du virus". Le "ça n'arrive qu'aux autres" (cf. le raisonnement en pourcentages de risques d'Alevêque) est malheureusement la règle et non pas l'exception. J'avoue mon abattement face à ces chiffres. Mais il y a pire: un tiers des Français croit "qu'on peut en guérir". C'est effrayant. A quand une campagne d'envergure qui explique le calvaire (physique, psychologique, social, familial ...) vécu par les séropositifs?
D'autre part, toujours selon Têtu, l'Union Européenne a réaffirmé qu'elle donnait la priorité à "l'accès aux préservatifs masculins et féminins et à des seringues propres pour les toxicomanes, seul moyen efficace de prévenir de nouvelles infections" et rappelé son opposition face à la politique de l'administration américaine : «abstinence, fidélité et préservatifs en dernier recours». En niant la nécessité de recourir systématiquement au préservatif, Alevêque fait aussi le jeu de Bush et des intégristes des mœurs. Qui l'aurait cru ?
Eric_M (catégorie Société)
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Têtu.com : les news de Têtu au quotidien dont l'article sur le 1er décembre
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01 décembre 2005 : Journée Mondiale de lutte contre l'oubli
Le gouvernement et le chef de l'Etat ont attendu la fin de l'année pour enfin annoncer de nouvelles mesures contre le Sida. Il était temps.
Il y a 10 mois, à l'occasion du lancement du Sidaction, j'écrivais ici même : "La lutte contre le sida a été déclarée Grande Cause Nationale pour 2005. Avant aujourd'hui, vous en aviez vu l'effet ?". Je pourrais poser la même question aujourd'hui. Depuis Sidaction, à part peut-être pendant Solidays, la lutte contre le Sida est retombée dans l'indifférence médiatique. Dans le numéro de décembre de Têtu, plusieurs intervenants jugent l'action de l'Etat durant cette année et malheureusement le bilan n'est pas positif. La prévention reste l'un des points faibles et les nouvelles infections chez les jeunes gays en est l'une des preuves.
Cette journée pouvait être enfin un moyen de reparler de prévention. Pouvait. L'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 (On va s'gêner) a prouvé cette après-midi combien les discours les plus dangereux pouvaient continuer à circuler. En effet, un des chroniqueurs (Christophe Alevêque mais peu importe) a commencé par trouver exagérée la dernière campagne de prévention puis on lui pose la question : "si vous trompiez votre femme, mettriez-vous une capote?". Il répond non. La contestation des autres chroniqueurs a sans doute été trop molle et pas assez construite mais le plus frappant était de voir dans le discours d'Alévêque le type même de ceux qui permettent à l'épidémie de progresser. A aucun moment il n'a semblé se rendre compte de l'inconscience d'une telle conduite envers les autres ne considérant que les risques qu'il prendrait lui dans un tel cas. Et encore, des chiffres bien faibles pour lui : "on a une chance sur je ne sais combien de millions d'être contaminé"! On a envie de lui répondre que non, on a exactement une chance sur 2 : on est incapable de faire une étude épidémiologique d'un nouveau partenaire donc soit on en ressort infecté soit non. J'ai repensé à cette occasion à la première campagne de prévention, le Sida ne passera pas par moi : le seul moyen de vaincre le Sida est de briser la chaîne, de ne jamais lui laisser une faille. Chez les Alevêque, le message n'est pas passé.
Comme une cerise sur le gâteau, Alevêque a conclu par une analogie avec les risques routiers, comparant les risques pris par un jeune conducteur conduisant une voiture pourrie et celui qui conduit depuis 20 ans une voiture avec ABS. Aussi bien en sécurité routière qu'en matière de prévention sexuelle, ce type de raisonnement est le pire à tenir. En effet, Alévèque se place dans la posture de qqn qui maîtrise les risques, qui a confiance en sa voiture ou sa partenaire. Combien de femmes se font contaminer par leur conjoint? Combien se disent : "Avec elle/lui, je ne risque rien"? Alevêque a fait une synthèse de toutes les idées à combattre et nous a prouvé qu'il y a encore du boulot. Au-delà de cette journée.
Eric_M (catégorie Société)
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«Sida, grande cause»: une année pour rien? L'intégralité du dossier sur Têtu.com
Sidaction mobilisée pour le 1er décembre
Ici, là et là aussi : mes trois articles sur le Sidaction 2005
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30 novembre 2005 : Week-end à Paris : rencontres, expo, concert
Ben oui, on ne se refuse rien ;) Il y a 10 jours j'étais à Paris avec mon copain pour voir la famille et (surtout?) pour le concert de Clarika au Divan du Monde le 19.
L'année dernière, je présentais mon nouveau blog comme "la publication à intervalles plus ou moins réguliers d'articles de longueur variable" (voir ici). Vous aurez remarqué qu'en ce qui concerne mon blog c'est plutôt moins que plus (surtout en ce moment). Mais bon, y'a pas de règles et c'est ça qui est bien ;) Donc je vous parle enfin de mes activités parisiennes avant de consacrer dans quelques jours un article entier (au moins) à l'extraordinaire prestation de Clarika (ça s'appelle un teaser : je vous allèche pour vous faire revenir plus tard, pas con le mec lol).
Vendredi soir, pour commencer, j'avais décidé d'aider Nicolas Sarkozy en allant rencontrer les jeunes de banlieue. C'est donc ainsi que j'ai donné rendez-vous à Eric P. (je tiens à respecter son anonymat) du groupe Malin Plaisir. Bon autant dire que si notre discussion ne m'a pas permis de comprendre pourquoi des voitures brûlaient, elle m'a permis de vérifier que le feu de la musique (et de la gentillesse) brûlait bien en lui. Salut Malin ;)
Samedi après-midi, visite du Musée Marmottan. A proximité du jardin du Ranelagh, il s'agit d'un musée installé dans un superbe hôtel particulier et consacré au peintre Monet. Il présente notamment sa plus célèbre toile Impression, soleil levant qui a donné son nom à l'Impressionnisme. Entre autres superbes toiles comme Les Tuileries par exemple, on retrouve certains de ses Nymphéas. Les plus grands modèles surprennent plus qu'ils ne charment mais on retrouve dans un ou deux petits formats cette transparence de l'eau si magique chez Monet. J'avais cependant préféré la série du musée de l'Orangerie.
Le musée abrite aussi en exposition temporaire un ensemble de sculptures de Camille Claudel. C'est une oeuvre que je connaissais très peu. J'ai particulièrement été frappé par la force d'expression des visages de certains bustes de petite taille. Très intéressante aussi, la mise en lumière de l'influence de sa rupture avec Rodin dans sa création de l'Age Mûr. A découvrir.
Ensuite, direction rue des Martyrs dans un froid glacial. Pour préparer l'attente devant le Divan du Monde, je m'achète un bonnet Pepe Jean mais heureusement, les portes s'ouvrent dès notre arrivée. Allez, pour vous faire saliver, je vous mets déjà une photo du concert mais pour le reste, il faudra attendre ;) Après un court repas, une nouvelle rencontre m'attendait : le célèbre David du Da PInGuI WeBLog qui nous a emmené prendre un verre dans le Marais. On a parlé de tout et de rien (comme d'hab mais cette fois-ci en vrai) et c'était vraiment très sympa. Vivement la prochaine ;) Enfin, retour en bus Noctilien (pratique quand il est très tard) et là on se demande pourquoi on n'habite pas Paris. Dès la sortie du bus, on a la réponse : il fait trop froid :))
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Musée Marmottan Monet : une sélection des plus belles toiles
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12 novembre 2005 : Chroniques disques sur ma Radio Blog
Cette toute nouvelle playlist permet enfin d'illustrer les CD que je chronique dans ce blog.
Voici 16 nouveaux titres à écouter tirés des albums que j'ai chroniqués dans mon Blog Disques. Certains de ces albums se trouvent aussi dans une autre playlist où vous pourrez en écouter plus ... avant, j'espère, d'acheter ces disques ;) Les chansons sont classées en fonction de la date des chroniques à partir de la plus récente et vous pouvez déjà écouter Cristina Branco qui fera l'objet de ma prochaine chronique. Cette playlist sera remise à jour à chaque nouvelle chronique. Pour lire les chroniques, il suffit de cliquer sur le nom des albums. Pour écouter les titres, il vous suffit de
cliquer ici. Bonne écoute :)
Ulisses, Cristina Branco (2005) : Sonhei que estava em Potugal / Anda Luzia ; Alfonsina y el mar
La suite ..., La Grande Sophie (2005) : Petite princesse ; La fille du bord de mer
Joker, Clarika (2005) : Attache-moi ; Toi pour moi
Songs about Jane, Maroon 5 (2005) : This love ; Sunday morning
L'homme du moment, Alexis HK (2005) : Coming out ; L'homme du moment
Pauline Croze, Pauline Croze (2005) : T'es beau ; M'en voulez-vous?
Le Train des Enfoirés , Les Enfoirés (2005) : Ne me quitte pas (Catherine Lara, Hélène Ségara, Claire Keim, Jenifer)
Rodéo, Zazie (2004) : J'arrive
Epures, William Sheller (2004) : Loulou
A la faveur de l'automne, Tété (2003) : Les matins de peu
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Blog Disques et Chansons : toutes les chroniques
Radio Blog : toutes les playlists
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11 novembre 2005 : Le jour où je suis passé sur France Inter
Bon, autant le dire tout de suite, je ne suis pas réellement passé sur France Inter. Mais j'apparais quand même sur leur site.
Prenons les choses dans l'ordre. Tout a commencé mercredi soir. J'écoutais France Inter, prêt à aller me coucher, quand a débuté l'émission de Serge Levaillant, Sous les étoiles exactement. Il était déjà 1 heure du matin d'où le titre ... La saison dernière, l'émission commençait même 30 minutes plus tard mais j'en ai quand même écouté le début plusieurs fois. J'apprécie le côté décontracté du présentateur et son habitude de recevoir des artistes très peu connus qui peuvent jouer en direct.
Or, à ma grande surprise, le voilà qui annonce Clarika en première invitée !! Vous vous doutez que je me suis précipité pour enregistrer l'émission et que je l'ai écoutée dès le lendemain (sinon lisez les liens de rattrapage plus bas et que je ne vous y reprenne plus lol). C'était très sympa comme prévu, Clarika avait l'air contente d'être là et on découvrait en même temps une certaine Fannytastic chanteuse-accordéonniste originale. J'ai donc décidé d'en parler sur les forums consacrés à Clarika en donnant le lien de l'émission. Et c'est là que je me suis aperçu de l'événement.
La fiche de l'émission présentait une bio de Clarika que j'ai d'abord pensé tirée de son site officiel tout en trouvant le début proche de ce que j'avais déjà écrit sur elle. Puis en relisant mieux, je me suis aperçu ... que c'était la chronique que j'avais écrite pour le site Sincever ! J'ai évidemment été flatté de ce choix mais dans un deuxième temps, surpris que rien ne mentionne la source de l'article.
J'ai donc envoyé un mail à l'émission. La responsable m'a gentiment répondu qu'elle avait choisi ce texte parce qu'elle le trouvait "très juste et bien écrit" :) Comme je lui demandais d'indiquer de quel site elle avait tiré le texte, elle a finalement cité mon nom et celui de Sincever. Vous pouvez voir ça sur cette page. Me voilà donc présent sur le site de France Inter. Et ce n'est qu'un début ;)
Eric_M (catégorie Internet)
Liens
Sous les étoiles exactement, le site de l'émission
Clarika, le site officiel et son forum
Clarika, le site non-officiel à sa nouvelle adresse et son forum
Joker : Clarika ment superbement, ma chronique sur Sincever
Le Joker de Clarika : bien joué ! ma chronique de l'album sur mon blog
Vincent Baguian, Clarika, Zazie : le concert 3 en 1 où Clarika était en première partie
Ma radio Blog : Clarika est à écouter dans la playlist "Albums préférés" et dès demain dans la playlist "Chroniques disques"
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05 novembre 2005 : Mots clés : les perles d'octobre
Les recherches tapées sur Internet ne conduisent pas toujours à ce qu'on cherche. Et parfois même pas du tout
Le mois dernier, je vous faisais le bilan des recherches les plus farfelues qui avaient conduit à mon site dans les derniers 6 mois. Or, l'imagination humaine (on va dire ça comme ça) étant sans limite, les requêtes les plus inattendues continuent de fleurir, même en automne. Je devrais donc vous faire partager mes sourires et mes fous rires plus souvent. Voici en tout cas le best of d'octobre (on devrait dire le worst of) avec mes commentaires en italique.
Je peux vous aider?
quel est le titre d'un terrien en detresse de daniel balavoine en anglais?
Only the very best, chanté par Peter Kingsberry
ecouter les chansons de corneille sur mon ordinateur tout de suite sans les autres chansons
c'est vrai que souvent, avant d'écouter, on te force à attendre avec du Patrick Sébastien et là c'est dur
calogero résumé de chansons
c'est vrai qu'un résumé ça suffit
preparation blog mariage thierry et muriel
enchanté, c'est pour quand le mariage?
echange correspondance avec photo hommes gay nus
pas de problème, tu m'envoies tes photos d'abord? :p
J'ai peur de comprendre
je cherche agence pour joue film porno
bonbons pour personnes agées
selle molle et homosexualité
mon marie met des bas et collants (ton mari ce serait plus grave)
un clip vidéo où il y a un homme et une femme s'embrassent nus (un film porno?)
extrait videos hommes nus dans vestiaire (ah non, un clip de Clarika)
caroline je t'aime eric (c'est sympa Caro, mais je suis pris, tu sais bien)
Eric_M (catégorie Internet)
Liens
14 octobre : le best of des 6 derniers mois
22 avril : le best of du premier anniversaire
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03 novembre 2005 : Alias Saison 4, c'est reparti !
A peine commencée sur M6 et déjà terminée sur Teva, la saison 4 d'Alias réserve comme à l'habitude son lot de surprises et de rebondissements.
J'ai déjà vu toute la saison 4 sur Teva mais, si ça n'est pas votre cas, rassurez-vous, je ne vous révèlerai rien. Mais quand même ... j'avais été un peu déçu par le début de la saison. Cette idée de reformer une cellule secrète dirigée par Sloane, ça sentait le réchauffé. Et surtout, c'était artificiel. Autant que l'amnésie de 2 ans de Sydney pendant son passage au Covenant, vous me direz? Oui, peut-être. Il n'empêche que, si les premières missions s'enchaînent sans lien apparent, les bons vieux ingrédients réapparaissent peu à peu. Il y aura des complots, du Rambaldi, des révélations sur la vie des protagonistes, des méchants très méchants et inattendus, des coups de théâtre et des retournements de situation (euh, c'est un peu la même chose mais il y en a beaucoup), de l'amour, de la haine … bref, la vie quoi :)
Oui, je m'emballe un peu mais il y a de quoi. J'ai découvert Alias lors de la deuxième saison seulement mais j'ai été rapidement fasciné par ces histoires façon poupées russes, construites sur plusieurs saisons : un rebondissement en cache toujours un autre. La saison 4, sans en être à ce niveau-là, en retrouve par moments l'esprit. La fin surtout est très spectaculaire. Et puis, il y a ce dernier épisode où l'un des personnages est prêt à faire une révélation énorme au moment où … Je me demande comment on peut résister à voir la suite d'autant que la saison 5 est diffusée aux USA sur abc depuis un mois et que des versions sous-titrées en français circulent déjà sur les réseaux p2p. Bon, pour tout vous dire, moi je n'ai pas résisté ;) Eh bien le premier épisode de la saison 5 répond déjà à pas mal de questions … mais en laisse aussi en suspens. C'est ça qui a de bien avec Alias : ils arrivent toujours à nous surprendre.
Eric_M (catégorie Films-Séries)
Liens
M6 diffuse l'épisode 3 de la saison 4 ce soir … en deuxième partie de soirée
abc a déjà diffusé 5 épisodes de la saison 5
Alias, le dossier Sydney Bristow est l'un des très nombreux sites sur la série
L'actualité de Ben Affleck et Jennifer Garner : Jen a quitté Michael pour Ben dont elle est désormais enceinte. Comment ça, ça n'a aucun rapport avec Alias?
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02 novembre 2005 : La Machine à Explorer le Temps à travers 3 époques
Le roman de H.G. Wells évoqué dans ma précédente chronique a donné lieu à 2 adaptations cinématographiques. Regardons comment un même thème a évolué.
Ecrit en 1895, La Machine à Explorer le Temps est le premier récit de voyage dans le temps. En 1960, le roman a été adapté une première fois par Hollywood puis une seconde fois en 2002 par Simon Wells, arrière petit-fils de l'écrivain. Cette dernière version a été diffusée sur France 3 il y a quelques semaines.
L'adaptation de 1960 reste assez fidèle au roman de Wells sauf sur quelques points. Tout d'abord, l'Explorateur – nommé George pour l'occasion - parcourt le XXe siècle et ses 2 guerres jusqu'en 1966 où une guerre nucléaire détruit la civilisation. Ensuite, les intentions du héros sont très différentes dans les 2 oeuvres. Le héros de Wells découvre le futur par curiosité scientifique et, une fois sur place, n'a de cesse que de trouver sa machine pour en partir. Le héros du film de Pal, quant à lui, cherche à débarrasser le monde futur de la domination des Morlocks et finit par y revenir définitivement pour l'amour d'une jeune fille. Cette Weena a dans le roman une place toute différente. Il se tisse entre elle et l'Explorateur une "étrange amitié" mais pas de l'amour : "C'était une délicate créature, haute d'environ un mètre vingt (…) Elle était absolument comme une enfant (…) Je n'étais pas venu dans le futur, me disais-je, pour mener à bien un flirt en miniature". Enfin, Wells exprime dans son roman ses idées "socialistes" : la séparation du monde en deux peuples, les Eloïs et les Morlocks, est pour lui le résultat extrême de l'exploitation de la classe laborieuse par la classe possédante, jusqu'au déclin. Pour le cinéma de 1960, tout s'expliquait par les différentes formes de survie des humains après la catastrophe nucléaire. Une préoccupation qui témoigne bien de l'époque.
Le film de 2002 rajoute ses propres développements à l'histoire et s'inspire plus du film de 1960 que du livre (Philby le meilleur ami, la mode qui défile sur le mannequin d'une vitrine, un arrêt pendant la catastrophe qui détruit la civilisation …). Dans le film de Simon Wells, le héros se nomme Alexander Hartdegen et vit à New York (!) Il construit sa Machine afin de remonter dans le passé pour sauver sa fiancée de la mort. Sans succès. Afin de comprendre pourquoi il ne peut changer le passé, il se lance dans le futur et se retrouve chez les Eloïs. Ceux-ci ne sont plus les hippies blonds des années 60 mais de superbes métis vivant à flanc de falaise. Le héros tombe amoureux et décide de les sauver. Pour cela il se confronte à l'Uber-Morlock incarné par Jeremy Irons et détruit sa machine avant de s'installer définitivement avec eux. Dans cette version, la chute de l'humanité est due à un progrès forcené qui, détruisant la Lune, finit par ravager la Terre. Encore un point de vue ancré dans l'époque. Cependant, certains éléments du ce monde (divisions en castes au rôle précis et contrôle par télépathie) font penser au futur imaginé par Barjavel dans Le Voyageur Imprudent (voir la précédente chronique).
Si la première partie du film de 2002 est plutôt bien imaginée, le film m'a déçu pour une raison précise. Il semble conçu comme un film d'action mais la scène d'attaque par les Morlocks m'a peu convaincu notamment car elle se déroule … de jour! Toute l'atmosphère du roman faite de clair-obscur, d'angoisse du noir et de mystère s'évapore. De plus, au lieu de prôner la résistance collective, le film a l'air d'exalter l'héroïsme individuel, le tout prenant un ton grandiloquent. Le film de 1960 a un certain charme (disons désuet) mais les hommes costumés en Morlocks sont si peu crédibles qu'il est impossible d'avoir peur. Seul le roman de Wells a gardé, 110 après, tout son pouvoir de fascination.
Eric_M (catégories Films-Séries & Lectures)
Liens
Ma précédente chronique sur les romans de Wells et Barjavel
La Machine à explorer le Temps de George Pal sur AlloCiné
Time Machine (2002), le site officiel
Gary Westfahl fait une chronique complète de cette adaptation ... en anglais
Isaac Asimov, Harlan Ellison (auteur, scénariste de Star Trek) et Andrew Lloyd Webber (compositeur de comédies musicales) sont cités dans Time Machine à propos du voyage dans le temps, chaque version mettant en scène un musée désaffecté.
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01 novembre 2005 : Voyager dans le temps avec Wells et Barjavel
Suite des mes lectures de science-fiction avec La Machine à explorer le Temps de H.G. Wells et Le voyageur imprudent de Barjavel.
Après Ravage, René Barjavel a publié son deuxième roman, Le voyageur imprudent, en 1944. Démarrant au temps des privations de l'Occupation, le roman va explorer différentes époques. Vous l'aurez compris, on parle de voyage dans le temps. J'évoquais Ravage il y a peu. Le Voyageur en est la continuation sinon la suite. Le héros, quittant les années 1940, fera une pause en 2052 pendant la catastrophe décrite dans Ravage puis se retrouvera en l'an 100 000 pour découvrir comment le monde a évolué avant de se déplacer dans le passé. Le Voyageur Imprudent tient en haleine en permanence grâce à un vrai suspense et une histoire extrêmement riche. Les considérations sur l'histoire du monde se doublent d'une très belle histoire d'amour sublimée dans des passages d'une grande sensibilité. De plus, le roman explore à fond ce qu'on a appelé depuis les paradoxes temporels culminant à la fin du roman. Le post-scriptum ajouté pour l'édition de 1958 lui donne encore, s'il était nécessaire, une dimension supplémentaire, le faisant accéder au rang de livre incontournable.
La Machine à Explorer le Temps, quant à elle, est la première histoire de voyage dans le temps jamais écrite. Publiée par H.G. Wells en 1895, elle pose son intrigue dans les salons Victoriens de la fin du XIXe siècle. "L'explorateur du temps" expose à ses amis une formidable découverte : il fait disparaître devant eux une petite machine en la transportant dans le futur. Face à leur incrédulité, il tente le voyage lui-même sur une machine grand modèle. Curieux de ce qui attend l'humanité dans le futur, il fait défiler les années puis les siècles et s'arrête en l'an 802 701. Dans une nature luxuriante, il découvre un peuple étrangement passif, les Eloïs, confrontés aux Morlocks qui, chaque nuit, surgissent des profondeurs. La Machine de l'Explorateur disparaissant mystérieusement, il tente le tout pour le tout pour la récupérer. Comme La Guerre des Mondes, j'avais lu ce livre étant ado et je l'ai relu d'une traite. Les Morlocks m'avaient laissé une forte impression et le passage où l'Explorateur se retrouve dans le noir sans allumette face à eux était resté gravé dans ma mémoire.
Passionnant à lire, La Machine de Wells n'a cependant pas l'étendue du Voyageur de Barjavel. Dans la préface de ce dernier, Pierre Desgraupes écrit que "Wells avait à peine effleuré dans une longue nouvelle les possibilités d'un pareil postulat" alors que Barjavel "en illuminait toutes les faces", inaugurant ainsi une longue lignée de récits de science-fiction. Le roman de Wells a cependant l'antériorité. J'y reviendrai plus en détail dans ma prochaine chronique en évoquant les deux adaptations qui en ont été tirées pour le cinéma.
Eric_M (catégorie Lectures)
Liens
Ravage : ma chronique du 03 septembre
Le BarjaWeb, site perso sur Barjavel
La Guerre des Mondes : ma chronique du 17 juillet
H.G. Wells sur sfstory.free.fr
H.G. Wells sur Le Cafard Cosmique
La fin de l'éternité d'Isaac Asimov est pour moi le roman qui conclurait une trilogie des classiques du voyage dans le temps. J'y reviendrai plus tard.
