Cette année encore, je perpétue la tradition en vous livrant tous mes vœux de bonheur pour 2010 : libre à vous de trouver le bonheur où bon vous semble!
Mes bonnes résolutions? J’avoue ne pas en avoir pris pour l’instant. J’essaie juste de ne pas trop penser qu’on fêtait le passage à l’an 2000 il y a dix ans à peine. Et de ne pas me dire que les années 2000 sont déjà finies puisqu’on passe aux années 2010! En fait, je me demande si j’ai bien fait d’écrire cet article
Bref, j’en profite à nouveau pour remercier de leur soutien mes lecteurs les plus fidèles et pour vous donner tous rendez-vous dans un an … pour de prochains vœux.
Vendredi dernier, j’ai assisté à la nouvelle création du théâtre de Cannes Alexandre III. Il s’agissait du deuxième spectacle du « Cri du chœur », un quatuor vocal se définissant lui-même comme « polyphonicomique ». Leur premier spectacle, créé à Nice, était déjà passé par Cannes et il m’avait notamment marqué par une parodie d’ancienne chanson paillarde qui constituait le fil rouge du spectacle Dans ce nouveau spectacle, on retrouve presque la même équipe : Solange, la vamp à lunettes, Benoît le guitariste dont j’adore les mimiques et Claude le grand maigre (au torse sec et musclé). La nouvelle arrivée, surnommée Michelle, est toute en rondeurs (Benoît ne cesse de s’en moquer) et pique des crises mémorables.
Le spectacle est entièrement constitué de chansons originales, pour la plupart parodiques, auxquelles se superposent les effets de mise en scène ou les sketchs jouant sur les caractères des personnages et leurs interactions. C’est souvent très drôle, en particulier dans toute la première partie : la musique slave (avec « une petite touche de Rom ») sonne lieu à un moment très réussi suivi d’un délire avec les légumes, irrésistible! Plus tard, c’est toute l’histoire d’un couple qui est mise en chanson entre ironie et émotion. Nouvelle miette d’émotion avec la chanson solo de Michèle et intermède très sensuel sur une chanson en faux latin. La dernière partie du spectacle part plus dans le délire avec une fausse tragédie très outrée et un zoo-parano survolté. Pour finir plus tranquillement sur une parodie de flower-power. Un grand bravo pour l’originalité, la mise en scène inventive d’Alain Terrat, l’énergie des quatre chanteurs et la drôlerie de l’ensemble. Il reste encore des représentations : profitez-en!
C’est la première fois que je voyais Alain Souchon sur scène. Il est passé jeudi dernier sur la scène d’Acropolis à Nice, une salle dans laquelle je n’étais pas retourné depuis longtemps. La salle est très agréable mais on avait des places au balcon en placement libre. On est arrivé pile au bon moment pour se placer tout devant sur l’avancée de droite et avoir une très bonne vision. Sauf que, quelques minutes avant le début du concert, la direction est venue nous prévenir que le son serait meilleur au milieu. Trop tard! Le son était bon mais pas très fort en effet.
Alain Souchon est arrivé sur le tapis blanc qui partageait la scène. Sobre en costume noir, il avait l’allure d’un pantin un peu désarticulé. Il était accompagné de seulement trois musiciens dont l’incontournable Michel-Yves Kochmann à la guitare que je voyais pour la première fois « en vrai » et sans son bandana! Souchon est immédiatement sympathique. Il aime raconter de petites histoires entre les chansons. Elles font souvent sourire malgré l’ambiance des chansons du début où s’enchaînent les titres Petit tas tombé (sur les SDF) et Parachute doré puis C’est déjà ça et Elle danse (sur les immigrés). A l’inverse, son délire de la fin sur Alain Voulzy est très drôle.
Pendant une bonne partie du concert, Souchon a puisé dans ses succès récents, c’est-à-dire ceux des années 90 et 2000, dont son dernier album. En milieu de concert, alors qu’il n’y avait pas de fosse, il a fait venir devant la scène tous ceux qui ne pouvaient pas le voir de près. S’en est suivi un beau moment Sous les jupes des filles. Il nous a alors offert quelques titres plus anciens jusqu’à nous faire chanter façon karaoké sur Quand je serai KO et Foule sentimentale, pour lesquelles on n’avait pas vraiment besoin de paroles! En rappel, Souchon nous a prouvé qu’il avait encore 10 ans en donnant le micro aux plus jeunes du premier rang : « t’ar gueule à la récré ». Très mignon. Mais alors que le public lui réclame l’énorme Bidon, il revient pour finir avec un Rame avec ses musiciens en choristes.
Pendant le concert, Souchon dit être allé voir la jeune génération sur scène ces dernières années. Pourtant, à côté d’un Vincent Delerm par exemple, il offre un show bien classique, visuellement comme musicalement, sans grande inventivité dans la mise en scène. En rentrant chez moi, je me suis remémoré tous les titres présents sur son fabuleux live de 1990, Nickel. Presque tout y était, sauf J’ai dix ans et le sublime Somerset Maugham qu’il a chanté jeudi aussi. J’ai dû me rendre à l’évidence qu’il m’avait manqué une bonne part de ces fabuleux titres des années 70 et 80. Mais je les entendrai peut-être sur la prochaine tournée.
