Avatars de Sheller : un plaisir réel et pas virtuel

Enfin, il est arrivé! L’album de Sheller que j’attendais, un grand album ambitieux. Je l’ai écouté aujourd’hui et je vous livre mes impressions à chaud!

Avatars - William ShellerC’est un orchestre de cordes qui vous accueille à l’entrée. Sheller vous propose de pousser la porte d’un nouveau monde, un monde plus beau, en choisissant votre image, votre Avatar, afin de commencer l’aventure. Vous êtes prêt? Alors arrivent les guitares électriques, la basse et la batterie et dès le deuxième titre, le ton est donné. Sheller fait une nouvelle plongée dans la splendide Albion et joue encore du rock’n’roll. L’âme des Beatles plane sur le monde virtuel de Sheller qui s’annonce plein de mystères et enchanté. Avatars est la face positive des Machines Absurdes. Cette fois, comme le dit le single, Tout ira bien. Le temps d’un souvenir de jeunesse au son d’une guitare sèche et Sheller nous souhaite un bon voyage. Mais, en plein Jet Lag, tout s’arrête brusquement, comme si un bug avait atteint le système.

Puis les cordes, de retour, installent une atmosphère plus sombre. Et c’est à peine au septième titre que Sheller nous offre une intro au piano à sa façon. Mais, comme dans les suivantes, la chanson n’emprunte pas le chemin qu’on attend et la mélancolie passe vite. Sheller croise alors plusieurs femmes : Lady Eloïse qui cache son courrier secret, son Blackmail, la belle Armande sur la scène d’un Music-Hall puis la blonde propriétaire de Spyder le Cat. « Quelques figures qu’on croise à l’aventure » en se promenant dans sa rue comme un Veilleur de nuit ou comme un chat, de toits en toits. Puis avec Camping à l’ambiance assurée par les Conquidences, Sheller termine sa série de chansons dessinées « d’un tracé un peu court et d’une main vagabonde ». Des chansons courtes et enlevées, magnifiquement orchestrées, enchaînées parfois par de petits jingles d’ambiance. Il est temps de fermer la session au son de l’orchestre de cordes. Dans sa tête, où il « vivait à deux », Sheller ne « retrouve plus sa zone ». Mais au long de ces 12 chansons, il était bel et bien chez lui. Enfin, de retour!

Liens
UniverSheller : William Sheller sur le Web
Radio Blog Disques : deux titres à écouter (Music-Hall et Le Veilleur de nuit). C’est vraiment un album qui donne envie de reprendre sa guitare électrique. Si seulement j’avais le temps!
Deezer : l’album Avatars à écouter en intégralité
Sheller : Epures … et puis ? Ma critique (déçue) du précédent album de chansons de Sheller

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