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28 octobre 2005 : Les Noces Funèbres pas si joyeuses que ça
Dans son dernier film, Tim Burton est toujours aussi poétique. Mais je m'attendais sans doute à autre chose.
Au départ, il y avait L'Etrange Noël de M. Jack. Réalisé en 1993 d'après une nouvelle écrite par Tim Burton, l'Etrange Noël était un petit bijou de l'animation image par image. Jouant sur des mythes typiquement américains, l'idée était d'inverser les rôles en laissant les morts, traditionnellement organisateurs d'Halloween, s'occuper de Noël. On imagine la révolution! Rajoutez là-dessus une histoire d'amour, un savant fou et des chansons géniales signées Danny Elfman et vous obtenez une fresque haute en couleurs, éblouissante, magique, inoubliable.
Avec les Noces Funèbres, tout semblait réuni pour suivre le même chemin : Tim Burton (à la co-réalisation cette fois), Danny Elfman à la musique, une ambiance et des personnages similaires, un héros incarné par Tom Cruise ... Et pourtant! En fait, les 2 films sont très différents. Tout d'abord Les Noces ne sont pas une comédie musicale comme pouvait l'être l'Etrange Noël : les chansons y sont présentes mais rares. De plus, les Noces arrivent en deuxième et ne renouvellent pas les thèmes : les morts sont joyeux, fêtards, le monde des morts plus vivant que celui des vivants mais il reste une impression de déjà-vu et en moins flamboyant. Enfin, même s'il s'agit toujours d'animation image par image, tout est si parfait, y compris le voile de mariée qui flotte au vent qu'on a l'impression d'une animation par ordinateur. Le charme tendrement artisanal n'est plus là. Reste une belle histoire, quelques moments drôles et surtout une fin si poétique qu'elle est certainement la meilleure justification du film.
Eric_M (catégorie Films-Séries)
Liens
Les Noces Funèbres (Corpse Bride) : le site officiel en français. En anglais, vous découvrirez la voix si douce de Johnny Depp
Les Noces Funèbres sur AlloCiné avec anecdotes de tournage
L'Etrange Noël de M. Jack : un site très complet
Le DVD Edition Spéciale est à moins de 10 € sur fnac.com. J'ai craqué ;)
Charlie et la Chocolaterie est l'avant-dernier film de Tim Burton. Les plus : un univers baroque délirant, un Johnny Depp extrêmement inventif, une scène très émouvante avant la fin. Les moins : un conte pour enfant trop moralisateur, des chansons de Danny Elfman pas extraordinaires
Big Fish, son film précédent, était mon coup de coeur de l'an dernier. J'écrivais en juillet 2004 que c'était "désormais mon film préféré de Tim Burton (Beetlejuice, Batman, Edward Aux Mains d'Argent, Sleepy Hollow,
) : intelligent et poétique, puissant et émouvant : un chef d'uvre !"
Wallace and Gromit : je sais que je vous en ai déjà parlé mais juste après Corpse Bride je suis allé (re)voir The Curse of the Were-Rabbit (cette fois en VO) et c'est toujours aussi bien. 1h20 de pur bonheur, courez-y!
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26 octobre 2005 : Pakistan : qu'est-ce qui ne va pas avec nous?
Un séisme en Asie Centrale vient de faire des milliers de victimes mais la mobilisation semble dérisoire. Quel est le problème?
Il y a presque un an, j'écrivais ma première chronique Société en témoignant de l'émotion qu'avait suscité la catastrophe en Asie du Sud-Est. Le tremblement de terre qui vient d'avoir lieu au Pakistan provoque une situation aussi grave que le Tsunami, voire plus grave, d'autant que le froid et la faim risquent d'achever les survivants. Pourtant les médias semblent absents et il n'y a pas d'élan de solidarité populaire. La comparaison entre les 2 catastrophes laisse un mauvais goût dans la bouche.
Le Tsunami en Asie avait d'abord provoqué une réaction médiatique. Tous les médias, les télés en tête, s'étaient emparés de l'événement d'autant qu'en période de fêtes, les gens plus réceptifs à la misère. Et puis il y a eu l'élan populaire de solidarité. Moi-même, je me sentais touché par la catastrophe mais je me défendais d'avoir été influencé par les images (je n'en avais vu aucune) ou les médias en général. Et pourtant, en l'absence de battage médiatique, le Pakistan me semble bien loin et il n'y a pas de vague de dons. Cet élan de solidarité pour l'Asie a du mal à sembler spontané aujourd'hui.
Autre différence de taille, le Pakistan est loin d'être une région touristique. On passerait plus volontiers ses vacances sur les plages de Thaïlande. Alors, malheureusement, il me semble maintenant que les râleurs qui dénonçaient le battage médiatique autour du Tsunami avaient raison au moins en partie. Malgré le drame du Pakistan où l'aide manque toujours, l'actualité médiatique est ailleurs (les quelques morts de Floride, les quelques morts de la grippe aviaire ...) et personne n'a réussi non plus à faire bouger les consciences pour sauver le Darfour. Je me demande si on n'aurait pas dû y organiser des voyages touristiques pour qu'au retour les plaintes des touristes aient permis de provoquer l'émotion nécessaire. Non?
Bref, à chacun de se positionner : don ou pas don et à qui. Il y a quelques semaines, Médecins Sans Frontières m'a proposé de participer à leur action "1 € par semaine" qui leur permet de pouvoir répartir les dons en fonction des besoins. MSF avait beaucoup été décriée quand elle avait décidé d'arrêter les appels au don pour l'Asie du Sud-Est mais je continue à comprendre cette position. Elle entreprend des actions d'urgence et l'urgence est partout. J'ai donc choisi cette solution. Et vous, vous en pensez quoi de tout ça?
Eric_M (catégorie Société)
Liens
Liens solidarité : les sites de diverses associations
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25 octobre 2005 : Mes albums importants sur ma Radio Blog
On continue la liste de mes albums préférés avec 17 albums importants dont l'album du moment. Un titre de chaque se retrouve sur ma Radio Blog.
Voici 17 titres illustrant chacun un album qui m'a marqué, à un moment ou à un autre et qui permettent de faire un tour d'horizon de la musique que j'aime. Evitant la plupart du temps les "singles", la balade que je vous propose passe aussi bien par des classiques que par des découvertes, les albums étant classés du plus récent au plus ancien. Ces titres sont à écouter depuis la page Radio Blog ou en
cliquant ici. Bonne écoute :)
Joker, Clarika (2005) : Je mens
Pauline Croze, Pauline Croze (2005) : Je ferai sans
A la faveur de l'automne, Tété (2003) : Une bonne paire de claques
Juke Box, Les Valentins (2001) : C'est bien chez vous
Sunnyside (P.A.L), jj gilmour (2001) : Believe me now
Tu devrais chanter, William Sheller (1998) : Les orgueilleuses
Blue moves, Elton John (1976, réédité en 1997) : Tonight
Calling, Noa (1996) : Mark of Cain
Belém, Louis Bariohay (1995) : Belém
Bienvenue chez moi, Florent Pagny (1995) : I don't know (en duo avec Noa)
Zen, Zazie (1995) : Homme sweet homme
Love and Peace, A tribute to Horace Silver, Dee Dee Bridgewater (1995) : You happened my way
Qui sème le vent récolte le tempo, Mc Solaar (1991) : Caroline
Ami ou ennemi, Maurane (1991) : Tant c'était bon
Eric Clapton Story, Eric Clapton (1990) : Let it grow
Carte Postale, Francis Cabrel (1981) : Comme une madone oubliée
Starmania, Luc Plamondon et Michel Berger (1979) : Les adieux d'un sex symbol - Diane Dufresne
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Albums préférés : la liste complète sur cette page
Radio Blog : toutes les playlists sur cette page
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24 octobre 2005 : Florence Foresti à Antibes : oh oui, encore !
Pour sa XXVIIIe édition, le Boeuf Théâtre d'Antibes a eu la très bonne idée de terminer en compagnie de Foresti.
Le Festival d'humour d'Antibes Juan-les-Pins et de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis (ouf! et sans respirer) devait souffrir de sa proximité avec Performance d'acteurs à Cannes car je l'ai découvert pour la première fois l'an dernier! Mais la qualité est là comme en témoigne la soirée de clôture de l'édition 2005.
Les premiers à monter sur scène ont été Jonathan Gensburger et Magali Maria en tant que présentateurs de la soirée. Plutôt sérieux au début, on devine vite, surtout à l'entée de Magali, qu'ils sont là aussi pour nous faire rire. Ils y réussissent en se traitant gentiment Foresti de "petite grosse, genre masculin". Puis Magali, devant imiter l'humoriste nous fait une imitation très réussie ... de Noëlle Perna, la niçoise :)
Ouvrant les deux premières parties, Pierre Diot entre sur la musique d'attente ... du service d'urgence des Pompiers :) Il commence de manière très physique avec un sketch plongeant le président français dans une ambiance de film d'espionnage américain. Il enchaîne en tant que directeur de zoo s'adressant à ses pensionnaires. Le public remplaçant les animaux, il utilise les prénoms réels des invités et ne cesse de lancer des bouts de pain à Gérard le canard, spectateur du premier rang ... qui finit par les lui renvoyer lol Enfin il termine par un des 7 nains (attendez la fin pour savoir lequel!) racontant comment le conte de fée a viré au cauchemar. Très dynamique, sur des textes bien écrits, il emporte le public, moi compris.
Franck Vent de Val, ensuite, m'a moins convaincu. Sous son T-shirt marqué Franck ou F et laissant apparaître des muscles bien dessinés, il joue des personnages plutôt paumés voire limités (il demande d'ailleurs aux personnes qu'un tel niveau intellectuel dépasse de quitter la salle lol) alternant moments de poésie et de pur délire quand, se prenant pour le nouveau Jésus, il réconcilie un (faux) juif et un (faux) musulman pris dans la salle.
Mais la reine de la soirée, c'était Florence Foresti. Entrée en scène, elle nous laisse d'ailleurs plusieurs minutes pour qu'on s'habitue à son corps de rêve bien qu'elle se soit volontairement "mochisée". Elle a bien conscience qu'en étant ébloui par son physique, on risquait de rire moins. Du coup, elle finit par nous montrer son nombril, comme ça, c'est fait. Et puis, si jamais on le revoit plus tard par hasard, on pourra éviter l'accident lol Complètement second degré, Foresti lance à un homme qui hurlait de rire : "Monsieur vous criez trop fort" et qui heureusement finit par être couvert par les éclats de rire du public.
Enchaînant ses sketchs par un dialogue en stand-up, Florence Foresti c'est un petit peu la bonne copine sympa toujours prête à rire de tous et de toutes. Surtout d'elle, dans cette intro ou quand elle raconte comment elle découvre qui elle a ramené chez elle de boîte. Elle est pleine d'autodérision aussi sur les femmes en général, ce qui n'est pas si fréquent chez ses collègues. Mais il suffit qu'elle inverse les rôles pour que les hommes en prennent aussi pour leur grade, les enfants aussi. Ou plutôt les parents : le dialogue au téléphone qu'elle a -plutôt qu'elle essaie d'avoir- avec sa copine jeune maman est à mourir de rire. Le public qui l'aborde dans la rue aussi donne lieu à quelques personnages caricaturés, notamment la "fille douée en amour" qui est par deux fois l'une de ses cibles. Mais, juste équilibre, on rit aussi de l'actrice qui se la pète parlant de ses enfants et de son "marais", son mari quoi ;) Constamment drôle, Foresti nous parle du quotidien des femmes et des hommes avec une énergie ravageuse, en toute complicité.
Enfin, la soirée s'est terminée avec la remise des prix "Eclat de Rire" initiée par Foresti qui a pu se venger des perfides Jonathan et Magali ;) Le prix du public a été remis à Fabrice et Fabrice qui ont souvent joué à Antibes et que je verrai sûrement un jour. Cette année, en plus, les jeunes talents qui passaient en première partie jouaient aussi leur spectacle en intégralité dans les autres villes de la Communauté d'Agglomération et un jury leur décernait un prix. Ce prix est allé à Pierre Diot qui, pour moi, l'a bien mérité. Bon, le temps de mijoter, je reviens goûter à ce Boeuf Théâtre l'année prochaine. La recette est bonne ;)
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
Liens
Le Théâtre de la Marguerite présente le Boeuf Théâtre
XXVIIème Boeuf Théâtre : lire ma chronique sur Vincent Trupiano, révélation de l'an dernier
Jonathan Gensburger et Magali Maria : la présentation de leur spectacle
Pierre Diot au Point-Virgule - dites le Point à Par' ;)
Franck Vent de Val au Poulailler (Le Havre)
Florence Foresti fait des sketches en tournée et des fois elle amène son chien
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19 octobre 2005 : Wallace et Gromit nous font frémir ... de plaisir
"Le Mystère du Lapin-Garou" est le premier long métrage de Wallace et Gromit. Comme prévu, c'est un régal.
Qui ne connaît pas Wallace et Gromit? Ah, j'en vois 2 qui lèvent la main au fond. Bon alors en deux mots, ceux sont des personnages en pâte à modeler qui ont vécu les aventures les plus farfelues dans des courts-métrages d'animation. Je les ai connus à partir de leur 2ème film Le Mauvais pantalon (The Wrong Trowsers) avec les mécanismes inventés par Wallace et un certain pingouin très réussi. Si leur première aventure ... dans la lune (Une grande excursion) n'était pas très palpitante, l'excellent Rasé de près (A close shave) démontrait la virtuosité de leur créateur -on dit plutôt génial créateur- Nick Park. Bardé d'oscars, Nick Park s'était ensuite lancé dans une course de volailles bien avant qu'on ne les fuie en courant. Vous ne connaissez pas Chicken Run non plus? Vous aviez qui comme prof l'an dernier?
Wallace et Gromit, eux, n'avaient pas encore leur long-métrage. Il a fallu 5 ans : comme tout est fait à la main, décors et déplacements des personnages compris, un manipulateur seul obtient en moyenne 5 secondes de film au bout d'une semaine. Finalement, voici devant vos yeux émerveillés le premier film d'horreur végétarien lol Rien que le sous-titre donne une idée de l'esprit décalé du film. On guette ainsi les références à ce genre cinématographiques (Frankenstein, King-Kong, Jurassic Park ...), on suit l'histoire pleine d'humour, on savoure les répliques typiquement anglaises, on est ébloui de la maestria des scènes d'action.
Et on se régale des personnages. L'un des ingrédients des films de Nick Park est la caractère totalement atypique des ses personnages. A la fois très typés, parfois presque jusqu'à la caricature, ils gardent un brin de folie qui les rend uniques. Quant aux animaux, ils ont toujours un aspect et une personnalité que j'adore. Il y a eu le pingouin, les moutons et désormais les lapins : ils sont trognons et j'ai un gros faible pour un certain Hutch (John dans la version française je crois) qui est excellent de bout en bout. Je ne vous en dis pas plus sur lui, il faut le voir. D'ailleurs, n'ayant vu que la version française (très bien à part peut-être la voix de Wallace), je retourne au ciné pour la V.O. Comment les 2 du fond? Vous n'avez vu aucune des deux versions ? Alors, vous attendez quoi? Le cours est terminé ;)
Eric_M (catégorie Films-Séries)
Liens
Le site du film en français
WandG, le site du film en anglais, bien plus complet
Wallace and Gromit, le site en anglais avec tous leurs films
Aardman Animations : le studio qui a créé Wallace et Gromit
Site de fan bien sympathique en français
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16 octobre 2005 : Mes albums indispensables sur ma Radio Blog
La liste de mes albums préférés commence par 9 albums indispensables. Désormais, écoutez des extraits de chacun d'un sur ma Radio Blog.
Comme promis, ma Radio Blog se complète peu à peu de nouveaux titres d'artistes divers. Cette fois-ci, j'ai choisi de mettre à l'honneur mes albums préférés. Avant de passer à mes albums "importants", je commence par 17 titres extraits de mes albums "indispensables" :
Entre gris clair et gris foncé, Jean-Jacques Goldman (1987) : (Intro) A quoi tu sers - Puisque tu pars
Rouge, Fredericks, Goldman, Jones (1993) : Elle avait 17 ans - Fermer les yeux
Mama Said, Lenny Kravitz (1991) : Fields of joy - The difference is why
Five, Lenny Kravitz (1998) : Live - I belong to you
Augustin et Anita, Daran (2000) : L'eau - Mékong
Rodéo, Zazie (2004) : Toc toc toc - La dolce vita
L'Affaire Louis Trio, L'Affaire Louis Trio (1997) : Le palais idéal - Les quatre vérités
Wildflowers, Tom Petty (1994) : A higher place - It's good to be king
Concerto pour clarinette en La majeur K622, Mozart, The Academy of Ancient Music (1986) : Adagio
J'ai donc choisi 2 titres pour illustrer chacun de ces albums à part Mozart pour lequel j'ai choisi le 2ème mouvement du concerto pour clarinette. Je n'ai pas forcément choisi mes 2 titres préférés de chaque album ni forcément les plus représentatifs. J'ai plutôt essayé de créer un ensemble reflétant ce que ces albums ont représenté pour moi au moment où je les ai découverts. J'espère que cette playlist vous plaira. En tout cas, elle vous permettra de mieux me découvrir. Pour l'écouter, se rendre sur la page Radio Blog ou
cliquer ici. Bonne écoute ;)
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Albums préférés : la liste complète sur cette page
Radio Blog : toutes les playlists sur cette page
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14 octobre 2005 : Non mais tu me cherches ou quoi ?
Voilà 6 mois que je ne vous avais pas fait un petit bilan des recherches les plus farfelues qui ont abouti sur mon site. Pourtant, il y a de quoi dire ;)
Disons-le tout de suite, les plupart des mots clés qui conduisent à mon site (dont les trois-quarts grâce à Google) sont en rapport avec son contenu. Ainsi, pour les 6 derniers mois, les recherches sur victor garrivier (acteur décédé d'Avocats et Associés) arrivent loin devant celles portant sur mon nom. Plus loin encore, on trouve vincent baguian puis bon de commande et enfin muriel combeau (Gladys dans Avocats et Associés). Quant aux autres requêtes ... voici un dialogue fictif avec un visiteur virtuel où toutes les recherches en italique sont véridiques.
- Salut ! Je suis en train de chercher un truc sur Internet. Tu peux m'aider?
- Demande toujours ;) Tu cherches quoi?
- sont vrais numero a garou
- j'ai bien le 15 et le 27 mais je sais pas s'ils sont vrais
- pourquoi les stars aimes t il la chanson?
- et pourquoi les pauvres aiment-ils le caviar?
- je voudrais une site du mots de chansons françaises
- c'est cool d'apprendre le français par des chansons mais t'as du boulot ;)
- t'aurais les chansons de jack brelle
- non mais je peux te filer celles de Jorge Bracinse ou de Henry Sallevadore
- j'ai entendu à propos de roger hanin fatigué malade
- ça c'est du scoop - ou de l'ironie
- je ne suis pas violent
- c'est pas ce que je voulais dire
- ericâ€oBONâ€
- bentoi"'^ù#&va(à@¤ç¨¨§nonmais
- En fait, j'ai des trucs un peu perso à te demander
- Aïe
- je fais un transfert sur t-shirt lesbien
- je comprends, c'est déjà pas facile un transfert sur son psy mais alors sur un t-shirt qui aime les femmes et avec qui t'as aucune chance, ça doit être dur
- du coup, je cherche des fans de collants
- et quand t'es fan, t'es fan
- et maths+photos+hommes nus
- ouais avec un bon coup de règle, tu l'as bien droite
- j'ai un fantasme auto-fellation, je cherche une auto fellation notice
- en quelle langue?
- non, l'auto-fellation en image
- ok, non j'ai pas. Mais regarde Julien Courbet pour l'auto-masturbation en image
- zazie son cul
- moi mon truc c'est plutôt ... ses chansons
- t'as du maunier nu sexe
- le chanteur des choristes? quelle horreur!!
- je deconne
- je préfère ça!
- sinon, y'a 2 choses, j'ai jamais su comment on fait ...
- lesquelles ?
- tenir son sexe
- là je connais plein d'amis prêts à te montrer comment faire
- traiter quelqu'un de pédé
- facile : demande à Christian Vanneste, c'est le spécialiste
Eric_M (catégorie Internet)
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eStat'Perso affiche des pubs sur le côté à l'arrivée sur mon site mais il est gratuit et me permet notamment de collecter ces preuves de la sagacité humaine ;)
Avocats & Associés : France 2 diffusait ce soir le premier épisode où était annoncée la mort d'Antoine Zelder. Tous les vendredis à 21h55.
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08 octobre 2005 : Voilà le nouveau tome de ... Spirou
Contrairement à ce qu'on aurait pu s'attendre, je ne m'apprête pas à parler du nouvel Astérix mais bel et bien du nouveau Spirou par Morvan et Munuera.
Presque sorti dans l'anonymat, le deuxième tome des nouvelles aventures de Spirou et Fantasio vient de paraître sous le titre L'homme qui ne voulait pas mourir. Continuant, après Paris-Sous-Seine (voir ici) à jouer avec les classiques de la série, le nouveau tandem s'attaque cette fois-ci à Spirou et les héritiers. Ayant acheté l'album pour l'occasion, je viens donc de découvrir le tome 4 de la série signé Franquin. Un épisode plus qu'important pour plusieurs raisons : l'invention du Fantocoptère (l'expo Franquin à la Vilette m'a appris que l'idée avait été testée par l'armée américaine puis abandonnée), le rôle important donné à Zantafio et surtout la première apparition du Marsupilami qui utilise déjà très bien sa longue queue. C'est très touchant de voir comment le Marsupilami s'attache à Spirou et Fantasio en découvrant le rire :) Du coup, le petit animal devient facétieux et se laisse piéger par eux.
Le tome 48 reprend astucieusement les personnages du n°4 et s'inscrit dans la totalité de la saga grâce à un clin d'oeil assez drôle à La naissance de Spirou par Rob-Vel en 1938 (à voir dans le Hors-Série n°3) ou à la dernière apparition de Zantafio dans Spirou à Moscou par Tome & Janry. Comme le n°47, le dernier Spirou donne une large part à l'action, grâce à un découpage vif mais fluide et des planches visuellement soignées. Les jeux de mots sont toujours là comme preuve du second degré puis la fin traite longuement du conflit entre les paysans d'Amérique et les indiens natifs des terres où ils s'installent. Etrangement, le problème est vivement résumé par Spirou en deux cases : "les vrais coupables (...) ce sont les colonels qui dirigent le pays (...) Plus vous vous entretuez, plus le dictature se renforce". Mais le vrai vainqueur sera finalement l'amour grâce au sacrifice de l'un des personnages.
Premières impressions plutôt positives après la première lecture. L'histoire semble mieux construite que la précédente, les dessins sont toujours aussi réussis (mais il n'y a plus l'effet de surprise). J'apprécie aussi que Spip, devenu vif et combatif, ait retrouvé la parole que Tome & Janry avaient fini par lui enlever. Difficile de critiquer le côté gentiment moralisateur car aucune des parties n'est épargnée. On est beaucoup plus surpris du revirement soudain (et qui sonne faux) de Zantafio à la fin des Héritiers. J'attends juste la suite, le temps que Morvan & Munuera, enfin détachés des grands mythes de la série, construisent enfin leur oeuvre personnelle. Ils en ont les moyens.
Eric_M (catégorie Lectures)
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La bande-annonce du n°48 sur Sirou.com. On y découvre la pochette ci-dessus où apparaît Zantafio, contrairement à la pochette finale.