A Noël dernier, j’ai reçu en cadeau l’Intova IC 500, petit appareil de 5 Megapixel muni d’une protection pour faire des photos sous-marines. Lors de mon voyage en Polynésie en février dernier, on peut dire que j’en ai bien profité puisque je suis revenu avec 1500 photos sous-marines … sans compter les autres! Avant que je vous en montre une petite sélection, je peux déjà vous signaler que le principal inconvénient a été pour moi la buée qui se formait devant l’écran de l’appareil : j’ai donc pris la plupart de mes photos à l’aveugle! De rares fois, de la buée s’est aussi formée devant l’objectif mais c’est sans doute dû à une mauvaise manipulation de ma part. Autre problème : la difficulté à rester stable car l’appareil ne supporte pas les mouvements. Enfin, j’ai dû retoucher toutes les photos à mon retour notamment à cause des couleurs qui sont souvent très décevantes sur les photos brutes.
Mais aujourd’hui, c’est une vidéo que je vous propose. Sur une musique de … moi-même, j’ai fait un montage des petits films que j’ai tournés avec masque et tuba grâce à cet appareil. Découvrez les poissons de Moorea (hôtel Intercontinental), Bora Bora (le jardin de corail) et Rangiroa (l’aquarium puis l’île aux récifs avec le nourrissage des requins). Bon voyage!
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Dimanche, j’ai assisté à mon premier et sans doute unique concert de Johnny Hallyday. Même sans être fan, on a forcément suivi la carrière de Johnny dont la période Goldman était ma préférée. Le voir en concert, c’était l’occasion de survoler toute sa carrière. La question principale était de savoir si le concert justifierait le prix assez élevé des places. Eh bien je trouve qu’en quantité et en qualité, on en a eu pour notre argent.
La scène, tout d’abord, est énorme. On était placé presque tout en haut de la salle du Nikaïa mais la visibilité était bonne. Avant le début du concert, les deux statues géantes d’hommes-aigles qui entouraient la scène pouvaient faire craindre le pire. En réalité, le décor est très simple : tout le fond de scène est occupé par un écran panoramique devant lequel quatre écrans sur vérins tournent et se regroupent à la demande. Assez fascinant. Entre les gros plans sur le chanteur et les musiciens, les diaporamas photos, les films d’animation (sur Requiem pour un fou par exemple) et l’incontournable pyrotechnie, on en a pris plein les yeux.
Le groupe aussi est énorme. Johnny est entouré de trois choristes et d’une douzaine de musiciens dont une section de quatre cuivres. Evidemment, ils sont tous excellents. De son côté, Johnny se donne vraiment (même s’il fait une pause en laissant ses musiciens jouer un moment Born to be wild) et sa voix ne le trahit pas. Quant au répertoire, Johnny a le bon goût de ne chanter que trois chansons de son dernier album. D’ailleurs, la seule chanson du concert que je n’ai pas aimée du tout est la reprise de Unchained Melody en duo : Johnny et sa choriste alternent les couplets dans des tonalités différentes, c’est horrible. Heureusement, les tubes sont au rendez-vous : de Quoi ma gueule qui ouvre le spectacle à L’envie qui le clôt.
Bonne idée : le set acoustique. Dans la deuxième partie du concert, Johnny et quelques musiciens rejoignent une plateforme située en plein milieu de la fosse pour quelques titres plus anciens. Grosse surprise dans le dernier titre (Tennessee) : on change la guitare de Johnny pour une guitare … branchée. Et il joue tout le début de la chanson avant le retour des musiciens. Juste après, suit un excellent medley rhythm’n'blues avec notamment Noir c’est noir et l’adaptation de Knock on wood.
Je pensais que Johnny ne parlerait quasiment pas. Il pousse bien plusieurs « waouh » et se dit souvent très content de l’accueil du public, qui scande de lui-même « Johnny Hallyday, Johnny Hallyday ». Mais il a préparé aussi quelques discours plutôt bien tournés, même s’il insiste beaucoup sur sa femme Læticia, très applaudie juste avant le concert en arrivant dans la salle avec Jade dans les bras. J’ai même presque trouvé Johnny émouvant en évoquant l’étoile du Berger avant de chanter Tennessee.
Seuls les rappels ont été un peu décevants. On s’attend en effet, à une nouvelle série de tubes. Or, Johnny revient avec son nouveau titre Ca ne finira jamais (ben si justement) puis il se retire à nouveau un moment pour se concentrer. Il revient en arborant un masque de douleur un peu surjoué pour reprendre Et maintenant de Bécaud. C’est vrai que va-t-il faire maintenant sans nous, le pauvre? Et Johnny s’en va sans nous dire une nouvelle fois au revoir. Mais en nous laissant après deux heures de show le sentiment d’un vrai beau moment de scène.
