Deux petits mots sur trois grands films

Je vous ai laissé trop longtemps sans critiques cinéma. Je reviens donc sur trois gros films vus au ciné ces derniers mois dont certains sont déjà disponibles en DVD.

Avatar : je craignais que le film ne soit pas à la hauteur de sa réputation mais j’ai marché à chaque instant. Je craignais qu’il soit alourdi par la technique mais elle s’efface devant la virtuosité. Je craignais un film un peu monotone, or Cameron nous présente un CV de tout ce qu’il sait faire, de Terminator à Titanic en passant par Abyss avec Sigourney Weaver. Et j’ai trouvé ce mélange des genres très réussi. Le message est niais pour certains et glorifie la violence pour d’autres : preuve que le film est sans doute plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. Une très belle réussite en tout cas.

Océans : j’avais globalement aimé les précédentes productions animalières de Jacques Perrin, en particulier Microcosmos mais j’ai été plutôt déçu par Océans. On annonçait beaucoup d’images inédites. Or, en août dernier, j’étais allé voir le modeste Voyage sous les mers 3D : malgré un commentaire un peu niais (Marion Cotillard prête sa voix à une tortue) et des plans parfois longuets sur les grands mammifères marins, j’avais aimé me plonger à nouveau parmi les poissons tropicaux comme en Polynésie quelques mois plus tôt. A part la séquence de combat, Océans m’a paru peu spectaculaire, presque une redite de ce que j’avais vu en août mais sans la 3D et finalement peu convaincant.

Alice au Pays des Merveilles : des paysages sombres aux arbres torturés et peuplés de personnages singuliers. Tim Burton intègre dans son univers les romans de Lewis Caroll pour un résultat visuellement parfait. De l’histoire, j’ai apprécié sa dimension de voyage initiatique. Mais je suis loin d’en avoir toutes les clés. En particulier, je m’interroge sur la reine blanche qui m’a semblé un fantôme régnant sur un royaume de morts vivants. Après sa victoire, le pays va-t-il reprendre des couleurs? Je suis aussi perplexe sur la nécessité d’un final façon Harry Potter et, musicalement parlant, sur l’affreux arrangement de la gigue et l’inutile chanson d’Avril Lavigne en générique. Seule concession de Burton à Disney? Ce qui m’a finalement manqué le plus, c’est un peu de surprise, un peu de ce souffle qui vous entraîne dans l’histoire.

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