Ma chronique du n°47, Paris-Sous-Seine
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05 octobre 2005 : La Grande Sophie passe à "La suite ..." en force
Elle aime les gens, elle aime le Rock'n Roll : découvrez le nouvel album de la Grande Sophie
Révélée par le tube "Martin" extrait de son deuxième album, La Grande Sophie a ensuite sorti "Et si c'était moi" avec les incontournables titres "Du courage" et "On savait (devenir grand)". Reine du portrait, LGS, comme on l'appelle, sait mettre en scène de petites histoires révélant des personnages bien marqués (hommes parfois, femmes souvent) confrontés aux difficultés du monde et au temps qui passe. LGS avait tout pour nous concocter un nouveau disque mi-électro mi-acoustique, prenant place dans la nouvelle scène française.
Eh bien non ! Si "La suite ..." de ses aventures oscille toujours entre personnages mal dans leur peau et messages positifs, c'est le son qui a pris un virage : "J'aime le rock'n Roll" avoue-t-elle. La Grande Sophie est née de la scène rock et elle le prouve. Surfant sur une tendance grosses-guitares-sur-une-mélodie-et-des-textes-en-français qu'elle a largement anticipée, LGS a voulu retrouver sur disque l'esprit brut de la scène. Et elle y réussit. Elle est aidée en cela par Uminski, réalisateur de l'album, qui poursuit lui-même une carrière punk-rock, jouant sur l'album basses et guitares électriques, LGS se réservant la guitare acoustique. Dès le deuxième titre, les guitares rugissent sans interruption et le son est là, bien présent. L'album est très uniforme et nettement plus rock que pop. Du coup, peu de titres se détachent à la première écoute. On retiendra tout de même "Je ne changerai jamais" (logiquement le premier extrait), "La suite, le milieu la fin", "La fille du bord de mer" (rien a voir avec Arno) et même pourquoi pas le "Psy psychanalyste" qui colle à l'oreille. En tout cas, un disque fait pour vous mettre en forme et qui y arrive :)
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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La Grande Sophie, le site officiel
La Grande Sophie, un site de fan
Inoxydable.net, un site consacré notamment à LGS, Clarika et Jean-Jacques Nyssen
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04 octobre 2005 : L'Espace Privé est ouvert !
Les exclusivités réservées aux abonnés à ma newsletter leur sont désormais accessibles à tout moment depuis l'Espace Privé. Et pour les autres ?
Eh bien les autres, ils n'ont qu'à s'abonner :) Je ne remercierai jamais assez ceux qui me restent fidèles en acceptant de recevoir un peu de mes nouvelles tous les 15 jours. Depuis leur inscription, ils ont reçu des liens inédits sur le site vers des sites musicaux, insolites ou pratiques. Ils ont reçu tous mes inédits (audio et vidéos) avant leur mise en ligne publique. Désormais, ils auront aussi leurs propres playlists Radio Blog. Ils peuvent ainsi écouter en entier l'émission que j'ai présentée en mai dernier sur DBC, le LAB LGBT dont les titres sont en écoute (sans mes commentaires) dans la Radio Blog publique.
Seulement voilà, seuls quelques élus ont accès à ce petit paradis. Non, pas du tout, en fait tout le monde peut avoir accès à l'Espace Privé ... à condition de s'inscrire à ma newsletter ! Il suffit de noter son adresse email ci-contre (voir sous les menus à gauche) et en plus c'est gratuit ;) Pourquoi s'en priver ? Avec l'ouverture de l'Espace Privé, la nouvelle version de mon site est enfin complète. Bonne visite !
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Espace Privé : la page d'authentification
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02 octobre 2005 : Radio Blog - 5 nouvelles playlists
Après le lancement de ma Radio Blog avec mes inédits, cinq nouvelles playlists viennent s'ajouter. A chacun sa Radio Blog !
Jusque-là, vous pouviez écouter les titres de mes albums ou mes titres inédits un par un en cliquant sur le lien correspondant. Désormais, un choisissant votre Radio Blog, vous pouvez écouter tout l'album Ma Vertu, tout l'album Ange Heureux ou tous les inédits, sans interruption et en zappant éventuellement tel ou tel titre. C'est le petit plus Radio Blog ;) Autre possibilité, choisir "L'intégrale - Eric Maïolino" pour enchaîner tous mes titres. C'est ça le progrès ;)
Jusque-là, je vous parlais d'un disque ou d'un artiste en vous donnant les liens pour en savoir plus. Désormais, chaque chronique musicale sera accompagnée d'un titre à écouter sur la Radio Blog. Bon ok, je n'ai pas inventé le principe mais vous avouerez que je vous soigne. Des fois, je me dis que je suis trop bon lolBref, vous pouvez dores et déjà écouter les 18 titres du Lab LGBT diffusé sur DBC le 16 mai dernier à l'occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie. Bientôt des playlists mettant en sons mes albums préférés, mes chroniques concerts ou mes chroniques disques par exemple. Le tout venant grossir les rangs de "L'intégrale - Divers artistes". Bonne écoute ;)
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Radio Blog : la page où vous retrouverez les 6 playlists actuelles et les suivantes
LAB LGBT, la playlist : mon article du 16 mai
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28 septembre 2005 : Putain, 3 mois !
Depuis une semaine, le numéro d'automne de Chorus est en kiosque avec Goldman pour une interview "exclusive". Alors, scoop ou pas scoop?
Le magazine Chorus devait rencontrer Goldman pour évoquer la sortie son nouvel album [voir note 3]. Mais peu avant l'entretien, c'est le drame. Une rumeur parcourt les médias, Goldman aurait décidé d'arrêter la chanson. Pour être clair, cette nouvelle m'est parvenue ... au moment où elle était démentie! Mais lors de l'interview de Chorus, la question, angoissante, se posait [voir note 3]. Alors ? En fait, Goldman n'a plus le temps d'écrire : lire des livres, faire du vélo, coiffer ses cheveux en avant, jouer au tennis, s'occuper de sa petite fille (je veux dire sa fille qui est petite), tout ça, ça l'occupe le Jean-Jacques. En plus, il a l'impression d'écrire toujours la même chanson. Et ça ne date pas d'hier. Il y a 15 ans, dans le 2ème Taratata, Goldman avouait s'être déjà "auto-pompé" ce à quoi Nagui répliquait qu'il devait être très souple ... Même en enregistrant "Entre gris clair et gris foncé" il avait "l'impression d'être en train de tirer [ses] dernières cartouches". Du coup, il y a 5 ans, il n'avait "pas envie de faire" un nouvel album mais, comme il s'y était engagé, il a finalement écrit ses "Chansons pour les pieds" (je n'ai pas dit avec). Il a ensuite continuer de les traîner (les pieds) pour le dernier Céline Dion (fait à plusieurs) puis encore "quelques petites choses".
Depuis, plus rien. "Plus du tout de guitare" et "plus l'énergie nécessaire" à la remise en route d'un album. Et cela risque de durer "encore plusieurs années" [voir note 3]. C'est avec une vraie franchise que Goldman répond à ces questions. A propos des dernières Victoires de la musique où il a été élu "Chanteur des 20 ans", il explique pourquoi il n'était pas présent et pourquoi il n'a pas réagi : "J'ai toujours essayé de me protéger de ce genre de choses - émotionnellement parlant. Car si tu acceptes d'entrer dans le jeu, tu vas être très touché aussi par les marques d'antipathie. Mieux vaut mettre des distances. Pour survivre dans ce métier-là, où l'on est souvent vulnérable, il faut savoir mettre une certaine distance entre les hommages et toi . De la même manière qu'entre les critiques et toi." Etonnant. Le journaliste lui propose ensuite de reprendre toute sa carrière. Cool :) Taï Phong, pour commencer : pas d'affinités avec les membres du groupe ni avec leur style musical, "ce n'était pas du tout ce [qu'il] aimait" mais ça lui permettait de "tenter une véritable expérience professionnelle". Voilà qui est clair. Après avoir quitté le groupe, il essaie en vain de placer ses titres. L'éditeur Marc Lumbroso lui propose finalement d'enregistrer son premier album [voir note 3]. Oui, au fait, c'est quoi cette note 3, à laquelle on nous renvoie tout le temps? Je lis : "Du fait de sa longueur exceptionnelle, cet entretien est découpé en deux parties : la seconde (et la plus importante, dans laquelle Goldman commente notamment toute son ouvre discographique) sera publiée dans le n° 54 de l'hiver 2005- 2006 de Chorus, à paraître le 21 décembre prochain." Ah ben d'accord, Goldman s'apprêtait à commenter tous ses albums et parler de ses projets mais il faudra encore trois mois. Putain, 3 mois !
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Chorus, le site : retrouvez en ligne la présentation de l'interview de JJG, quelques photos capillairement surprenantes et le sommaire du magazine. Dans ce numéro d'automne, une rencontre avec Clarika et un portrait de Pauline Croze intéressants : le n°53 est en vente actuellement et je ne vous ai pas tout dit sur JJG, n'hésitez pas!
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26 septembre 2005 : Le Joker de Clarika : bien joué !
Tombé amoureux de la surprenante Clarika en première partie de Zazie, j'attendais impatiemment la sortie de son nouvel album. Et ça en valait la peine.
Enfin, il est là, entre mes mains, le quatrième album de Clarika et, pour moi, le seul, le vrai. Les titres de Clarika tournaient déjà sur certaines ondes (et surtout France Inter) : "Les garçons dans les vestiaires" délicieusement coquin, "We are the losers", le sublime "Non, ça s'peut pas" qui m'a toujours fait pleurer ou "Beau comme garçon" démontant tous les stéréotypes des bogosses (comme on ne disait pas encore) : "T'es beau comme garçon mais y'a tant d'air dans ta tête qu'on peut y faire de l'avion". Pourtant, il manquait un petit quelque chose. Depuis son premier album, les titres de Clarika sont mis en musique par son compagnon Jean-Jacques Nyssen qui avait notamment produit un album minimaliste accompagné de "son orchestre dans sa chambre". De lui, Clarika hérite d'une musique très acoustique augmenté d'un côté électro, effleuré dans le deuxième album et plus réussi dans le troisième, entre électro-rock et rock acoustique. Des titres à fleur de peau, une écriture de presque rien mais si profonde. Que manquait-il?Il manquait d'abord la scène. Tout a basculé, ce jour d'août où, juste avant Zazie, une fille aux yeux pétillants et aux cheveux rebelles a transformé la folie douce de ses disques en une pure folie scénique ouvrant son coeur jusqu'à l'hystérie, transportant le public dans un monde inconnu où les larmes de rire manquent toujours de tomber dans le drame. La révélation :)
Mais il manquait encore le disque. Ou plutôt LE disque. Et le voilà, Joker, sorti aujourd'hui. Sur le livret, Clarika se retrouve accompagnée de son double sombre. Une fois la pochette retournée, on s'aperçoit que la vraie Clarika n'est pas forcément celle qu'on croit. Effectivement, le disque est à la fois sombre et lumineux, avec un son enfin à la hauteur et des chansons superbes. Joker s'ouvre sur le petit bijou de 2 minutes, "Je mens" puis enchaîne sur le single "Joker" et son refrain accrocheur ("Qui vais-je tirer") : "Aura-t-il eu une expérience une fois, avec un animal? Aura-t-il beaucoup d'expérience avec les femmes en général" lol "Attache-moi", très bien écrit, amène un son pop-rock toutes guitares dehors qui promet de passer très bien en radio. Puis "Les patineurs" nous font glisser vers l'Est sur encore un beau texte ("Roulez patins que s'embrassent le feu et la glace"). Puis "Ne me demande pas", plébiscitée par les spectateurs de Zazie, amène son lot de perles : "Je ferai tout pour toi (...) Sortir avec Julien Courbet si ça t'fait kiffer". J'adooore :) Mais tous ceux qui connaissent la version live ont hâte de la revoir sur scène : quel pied !! Vivement le 19 novembre au Divan du Monde. Le plus beau reste pourtant à venir. Ce que Clarika réussit le mieux et qui n'appartient qu'à elle, elle le donne à "Patricia". Avec des petits riens, Clarika fait un portrait d'une sensibilité exempte de sensiblerie. Jamais le fil entre la légèreté et le drame n'est aussi ténu et au bout de quelques mesures, les larmes me montent aux yeux. Désormais, quand je la réécoute, c'est tout de suite. Si "chef d'oeuvre" n'était pas si grandiloquent, je dirais que "Patricia" est un chef d'oeuvre. Le temps de s'en remettre, on oublie de se demander "De quoi c'est fait", comme l'ont écrit Marie Nimiez et Thierry Illouz sur une musique d'Art Mengo, pour retrouver vraiment le sourire sur "Toi pour moi". Rock sixties et formules qu'on adore : "T'es mon Céline Dion au Stade de France" lol Prenant presque la suite de "Tu dors tout l'temps" sur son premier album ("J'attendrais pas 100 ans"), le titre est parsemé d'interjections du genre "Tu m'énerves" qu'on imagine déjà puissance 10 sur scène ;) "La bimbo" acoustique nous fait passer un très bon moment dans une ambiance ensoleillée. "L'avant-dernier" des nouveaux titres, aux arrangements pop, est un hommage malin à celui qui n'est "pas le Der des Der, ni The last but not the least" puis on termine sur le glaçant "Je t'aimais mieux" (quand t'étais mort) où Clarika manie plus que jamais l'humour noir à froid.On ne termine pas tout à fait puisque l'album propose encore 2 bonus : la version duo de "Non, ça s'peut pas" avec Lavilliers (et voilà, je me remets à pleurer) dont la maison de disque avait raté la sortie en single et "L'océan des possibles" avec Jonasz qui l'avait composé pour un album de Sol en Si en 1999. Avec son Joker, Clarika dévoile tout son jeu et fait un carreau dans nos coeurs. Elle a enfin de quoi remporter la partie.
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Le site officiel, tout nouveau
Le site non-officiel, plus ancien donc plus complet
Le mot de Clarika sur le forum de Zazie pour remercier les fans!! Sur le même forum, mes impressions en direct à la découverte de Joker ou encore la saga de la mère de Clarika sur la tournée de Zazie :)
Interview de Clarika sur le site des Editions Media Plein Sud
Mes albums préférés où Joker devient l'album du moment
Ma chronique sur le concert de Zazie
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21 septembre 2005 : Ma Radio Blog
Ca y est ! Comme tout le monde (enfin presque), j'ai ma propre Radio Blog. Si vous ne savez pas ce que c'est, regardez en dessous :)
La tendance est nette : après avoir tapé des lignes et des lignes de texte ou posté des photos, les blogueurs ont finalement eu envie de faire du bruit, bref de diffuser de la musique. Pour les aider, un petit outil s'est peu à peu imposé, notamment grâce à sa simplicité d'utilisation : radio.blog. La toile s'est alors constellée de petites fenêtres semblables à celle ci-contre où le blogueur pouvait partager la bande-son de sa vie.
Evidemment, je diffusais déjà de la musique puisqu'en dehors du blog, mon site est consacré à la musique que je fais ! Mais je n'avais pas encore de player (pardon de lecteur) qui enchaîne tous les titres d'un album ou tous ceux d'une sélection musicale (pardon d'une playlist - non pardon d'une liste de lecture). D'autre part, je ne diffusais pas non plus d'extraits musicaux liés à mes chroniques. Il me semble d'ailleurs qu'il faudrait se pencher sur l'aspect légal de ce type de diffusion. |
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Bref, en cette rentrée, il me fallait ma Radio Blog pour accompagner les changements du site. Alors je vois certains blasés du surf pouffant doucement, du genre : "Wharf, alors lui il a que 5 titres dans sa radio Blog? Et son ipod, c'est un ultra-mini-nano à 2 ko ou quoi?". Ce à quoi, je réponds : attention, premièrement je débute dans la radio blog et deuxièmement, je suis pas du genre à tout mettre en vrac dans une même playlist, ce serait mal me connaître. Je vais petit à petit créer différentes playlists et chacun pourra choisir la sienne. Et là, ça rigole moins ;) Mais enfin bon, pour l'instant, tout reste à faire. Rendez-vous bientôt.
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Radio Blog pour afficher la page réservée à ma Radio Blog et bientôt mes Radio Blogs
radio.blog.club pour ceux qui veulent leur radio.blog
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20 septembre 2005 : Ange Heureux (live 2005)
Derrière son aspect de nom de code, Ange Heureux (live 2005) est le premier de mes enregistrements en public. En tout cas, le premier que je présente.
Jusqu'ici, je vous avais proposé des titres enregistrés en studio ou des maquettes réalisées "à la maison". Or mon concert du 21 avril dernier au Bar en Biais avait été filmé. Je peux donc à présent vous présenter des versions audio et vidéo de cette prestation. Les gagnants de mon CD collector "Inédits Eté 2005" (voir la nouvelle rubrique Discographie) ont eu la primeur de ces premiers titres live. Puis un premier extrait a été disponible en avant-première pour les abonnés de la newsletter et le voici désormais offert à tous.Il s'agit du titre Ange Heureux joué dans une version guitare solo assez différente de la version album où toutes les guitares étaient signées Louis Bariohay. Le "petit plus" Maïolino, c'est la participation du public dans les choeurs. Avant la chanson, j'ai en effet fait répéter aux spectateurs les "Na na na" qui ponctuent la chanson. Autant les paroles ne posaient pas problème, autant la mélodie ... Bref, un bon souvenir ;) J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. Bon concert !
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Inédits : pour écouter et télécharger Ange Heureux (live 2005), répétitions en intro comprises.
Vidéos : une nouvelle page inaugurée par la vidéo de Ange Heureux (live 2005)
Ange Heureux : pour écouter la version studio et lire les paroles
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19 septembre 2005 : Le site fait sa rentrée
Alors que le Blog fête sa première année avec un nouvel habillage, le site s'offre de nombreuses nouveautés. Petit tour du propriétaire.
Saluant l'automne, les arbres s'apprêtent à virer au rouge. Le Blog, lui, se met au vert ! S'affichant désormais clairement "Entre Ciel et Terre", le Blog a aussi sa propre couleur et ses articles se trouvent répartis en 6 catégories : Concerts-Spectacles, Disques-Chansons, Films-Séries, Lectures, Internet et Société. La visite devrait être grandement facilitée.
Le reste du site aussi change d'aspect : les menus des pages Actualité et Contacts et Liens prennent la couleur de ces catégories, le reste du site (Biographie et Audio/Vidéo) restant en bleu ciel. Ces menus s'étoffent aussi de nouvelles rubriques. Sur chaque page, un lien permet de facilement
Recommander le siteà un(e) ami(e); un lien Nouveautés envoie vers la nouvelle page d'accueil où une rubrique présente toutes les mises à jour du site, repérées aussi par le logo ; la page Discographie présente sur une seule page l'ensemble de mes titres répartis en album ; enfin la page Vidéos accueille deux extraits de mon dernier concert et ne demande qu'à s'étoffer.
Toutes les pages ont été revues et certaines évoluent plus nettement. Ainsi la page Actualité offre une présentation courte de chacun des sujets publiés en donnant un lien vers l'article complet en archives. Quant aux pages des albums Ange Heureux et Ma Vertu, elles donnent un lien d'écoute direct pour chaque titre.
Enfin, d'autres nouveautés, déjà présentes dans les menus, ne seront opérationnelles que dans quelques jours. Ainsi, la Radio Blog permettra d'écouter de manière continue certains de mes titres ou bien les artistes que j'évoque ici-même. Un Espace Privé s'ouvrira prochainement à tous les abonnés de la newsletter qui pourront y retrouver des inédits en exclusivité.
Voilà rapidement tout ce qu'il y a de nouveau. Il vous en reste sans doute encore à découvrir. Merci à tous les visiteurs pour cette année de Blog entre ciel et terre. Bon surf!
Eric_M (catégorie Internet)
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03 septembre 2005 : Ravage en Amérique
Alors que La Nouvelle-Orléans manque de sombrer dans le chaos, les mots de Barjavel me reviennent.
Rappelez-vous, tout a commencé ici, la Guerre des Mondes de Spielberg me redonnait le goût de lire de la SF (Science-Fiction). Sur les conseils de mon copain, je commençai par Ravage de René Barjavel, le pionnier de la SF en France : en 2052, l'arrêt inopiné des appareils électriques met fin à la civilisation technologique. Ce qui frappe tout d'abord, c'est la qualité de l'écriture de Barjavel. Outre l'imagination fertile et la force du récit, on est impressionné par la puissance évocatrice d'un style capable de passer du lyrisme poétique à des descriptions presque insoutenables. D'autre part, le livre est loin d'être manichéen et Barjavel ne tire pas une morale claire de son histoire. Et si, dans ces pages, il reste de l'époque (1943) un certain machisme (en tout cas une idée du rôle de la femme), elles se trouvent en revanche débarrassées du poids de la religion, d'une manière étonnamment moderne. Au final, un livre ambigu ... et passionnant.
Dimanche dernier, le cyclone Katrina dévastait le sud des Etats-Unis et, en quelques jours, un état de chaos incroyable (morts, sans-abri, pillages, viols ...) s'est installé. J'ai alors repensé à Ravage. J'avais été étonné de la vitesse à laquelle les personnages du roman sombrent dans la panique et la société dans le chaos. Or, en Louisiane, quelque chose de semblable s'est passé. Barjavel :
"L'Amérique, tout à l'heure si proche, venait de reprendre sa place ancienne, au bout du monde. (...) Chacun allait se retrouver dans un univers à la mesure de ses sens naturels, de la longueur de ses membres, de la force de ses muscles."
"Les vitrines et les portes des cafés enfoncées, les hommes sautèrent par-dessus les tables, sur les comptoirs, se ruèrent sur les bouteilles multicolores, ils se les disputaient comme des loups se disputent un agneau (...) La loi de la jungle allait devenir la loi de la Cité."
"Dans les rues, où les détritus s'amoncelaient, circulaient des gens aux joues creuses qui s'entre-regardaient comme des loups. Des vieillards, des enfants, des femmes, incapables de se procurer par la force de quoi manger, fouillaient les ordures, les épandaient sur le chaussée, y trouvaient d'immondes nourritures qu'ils dévoraient sur place. Parfois un d'eux chancelait, portait la main à la tête, s'abattait d'une pièce, et se roulait sur le sol en claquant des dents, jusqu'à ce que l'immobilité de la mort le saisît."
La réalité rattrape toujours la fiction.
Eric_M (catégorie Lectures)
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Le BarjaWeb, vie et oeuvre de Barjavel
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28 août 2005 : Maroon 5, Alexis HK : l'album et l'homme du moment
Songs about Jane s'ajoute à la liste de mes albums préférés tandis que L'homme du moment joue le rôle d'outsider.
Pour être honnête, cet article aurait dû être rédigé il y a presque 2 mois. Les choses ont commencé petit à petit. Les tubes de Maroon 5 tournaient pas mal à la radio : "This love", "She will be loved", "Sunday morning" et le nom de Maroon 5 commençait à servir de référence pour évoquer un certain son. Puis "She will be loved" s'est retrouvé par hasard sur mon ordinateur sous le faux titre de "Bad day" par Daniel Powter. Enfin, David a raconté sur son blog avoir acheté Songs about Jane. Bref, quand je me suis retrouvé face à l'album à la FNAC, je l'ai naturellement ajouté à mon panier ;) Depuis, les titres 1 à 8 tournent sans arrêt. Disons-le tout de suite, les 4 derniers titres me semblent un peu en dessous sauf peut-être "Not coming home'" bien qu'étonnamment enregistré en live. Mais il reste 8 petits bijoux soul aux sonorités percutantes et subtiles à la fois. Héritier de Steevie Wonder, un peu comme un Jamiroquai moins funky, Marron 5 est indissociable de la voix de son chanteur Adam Levine dont le timbre est pour beaucoup dans la séduction de la musique du groupe. Ces 8 titres vous collent immédiatement aux oreilles avec en point d'orgue le jazzy "Sunday morning". Une merveille.