Je viens de passer un excellent week-end artistique. Vendredi et samedi, j’ai assisté aux deux dernières soirées du Monaco Live Festival avec les très bons concerts d’Emily Loizeau (première partie AlloCaroline), impressionnante dans la démesure comme dans le minimalisme, et d’Alexis HK (première partie Les Babaars) très très drôle sur scène. Pour tous les détails, je vous renvoie à mes deux chroniques pour Zik’n'Blog grâce à qui j’avais obtenu des invitations : Monaco Live Festival : Emily Loizeau est perchée Alexis HK à Monaco : un bonheur éternel
Dimanche, j’ai commencé par assister à George et Alfred de Marie-Françoise Hans au théâtre de Cannes Alexandre III. Claire Tuloup-Duthieuw et Denis Duthieuw interprètent George Sand et Alfred de Musset juste avant leur séparation. A travers leurs disputes et leur réconciliation, la pièce évoque l’œuvre féministe de Sand et les excès de Musset. Mais à trop jouer la corde de l’amour passionnel, le récit tourne en rond pendant un certain temps avant de se renouveler dans la dernière partie. Quant à l’interprétation, j’ai particulièrement apprécié celle de Denis Duthieuw, impeccable.
Enfin, j’ai terminé mon week-end par le concert de Johnny au Nikaïa. J’ai trouvé le sexa très en forme. Il n’a proposé quasiment que des tubes et quels tubes! Encore un peu de patience, je vous raconte ça très vite.
C’est en 2007 que j’ai passé mes premières vacances d’été sur la côte atlantique (en tout cas depuis que je suis adulte). Pas de chance : c’était un été pourri! J’étais à Houlgate pour suivre mon premier stage des Ecrivants Chanteurs et le dernier samedi, alors que le ciel était très bas, j’ai vu une stagiaire revenir de la plage à 9h du matin. Autant dire, à l’aurore pour moi! Une vision qui m’a inspiré cette chanson : Je vais me baigner.
C’est en juin de cette année que j’ai enfin trouvé la musique à mettre sur mon texte. Le nouveau stage d’Houlgate en juillet m’a permis d’en affiner l’interprétation avec Corinne Grémaud et les arrangements avec Sébastien Ménard au piano (merci Quentin pour l’enregistrement). Comme d’habitude, la vidéo est enregistrée et mixée « à la main » dans ma chambre. Mais cette fois, j’ai décidé d’intercaler quelques saynètes, le sujet se prêtant bien à la comédie. A vous de juger!
Grande première : j’ai vu mon premier concert à Monaco! Pourquoi pas avant? Sans doute un peu loin de Cannes et selon les lieux, trop cher. Ce n’est pas le cas pour le Monaco Live Festival : toutes les soirées sont à 15€. En plus, j’ai obtenu des invitations pour Zik’nBlog : autant en profiter.
Samedi, j’ai donc vu le nouveau spectacle de Vincent Delerm. J’avais déjà adoré la précédente tournée (lire ici), le live A la Cigale qui en avait été tiré (voir mes Albums préférés) et le dernier album Quinze Chansons. La nouvelle tournée est-elle à la hauteur? Oui! Delerm réutilise ses meilleures idées et continue à inventer. Le spectacle est intime et spectaculaire touchant et très drôle. Si vous le pouvez, ne le manquez pas!
Cette année à nouveau, le Palais des Festivals de Cannes enchaînait quatre soirées de concert pour lancer sa saison « d’hiver ». Et à nouveau, j’ai obtenu des invitations presse afin de couvrir l’événement pour le site d’actualités musicales Zik’n'Blog. J’avais choisi trois soirées : Bertignac tout d’abord, que j’avais déjà vu en trio à Beaulieu-sur-Mer en 2005 (lire ici) et qui a été exceptionnel. L’après-midi, j’ai pu assister à sa conférence de presse mais malheureusement les interviews individuelles étaient réservées aux radios. Archive enfin, que j’avais vu au Palais en 2007 (lire ici), totalement fascinant. Entre les deux, Pete Doherty a fait son show à sa manière, montrant son talent pour la mélodie et l’insoumission mais prouvant un peu tard qu’il savait vraiment jouer de la guitare.
Il y a exactement deux ans, je relayais l’inquiétude qui pesait sur l’avenir du magazine Chorus, alias « la bible de la chanson française » (lire l’article). Suite à une mobilisation générale, la situation était apparemment redevenue normale. Or, je viens de recevoir aujourd’hui, comme tous les abonnés, une lettre de la rédaction nous indiquant que l’éditeur qui publiait le magazine venait de déposer le bilan. Une décision unilatérale et brutale du gérant que la rédaction ne comprend pas. Sans plus d’éléments, je ne comprends pas moi non plus.
Le numéro d’automne de Chorus ne paraîtra donc pas. Il a pourtant été mis en ligne pour une bonne part sur l’adresse spéciale : laredactiondechorus.fr
J’ai du mal à croire que tout soit définitivement fini. Mais en attendant, je répondrai à la rédaction comme ils concluent leur lettre : au revoir et merci!