A la même époque, j'achetai L'homme du moment d'Alexis HK. Déjà très intéressé par ses deux premiers singles, je voulais en savoir plus. J'espérais aussi le voir sur scène pendant l'été à Grasse mais il jouait le même soir qu'Ilene Barnes et Matmatah, il fallait choisir. J'avais connu Alexis HK avec le titre "C'que t'es belle". Le côté facile de l'apologie de la boisson m'avait plutôt déplu. Cela a donc été une bonne surprise que de découvrir le premier extrait de son nouvel album. "L'homme du moment" est une chanson cinglante sur un personnage capable de tout sacrifier à son ambition : "L'homme du moment, m'man tu seras fière. J'y pense en avançant dans l'allée du cimetière". Des arrangements subtils et un refrain très accrocheur ont fini par me rendre la chanson indispensable. La surprise a été encore plus grande quand j'ai entendu "Coming out", le deuxième extrait et son refrain à nouveau accrocheur: "Je me suis fait belle, belle, belle pour aller les voir" raconte un garçon qui prend le train pour aller annoncer à ses parents les "mutations" qui lui sont arrivé. Rarement une chanson aura parlé aussi simplement la transexualité. A partir de là, il me fallait l'album.
Dès le début, Alexis HK pose son style. On parcourt des portraits de personnages bien particuliers, ou même de leur chien ("Chien de vieille" vient de donner lieu à un clip). Puis viennent les trois titres indispensables, les 2 singles suivis de "Tandis..." racontant la scène étonnante que découvre un homme rentré plus tôt de sa réunion. Ce titre témoigne du goût prononcé d'Alexis HK pour les mots. Après avoir écouté "Le grand Pan" un peu plus tard, j'ai d'ailleurs été frappé de constater que ce titre était construit comme du Brassens avant de m'apercevoir ... que c'était une reprise de Brassens. Cela montre combien Alexis HK, qui se situe dans une grande tradition de la chanson française, arrive à en donner une version moderne et très personnelle. Bien que baignées d'accordéon, par exemple, ses chansons ne font jamais penser à du musette. Avec au moins 3 titres tournant en boucle, L'homme du moment est donc devenu aussi un des mes albums préférés.
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Mes albums préférés, classés en "albums indispensables", "albums importants" et "album du moment"
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24 août 2005 : Sinclair, le feu du funk à Nice
Sinclair a donné son dernier concert au Théâtre de Verdure de Nice. Mais ça n'est pas Phil Collins, il ne s'agissait pas d'une tournée d'adieu.
C'est ici que se termine sa tournée, dans un endroit où il aime revenir. Le batteur, lui, arrête définitivement, pour ouvrir un primeur. Ne prenez pas Sinclair au mot. Ce soir, où il se dit "particulièrement bavard", Sinclair passe de la plaisanterie à froid aux vraies-fausses confidences sans oublier de prôner le métissage et la nécessité d'être soi même. Et le discours, parfois décousu, parait pourtant bien rôdé par des mois de tournée. Quand il présente Monnaie comme une chanson qui ne concerne pas juste ses problèmes d'argent à lui. Ou quand il évoque les problèmes de tournée pour se faire plaindre gentiment et surtout pour affirmer qu'il est "heureux quand même".
Mais ça n'est pas une raison pour s'endormir. Malgré un sens développé de la ballade soul, Sinclair excelle sur les rythmiques funky. Les déhanchements destinés à émoustiller les jeunes filles laissent alors la place à des solos de guitare chauffés à blanc : "Ca va chier !". Et s'il nous explique en chanson que son idole est James Brown, sans le nommer, on aurait pu s'en douter. Dans cette façon par exemple de présenter au milieu d'écrans-miroirs un show parfaitement huilé. Et pourtant Sinclair déplore de se sentir comme au concert. En effet, pour illustrer tout ce qu'on peut faire en 2 minutes, il promet de montrer avec son groupe des choses extraordinaires sur scène. En fait, ce sera 2 minutes d'immobilité totale! Puis il demande au public de lui donner quelque chose ("attention, je ne veux rien voir atterrir sur scène") quelque chose "qui vient du coeur". Mais les cris et les bras tendus, il trouve cela plat et convenu. Seul un fan sautant furieusement en l'air le séduit. Finalement, il demande au public de tourner le dos à la scène. Et tout le monde le fait, ravi.
Mais, plus que par ce genre d'astuce, Sinclair s'en sort grâce à sa musique qui soulève tout le monde, des nouvelles chansons aux tubes dont "Si c'est bon comme ça" dans une excellente version. Mi-sérieux mi-ironique, il veut donner "le meilleur" de lui-même. En tout cas, le concert est vraiment réussi.
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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17 août 2005 : Lokua Kanza et étoiles cubaines sous le ciel de Vence
Pour terminer en beauté, le festival des Nuits du Sud a choisi de faire la fiesta sur des sons afro-cubains.
Direction l'Afrique pour débuter. Le Congo-Rwandais Lokua Kanza arrive sur scène avec sa guitare. Dès les premières notes sorties de sa bouche, la pureté de sa voix éclate dans l'air comme une bulle de plaisir. Irréelle et pourtant venue d'un homme bien présent en face de nous. Il est accompagné par son "grand orchestre" à savoir un percussionniste et une choriste. Il assure seul toutes les guitares acoustiques, de ses arpèges mélodieux qui ne cachent pas leurs consonances africaines. Lokua Kanza s'est fait connaître en chantant en lingala et en anglais mais aussi par de nombreuses collaborations. Désormais, c'est en français qu'il chante seul. Sur son album "Plus vivant", les textes sont en majorité signés de femmes dont Camille qu'il cite ou une certaine Nathalie présente ce soir-là dans le public. Il évoque notamment son enfance où les grands frères fumaient de drôles de cigarettes qui les faisaient danser bizarrement et étaient sensés leur donner la "science". Lokua, lui, a préféré garder la danse et leur laisser la science ;) Il invite ensuite Dobet Gnahoré, présente la veille sur la même scène, avec son guitariste Colin qu'il avait connu "tout petit". Il chante avec elle puis la laisse improviser une étonnante partie de danse. Enfin, il nous dit "Goodbye" pour nous quitter, après "Salle", sur un autre de ses tubes. La musique de Lokua Kanza est de celles qui laissent leurs traces en douceur, généreusement.
En attendant le grand final, Téo Saavedra, programmateur du festival, vient remercier tous ceux avec qui il a collaboré et se félicite d'avoir été classé par la presse (en l'occurrence Nice-Matin) 1er festival de la côte. Au niveau prix et accueil, rien à dire effectivement. Quant à la programmation, de plus en plus attrayante, elle m'a attiré 3 fois dans l'été :) Le tirage au sort ayant offert à une habitante de Vence un voyage à Cuba pour 2, le reste de la foule s'offre à présent un séjour de 2 heures au son des Afro-Cuban All Stars.
Immédiatement, le concert est dédié à Ibrahim Ferrer, disparu il y a peu, et qui avait participé au projet. Mais si le combo a partagé ses têtes d'affiches avec le fameux Buena Vista Social Club, la formation de Vence est dirigée par le vétéran Juan de Marcos Gonzalez (voix/guitare) et formée essentiellement de jeunes : un pianiste, un bassiste, 5 percussionnistes (dont l'un joue aussi du violon) et 6 cuivres ! Et aussi 2 jeunes chanteurs alternant selon les titres. Mais pas une femme sauf une dansant en coulisses et une autre tournant les pages du pianiste lol Autre différence avec le célèbre Club, le répertoire : si Afro-Cuban All Stars reprend "Yo Vengo Aqui", c'est dans un tempo nettement accéléré, une version plus enlevée même que celle d'Orishas (voir ma chronique). A part une ballade chantée par le maestro, l'orchestre est là pour envoyer une salsa des plus énergiques et des plus dansantes. D'ailleurs, le public de Vence, initié plus tôt à la danse cubaine, s'en donne à coeur joie. Y compris sur "On the road again" de "l'ami" Lavilliers. Gonzalez, s'excusant de ne pas parler français, lit les paroles mais le rythme est imparable. La bonne humeur est générale et éclate quand l'orchestre nous fait chanter "Happy Birthday" avec des "Croa croa croa" à l'un des cuivres surnommé ... The Frog, 61 ans ! Mais à presque 1 heure du matin, il est temps de rentrer. Les nuits de Vence s'éclaireront de nouveau l'an prochain. La musique du Sud a encore devant elle de beaux jours et de belles nuits.
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Musica Cubana : lire ma chronique sur le film dont le projet rappelle Afro-Cuban All Stars
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09 août 2005 : U2 à Nice, j'y étais
Vendredi 05 août 2005, le monde a tourné autour de Nice. Bon, disons plutôt que Nice et ses environs avaient les yeux rivés sur l'étape azuréenne du Vertigo Tour.
Comme son nom l'indique, le show de U2 promettait de donner le vertige. Il avait même suffi de dire qu'une date à Nice était prévue pour faire chavirer les fans azuréens. Habitués aux grandes tournées qui passent systématiquement par Marseille, ils n'osaient pas y croire. Et pourtant, si. Loin d'expliquer, à l'instar de leur album, "comment démanteler une bombe atomique" ("How To Dismantle An Atomic Bomb"), U2 a fait exploser de bonheur les 53 000 spectateurs venus les admirer. Commençons par les préparatifs de l'opération commando.
Une fois la cible choisie et confirmée, est venue la mise en vente des billets nécessaires pour aller s'irradier à l'énergie musico-nucléaire. Mais si la rumeur prévoyait une ruée, tous les records ont été battus. Aussi bien pour Paris que pour Nice, les billets se sont vendus en quelques heures. L'écho de la déflagration semblait s'éloigner définitivement de moi quand une amie de ma soeur (merci Caro ;) a réussi à obtenir 6 billets pour la date rajoutée à Paris et à les échanger pour des billets niçois. A nous 2, U2.
Ou plutôt à nous 5. L'image de Bono, comme sa présence médiatique est tellement forte, qu'il aurait tendance à éclipser les autres membres : The Edge, l'indispensable guitariste et qui chante discrètement les choeurs sur scène, le solide Adam Clayton à la basse et Larry Mullen Jr, l'autre beau gosse à la batterie, que Daniel Lanois, mythique producteur artistique de The Joshua Tree par exemple, compte pour un élément essentiel du groupe. Mais Bono est sur toutes les lèvres.
H-24. Tout est prêt pour le concert : trains spéciaux, routes prêtes à être barrées aux abords du stade Charles Ehrmann. Chacun a déjà sa stratégie pour voir Bono au plus près. Si certains sont peut-être déjà sur place, les plus fans partiront essentiellement le matin. Seuls ceux-là pourront accéder à la zone privilégiée de la pelouse, devant la scène ou à proximité de ses deux grandes avancées.
H-8. Nous arrivons devant le stade après avoir pris le train. Par chance, les grilles s'ouvrent peu après et on se retrouve en pleine pelouse, un peu en avant de la console son et de l'un des carrés VIP surélevés. Des noms circulent déjà, on parle d'Elton John, un résident du coin, ou de Bill Gates. Ce qui est sûr c'est que U2 a payé 800 places pour ses invités dont certains commerçants de la côte.
H-7. On s'assoit et, pour tuer le temps, on démarre une partie acharnée de UNO. Bizarre, non, un jeu qui commence comme U2, se termine comme Bono et signifie 1 qui précède 2? En tout cas, les Marseillais à côté de nous sont déjà prêts. Ils ont même fabriqué de hautes semelles en polystyrène pour la fille la plus petite. Parmi les vapeurs de cannabis flottant de toutes parts et malgré la chaleur, on ne voit pas passer le temps.
H-3. Un groupe non annoncé démarre le spectacle. La pelouse est désormais pleine. Il faudra que je lise Nice-Matin pour savoir qu'il s'agit de The Zutons. Impossible à comprendre sur place. Le public est loin d'être emballé mais répond quand même présent quand le chanteur lui demande de faire un "fucking noise". Beau succès de la saxophoniste. La jupe très courte y serait-elle pour quelque chose ?
H-2. Keane fait enfin son apparition. Très attendus en première partie, les nouveaux conquérants de la FM électrisent le stade en n'étant que 3 sur scène : batteur, clavier et chanteur qui se met parfois au piano électrique. A peine un album derrière eux et déjà des dizaines de milliers de spectateurs ravis devant. La preuve de leur efficacité. Un hélicoptère passe dans le ciel. L'avion U2 s'apprête-t-il à larguer sa bombe ? Fausse alerte, il n'est sans doute là que pour prendre des photos.
H-1. Keane a terminé et les derniers réglages rendent pour la première fois l'attente vraiment longue.
Heure H. Seuls les cris de la foule nous font comprendre qu'ils sont là alors que tous les projecteurs sont encore allumés. Le peu de scène visible disparaît alors derrière des têtes et des bras levés. Bono nous lance "Hello, hello" ; on lui répond. Au bord du vertige, les fans attendent la bombe encore en équilibre. "Unos, dos, tres, catorce" : explosion! Le public est plongé dans le noir, la scène s'éclaire et les deux grands écrans plasma d'excellente qualité s'allument, chacun montrant en gros plan 2 des 4 U2. Mais tous les yeux sont rivés sur Bono qui est là pour assurer le spectacle. Face aux 3 autres étonnamment calmes, il arpente la scène, se tord en avant, lève les bras, saute, se met un bandeau COEXIST sur le front puis sur les yeux et avance en aveugle. Quand il prend une jeune fille du public dans les bras et lui fait la bise, l'audience féminine enrage de jalousie. Même un homme s'écrie "Ce que t'es beau, Bono!
". Mais pour Bono, la scène est aussi une tribune. Côté remerciements, il n'a probablement oublié personne. Se déclarant d'abord ravi de jouer "à la maison", il remercie les français de cette discrétion qui lui a permis de vivre ici une vie normale. En effet, Bono s'est installé avec sa famille à Eze, sur les hauteurs de Nice et sort de chez lui régulièrement sans être harcelé. Il a d'ailleurs suivi les conseils de The Edge qui possédait déjà une maison à Eze. Est-ce pour cela que Bono nous explique que The Edge "vient du futur" et que c'est ce qui le rend si exceptionnel ? Bono remercie aussi les VIP présents ce soir-là dont Quincy Jones et Michael Stipe de REM. Bono prend ensuite la guitare, pour la seule fois du concert, sur One et continue seul les arpèges après la fin pour entamer quelques mesures de "Everybody hurts". Un événement certainement réservé à Nice :)
Les remerciements étant ensuite adressés à la médecine et ceux qui la font, Bono en vient à l'un des messages qui le préoccupent. Il nous demande de tous sortir nos téléphones portables pour faire "le plus grand arbre de Noël" du monde et l'effet est aussi réussi qu'avec des briquets. C'est alors qu'il nous demande d'envoyer un SMS pour soutenir l'Afrique, le numéro s'affichant sur les écrans de la scène. Malin le bougre ;) Mais les réseaux sont saturés. Les quelques-uns qui auront réussi à passer verront leurs noms affichés en fin de spectacle. La solidarité n'est jamais loin de la fraternité : arborant le sigle COEXIST formé du croissant musulman, de l'étoile de David et de la croix chrétienne, Bono se pose enfin en chantre de la paix.
Pourtant le public voulait avant tout entendre fuser les décibels sous une rafales de tubes. Bien servies par un son clair, les chansons du dernier album ont atteint leur cible mais ce sont les classiques qui ont provoqué l'onde de choc la plus puissante : "I Still Haven't Found What I'm Looking For", "Where The Streets Have No Name", "New Year's Day", "Sunday Bloody Sunday" et bien sûr "With Or Without You" ont déclenché l'hystérie complète des fans. Après les rappels prévus, U2 termine comme il a commencé, avec Vertigo. L'écran central gigantesque formé d'une multitude de petits écrans a fini de projeter les silhouettes surdimensionnées des musiciens, les animations virtuelles évoquant la vie, les drapeaux africains ou la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Il affiche désormais The End. Les fans en ont pris plein les yeux, plein les oreilles, ils peuvent enfin rentrer chez eux. Il est presque minuit. Demain sera un autre jour.

Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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08 août 2005 : Louis Bertignac à Beaulieu où la guitare erre haut
Jeudi soir, les Nuits Guitare de Beaulieu-sur-Mer s'ouvraient avec l'un des maîtres de l'instrument pour qui jouer signifie aussi s'amuser.
Quand on parle de Louis Bertignac, on ne manque jamais de parler de Téléphone, bien qu'il ait raccroché depuis presque 20 ans. Pour raconter le concert de jeudi dernier, ce serait même commencer par la fin puisque c'est par "Je rêvais d'un autre monde" que Bertignac a fini, laissant au public le soin de chanter une chanson qu'il connaît aussi bien que lui. Car il avait bien d'autres titres à chanter.
Ceux de son dernier album, par exemple. Mis en mots par Carla Bruni (Bertignac avait réalisé l'album de la miss), "Je joue" ou "Les frôleuses" entre autres donnent un brin de douceur qui ne dépareille pas dans le répertoire. Et les fans les chantent déjà. Mais les classiques de Bertignac feront toujours mouche. Cendrillon, tout d'abord, avec sa nouvelle fin, indispensable depuis 1997. Mais ce soir-là, elle partait aussi sur du reggae, dans une très bonne version. "Ces idées-là" m'a toujours donné des frissons : Bertignac la joue à la guitare acoustique puis change de guitare. Mais le public continuant seul les "Oh oh oh", il reprend pour un solo final avec les choeurs du public. Magique. Parmi les classiques, il faut aussi citer "Vas-y guitare" qui donne toujours lieu à un solo de feu. Détail amusant, le premier couplet, à propos de "la meilleure fiancée du pays", est raccourci sur scène et surtout est passé de "elle faisait bander tous mes amis" à "la plus jolie de toutes mes amies". Mais Bertignac sur scène, c'est toujours le plaisir de la reprise. En rappel, il revient sur "Hey Jude" et continue sur les Stones (Jumping Jack Flash) ou les Who selon l'inspiration du jour. Le but est que tout le monde s'amuse : les musiciens se donnent à fond et le public chante, saute et danse. De toute façon, "le rock, y'a que ça qu'on sait faire".
Car Bertignac est une "star du rock". C'est lui-même qui le dit. Mais bien sûr avec tellement de second degré. Sur scène, Bertignac est complètement décontracté, très proche du public. Il prend le temps de dialoguer avec lui, particulièrement avec ceux qui le suivent dans sa tournée : il s'en étonne mais les remercie. Alors si le train longe l'Oliveraie, il entonne "Et j'entends siffler le train". Pour la minute de pub, il lance "Optic 2000" avec la voix de l'idole des jeunes : "Y'en a, ils le font une fois, ils touchent 100 000. Moi, je le fais 100 000 fois, je touche rien!". Ou bien il plaisante sur le batteur qui remplace Carla Bruni pour "Les frôleuses" : "Faut que je me méfie, il me frôle beaucoup" ; une fan : "Avec sa baguette?". De Lola à sa guitare, Bertignac partage avec nous les amours de sa vie. Il est minuit, elle part déjà ? Allez, Louis, faut pas nous laisser traîner là. Tu nous as fait rêver et la lune et si blonde ce soir ...
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Bertignac.com : le site de Louis, toujours aussi sympa
Bertiweb aux couleurs du Live 97 que j'évoquais dans une newsletter (lire la chronique)
Caligagan : puisqu'on a commencé par la fin, terminons par la première partie. Caligagan a posé ses valises sur la côte il y a 10 ans et ne cesse depuis de s'y produire. Je l'avais d'ailleurs vu l'an dernier avant Sanseverino. Chantant en anglais dans une formation originale formée de 3 guitares acoustiques, il promène un son folk du rock au reggae avec un côté funky mais le répertoire mériterait d'être plus varié à mon goût.
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04 août 2005 : Vincent Baguian, Clarika, Zazie : le concert 3 en 1
Hier soir, la Pinède de Juan les Pins accueillait Zazie et ses deux protégés pour une série de tubes chantés avec humour et avec les fans.
Rarement une première partie n'aura été aussi intense et aussi réussie. En voix off enregistrée, Zazie elle-même commence à expliquer qu'elle ne voulait pas de première partie. Elle en voulait deux. Vincent Baguian arrive en premier, seul sur scène. Les plus fans de Zazie le connaissent déjà puisque avec elle, il a chanté sur scène sa chanson "Je ne t'aime pas" et écrit Sol en Cirque. Il fait rapidement intervenir le public : on bouge les mains, les bras puis on claque des doigts pour attirer les musiciens. Le guitariste solo et le percussionniste arrivent et le concert commence. 4 chansons seulement mais du meilleur cru. Le crâne rasé, à la guitare rythmique, Baguian évoque rapidement ses aînés. Il se trouve "moins bon", "sous Souchon, sous Gainsbourg" : "à côté de Jacques, je suis qu'une brelle". Mais ses textes doux amers évoquant beaucoup le couple (vous avez dit trentenaire ?) font mouche grâce à une forte dose de dérision et un certain art de la chute. Même s'il reste bien en selle pour évoquer finalement ses fameux "vélos d'Amsterdam" qui "font des beaux culs aux dames" :)
Clarika enchaîne immédiatement. Le guitariste de Baguian est passé aux claviers, remplacé par un "guitar hero" à la guitare électrique. Disons-le tout net, je suis tombé amoureux de Clarika. Elle a chanté 4 titres dont 3 que je connaissais : "Qui vais-je tirer", son dernier titre, l'extraordinaire "Ca s'peut pas" qu'elle a repris en duo avec Lavilliers et le cultissime "Les garçons dans les vestiaires" qui aurait dû devenir l'hymne du Stade Français ;) Elle terminera d'ailleurs avec Baguian sur "Je ne t'aime pas". D'elle, je connaissais aussi "We are the losers" et le très drôle (t'es) "Beau comme garçon". J'aimais bien, désormais j'adore. La douce folie de ses chansons se transforme en une furie scénique avec des mimiques à mourir, une histoire surréaliste sur sa mère et des accès de fureur irrésistibles (comme sur le déjanté "Ne me demande pas" lol). Une vraie révélation qui a conquis le public. Vite, il faut que je me procure ses 3 premiers albums pour patienter jusqu'à la sortie en septembre de son prochain "Joker". Je suis sûr que Clarika a encore plus d'une carte à jouer.
Dans la famille Baguian-Clarika, je demande la grande soeur. Zazie, tout de blanc vêtue, est arrivée par le public sur l'intro de "J'aime j'aime pas" puis, dès sa montée en scène, frappe dans le coeur du public avec "Toc toc toc". Le public est en forme (forcément après Clarika ;) et connaît par coeur tous les titres. De toute façon, la belle ne prend pas de risques et en plus des 8 titres du dernier album, elle n'interprète que des tubes et, pour la plupart, en restant assez proche de l'original. Exception faite pour une belle reprise de "Homme sweet homme" ou pour "Un point c'est toi", un très beau moment. Très grosse émotion aussi sur Slow où le moment de suspension que j'adore avant le final est maintenu en apesanteur par des choeurs aériens. Waouh ! Zazie se permet aussi quelques fantaisies, comme reprendre Maniac de Michael Sembello ou s'amuser à obtenir des sons rigolos avec un appareil à ondes dont j'ai oublié le nom. Sans compter plusieurs chorégraphies délirantes, du simple relevé de jupe sexy à la choré robotisée en passant par le moonwalk.
Mais là où on aime le plus Zazie sur scène, c'est quand elle nous parle. Et hier à Juan, elle semblait vraiment en forme, manquant plusieurs fois tomber dans le fou rire. Elle a commencé par nous féliciter pour notre déco, pour nos "faux pins qui font vachement vrais" et notre "budget ciel" impressionnant. Elle nous a aussi chambré sur nos tongues ou sur le "pastagas". En rappel, certains techniciens sont d'ailleurs arrivés en tenue de plage et arrosaient tout le monde avec un pistolet à eau. Mais Zazie a reconnu qu'on savait vraiment mettre l'ambiance ;) Présentant les musiciens en nous faisant répéter "Oh la vache", elle a avoué face aux noms de code des claviers de Jean- Pierre Pilot qu'elle oubliait tout. Et effectivement, quelques plantages de texte rattrapés avec humour ont cédé la place au trafiquage délibéré de paroles. Le summum a été atteint sur Larsen. Philippe Paradis et Nicolas Fiszman (bassiste qui a joué avec Maurane) étaient aux guitares acoustiques et se pensaient désaccordés. Gardant la mélodie intacte, Zazie a alors complètement changé les paroles, passant de "Désolée pour nos guitares désaccordées" à "Tu seras viré demain" pour Fiszman. Un grand moment de délire lol Mais malgré de très beaux passages, une chanson inédite, une version acoustique puis a capella en rappel, je n'ai pas eu droit réellement au moment que j'attendais sans savoir ce qu'il serait. Le concert était-il finalement trop court ? Ou bien Clarika avait-elle joué la reine pour mon coeur ? Joker !
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Vincent Baguian, le site de Cargo Music
Clarika, un site non-officiel, le site officiel semblant ne pas marcher
Zazie, le site officiel et surtout son indispensable forum. Si vous avez l'album Rodéo n'oubliez pas dans le mettre dans l'ordinateur pour bénéficier des derniers bonus (d'excellents extraits de scène ...)
Sol en Si lutte toujours pour soutenir les familles touchées pas le Sida. J'évoquais déjà Sol en Cirque sur ma page de Liens et je le conseille pour les enfants, ça marche très bien!
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31 juillet 2005 : Ilene Barnes et Matmatah : une nuit du sud à l'ouest
Vendredi soir, à Vence, les Nuits du Sud brillaient sous les étoiles de l'Union Jack. Et pourtant sans concession sur la société américaine actuelle.
Elle est américaine mais trouve que le rêve américain s'est transformé en "cauchemar" : Ilene (prononcez Ayeline) Barnes m'avait déjà séduit, depuis son tube Time, par sa voix impressionnante (dans tous les sens du terme), très puissante et très grave. Mais la personnalité que j'ai découverte sur scène est tout aussi impressionnante et fascinante.
Une carrure impressionnante : très grande, elle dépasse d'une tête les 4 hommes de son orchestre (guitariste, bassiste, batteur, clavier).
Une bonne humeur impressionnante : elle arrive sur scène en éclatant de rire parce que le présentateur a écorché son nom. Et tout incident est pour elle matière à rire, comme un musicien -elle compris - qui s'apprête à commencer la mauvaise chanson.
Un culot incroyable : elle commence a capella, sur une scène en plein air et devant un public dont la plupart ne la connaît pas ! Plus tard, elle sera en train de chanter dans la fosse devant la scène acclamée par le public.
Un investissement impressionnant : Ilene Barnes vit totalement ses chansons et, quand elle n'a pas sa guitare, mime parfois ses sentiments profonds dans de grands gestes de bras stylisés et énigmatiques. Elle est par exemple la femme qui, rentrant chez elle, enlève le masque qu'elle a porté face aux autres. A un autre moment, ce sont ses pas de danse sensuels qui enflamment le public.
Un héritage impressionnant : elle a grandi à la Barbade ou à la Jamaïque et en elle coule du sang africain, indien ou irlandais. Elle chante ainsi le titre d'un "jeune artiste méconnu", Bono. Plus tard, elle initie la "tribu des indiens de Vence" en apprenant au public à chanter des choeurs en se frappant la poitrine. Une expérience inédite pour moi ;)
Une clarté impressionnante : dans un très bon français, Ilene Barnes prend le soin de présenter ses chansons inédites. Ses thèmes humanistes évoquent les efforts que chacun pourrait faire pour rendre le monde moins égoïste.
Une voix impressionnante : sa voix grave vibrant avec la contrebasse sur l'intro de Juliette, sa voix de tête surpuissante, ces sons tribaux inconnus, venus de la gorge ou obtenus par claquement de la langue et des lèvres, ont provoqué en moi des sensations puissantes. Extraordinaire sur scène, Ilene Barnes m'a fait passer un moment exceptionnel et que je vous conseille de ne pas rater :)
Les membres de Matmatah sont bretons mais leur musique fait revivre le rock anglo-américain des années 70. Dans le même temps, ils dénoncent dans Alzheimer le va-t-en guerre de "notre cher président du monde", dans l'une des rares chansons calmes qui leur permet d'enchaîner leur dernier tube "Au conditionnel". Mais dans tout le reste du concert, il est impératif de danser et de crier pour suivre l'énergie d'un rock puissant qui ne prend pas de pauses : "Allez, tu vas bouger ton cul sur celle-là". Seul "changement de programme", le public réclamant l'apologie en rappel, c'est lui qui devient le chanteur, accompagné d'une simple guitare acoustique. "Lambé, lambé" crie-t-il ensuite. "Vous avez vraiment des grandes gueules dans le sud. On peut jouer ce qu'on veut ?" rétorque Matmatah qui enchaîne sur la reprise de "I wanna be your dog" des Stooges. Mais il vient faire un tour à Lambé juste après. Le public exulte. Quant à moi, je découvre la version scène de Matmatah qui tranche avec la diversité et la subtilité de leur dernier album. Néanmoins, du sud à l'ouest, quelle nuit !
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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28 juillet 2005 : Calogero à Nice, une entorse au jazz
Pour son "Happy end", le Nice Jazz Festival ne s'est sans doute jamais autant éloigné de ses racines.
Avant de rejoindre "Calo", j'avais décidé de picorer 30 minutes de chacun des concerts proposés. Premier d'entre eux, Nosfell au jardin. J'avais déjà vu Nosfell en première partie de Miossec (lire ma chronique). Cette fois-ci, Nosfell était accompagné d'un bassiste/violoncelliste qui ajoutait une dimension dramatique à certains de ses morceaux. Tous les deux étaient munis de la fameuse petite boîte magique - voir nos précédentes éditions ;) et formaient à eux seul un véritable orchestre en superposant leurs sons. Nosfell est toujours aussi singulier sur scène. De plus en plus proche du mime, il prend des attitudes de primate observant les humains. Puis, en équilibre sur une jambe, il nous raconte l'histoire du Klokochazia et des ses légendes fondatrices. Mais quand il prend en main sa guitare, sans oublier de l'embrasser, nul ne peut mettre en doute son talent d'instrumentiste et de chanteur au registre étonnamment large. Je préfère d'ailleurs quand il chante en anglais. Je l'ai quitté au moment où il enlevait son T-shirt, découvrant ses tatouages. "Mais nous y reviendrons plus tard. Ou peut-être pas."
C'était ensuite au tour de Fred Hamm sur la scène Matisse. Accompagné de son groupe "Electro Groove", Fred présentait les compositions de son album "?", un funk traversé de jazz. Lui-même à la guitare, il était accompagné notamment d'un sax soprano qui était pour beaucoup dans la couleur des morceaux. Finalement, un des concerts les plus jazz de la soirée. Retrouvez mpn interview de Fred Hamm sur Sincever dans quelques jours.
Aux Arènes, c'est Zenzile qui enchaînait. Zenzile est le spécialiste français du dub, c'est-à-dire, pour le dire vite, la musique des DJ jamaïcains qui passaient des versions instrumentales et se sont mis à "toaster" (parler) dessus, devenant ainsi les précurseurs du rap. S'ils ne s'exprimaient en français entre les morceaux, rien ne laisserait voir que le groupe est français tant leur musique semble coller au dub jamaïcain avec sa basse énorme, son écho sur la voix et la batterie ou ses prédications spirituelles lancées par le DJ. Hypnotique, montant lentement dans le corps, le dub de Zenzile ne devait sans doute pas s'écouter assis sur les chaises des arènes de Cimiez.
Enfin, retour au jardin pour découvrir Republic of Loose, c'est-à-dire "République de toutes les libertés" selon le NJF. Fondée par les frères Pyro à Dublin, elle montre plutôt l'image de mauvais garçons qui traînent ("on the loose"). Si le guitariste solo est un gamin, c'est surtout le chanteur qui contribue à cette image. Il compose en effet un personnage aux faux airs d'Arno à base de "motherfucker", de cheveux gras, de canette de bière à vider, de micro frappé, lâché ou jeté. Tragiquement désespéré quand les gens ne dansent pas, il les "supplie" de lever les mains et le public le fait. Tout cela ferait presque oublier la musique solide du groupe, un mélange rappelant parfois Red Hot Chili Peppers avant de terminer sur un blues classique : "There is something in the water". On ne doutait pas qu'il y eût quelque chose dans l'eau. Mais on ne pensait pas qu'il y ait eu de l'eau.
Après cela, le public était chaud pour Calogero. De la semaine, l'audience n'a jamais été aussi jeune et aussi féminine. Calo arrive en boitillant sur scène : il s'est fait une entorse la veille sur scène à Six-Fours. Mais il tenait à être là, d'autant que, nous souffle-t-il plus tard, c'était son anniversaire. Il commence seul au piano ("Si seulement je pouvais lui manquer") puis termine le concert avec sa basse sur une chaise surélevée, assurant que d'habitude il aime bouger. Mais il s'en sort bien, notamment grâce à un contact facile avec le public. Invité au NJF, il précise : "J'aime bien le jazz mais c'est le jazz qui ne m'aime pas". Pour le prouver, il nous montre en effet le seul plan de jazz qu'il ait appris à la basse. Il revient plus tard sur sa chute, tenant à nous raconter à quel moment il s'était "vautré". Quelqu'un dans le public met en cause la boisson. Calogero dément : "Je ne bois jamais avant de monter sur scène sinon je deviens fou". "Par contre après, si quelqu'un veut m'offrir du champagne. Ou quelqu'une". Emois féminins dans le jardin. Calo est certainement quelqu'un de sage, offrant des capotes après avoir chanté le "Safe sex". "Il y a mon effigie dessus. Pensez à moi dans ces moments-là". "Y'a pas de problème!" crie ma voisine. Tiens, je croyais qu'elle était amoureuse de Mehdi, le clavier. Les musiciens se font d'ailleurs plutôt discrets à part l'un des guitaristes aux faux airs de Lenny Kravitz. La vedette, c'est Calo qui déroule sa pop en la mêlant de deux hommages, l'un à McCartney, l'autre à George Harrison. La musique est à mon goût un peu trop uniforme mais une telle galerie de tubes, ça aide : "Yalla", "Face à la mer", "Prendre l'air", "Un jour parfait", "Tien An Men", "En apesanteur" ... Calo a clôturé le NJF 2005. Allez, c'est pas le moment de "Prendre racine". A l'année prochaine.
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Site officiel du NJF. Le NJF 2005 vient de se terminer. Sur 7 jours, il y a eu les concerts que j'ai vus en partie (Van Morrison, Terry Callier, Galliano New York Trio, Steps Ahead, Martin Luther, Blind Boys of Alabama, Tinariwen, Nosfell, Fred Hamm, Zenzile, Republic of Loose) et ceux que j'ai vus en entier ou presque (Eric Triton, Joss Stone, Gonzales, Bernard Lavilliers, Sinsemilia, Sara Lazarus, Feist, Starsailor, Cristina Branco, I Muvrini, Madeleine Peyroux, Amadou et Mariam, Mouss et Hakim, Gilberto Gil, Calogero). Je retiendrai la puissance de Sinsemilia, la voix de Cristina Branco, l'humanité l'Ali Farka Touré, l'énergie de Mouss et Hakim et la gentillesse de Sara Lazarus et Eric Triton dont j'ai eu les interviews. Des instants que je garderai longtemps en moi.
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27 juillet 2005 : Amadou&Mariam, Mouss&Hakim, Gil : la fièvre du mardi soir
"Afro tropical fever" pour la soirée de mardi. Encore une fois, les rythmes dansants étaient à l'honneur au Nice Jazz Festival.
Au jardin, Amadou & Mariam sont arrivés bien tôt pour que l'ambiance soit déjà à son comble. Moi-même, je commençais à ressentir la fatigue de 10 jours presque ininterrompus de concerts. Mais en arrivant sur scène, Amadou puis Mariam ont annoncé la couleur tout de suite. "Ca va chauffer", "Il va falloir taper fort dans les mains" ont-ils lancé assez tranquillement. Amadou est vraiment un bon guitariste et je ne suis sûrement pas le seul à être surpris de la facilité avec laquelle sa main se déplace le long du manche sans hésitation. Les compatriotes maliens d'Ali Farka Touré qu'ils étaient venus écouter la veille et qu'ils saluent, chantent des chansons d'amour. La jolie Mariam comme elle se présente elle-même malicieusement en profite pour caresser la tête de son chéri ("Je t'aime à donf"). Mais ils chantent aussi pour la paix, contre le racisme ou contre ceux qui sèment la division. Sur "La réalité", le clavier apporte enfin les sons estampillés Manu Chao, dynamisant une musique entraînante mais restée peut-être trop sage.
Un passage par les arènes me fait découvrir la fin du concert de Tinariwen. La musique à base de guitares électriques jouée par ces touaregs montre une continuité avec celle d'Amadou & Mariam. Par delà le message politique sur la situation des touaregs, leur but était manifestement de faire danser la foule. Pari réussi.
Au jardin, c'est Kassav qui enchaînait ensuite dans le même but. Jacob faisait dès le deuxième titre mettre toutes les mains en l'air ("en position") pour que tout le monde frappe en rythme. Mais, découragé par la foule, je suis allé me placer au premier rang de la scène Matisse. Très bon choix. Mouss et Hakim, ou le contraire, "ça dépend de celui qui le dit", y ont donné un concert explosif. Oubliant ma fatigue, je me suis donné à fond. "On s'est régalé". Plus de détails bientôt puisqu'ils feront l'objet de ma chronique Sincever.
Enfin, la grande star du jour était Monsieur le ministre brésilien de la culture Gilberto Gil. Il commence à deux reprises par se dire au "festival de Cannes" avant, pour se rattrapper, de prouver qu'il connaît l'hymne de Nice en entonnant "Nizza la Bella". Jouant la carte de la France, il interprète deux titres en français. Le deuxième évoque l'esclavage tandis que le premier a été écrit pour SOS Racisme ("Touche pas à mon pote") et rend hommage à Jean-Paul Sartre à l'occasion du "centième anniversaire de sa naissance" mais aussi à Jean-Luc Godard (!) ou Brigitte Bardot (!!). Gil reprend aussi Marley puis invite sur scène le flûtiste Raul Mascarenhas qui habite Nice. Un problème de son aux percussions électroniques (il y avait aussi des percus classiques) l'amène à chanter une ballade impromptue qui est sans doute le plus beau titre du concert. Mais l'essentiel de son répertoire est dansant. Très grand moment quand il dialogue avec l'accordéon, montrant une inventivité et débit impressionnants. Il est d'ailleurs entouré d'excellents musiciens. Mais Gil ne chantera pas de tube et termine par faire chanter un public enthousiaste en faisant le tour de la scène sans revenir pour un rappel. Sans doute est-il déjà reparti sur les routes.
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26 juillet 2005 : Seu Jorge, Orishas, Touré : dansez maintenant
Lundi soir, c'était la soirée des hommes de couleur, de couleur bleue : "Men in Blue" annonçait le Nice Jazz Festival. Voyage garanti.
Première étape : le Brésil. Seu Jorge a ouvert le bal au jardin. L'étoile montante du Brésil mérite bien sa réputation. Au chant et à la guitare, avec un bassiste et un excellent groupe de percussionnistes, il s'amuse manifestement sur scène et fait passer son enthousiasme au public. Retrouvez bientôt ma chronique détaillée sur Sincever.
Deuxième escale à Cuba : devant la même scène, les fans commençaient à s'accumuler, cubains et autres hispanophones compris, pour accueillir Orishas. Dès leur arrivée, le public était déjà conquis. Les rappeurs cubains n'avaient plus qu'à allumer l'étincelle. 3 chanteurs/rappeurs, un bassiste, un percussionniste, 3 cuivres et un DJ pour envoyer les versions. La seule chose à regretter était d'ailleurs l'absence d'un guitariste puisque l'utilisation de la guitare sèche est l'un des ingrédients de la sauce Orishas entre modernité et son cubain traditionnel comme en témoigne leur version de "Yo vengo aqui" de Compay Segundo. Mais malgré quelques ballades et quelques belles harmonies vocales, le but d'Orishas était de nous faire danser. Les 3 beaux gosses eux-mêmes avaient soigné leurs pas de danse pour affoler les jeunes filles. Et leur français aussi. Mais quand le chanteur demande au public s'il continue en français ou en espagnol, c'est le clan hispanophone qui gagne et le reste se fait essentiellement en espagnol. Allez, le dépaysement n'en sera que plus grand :)
Avant de poser les valises en Afrique, un court transfert par les USA. Aux arènes, les Blind Boys of Alabama, revitalisés par un duo avec Ben Harper, prêchaient la bonne parole. Autour des trois chanteurs aveugles aux voix puissantes, deux guitaristes-chanteurs, un bassiste et un batteur. Du folk au gospell en passant par la country, les harmonies vocales célébraient l'amour de Jésus. Mais c'est bien ces chanteurs que le public aimait par dessus tout.
Retour au jardin pour une dernière étape au Mali. Dans la famille Touré, je demande Ali Farka Touré, 66 ans comme il le rappelle lui-même. Le maire de la ville de Niafunké est venu à Nice pour sa seule date en France. A la guitare électrique ou électro-acoustique, il joue la musique de ses racines. Mais ça n'est pas du blues : "En Afrique, si vous dites à quelqu'un que vous avez le blues, il vous emmène voir un docteur. C'est la vérité". Il rend tout de même hommage à John Lee Hooker avant de rester seul avec Toumani Diabaté, maître de la kora (sorte de harpe africaine) avec qui il a enregistré son dernier album parce que "lorsqu'on met du sucre dans du miel, c'est pas pour le rendre amer". Le spectacle prend alors une dimension spirituelle qui traverse tous les spectateurs, subjugués par la magie qui se dégage des doigts de Diabaté. Puis le bassiste et le percussionniste se joignent au duo pour un rythme dont on se prend à espérer qu'il ne s'arrête jamais. Mais voilà que, sur les mêmes accords, le groove se modifie pour finalement accueillir les chanteurs de Orishas qui viennent méler leurs harmonies à celles de l'Afrique. Le public exulte, hurle, rappelle Touré qui quitte la scène. Quel moment !
Mais voilà, tous les voyages ont une fin et celle-ci est bien abrupte. Il est déjà 0h40 au lieu de minuit et il faudrait partir. La musique d'ambiance est lancée mais le public ne veut pas en entendre parler et continue à espérer le retour de Touré. Pari réussi, il revient au micro, s'empare de son instrument mais il n'est pas branché : "on me dit que c'est coupé et que si on joue, la police arrive". Alors, il part la tête basse pour longtemps sans doute, peut-être pour toujours. Le public siffle, insulte les techniciens mais rien n'y fait. Rappatriement d'urgence en France. Heureusement, il nous reste les images d'un fabuleux voyage.
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Actualité presse : retrouvez désormais sur ma page actu les chroniques que je fais pour différents sites internet. Vous y retrouverez ainsi 7 articles sur le NJF, un par soirée :)
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25 juillet 2005 : Branco, I Muvrini et Peyroux, les voix du soir
"Profession : singer" dimanche soir au Nice Jazz Festival, pour une soirée entre voix en or et difficulté de faire entendre sa voix.
Trop, c'est trop ! Dimanche soir, c'était aussi la difficulté de trouver sa voie. Comment choisir quand il y a 2 ou 3 concerts passionnants se déroulant en même temps? Depuis le début du festival, le choix n'a jamais été aussi dur pour moi.
J'avais choisi pour commencer de voir Cristina Branco. Et je n'ai pas regretté. Rarement une voix m'aura autant remué. Cristina Branco est une très belle femme dont le chant grave lui semble venir de la terre. Tout de noir vêtue, les pieds solidement ancrés au sol ou cramponnée au piano, elle porte sa voix puissante avec autant de force ou de légèreté qu'elle le désire. Elle est accompagnée de trois guitares et d'un piano sur certains titres. Elle chante le fado portugais, celui des femmes de marin qui attendent le retour de leur homme avec une voix et une émotion au maximum. Découvrez bientôt ma chronique sur Sincever.
Après je ne savais où me rendre. J'ai fait un tour rapide vers Martin Luther, à l'allure de Keziah Jones, faisant rugir son "blufunk" électrique puis je suis resté pour I Muvrini. Je ne pouvais donc aller voir Louis Chédid aux arènes, qui se jouait selon Nice-Matin des échos de Luther qui lui parvenaient. Loin de se cantonner aux polyphonies corses, I Muvrini ont ouvert leur musique au monde entier comme en témoignent les choeurs africains qui les accompagnent. Ils ne jouent pas les duos par lesquels on les connaît surtout (Sting, Sanson) et pourtant toute leur musique est à la fois mystérieuse, parée de couleurs inhabituelles, et familière, peut-être parce qu'elle s'adresse directement au coeur. Il y a quelques semaines dans Nice-Matin, Jean-François Bernardini résumait bien l'engagement et la rigueur qui animent le groupe : "Je me suis toujours refusé à l'invective et aux discours qui pointent du doigt l'élu et plus encore à mettre tout le monde dans un même sac. C'est une attitude trop convenue, trop paresseuse et inopérante". La parole d'I Muvrini est comme leur musique : claire, directe et touchante.
Il me restait un dernier choix pour la soirée. Sans attendre la pop endiablée de Billy Preston, le "cinquième Beatles" au jardin, je rejoignais Madeleine Peyroux aux arènes, ayant déjà été envoûté par son "Careless Love". Sa voix éraillée légère, son jeu de guitare très doux, le jeu dépouillé de ses musiciens (contrebasse, piano/orgue, batterie) ont contribué à créer une atmosphère très intime autour de ses ballades entre swing et folk. "J'ai deux amours" lui va ainsi comme un gant. Mais les interventions parfois bruyantes de Preston, même si elle s'en amusait, semblaient bien la déstabiliser. Du coup, elle termine sur "This is heaven" en parlant des moments qui ne se passent pas toujours comme on voudrait et en s'étonnant que tant de gens soient encore restés pour elle. Rien de surprenant pourtant, l'émotion avait gagné le public qui l'a acclamée debout. Et elle n'a pas pu lui refuser un dernier petit cadeau sur "La vie en rose" guitare/voix : "Il me dit des mots d'amour, des mots de tous les jours et ça me fait quelque chose."
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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24 juillet 2005 : Feist et Starsailor, la sensibilité à fleur de peau
3ème jour au Nice Jazz Festival sous le signe des femmes.
"Don Juan et glamoureuses" annonçait-on. En effet, à part les Starsailor, les stars étaient les femmes vendredi soir. J'en ai vu deux plus précisément. Sara Lazarus pour commencer chantait les standards du jazz de sa voix fine et juste. Sourire malicieux et yeux qui pétillent, Sara est en plus d'une extrême gentillesse. J'ai recueilli son interview pour le site Sincever. Je vous donnerai le lien bientôt.
Feist enchaînait sur la scène du jardin. D'abord accompagnée de ses musiciens, l'un à la batterie, un autre à l'orgue et le dernier au trombone et parfois au xylophone. Feist est elle-même à la guitare et ne la quittera que pour le dernier morceau. Entre temps, elle sera restée seule sur scène avec la même boîte que KT Tunstall lui permettant de superposer les différents passages qu'elle joue ou chante. Cette partie renforce encore l'intimité qu'elle crée avec le public, d'autant qu'elle s'essaye au maximum au français (Feist est canadienne). Toute sa sensibilité éclate. La puissance est là aussi, à son comble lors du premier titre de rappel magnifié par des éclairages hypnotiques. Feist est une artiste complète, à part et on pardonnera au groupe (je ne parle pas de sa voix) un ou deux passages un peu faux. L'émotion les a déjà fait oublier.
A la suite de Feist, j'étais donc en place au premier rang pour Starsailor dont j'avais l'album depuis les deux gros tubes "Silence is easy" et surtout "Four to the floor". Bien qu'ayant des airs de mauvais garçons aux cheveux longs, les membres du groupe ont montré un autre visage. Le chanteur/guitariste James Walsh arrive sur scène en souriant et montre tout au long du spectacle une sensibilité très forte. Tout en restant vocalement irréprochable du début à la fin, il joue ses chansons à fond comme sur le très beau Alcoholic. Mais il dialogue aussi avec le public ou s'amuse avec ses musiciens (avec un humour anglais pas toujours compréhensible). A 4 instruments, le groupe joue une pop puissante (à défaut de jouer de la power pop réservée aux trios) et revisite "Silence is easy" de manière punchy. A défaut de festival de rock sur la côte, le NJF fera l'affaire ;)
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Mon interview d'Eric Triton. Tout au long du NJF, j'écris des chroniques pour le site Sincever. Je vous en donnerai les liens au fur et à mesure ;)
Ma chronique sur KT Tunstall à Taratata
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22 juillet 2005 : Galliano, Lavilliers, Sinsemilia : de plus en plus fort
Montée en puissance bien orchestrée pour le 2ème jour du Nice Jazz Festival.
Hier soir à Nice, c'était "Melting Pop". En effet, si aux arènes, le jazz était bien représenté, il s'ouvrait dans le jardin vers les musiques du monde au fur et à mesure que la soirée avançait, du plus intime au plus festif. Gonzales y a ouvert le bal en piano solo séduisant rapidement le public. J'y reviendrai plus longuement par ailleurs. Du côté des arènes, Richard Galliano, l'enfant du pays, jouait de son accordéon magique en trio avec basse et batterie. Il reprend ainsi la Gnossienne n°1 d'Erik Satie à sa façon (heureusement qu'il en a dit le titre) faisant respirer son instrument jusqu'à imiter le ressac des vagues sur la plage. Puis il joue un tango dont on sent qu'on le connaît sans arriver à en retrouver le titre jusqu'à ce qu'il annonce que ce thème a été utilisé pour une série télévisée. Bon sang mais c'est bien sûr, il s'agissait de l'indicatif de PJ ! Alors, peut-être parce qu'il a été "assez amoché" (sans doute trop réduit) ou bien parce trop connu, Galliano y place en son centre un solo extraordinaire, tirant de son accordéon des sons surréalistes pouvant rappeler les bruitages des vieux films de science-fiction tandis que ses 2 compères le suivent dans le même esprit. Magistral ! Enfin, l'hommage attendu à Nougaro vient en rappel. Galliano y joue la musique de Vie Violence qu'il avait écrite pour lui. Bravo l'artiste.
Les arènes ont ensuite accueilli Steps Ahead, groupe formé par le vibraphoniste Mike Mainieri de musiciens de jazz hors pair qui avaient joué avec les plus grands mais pas ensemble. La formation actuelle contient par exemple le bassiste Richard Bona et le très célèbre Mike Stern à la guitare. Outre des musiciens excellents, j'ai particulièrement apprécié de découvrir le vibraphone, dont le bas ressemble en fait à deux flûtes de pan et qui peut être joué à 2 ou 4 maillets, la virtuosité de Mainieri étant spectaculaire. Peu attiré par ce son, j'ai finalement été séduit mais moins par les compositions, sauf peut-être la dernière quand je suis allé rejoindre Lavilliers au bout de 45 minutes.
J'avais vu Bernard Lavilliers l'an dernier en formation duo acoustique. Il était à l'époque très remonté sur sa maison de disque. Aujourd'hui, son disque est sorti chez Barclay, ne cesse de tourner en radio et il part dans une longue tournée avec un orchestre complet et des techniciens qu'il fait monter sur scène pour jouer des percussions. Il ne pouvait donc avoir la dent aussi dure. C'est le G8 en a gentiment pris pour son grade : Lavilliers leur a chanté "Cassés de l'Est, stressés de l'Ouest, rusés du Nord, usés du Sud, vers quelle certitude, vers quelle latitude, vers quelle lassitude, allez vous ?" concluant qu'ils n'ont pas dû bien comprendre les paroles. Mais son but n'était pas la dénonciation. Hier, il était là pour nous faire voyager (Kingston, Brésil ...) et de nous faire danser. Après le Lavilliers acoustique qui m'avait épaté par sa présence et sa technique, j'ai découvert le Lavilliers des grandes foules, chef de groupe et danseur. J'avais préféré le premier mais celui-là sait aussi bien accrocher le public.
Enfin, il ne manquait plus que Sinsemilia pour mettre le feu au jardin. Une dizaine de musiciens sur scène, cuivres compris, dont Mike (le rasé) au chant et Riké (dreadlocks) au chant et à la guitare. Les concerts du jardin avaient déjà commencé avec 25 minutes de retard, Mike annonce donc en arrivant qu'on avait qu'une "petite heure" à passer ensemble et qu'il fallait en profiter au maximum. Ils sont en fait restés 1h30 sur scène : annonçant 3 ou 4 fois le dernier morceau, Sinsé est revenu pour un rappel prévu et un 2ème rappel autorisé par l'organisation (Jammin' de Marley) parce qu'on "l'avait bien mérité". Et c'est vrai que le public a répondu présent. Pas étonnant, Sinsé commence très fort par une série de titres explosifs comme la Chiraquie et on est immédiatement dans le bain. Mike : "A Nice, vous avez vraiment du bol. Non seulement vus avec comme tout le monde un président escroc mais en plus vous avez un maire facho!" Mais il précise quand même : "Nous, notre métier, c'est d'être musiciens et c'est ça qui nous permet de dire nos opinions. Dès qu'on est descendu de scène, on est comme tout le monde et on fait aussi des erreurs." On a bien compris, retour à l'action. Mike et Riké ne lâchent pas le public et ne se contentent pas d'une salle à moitié impliquée. Ils se permettent le luxe (et le tour de force) de faire asseoir tout le monde le temps d'un titre acoustique pour mieux les faire sauter de nouveau l'instant d'après. Le groupe ayant repris la mauvaise réputation, je crois d'ailleurs que c'est la première fois que je chantais du Brassens en sautant :) Puis vient le tube "Tout le bonheur du monde" dont Mike explique (et je pensais la même chose) que ça n'est pas un morceau optimiste puisque ce sont des parents qui s'inquiètent pour leurs enfants. Puis Mike conclura malicieusement "Tiens, vous la connaissez tous. Vous n'auriez pas subi un bourrage de crâne de la part des radios?" ;) Jusqu'au bout grâce à un abattage incroyable, un reggae carré très efficace et varié, Sinsemilia a fait trembler le jardin et transpirer les fans. Pour le plus grand bonheur du monde.
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Ma chronique sur le concert acoustique 2004 de Lavilliers
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21 juillet 2005 : Coup de jeune sur Nice avec Joss Stone
C'est parti! Le NJF (Nice Jazz Festival) a ouvert ses portes hier soir et comme prévu j'assisterai à presque toutes les soirées.
"Tous fous, tout flamme" titrait la soirée de mercredi. "Tous fous", certainement pour un observateur venu directement d'il y a 10 ans ou plus. Le NJF s'est ouvert a des musiques beaucoup plus large que le jazz traditionnel et c'est tant mieux. "Tout flamme" pour la chaleur, l'énergie, certainement aussi et j'en ai pris plein les yeux. Après avoir suivi l'excellente prestation d'Eric Triton sur laquelle je reviendrai, j'ai fait un tour du côté de Van Morrison puis de Terry Callier avec sa folk métissée accompagnée d'un sax soprano très fin.
Mais le plat de résistance, attendu par tous, c'était la toute jeune Joss Stone, 18 ans à peine et déjà sur les plus grandes scènes du monde. Il faut dire que le show est rôdé. On dirait facilement "à l'américaine". Avant l'arrivée de la diva, le groupe prépare le public : claviers, guitare, basse, batterie entourée d'une cage transparente (c'est vrai que le batteur a une carrure impressionnante mais est-il si dangereux?) et les inévitables choristes noires féminines aux formes généreuses accompagnées d'un choriste ressemblant à Michael Jackson à ses 16 ans. Puis la star arrive, blanche et blonde mais chantant une musique noire. Déjà très à l'aise sur scène, elle arpente la scène au plus près de ses fans, prend des pauses pour les photographes et donne sans faiblir et jusqu'à la fin le maximum d'elle-même. Pourtant elle garde une fraîcheur, presque une candeur, naturelle à son âge, lâchant de temps en temps des tout petits "Thank You" dignes d'une adolescente. Une fan lui crie "It's my birthday", elle lui répond "Happy Birthday" et prend un temps pour profiter de l'instant. Plus tard, elle demande au public de lever les briquets pour venir le photographier depuis la scène. Ou encore, faisant "Shhhh" pour qu'on écoute l'annonce du prochain titre, elle s'étonne que le public se taise réellement et fasse lui-même des "Shhhh". La chose la plus mignonne qu'elle ait jamais vue assure-t-elle, visiblement ravie, ajoutant que cela lui rappelle sa maman. Mais la tigresse se réveille et elle force le public à chanter le refrain le plus fort possible "comme quand on marche sur des bouts de verre et que ça fait vachement mal" et, insatisfaite : "mais je ne sens pas le sang là!". Joss Stone a en elle l'énergie et la foi en la musique nécessaires pour aller loin. Vraiment loin.
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20 juillet 2005 : Biréli et Dee Dee, des talents différents réunis
Lundi soir, Biréli Lagrène et Dee Dee Bridgewater se sont succédés sur la même scène de Jazz à Juan mais avec deux personnalités très différentes.
Biréli Lagrène ne vous fera pas un discours sur scène. Il est là pour jouer. A presque 40 ans, ce jeune guitariste "gypsy" s'est fait une réputation mondiale grâce à son étonnante vélocité (ça veut dire qu'il est très rapide ;) John Mc Laughlin, qui n'est pas le premier venu, l'a même qualifié de "guitar phenomenon". Passant d'une guitare électrique jazz à une guitare folk cordes acier, Biréli Lagrène est effectivement impressionnant de technique, très bien accompagné par un contrebassiste, un guitariste rythmique très bon et un saxophoniste (surtout au sax soprano) qui joue la plupart des thèmes et qui se défend très bien aussi. Mais j'ai préféré les titres où Lagrène arrive à légèrement calmer le débit de ses notes pour rester totalement mélodique et en même temps très rapide. Et là, comme moi, le public était conquis.
Dee Dee Bridgewater, c'est un tout autre style, c'est l'exubérance, l'humour, la complicité avec le public. Ceux qui l'ont déjà vue connaissent d'ailleurs certains de ses "numéros" : parler en anglais (elle est américaine) mais avec l'accent français (elle est mariée à un français) - lundi elle l'a fait pendant presque tout le spectacle ; ou bien imiter Billie Holiday qu'elle a interprété sur les planches pendant 2 ans (à Juan, c'était sur My Man). Pourtant, Dee Dee continue de garder une fraîcheur incroyable : encore rajeunie, elle chante, danse, plaisante et se lance même sur Girl Talk dans un "freestyle" parlé/chanté racontant l'histoire d'une jeune fille qui part en boîte avec ses copines et ramène chez elle l'homme qui deviendra le père de ses enfants. Mais Dee Dee a deux amours. Son mari Jean-Marie l'a enfin convaincu d'enregistrer un disque en français. Du coup, Dee Dee a enchaîné tous les tubes internationaux d'origine française et leur fait faire un nouveau tour du monde grâce à des arrangements surprenants du tango aux percussions africaines. Dee Dee a donné une énergie incroyable culminant peut-être sur une version éblouissante de Ne me quitte pas. Mais, à mon goût, certains passages trop en puissance ont donné à son français une rugosité qu'elle n'a pas en anglais. Mais vous jugerez vous-même puisque la soirée de lundi a été filmée en vue d'un DVD qui devrait valoir le coup ;)
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J'ai deux amours sur Fnac.com pour écouter des extraits de son album en français
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18 juillet 2005 : La censure à l'américaine
Suite au clip de James Blunt que j'ai vu hier soir sur W9, petit cours de censure ordinaire des mots.
Depuis que j'ai la Freebox TV, je peux faire le malin en parlant d'émissions passant sur France 4, ex-Festival, ou W9, la demi-chaîne musicale crée par M6 (retournez le sigle!). Du coup, je regarde des clips et j'ai été assez frappé de la comparaison entre deux d'entre eux. Dans le clip Matador de Mickey 3d, le héros fonce sur tout ce qui est rouge (pas besoin de commenter) et, peu à peu, la farce se transforme en drame jusqu'à la scène finale où le héros hésite à sauter de son balcon sur le camion rouge des pompiers ... James Blunt, quant à lui, se défait peu à peu de ses habits et de ses affaires pour aller se jeter du haut d'une falaise dans la mer. Suicide ou délivrance ? Dans chacun des cas, l'interprétation est libre.
Mais c'est quelque chose de bien particulier qui m'a frappé dans le clip de "You're beautiful", un seul mot en fait. Dans la version que je connaissais, James chante dans un couplet "I was fucking high" qu'on pourrait traduire par "putain, je planais complètement" (il tombe amoureux ...). Or, dans la version du clip, il dit "I was flying high", "je volais haut". James Blunt a beau être anglais, il s'est plié à la loi des médias américains qui, depuis une quinzaine d'années font la chasse aux mots grossiers. Oui, aux mots seulement, pas aux idées : soyez vulgaires mais ne soyez pas grossiers. Il y a eu d'abord la création du fameux "Parental Advisory" collé sur les pochettes des disques contenant des propos jugés choquants par les associations de parents, principalement des disques de rap d'ailleurs et qui a fini par représenter évidemment un attrait pour les ados en mal de sensations. Puis, les radios et les télés se sont mis à diffuser les titres issus de ces mêmes disques (ben oui, y'a pas de raison, on va pas se priver de faire du fric) mais en bipant tous les mots grossiers, essentiellement le célèbre "fuck". Puis, la technique numérique progressant, les producteurs ont fourni aux médias des versions expurgées où le mot était en fait "effacé" de la bande. L'exemple le plus récent étant le fameux tube de Eamon "Fuck it (I Don't Want You Back)" devenu "F**k it (I Don't Want You Back)", seul le F traînant encore dans les versions radio/télé.
Pour des français, cet état d'esprit est plutôt étonnant. Encore une fois, le contenu d'un titre peut être pervers au-delà d'un simple fuck qui traîne d'autant plus qu'on le remarque souvent plus par son absence que par sa présence. Mais il y a mieux : Olivier Cachin racontait sur France Inter comment les rappeurs américains les plus radicaux étaient choqués d'entendre à la radio française les versions non censurées de leurs propres titres. "Comment vous passez ça alors que des enfants peuvent être à l'écoute ?". Cette culture du "politiquement correct" est non seulement intégrée mais défendue par eux, aussi surprenant que cela puisse paraître. La France et les Etats Unis : deux cultures qui ont parfois du mal à se comprendre.
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
Liens
Mickey3d, le site officiel
James Blunt, le site officiel
ABC des Tablatures, le site de partitions français le plus complet que je connaisse. N'hésitez pas à vous inscrire gratuitement. Pour "You're beautiful", plusieurs tablatures ont été proposées par les internautes mais la mienne qui était pourtant la plus complète o) n'a pas été mise en ligne :(
Système Disque, l'émission de Valli sur France Inter, était consacrée en décembre dernier à la censure avec comme invité notamment Olivier Cachin de Radikal
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17 juillet 2005 : Noa, l'émotion pure
Ceux qui confondent encore Noah et Noa peuvent passer leur chemin. Pour les autres, petit récit des Nuits du Sud à Vence.
C'est la première fois que je me rendais aux Nuits du Sud : la scène est montée en plein village, sur la place principale limitée par des palissades, où on peut suivre les concerts sur une estrade en bois face à la scène, sur une des chaises autour ou bien à la terrasse de l'un des cafés et restos qui entourent la place :) D'autant que la scène est encadrée par deux écrans géants qui retransmettent le concert grâce à au moins 6 caméras. Une ambiance particulière très sympa.
En première partie hier soir, David Murray y déroulait son jazz contemporain basé sur la musique des ses deux percussionnistes guadeloupéens, le Gwo-ka qui tient à la fois du zouk et de la musique cubaine ou vire au reggae après avoir exploré le "tambour à bouche" (percussions vocales). David Murray au saxophone fait preuve de sa grande technicité, aimant à atteindre les notes les plus aiguës, rejoint par quelques choeurs ou laissant place aux autres solistes, notamment le guitariste qui a terminé par des solos dignes de Santana. Mais des titres trop longs, harmoniquement ardus et pas toujours dansants ne m'ont pas vraiment convaincus.
Heureusement, Noa était là. Elle jouait dans sa version complète le spectacle que j'avais vu il y a deux ans aux arènes de Cimiez juste après un mini concert FNAC très court mais très intense sur une des plages de Nice. Noa est toujours accompagnée de ses fidèles musiciens Gil Dor à la guitare, co-compositeur et arrangeur de toujours et Zohar Fresco aux percussions avec en plus un quartette de cordes italien, le Quartet Solis. J'avais la première fois été déçu de ne pas retrouver les titres de son 2ème album Calling que j'adore, le spectacle étant en grande partie constitué de titres en hébreu tirés notamment de son premier album ou de chansons de son dernier disque. Je n'avais cette fois que le positif à apprécier et, comme un vin qui se bonifie avec le temps, j'en ai trouvé les arômes encore plus éclatants. Gil Dor est toujours aussi bon. Pour les techniciens, sachez qu'il est l'un des rares guitaristes au monde qui, tenant son médiator entre le pouce et l'index, utilise les trois autres doigts de la main droite, auriculaire compris, pour les parties arpégées. Pour les non techniciens : c'est très difficile ! Quant Zohar Fresco, il est toujours aussi impressionnant. On se demande d'ailleurs comment il pourrait être meilleur.
Noa est de plus en plus belle. Arrivant dans une robe ouverte sur le côté et tombant à peine sur ses bottes, elle revient plus tard avec une robe blanche très habillée. Elle atteint toujours ces notes si pures qu'on se demande encore si elles sont réelles. Alors qu'elle chantait beaucoup les yeux fermés à Cimiez, elle n'a cessé hier soir de regarder le public, de sourire ou même de danser. Il me semble qu'elle devient meilleure aux percussions et que son français s'améliore : elle ne s'est quasiment pas exprimée en anglais. On lui pardonne d'appeler ses musiciens un "quartette d'arcs" ;) Annonçant un thème traditionnel yéménite traduit partiellement en anglais et précédé d'une vieille chanson napolitaine, elle célèbre "l'amitié et la tolérance qui ne se font que par la musique" avant de partir au son de Shalom (signifiant à la fois "Peace Goodbye Hello") laissant pour quelques mesures la place à Salam. Encore une fois, Noa m'a ému aux larmes et ce ne sera pas la dernière.
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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David Murray, sa bio par les Nuits du Sud en l'absence de site officiel
Noa, son site officiel
Fnac.com pour guetter la sortie de son "première dividi" que Noa a annoncé elle-même
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16 juillet 2005 : Lucky Peterson magistral sur scène ... et en dehors
C'est parti ! J'ai vu hier soir mon premier concert de l'été et, franchement, ça va être dur de rester à un tel niveau.
Hier soir, c'était soirée blues à Jazz à Juan. En première partie, Ana Popovic, jeune yougoslave, était révélation Jazz à Juan 2004. Son batteur et son bassiste commencent sans elle puis le bassiste l'annonce "à l'américaine", racontant qu'elle a été nominée aux "USA", "the one and only Ana Popovic". Premier moment de surprise, c'est Lorie qui arrive sur scène : cheveux blonds longs et ondulés, allure grande et fine, petit haut blanc sophistiqué et jean retroussé aux chevilles sur des chaussures à talon blanches. Mais non, on s'aperçoit vite de son erreur car contrairement à Lorie, Ana joue de la guitare électrique, tout en énergie, la main gauche rapide mais solidement appuyée sur le manche. Et elle chante aussi, d'une voix plutôt grave mais pas rauque, en balançant quand il le faut ses cheveux en arrière. Du blues tendance rock tout en énergie et très sympathique.
Mais le plus étonnant restait à venir. Lucky Peterson est depuis 5 ou 6 ans un habitué de Juan et pourtant je ne l'avais encore jamais vu. Mais sa réputation le précédait. Premier titre funk, d'une énergie incroyable. Les musiciens commencent un à un, le batteur en premier puis le bassiste qu'on sent de suite exceptionnel, le guitariste, très bon aussi et très varié puis Lucky Peterson, tout de blanc vêtu, qui s'installe à l'orgue pour chanter. Le morceau vous frappe en plein dedans et Peterson y ajoute une dimension supplémentaire. Il ne se défait jamais d'un énorme sourire, s'amuse avec ses musiciens (notamment par de nombreux Shhhhh ...) et les dirige à la James Brown ("To the bridge" : on passe au pont). En effet, Peterson est capable de casser d'un instant à l'autre le rythme de son jeu mais pas une fois ses 3 acolytes ne l'ont manqué. Mais c'est avec le public que Lucky Peterson s'amuse le plus. En connexion directe avec lui, il ne le lâche pas un instant. Dernière l'orgue ou le piano, il l'interpelle mais se sent encore trop loin. Alors passe à son cou une guitare sans fil munie d'une sangle à franges énormes dont il est très fier, s'approche de la scène, fait quelques pas dans l'escalier puis finit par descendre parmi les chaises du parterre de la pinède. Et le numéro commence : il monte sur une des chaises vides, s'asseoit dessus ou carrément sur les genoux d'une jeune femme du public, faisant "siffler" sa guitare d'admiration ou encore grimpant au mur pour se retrouver au plus près du public des gradins, demandant à un spectateur de le retenir par la ceinture. Mon voisin de droite ne cessait de répéter ; "C'est Fernandel, c'est Fernandel".
Tout cela en effet ne serait qu'un show inutile si Lucky Peterson n'était pas un musicien exceptionnel. Impressionnant de virtuosité à l'orgue, il semble découvrir en improvisation les notes qu'il joue en même temps que nous. Traversé par la musique, il réussit à nous l'envoyer, avec ses musiciens de très haut niveau, directement à l'intérieur, provoquant une irrépressible envie de se lever et de bouger en rythme avec lui. Et quand, pour le rappel, il revient seul à l'orgue pour une ballade soul aux accents de Ray Charles, sous le ciel noir de Juan-Les-Pins troué par la lune, le vibrato de l'orgue trouvant écho dans le roulis des vagues sur la plage en contrebas, l'instant est de la pure magie. Enfin, les musiciens reviennent et Lucky invite Ana pour un dernier medley de standards blues. "Lucky" Peterson ? Non, hier soir sur la pinède, c'est nous qui étions chanceux :)
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Ana Popovic, site officiel
Ana Popovic, site de fans
Lucky Peterson sur le site du label Verve Music
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15 juillet 2005 : La Guerre des Mondes : l'image et les mots
Ayant vu lundi le dernier Spielberg, j'ai eu envie de relire le roman de H.G. Wells que j'avais lu quand j'étais petit. Impressions comparées.
Prenons les choses dans l'ordre et commençons par mes impressions "à chaud" sur le film. Tout d'abord, c'est un film très spectaculaire, assez sanglant et, pour moi, finalement très noir. En effet, le film montre bien l'impuissance des hommes face à des envahisseurs qui les dépassent. En bon américain, un des héros du film s'étonne d'ailleurs à un moment : "La plus grande puissance du monde anéantie en quelques heures!". C'est pour moi le point central du film, la résonance avec la situation géopolitique est criante. Ici, le "héros" joué par Tom Cruise fait ce qu'il peut dans une situation extraordinaire. N'attendez pas d'acte héroïque final à la Independance Day : dans la chaos général, c'est toute la petitesse des bassesses humaines qui ressort comme en témoigne cette scène marquante où les héros se font prendre leur voiture.
En cela, le film me semblait conforme à l'idée que j'avais gardée du roman de Wells. Je n'avais que de vagues souvenirs de l'adaptation américaine des années 50, sinon des trucages assez sommaires qui la rendaient peu excitante. Du livre, il me restait plutôt une sensation. Dans le roman, en effet, les envahisseurs arrivaient à bord de cylindres qui s'enfonçaient dans le sol (dans le film, leurs machines sont assez bizarrement placées dans le sol depuis ... on ne saura jamais combien de temps). Je me rappelle très bien qu'enfant j'imaginais ce que je ferais si un de ces cylindres tombait dans la pelouse qui se trouvait derrière mon immeuble et si je devais me réfugier dans les caves.
Tombant par hasard sur le livre judicieusement placé en évidence sur les rayons de la FNAC, je ne résistai donc pas à l'acheter. Première évidence : le roman situant l'action en 1898, le film de Spielberg en est donc une transcription à l'époque actuelle. Mais surtout, les personnages principaux ne sont pas ceux du livre qui est raconté par un romancier marié et sans enfants. Néanmoins, on retrouve assez fidèlement les tripodes, leur "Rayon Ardent" et leur façon de se nourrir même si la représentation par Spielberg des extraterrestres me semble plus proche de celle d'Alien que de Wells. La scène la plus ressemblante au livre est celle de l'enfermement dans une maison proche des aliens (le personnage joué par Tim Robbins semblant inspiré à la fois du vicaire et de l'artilleur). Enfin, si la scène de la voiture ne s'y trouve pas telle qu'elle, elle retrace bien l'ambiance que décrit Wells quand son frère se trouve en possession d'une voiture à cheval au milieu de la foule.
Mais ce qui m'a frappé le plus, c'est l'excitation avec laquelle j'ai lu ce livre. Alors que j'étais un gros lecteur dans ma jeunesse (notamment de science-fiction), j'ai peu à peu perdu le temps de lire des romans. Au risque de dire une banalité, j'ai redécouvert à quel point le roman (comparé au cinéma) ouvrait l'imaginaire : sans images et particulièrement s'il est écrit à la première personne, un livre permet une identification immédiate avec les personnages. En quelques secondes, on est dans l'histoire. C'est cette vieille sensation que j'ai retrouvée ... enfin! Du coup, je vais me jeter rapidement sur les autres Wells : La machine à explorer le temps, d'abord, dont j'ai gardé un souvenir très fort et qui reste un de mes livres préférés mais aussi L'île du docteur Moreau et L'homme invisible dont j'ignorais qu'ils étaient de lui aussi. Lecture, me revoici :)
Eric_M (catégorie Films-Séries & Lectures)
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Le site officiel du film de Spielberg
Un site sur le film de 1953 par Byron Askin
Un article de Commeaucinema ... sur la nouvelle édition du roman de Wells chez Folio, celle que j'ai achetée, préfacée par Norman Spinrad : "La guerre des mondes s'est hissée depuis longtemps au rang de ces oeuvres exceptionnellement rares (...) qui ont transcendé leur origine littéraire pour devenir des mythes fondateurs (...) Mais il y a un siècle, H.G. Wells a tiré cette histoire de sa propre imagination"
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09 juillet 2005 : Ta Katie m'a tilté
Derrière ce clin d'oeil un peu limite à Boby Lapointe, se cache un coup de coeur pour une jeune chanteuse : KT (prononcez Katie) Tunstall
Voilà déjà un moment que j'entends "Black Horse and The Cherry Tree" tourner sur les ondes de France Inter, en tout cas dans l'émission de Laurent Lavige : un rythme puissant, des coeurs bien sentis, une voix rauque étonnante, j'adorais déjà. Les autres chansons de l'album me semblaient d'un pop-rock plus classique mais je n'avais encore jamais vu KT. Or, elle était l'invitée du dernier Taratata. C'est un petit bout de femme qui arrive sur scène avec sa guitare en bandoulière. Devant elle, un micro, un tambourin et une certaine petite boîte qui lui permet d'enregistrer en direct des parties de la chanson (percu, choeurs ...) et de les répéter à l'envi en les superposant pendant qu'elle joue et chante. Mais ceci ne serait que gadget si KT ne dégageait pas une énergie incroyable, d'un bout à l'autre de sa prestation qui a électrisé le public de l'émission : un très grand moment !
Taratata, déjà passée sur France 4, est diffusée ce soir sur France 3 avec entre autres De Palmas, Cabrel venu pour un duo, Louis Chédid, Matmatah, James Blunt ... A noter Jeanne Cherhal et Albin de la Simone chantant Les Papillons avec Chédid et dans les yeux, une part d'enfance retrouvée. Quel âge avaient-ils à l'époque de cette chanson? Comme moi, ils ne devaient pas être vieux ;) Mais vraiment, encore une fois, ne ratez pas KT !
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Le site officiel de KT Tunstall
Le site de Taratata
Lisez mon article sur le concert de Miossec avec, en première partie, Nosfell qui utilise la même petite boîte que KT.
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04 juillet 2005 : Des concerts pour l'été
Voici une sélection de concerts qui se donneront cet été dans le 06. Ah oui, pour ceux qui ne le savent pas, j'habite Cannes ... d'où les Alpes-Maritimes.
15 juillet : Lucky Peterson à Juan-Les-Pins (Jazz à Juan - Pinède Gould)
16 juillet : Noa à Vence (Nuits du Sud - Place du Grand Jardin)
18 juillet : Dee Dee Bridgewater et Biréli Lagrène à Juan-Les-Pins (Jazz à Juan)
20 juillet : Joss Stone, Van Morisson, Eric Triton ... au Nice Jazz Festival
21 juillet : Jamiroquai à Golfe-Juan (Théâtre de la Mer Jean Marais)
21 juillet : Richard Galliano, Bernard Lavilliers, Sinsemilia ... au Nice Jazz Festival
22 juillet : Feist, Starsailor ... au Nice Jazz Festival
23 juillet : Les Xomils à Villeneuve-Loubet (Festival Rire&Comédie - Théâtre de Verdure du Loup)
24 juillet : Martin Luther, Louis Chédid, I Muvrini, Madeleine Peiroux ... au Nice Jazz Festival
25 juillet : Seu Jorge, Orishas, Ali Farka Touré ... au Nice Jazz Festival
26 juillet : Kassav, Mouss et Hakim, Gilberto Gil ... au Nice Jazz Festival
27 juillet : Nosfell, Calogero ... au Nice Jazz Festival
29 juillet : Vincent Delerm et Jeanne Cherhal à Juan-Les-Pins (Nuits de Juan - Pinède Gould)
29 juillet : Alexis HK à Grasse (MJC Altitude 500)
29 juillet : Ilene Barnes et Matmatah à Vence (Nuits du Sud)
03 août : Zazie à Juan-Les-Pins (Nuits de Juan - Pinède Gould)
04 août : Louis Bertignac à Beaulieu-Sur-Mer (Les nuits guitares - Jardins de l'Oliveraie)
05 août : U2 (1ère partie Keane) à Nice (Stade Charles Ehrmann/Palais Nikaïa)
06 août : Gérald De Palmas à Beaulieu-Sur-Mer (Les nuits guitares)
13 août : Lokua Kanza et Afro Cuban All Stars à Vence (Nuits du Sud)
20 août : Sinclair à Nice (Théâtre de Verdure)
Voilà ! Et cette liste est loin d'être exhaustive : il manque notamment Paul Personne, Luke, Kyo, Franz Ferdinand, The Servant, Youssou N'Dour ... Mais en tout cas, c'est la liste des concerts pour lesquels j'ai déjà un billet ou auxquels j'aimerais bien assister. Alors, les vacanciers, ça vous tente la Côte d'Azur ?
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
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Cliquez sur les artistes ou manifestations pour accéder aux sites correspondants.
Lisez mon article sur le Nice Jazz Festival 2004 avec ma chronique sur le fabuleux concert de Keziah Jones. A première vue, la programmation 2005 me tentait moins mais je crois que, comme prévu, je vais me payer le Pass Jazz Festival pour les 8 jours (je zapperai juste la soirée hip-hop). Notez que je ne vous ai pas donné toute la programmation !
Lisez ma chronique sur le concert 2004 de Lavilliers. Je pourrai comparer avec le prochain si je le vois au Nice Jazz Festival :)
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02 juillet 2005 : Fête du cinéma : le bilan
Comme promis, voici mes impressions sur les 7 films que j'ai vus lors de la fête du cinéma. Subjectivité garantie.
Pour faire simple, je vais vous parler des films dans l'ordre où je les ai vus. Je commence donc par l'excellent Sin City. Robert Rodriguez a choisi de retranscrire l'univers visuel des BD de Frank Miller, créant un scénario à partir de trois d'entre elles : visuellement c'est très réussi, très surprenant et le noir et blanc traversé de couleurs est magnifique. J'étais prévenu, le film est très violent mais on est totalement pris par l'histoire. Tarantino a été invité à tourner la scène où Dwight transporte un mort et croit que celui-ci lui parle. Mais si la violence est comparable à celle de Kill Bill, Sin City s'en différencie par une identité visuelle cohérente très particulière. Bref, j'ai beaucoup aimé.
Lundi, j'ai continué sur ma lancée avec Travaux, on sait quand ça commence de Brigitte Roüan. Le film ne me tentait pas tellement, je ne sentais pas trop Carole Bouquet dans une comédie, la scène inaugurale où elle danse sa plaidoirie m'a vraiment surpris et quand Jean-Pierre Castaldi est apparu, j'ai craint le pire. Et pourtant, comme l'ensemble de la critique, j'ai adoré : le film est très drôle et, contrairement à beaucoup de comédies - en particulier françaises - il ne s'essouffle pas et amuse jusqu'au bout. Le tout sur un fond social décrit sans aucun ton misérabiliste ou donneur de leçon. Un très très bon moment : mon deuxième coup de coeur :)
J'ai ensuite vu Batman Begins de Christopher Nolan en VO. Ce film raconte l'enfance de Bruce Wayne puis comment il devient Batman. Grande virtuosité technique dans la réalisation mais, à tout vouloir expliquer (comment Batman construit son costume, sa voiture, pourquoi il aime mettre en scène ses exploits, pourquoi il n'a pas de femme ...) le film me semble perdre le mystère et la folie qui faisait le charme des films de Tim Burton (réalisateur des 2 premiers Batman). Par exemple, Gotham City n'a jamais paru aussi réaliste que dans Batman Begins, mais du coup, elle en perd son cachet irréel. Un bon moment quand même.
Puis j'ai terminé cette journée de lundi par Madagascar de Eric Darnell et Tom McGrath. Encore une fois, je n'étais pas trop tenté et effectivement, le film commence gentiment mais sans plus à part les pingouins qui sont excellents. Mais à partir du moment où les 4 animaux arrivent sur l'île, rien à dire, pas un temps mort, notamment grâce aux lémuriens très réussis. On reste quand même loin de Shrek des mêmes studios Dreamworks. J'ai dû rater plein de références mais j'ai adoré le clin d'oeil à La Quatrième Dimension : dans un vieil épisode en noir en blanc, les humains reçoivent la visite d'extra-terrestres au front très développé. Cherchant à traduire un livre qu'ils ont laissé, les hommes sont rassurés lorsqu'ils trouvent que le titre signifie "How to serve man" (Comment servir l'homme) mais un savant découvre trop tard qu'il s'agit en réalité ... d'un livre de cuisine! Autant dire que quand un lémurien brandit le livre "How to serve lemur" dans un grand moment de délire, j'ai adoré. Et puis il y a un lémurien sur lequel j'ai complètement craqué et qui devrait vous rappeler un certain Chat Potté (voir ci-contre). Rien que pour vous voici des images que j'ai tirées d'une des bandes-annonces du film :
Enfin mardi, avant que je ne passe du côté obscur de la force, je me suis offert deux petits films. Musica Cubana de German Kral est la suite du célèbre Buena Vista Social Club. Wim Wenders avait filmé les "papys" de la Havane dont Compay Segundo, aujourd'hui décédé. Il a ensuite rencontré les jeunes espoirs de la musique cubaine et décidé de produire ce film. Toutes les parties musicales sont excellentes notamment les sessions d'impros ou les répétitions et l'ensemble est bien plus dynamique que le Social Club. A nouveau, la découverte de la vie à Cuba est intéressante. Je n'aurais pas cru qu'on y utilisait encore des magnétophones à bandes comme dans les premiers missions impossibles ;) Malheureusement, la rencontre de ces jeunes avec le vétéran Pio Leiva (87 ans) est racontée sous la forme d'une fiction assez mal faite. Mais l'énergie et la bonne humeur l'emportent, notamment grâce à Pio Leiva : quand un des jeunes dit de lui qu'il leur a "légué" un héritage musical qui est la base de leur musique, celui-ci s'écrit vivement "Je ne vous ai rien légué! [stupeur générale] Je ne suis pas encore mort!" :)) Bref, un film très sympathique.
Je passerai assez vite sur Papa de Maurice Barthélemy qui est le film qui m'a le moins accroché même si je savais à quoi m'attendre. Le père, joué par Alain Chabat, part en voiture avec son fils et on sent dès le départ un malaise dont la raison sera dévoilée petit à petit. Alain Chabat maîtrise très bien le rôle du père qui essaie de cacher sa douleur derrière des pitreries incessantes qui n'amusent son fils qu'à moitié. Mais le film ne se renouvelle pas suffisamment et, heureusement, ne dure que 1h20 (bonus d'après générique de fin compris).
A cette fête du cinéma de plutôt bon cru finalement, il fallait une fin en en apothéose. Ce fut Star Wars : Episode III - La revanche des Siths de celui qu'on ne présente plus, George Lucas. Le film commence très fort : certains sous-entendus qui traînaient depuis un ou deux épisodes sont rapidement éclaircis et même, dans un des ses cauchemars, Anakin nous révèle le destin qui attend sa dulcinée (en fait, je ne me rappelle pas si ça avait été raconté dans la trilogie originelle). On sait tous ce qui va se passer et pourtant on est scotché à l'histoire comme dans cette scène magnifique où Anakin et Padmé attendent sur le balcon après le départ de maître Windu : aucun dialogue mais aucune longueur tellement la tension est forte. George Lucas fait la preuve dans ce film d'une maîtrise dont on avait pu douter, notamment dans la narration, avec de plus en plus d'actions parallèles jusqu'au dénouement final qui en est l'illustration la plus flagrante. Clairement, toute l'oeuvre de Lucas est basée sur la dualité du monde (les deux côtés de la force, la sagesse s'opposant à l'attachement, l'amour conduisant à la haine ...) et cet épisode en est la preuve éclatante. Loin de simplement clore la double trilogie, elle donne au tout, trilogie originelle comprise, une cohérence, une puissance, un souffle qui force l'admiration. Je suis conquis.
Eric_M (catégorie Films-Séries)
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AlloCiné reste mon site préféré pour découvrir en un clin d'oeil les critiques d'un film avant d'aller le voir puis en savoir plus après.
Sin City : la page de BD qui a inspiré la séquence d'ouverture du film. Superbe. Euh ... c'est en espagnol. Désolé.
Sin City : la fiche Comme au cinéma, très complète sur le tournage du film.
Madagascar : les références. Avant de découvrir ce sujet dans le forum d'AlloCiné, je me demandais bien si je n'étais pas seul à avoir saisi l'allusion à la Quatrième Dimension. Eh bien non. D'autres clins d'oeil à découvrir.
Images de Star Wars : Episode III sur un site norvégien. De belles photos qui complètent bien celles du site officiel.
Store Wars : la guerre des supermarchés fait rage et le côté obscur de l'industrie alimentaire a pris le pouvoir. Qui la combattra ? Un dernier petit lien idiot pour la route : une parodie de Star Wars (en anglais) où les héros sont des légumes ;)
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27 juin 2005 : Tsunami : 6 mois après, le temps d'une chanson
Il y a 6 mois, un groupe d'artistes indépendants, touché par la catastrophe en Asie, a décidé de s'unir pour apporter, loin des grosses maisons de disques, sa pierre à l'édifice.
Les médias aiment les chiffres ronds : tout événement finit par être oublié pour ne revivre qu'à certains dates symboliques. Ainsi en va-t-il du Tsunami de décembre dernier : les six mois sonnent l'heure du bilan.
Je ne vais pas refaire l'historique de la mobilisation et des contradictions de l'aide humanitaire. On sait aujourd'hui que l'action rapide a été surmédiatisée, que la reconstruction commence lentement et qu'une très grande partie des dons est encore à utiliser. Mais je laisse la Cour des Comptes s'occuper de ce volet-là.
En tant qu'artiste, c'est l'histoire d'une chanson que je vous raconterai ici. "Quand le temps avance" a été écrite et enregistrée suite à la catastrophe par un groupe d'artistes indépendants, Les Autoprods pour l'Asie, spécialement réuni pour l'occasion. Le but était, modestement, d'apporter une contribution aux dons en proposant de télécharger ce titre au profit d'une organisation humanitaire.
Malheureusement, les grandes ONG n'ont pas compris une démarche non soutenue par les grosses maisons de disques, quand aux petites organisations, le contact n'a pas été plus fructueux. La "Tsunami song" est donc aujourd'hui un témoignage de la mobilisation des artistes et de leurs difficultés face à l'aide humanitaire comme une trace audible que des gens continuent à souffrir, en Asie ou ailleurs, et que nous ne devons pas désespérer de les aider.
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Cliquez ici pour écouter la Tsunami song
Cliquez ici pour télécharger gratuitement la Tsunami song et diffusez-la le plus largement possible pour ne pas laisser gagner le silence de l'oubli
Le site des Autoprods pour l'Asie raconte l'aventure de la chanson et présente les artistes qui ont participé au projet
L'interview d'Eric Parmantier du 16/04 et celle du 19/05 sur musiciens.biz traduisent bien l'évolution du projet
Le site Ecoles Différentes fait le bilan de la mobilisation humanitaire grâce à 2 dépêches AFP
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26 juin 2005 : Fête du cinéma : ma sélection
Jusqu'à mardi soir, payez votre place de cinéma 2 € grâce au passeport acheté à plein tarif. Ah, vous connaissiez ?
C'est en me réveillant ce matin que j'ai appris que la fête du cinéma débutait aujourd'hui. La promo aurait-elle été moins efficace? Il me restait donc peu de temps pour faire la liste des films que je voulais voir.
Bref, voici ceux que j'ai sélectionnés :
Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller
Travaux, on sait quand ça commence de Brigitte Roüan
Batman Begins de Christopher Nolan
Papa de Maurice Barthélemy
Star Wars, Episode III de George Lucas
Je ne manquerai pas de vous les commenter ;) Bonne fête du cinéma :)
Eric_M (catégorie Films-Séries)
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Le site officiel : toutes les infos
P.S. du 27 juin : ça y est, j'ai vu Sin City et c'est excellent, tout à fait conforme aux crtitiques que j'avais entendues, violent mais prenant de bout en bout. Plus de détails bientôt. Rien à voir mais je vais peut-être rajouter Madagascar à ma liste ...
P.S. du 28 juin : c'est le dernier jour ! Réactions à chaud : Batman Begins, bien sans plus mais Madagascar et surtout Travaux, bien mieux que ce à quoi je m'attendais. Allez, j'en reprends un dernier pour la route : Musica Cubana. Je vous raconterai ;)
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25 juin 2005 : Un donneur voulant donner
Mercredi dernier se déroulait la 5ème journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe. Voici donc quelques réflexions.
Le don d'organes consiste à prélever un organe sur une personne en état de mort cérébrale (c'est-à-dire dont le cerveau s'est définitivement arrêté) pour le greffer sur une personne en attente de greffe. Mais ce prélèvement n'est effectué qu'en cas d'accord de la famille. Or, dans ces conditions, la décision est toujours difficile à prendre d'autant qu'elle doit être rapide. De plus, ce type de décès est très rare : à peine plus de 1% des décès hospitaliers. C'est chacun doit penser à en parler avant.
J'ai reçu ma carte de donneur en mars dernier. Cette carte n'empêche pas le consentement de la famille mais témoigne clairement de ma décision : "Je décide qu'après ma mort, tout prélèvement d'organes et de tissus pourra être effectué en vue d'une greffe". Je conseille à tous ceux qui sont pour de se procurer cette carte. Si vous êtes contre, le mieux est de vous inscrire sur le registre national des refus qui est consulté avant tout prélèvement. Mais dans tous les cas, faites part de votre décision à vos proches.
J'ai ma carte de donneur d'organes mais ma carte de Donneur de sang Bénévole est toujours provisoire depuis plus de 10 ans. Ayant attendu ma majorité pour donner mon sang, j'ai été assez surpris de l'interrogatoire - pardon l'entretien - qui précède le don. Mais, l'ayant réussi sans problème, j'ai donc obtenu ma carte de groupe sanguin provisoire. Or, quand j'y suis retourné plus tard, les choses avaient changé. Quand on m'a demandé si j'avais déjà été transfusé, j'ai naïvement répondu que oui, à ma naissance, il me semblait bien qu'on m'avait transfusé à cause d'un problème de compatibilité avec le sang de ma mère. Et depuis ce jour-là je suis interdit de don : depuis 1997, toute personne ayant été transfusée, quelle que soit la date, et même si elle n'a aucun virus ou maladie détectables, ne peut plus donner son sang. Cela pour éviter tout nouveau scandale dans le cas où un virus non connu provoquerait une réaction en chaîne de transfusion en transfusion. Je suis donc potentiellement porteur d'une maladie non déclarée depuis ma naissance, il faut le savoir. Merci le don du sang.
Pourtant, je pensais être "recalé" pour une autre raison : les homosexuels sont en effet systématiquement refusés de don. La raison tient au fait que, dans les années 80, les homosexuels faisaient partie des populations les plus à risque pour le VIH. Or, ce n'est plus le cas : je rappelle les chiffres que je donnais en avril, seuls 21% des nouvelles contaminations le sont par un rapport homosexuel. Les homos continuent donc à être stigmatisés sans raison. Et pourtant on manque de donneurs. Il faut obtenir l'abolition de ces critères obsolètes : on a tous à y gagner.
Eric_M (catégorie Société)
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Agence de la biomédecine : site officiel de l'ex-Etablissement Français des Greffes. Toutes les infos s'y trouvent, notamment sur la façon de faire connaître son choix par rapport au don. Testez aussi leur Quizz sur le don et la greffe!
Article de Doctissimo sur la journée du 22 juin.
Etablissement Français du Sang : site officiel, très complet, notamment sur ceux qui ne peuvent pas donner leur sang ... sauf les homos. L'EFS a-t-il honte des consignes données?
Don du sang : site perso qui, lui, évoque aussi les sujets qui posent problème.
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04 juin 2005 : L'Eventail de Goldoni du 8 au 15 juin à Nice
Sur la petite place du village de Maisons-Neuves, près de Milan, tout est calme.
Tandis que le cordonnier, l'apothicaire, l'aubergiste, la mercière et la paysanne s'affairent et que le Comte lit seul sur sa chaise, Evariste et le Baron devisent à propos de Madame Gertrude et de sa nièce Candide qui sont à leur terrasse. Mais au moment où Evariste s'apprête à partir à la chasse, Candide laisse tomber son éventail.
Cet événement anodin est le début d'une série de catastrophes qui s'enchaînent et vont bouleverser cette petite communauté. Au fur et à mesure que les personnages vont tenter de se sortir de cette spirale, ils vont au contraire s'y engouffrer de plus belle dans une série de rebondissements et de quiproquos irrésistibles.
Du 8 au 15 juinà Nice, j'ai le plaisir de jouer Crépin, le cordonnier, au sein de la troupe de théâtre de Stéphen Liégeard. L'Eventail est une comédie qui ne laisse aucun répit aux acteurs ... et aux spectateurs. Ne la manquez pas ;)
Eric_M (catégorie Concerts-Spectacles)
Liens
Ma page actualité pour plus d'infos (dates, adresse ...)
L'interview par Musiciens.biz pour plus d'infos sur la pièce.
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23 mai 2005 : Pourquoi je voterai oui
Je viens de lire le traité constitutionnel et j'ai plus que jamais hâte de voter oui dimanche.
C'est drôle. Depuis des semaines, j'ai en tête l'idée d'écrire un article bien senti sur les arguments qui me feront voter oui au référendum de dimanche. En fait, mon opinion est faite depuis un certain temps et les partisans du non ne m'ont fait varier qu'un court instant. Le oui signifiait pour moi un engagement européen fort, une volonté de passer à une nouvelle étape, nécessaire avec l'élargissement et permettant de fonder les bases d'une entité européenne qui serait plus qu'un marché économique.
Mais ayant entendu quantité d'arguments dans les 2 camps, et notamment certains très documentés en faveur du non, je me réjouissais de pouvoir créer un petit argumentaire intelligent démontant un à un tous les arguments en question. Alors j'ai lu le texte et tout l'argumentaire du
"non de gauche" s'est effondré comme un château de carte (et je laisse évidemment de côté tous les arguments souverainistes) .
Beaucoup de partisans du non prétendent que ceux qui sont pour le oui n'ont pas lu le traité. C'est un mensonge. Habile d'ailleurs, puisque dans le même temps, ils découragent les gens de le lire en prétendant qu'il est illisible. C'est faux. Je ne prétends pas tout comprendre mais en lisant ce texte, la méthode des partisans du non m'a sauté aux yeux : ils ont trouvé dans le texte 2 ou 3 articles (toujours les mêmes) prêtant à interprétation et ont créé l'illusion que ce traité n'avait pour but que d'instituer une Europe ultra-libérale. La réalité est que la "libre concurrence" a toujours fait partie des textes européens (et même français d'ailleurs). Or l'essentiel de la constitution est ailleurs, notamment dans la charte des droits.
Je pensais citer dans cet article les fameux extraits utilisés par ces partisans du non. Mais on pourrait discuter des heures sur 1 ou 2 passages sans pouvoir s'entendre dessus. Donc, il faut les renégocier ? Pas du tout : si on a deux interprétations différentes, cela prouve que la politique de l'Europe sera ce qu'on en fera et que rien n'est gravé dans le marbre. Comme le dirait De Villiers, on a tous une bonne raison de voter non. Evidemment, vu la longueur du texte ! Mais on en a tellement de voter oui ;)
Autre clarification que m'a apporté la lecture du texte, ce traité n'est ni une constitution au sens français ni un recueil de lois et règlements. C'est très clair à la lecture. Tous les arguments du genre "une constitution doit être brève et ne donner que quelques directions générales" sont irrecevables. Ce traité est non seulement le traité destiné à remplacer les traités précédents et pas juste une constitution mais ça n'est pas la Loi Européenne ou autres actes (voir le titre V de la partie I) qui seront votés ensuite. Encore une fois, le choix de la politique dépendra des représentants nationaux et des parlementaires européens donc nous aurons le choix de la politique. A condition d'aller voter ! Et si la partie III est si précise, c'est pour définir du mieux possible les compétences de l'Union afin que ce qui n'y est pas mentionné reste clairement du domaine des Etats eux-mêmes. Cette répartition des rôles est fondamentale.
Autre mythe, celui de la révision de la constitution : soi-disant "impossible" à cause de l'unanimité nécessaire. Selon l'Article IV-443 (Procédure de révision ordinaire), le Conseil européen décide "à la majorité simple" de convoquer une Convention qui adopte "par consensus" une recommandation. "Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives." Vous avez compris ? C'est exactement ce qu'on est en train de faire pour adopter ce traité. Donc quoi de plus normal pour le suivant ? L'unanimité des pays a toujours été la règle jusqu'ici et ça n'empêchera pas un meilleur traité d'être adopté.
Je suis bien content d'avoir lu ce traité. Je n'en ai jamais eu une idée aussi claire. J'ai même découvert que la citoyenneté européenne était une réalité (c'est le cas depuis Maastricht) : "toute personne ayant la nationalité d'un Etat membre possède la citoyenneté de l'Union". Du coup, j'ai déjà hâte d'être dimanche pour affirmer mes droits de citoyen européen en votant oui.
Eric_M (catégorie Société)
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Une constitution pour l'Europe : le site "officiel", franchement pour le oui (cf. le "quiz") mais très intéressant.
Le MRAP est contre notamment parce que ce texte ne "reconnaît pas le titre de citoyen européen (...) aux résidents des pays tiers" c'est-à-dire les pays hors de l'Union ! Qui m'explique en quoi c'est étonnant ?
L'Inter-LGBT avec 17 autres associations trouve dans la constitution "des outils nouveaux pour la défense des droits humains" tandis qu'un collectif Femmes et LGBT votera non car, notamment, les législations sur le mariage ou l'avortement resteront nationales. A ce dernier argument, je réponds que la négociation avec les autres pays en est là pour l'instant et qu'on pourra aller plus loin après, si déjà ce texte est voté.
Le forum de DBC lui aussi témoigne du débat, notamment sur la question de la recherche. Malin y démonte un bel exemple de désinformation de la part du camp du non.
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22 mai 2005 : Un nouvel inédit
Après sa diffusion dans mon émission Le LAB LGBT, voici en écoute ma reprise guitare/voix du titre Un garçon pas comme les autres (Ziggy).
Quand Starmania est sorti, j'avais 5 ans. Autant dire que je suis né avec Starmania. Une amie de ma mère avait le 33 tours et elle nous l'avait enregistré sur une cassette. Aujourd'hui, on dirait piratage. A l'époque, on disait repiquage. Ou amitié. Quand on partait à la montagne, ma mère emportait un radio cassette dans la voiture et on écoutait systématiquement Starmania et Carte Postale de Francis Cabrel. Les deux albums restent indissociables de mon enfance.
A l'époque, c'était le personnage de Marie-Jeanne qui me touchait le plus, cette pauvre fille qui a tiré le mauvais numéro, dont le seul plaisir est de gratter sa guitare et qui aime un garçon qui ne l'aimera jamais. C'est bien plus tard que j'ai compris en quoi ça me concernait. Puis le vinyle repiqué a cédé la place au CD. Le rouge d'abord, incomplet, puis le bleu où j'ai découvert le SOS d'un terrien en détresse par Balavoine. Coup de foudre immédiat. Curieusement, ce titre n'apparaissait pas dans le 33 tours original par contre on avait droit à la croquignolesque chanson de l'extraterrestre qui vaut le détour ;) ("Qu'est-ce que c'est que cette starmania?")
25 ans plus tard, retour à la case départ. Après les multiples versions scéniques que je n'ai pas vues, après les multiples reprises, j'ai choisi de terminer mon LAB LGBT enregistré pour DBC par une reprise guitare-voix du célèbre "Un garçon pas comme les autres" plus connu sous le nom de Ziggy. On revient toujours à ses amours d'enfance.
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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Ecoutez Ziggy en streaming bas débit ou haut débit. Le mp3 téléchargeable n'est disponible qu'aux abonnés de la newsletter (lien donné dans la lettre)
Retrouvez la liste complète des titres diffusés dans le LAB LGBT
Voyez mes autres albums de référence
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17 mai 2005 : Un combat de tous les jours
Aujourd'hui, première Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie. Reprenons les mots de son créateur Louis-Georges Tin.
"Selon une opinion largement répandue, l'homosexualité serait aujourd'hui plus libre que jamais : partout présente et visible, dans la rue, dans les journaux, à la télévision, au cinéma, elle serait même tout à fait acceptée, ce dont témoignent apparemment, dans plusieurs pays, les récentes avancées législatives sur la reconnaissance des couples de même sexe. (...)
Pour l'observateur un peu plus attentif, la situation est globalement bien différente : et à vrai dire, le XXe siècle a sans doute été une des périodes les plus violemment homophobes de l'Histoire : déportation dans les camps de concentration sous le régime nazi, goulag en Union soviétique, chantages et persécutions aux Etats-Unis à l'époque de McCarthy... Évidemment, tout cela peut sembler loin. Mais bien souvent, les conditions d'existence dans le monde d'aujourd'hui restent très défavorables. L'homosexualité est partout discriminée ; dans quatre-vingts Etats au moins, les actes homosexuels sont condamnés par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Ethiopie, Liban, Jordanie, Arménie, Koweït, Porto Rico, Nicaragua, Bosnie.) ; dans plusieurs pays, cette condamnation peut aller au-delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Cuba, Jamaïque.) ; parfois, la loi prévoit la détention à perpétuité (Guyana, Ouganda). Et dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite.). (...) Au Brésil (...) les Escadrons de la mort et les "skin heads" sèment la terreur : 1.960 meurtres homophobes ont pu être recensés officiellement entre 1980 et 2000. Dans ces conditions, il paraît difficile de penser que la "tolérance" gagne du terrain. (...)
C'est pourquoi nous proposons cette Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Elle a pour but d'articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre. Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l'égalité entre les citoyens en la matière, de jure, mais aussi de facto, et cela dans tous les pays où cette démarche sera possible. (...) Nous en appelons aux instances nationales et internationales afin qu'elles inscrivent cette Journée dans l'agenda officiel, à l'instar de la Journée internationale de la femme ou de la Journée mondiale de lutte contre le sida."
Ce texte a été rédigé par Louis-Georges Tin, directeur du Dictionnaire de l'homophobie (Presses Universitaires de France, 2003).
Eric_M (catégorie Société)
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IDAHO [International Day Against Homophobia] est le site de cette journée. Retrouvez-y la liste des actions prévues pour aujourd'hui.
La Baraque Rose est l'association étudiante niçoise de lutte contre l'homophobie et de prévention des IST. Retrouvez sur le site une interview de Louis-Georges Tin.
Les Panthères Roses organisent un grand déshomophobiage aujourd'hui à Paris (place de la fontaine des innocents, les Halles - 19h) : "Nous entendons ce jour-là (comme chaque jour dans nos vies professionnelles, familiales, sociales...) mettre en évidence l'imposture selon laquelle les gens ne seraient plus homophobes, mais s'attachent pourtant scrupuleusement - et bien souvent inconsciemment - à perpétuer une hiérarchie entre les sexualités. Loin d'avoir disparue, cette hiérarchie, qui s'exprime par les insultes, les agressions, les inégalités en droit... alimente la stigmatisation des trans, des gouines et des pédés."
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16 mai 2005 : LAB LGBT, la play-list
Le LAB a maintenant été diffusé. Retrouvez la liste des chansons de ce programme lesbien, gay, bi et trans.

| - Eric Maïolino : |
Te tenir la main (fairy story) |
| - Zazie : |
Adam & Yves - Dragon mix (extrait) |
| - Charles Aznavour : |
Comme ils disent |
| - Renaud : |
Petit pédé |
| - Mecano : |
Une femme avec une femme |
| - Mylène Farmer : |
Maman a tort |
| - Gainsbourg : |
Mon légionnaire |
| - Tue-Loup : |
Mon amant de saint jean |
| - Stéphane Corbin : |
Avec un homme |
| - Les Valentins : |
Entre elle et moi |
| - Vincent Eyr : |
Sammy |
| - Eric Maïolino : |
Je ne suis pas un homme |
| - Miossec : |
Le voisin |
| - Eiffel : |
Au néant |
| - Lynda Lemay : |
Les deux hommes |
| - Blur : |
Girls and boys |
| - Zazie : |
Adam & Yves - Neimo flavored (extrait) |
| - Eric Maïolino : |
Un garçon pas comme les autres (Ziggy) - inédit |
Merci à tous les auditeurs. Et si vous voulez être diffusé(e) dans le prochain LAB LGBT, contactez-moi ;)
Eric_M (catégorie Disques-Chansons)
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LAB LGBT (Lesbien, Gay, Bi, Trans) : rediffusion sur DBC jeudi 19 mai à 22h30 (retrouvez-moi en direct sur le chat) et dimanche 22 mai à 13h.
Stéphane Corbin : retrouvez son univers mélancolique balancé de dérision, sa voix envoûtante posée sur son piano dans son album Optimiste.
Vincent Eyr : à partir du folk/rock, Vincent a créé son propre style. Beaucoup de titres en mp3 sur son site.
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12 mai 2005 : LAB LGBT, la chanson contre l'homophobie
Lundi 16 mai, veille de la Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie, je présenterai à la radio des chansons qui ont parlé des homos.
Sos Homophobie vient de présenter son rapport d'activité pour l'année 2004. La création du PACS et la présence accrue des homos dans les médias ou dans les débats politiques peuvent donner l'impression que l'homophobie est quasiment une chose du passé. Il n'en est rien, les mentalités mettront plus de temps à évoluer que les lois. En 2004, l'association Sos Homophobie a reçu 1141 témoignages (dont 82% concernent des témoignages d'homophobie) contre 86 en 2003 et 148 en 2004. Cette augmentation est liée à celle de la structure mais on voit bien que rien n'est gagné d'autant que 13% de ces témoignages concernent des agressions physiques homophobes. Et le domaine où l'homophobie est la plus forte reste le milieu du travail (brimades et du harcèlement de la part des collègues ou des supérieurs).
Dans ce contexte, l'association IDAHO [International Day Against Homophobia] lance mardi 17 mai la Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie : actions culturelles, préventives, associatives contribueront à sensibiliser le public au problème de l'homophobie. Une pétition pour la reconnaissance officielle de cette journée est d'ailleurs à signer et sera remise mardi aux autorités de chaque pays impliqué.
Pour ma part, j'ai choisi d'agir dans le domaine que je connais le mieux : la chanson. Chaque lundi, à 21h30, la webradio DBC organise un espace de libre création ouvert à tous. Je m'en suis emparé pour créer une émission autour de chansons, connues ou moins connues, qui traitent d'un aspect de l'homosexualité (la visibilité, le coming-out, l'homosexualité féminine, le rejet familial, la bisexualité, la transexualité, l'homoparentalité ...). Le choix était vaste : je me suis contenté d'une sélection incomplète mais personnelle. Je diffuserai aussi deux de mes titres ainsi qu'une reprise acoustique enregistrée spécialement pour l'occasion. Mais je n'en dis pas plus, la liste des chansons sera disponible ici-même ... juste après la diffusion de l'émission. Encore un peu de patience ;)
Eric_M (catégories Société & Disques-Chansons)
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LAB LGBT (Lesbien, Gay, Bi, Trans) lundi 16 mai à 21h30 sur DBC. Rediffusion jeudi 19 mai à 22h30 et dimanche 22 mai à 13h. Retrouvez-moi en direct sur le chat de la radio lundi et jeudi pendant l'émission.
Interview : pour en savoir plus sur le LAB LGBT, lisez l'interview que m'a consacré musiciens.biz
IDAHO [International Day Against Homophobia] vous donne la liste des actions prévues pour la journée du 17 mai. Pensez aussi à signer la pétition : déjà plus de 10000 signatures!
Sos Homophobie publiera son rapport mardi 17. Retrouvez sur leur site leurs autres actions ainsi que les moyens de les contacter pour témoigner.
La Ligue des droits de l'Homme participera à la journée du 17. Elle publie Petit manuel de gayrilla, guide pratique à l'usage des jeunes pour lutter contre l'homophobie au quotidien (éditions H&O) car, selon son auteur Eric Verdier, « trop de jeunes gays n'osent pas répondre à l'homophobie ordinaire et la majorité des adultes ne réagit pas. » Rendez-vous aussi mardi à 17h30 devant l'ambassade du Sénégal à Paris pour protester contre la pénalisation de l'homosexualité dans ce pays
Têtu.com : grâce au quotidien du magazine Têtu, restez en contact chaque jour avec l'actualité des homos. Les infos sur SOS Homophobie et la LDH sont tirées de ce site.
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11 mai 2005 : Têtu depuis 10 ans
Têtu, le magazine des gays et des lesbiennes, fête ses dix ans avec un numéro spécial.
J'ai acheté mon premier Têtu en novembre 1997 avec le très mignon DJ Wild en couverture. Un mois plus tard, j'avais 24 ans et la photo de Une était celle d'un certain ... Eric. Acheter Têtu à cette époque était pour moi une façon de m'affirmer. Côté magazines gay, je n'avais jusqu'ici testé que les revues porno. Têtu est un magazine généraliste (culture, actualité, mode, prévention ...) et pourtant dans toutes les librairies où je suis allé, il était toujours rangé tout en haut à côté des photos d'hommes nus. Pour éviter le "Bonjour Madame, je voudrais acheter Têtu s'il vous plaît", il fallait se livrer à toutes sortes de contorsion pour l'atteindre. Par contre, le moment du passage en caisse était toujours un grand plaisir.
J'ai fini par m'abonner. Déjà, ça revenait moins cher. Et puis plus besoin de se déplacer pour le chercher et pas de risque de le rater. Selon les périodes, telle ou telle rubrique, telle ou telle interview m'ont plus particulièrement intéressé puis, par lassitude ou manque de temps, j'ai fini par le lire de moins en moins. Et voilà que je reçois dans ma boîte aux lettres un numéro deux fois plus gros que d'habitude. J'ai d'abord pensé qu'ils m'envoyaient par erreur deux numéros au lieu d'un. Mais non : je tenais dans mes mains Le numéro 100, Le Numéro Collector ! (roulement de tambour ...)
Ce numéro collector c'est un peu le Têtu dont on rêve. D'abord, il y a les interviews de personnalités de tous horizons (Muriel Robin, Catherine Lara, Etienne Daho, Roselyne Bachelot, Whoopi Golberg et beaucoup d'autres) sur lesquelles on se jette évidemment. Mais il faut prendre le temps de savourer l'article sur l'évolution du regard des français sur l'homosexualité et le cahier spécial 1995-2005 (les "(ré)volutions " en télé, sexe, prévention, marketing) et surtout les 10 ans d'actu avec de vrais morceaux de Têtu dedans. Nostalgie, quand tu nous tiens ...
Voilà donc le bon moment pour découvrir Têtu. Par contre, je ne suis pas sûr qu'il en reste encore en kiosque ;)
Eric_M (catégorie Lectures)
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Têtu.com est le parfait complément du mensuel grâce notamment à ses liens ou son actualité au quotidien. Je me suis d'ailleurs abonné à la newsletter (dite "le quotidien") et je ne regrette pas de cette source régulière d'infos qu'on n'entend pas partout.
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22 avril 2005 : Un an et des poussières d'étoile
Mon site a un an et même un peu plus, tandis que mon blog va sur ses 8 mois. Rassurez-vous mon discours d'anniversaire ne sera pas long.
Un seul mot : merci à vous d'être là. Merci en particulier à ceux qui se sont abonnés à la newsletter que j'envoie depuis le 17 mai 2004 : c'est à eux que j'offre un cadeau. Le 17 mai 2005, tirage au sort exceptionnel parmi ces inscrits pour gagner mes 2 albums dédicacés et un CD collector. Les détails seront donnés dans les prochaines lettres. Pour participer, il suffit de s'inscrire à ma newsletter mensuelle :
Voici un florilège en 4 catégories des recherches les plus insolites qui ont abouti sur mon site au cours de cette première année. Une idée prise sur le blog de Matthieu. Comme quoi les bilans ne sont pas toujours ennuyeux à mourir.
Les obsédés
gay auto-fellation
photos garcons qui embrassent
rencontres homme cherche femme amour sites 2004/2005
photo homosexualité féminine
blog et fellation
" * qui montre son cul" blog
et les demandes très spéciales :
sexe interactif bizarre machine (sur Webcrawler)
le troisieme sexe (sur la même personne ?)
jean-jacques goldman sexe photos (ça c'est vraiment tordu lol)
Outing (les vrais homos et les faux)
frederic gorny gay
elie kakou homosexuel
artiste homosexuel catherine lara muriel robin
jean jacques goldman homosexuel
jeff buckley homosexuel
"gael le forestier" gay
jean-baptiste maunier gay
nosfell gay
et mon préféré
champignac + gay (le savant dans Spirou !)
Désolé vous faites erreur
paroles de la partie de cartes de pagnol (demandez à Roger Hanin)
correspondance compilation musiciens métro (demandez à la RATP)
proverbes sur les pédés (demandez à Christian Vanneste)
adresse email de bernard lavilliers (demandez à Miossec)
adresse christophe miossec (demandez à Lavilliers)
plans de labyrinthes (demandez à Google)
Vous désirez ?
c'est de toi que je chante (en tout cas c'est pas de français)
super u longue jumelles date de creation (vous pouvez répéter la question ?)
mao pour chanter sur l'ordinateur (pas Mao Tsé-Toung, la Musique Assistée par Ordinateur)
forum je suis hétéro et tombé amoureux de mon ami (eh oui, ça arrive)
gorny je t aime (c'est sympa mais je m'appelle Eric)
pina spirou (en seul mot ?)
Eric_M (catégorie Internet)
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Google, Yahoo!, AOL, MSN, Wanadoo (voila), Lycos, AltaVista, Nomade, Netscape : les moteurs utilisés pour ces recherches (du plus utilisé au moins utilisé)
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18 avril 2005 : Mon prochain concert J - 3
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Je fais peu de concerts, trop peu à mon goût, alors ce serait dommage de ne pas vous encourager à venir ;) |
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Vous habitez la Côte d'Azur ou bien vous y passez vos vacances de Pâques ? Vous avez envie d'une soirée agréable, dans un cadre chaleureux et intime. Alors laissez-moi vous accueillir jeudi prochain au Bar en Biais ...
Heu non, ça ne va pas du tout, je reprends ...
Le Bar en Biais - Jazz Club présente dans le cadre de ses jeudis "concert + scène ouverte", le concert acoustique d'Eric Maïolino qui viendra présenter son nouvel album Ange Heureux.
Mouais, trop sérieux du coup.
Tu es jeune ? Tu aimes la variété française ? Tu as envie d'entendre de beaux textes qui te parleront d'amour(s), sur de beaux accords de guitare sèche, en toute intimité ?
Je sais, c'est pas naturel, là.
Jeudi 21 avril, concert exceptionnel du nouvel espoir de la chanson française : Eric Maïolino. "Le surdoué de la chanson, comme on le surnomme déjà, vous enchantera à coup sûr" (Les Chancorruptibles) "Un vrai show à l'armoricaine" (Gad Elmaleh) "J'ai pris son spectacle en pleine gueule" (Ibrahim Asloum)
Oui, bon, je peux bien m'inventer ma propre revue de presse, non ?
Bon, je serai en concert jeudi 21 avril à 21h au Bar en Biais à Antibes. Seul à la guitare acoustique et au chant pendant à peu près une heure, j'interprèterai une partie des chansons de mes 2 albums plus mes 2 titres inédits, quelques reprises et deux titres créés à cette occasion. La soirée se pour
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