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Société
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Grâce à mon ami, j'ai eu la chance de faire à nouveau un très beau voyage: 5 jours de safari photo en Tanzanie suivis de 5 jours sur l'île de Zanzibar.
C'était mon premier voyage en Afrique de l'Est. Jusque-là, en Afrique, je n'avais visité que l'Egypte. Ayant reçu un nouvel appareil photo numérique pour Noël (voir ici), c'était l'occasion rêvée pour l'étrenner. Nous avons visité les grands parcs du Nord de la Tanzanie, le long de la frontière avec le Kenya, entre le Kilimandjaro à l'est et le lac Victoria à l'ouest avant de nous envoler pour Zanzibar. Confiée à l'Angleterre après la défaite allemande de 1918, la Tanzanie (à l'époque Tanganyika) n'a pas bénéficié des mêmes développements que le Kenya. En 1961, l'indépendance est facilement acquise et, 4 ans plus tard, l'union avec l'île de Zanzibar donne naissance à la TAN-ZAN-ie soumise ensuite à un régime socialiste. Le tourisme y est donc moins développé qu'au Kenya et c'est justement un des atouts du pays.
Voici notre circuit: départ samedi 24/02 avec KLM (lever à 4h du mat!) et arrivée à Kilimandjaro Airport vers 21h heure locale (+ 2h par rapport à Paris). Nuit au Arusha Coffee Lodge. Le 2ème jour, départ en 4x4 avec notre guide Jamal, qui parlait français, en direction du cratère du Ngorongoro que nous avons visité en fin d'après-midi. Créé par l'explosion d'un volcan qui dépassait peut-être le Kilimandjaro, il s'agit du plus grand cratère régulier du monde (20 km de long sur 16 km de large). Très escarpés, ses flancs en interdisent l'accès aux girafes mais protègent une quantité incroyable d'animaux en liberté. Quel bonheur de se retrouver en quelques minutes face à un guépard puis au milieu de lions et de lionnes. Sans parler de tous les oiseaux africains et migrateurs qui m'ont émerveillé alors que je ne m'y attendais pas. Enfin, alors que nous étions encore en saison sèche, des pluies inattendues avaient fait reverdir les herbes, donnant à tout le décor des couleurs magnifiques.
Le lendemain, après une nuit au Serena Lodge, deuxième safari dans le cratère jusqu'à 14h puis fin de la journée au magnifique Crater Lodge avec feu de cheminée dans la chambre. Nous étions tout de même à 2300 mètres d'altitude ;) Au 4ème jour, départ vers le Nord: traversée des gorges d'Olduvai ("berceau de l'humanité") et du Parc du Ngorongoro au milieu de la grande migration des gnous puis entrée dans le Parc du Serengeti. Nuit dans un "chalet" de toile au Mbalageti Camp situé dans le corridor ouest du parc avec le bruit des animaux la nuit sans supplément. L'hôtel, situé en haut d'une colline, offre une très belle vue sur les plaines environnantes mais le matin l'air était plutôt frais dans la chambre.
Au dîner, notre serveur était massaï. Les Massaïs sont un peu peuple très ancien d'éleveurs (vaches, chèvres, moutons). Certains habitent à proximité du cratère et dès le matin, les hommes font alors descendre les troupeaux dans le cratère tandis que les femmes s'occupent de toutes les autres activités domestiques. Traditionnellement coupés du reste de la société, les Massaïs commencent à s'y intégrer et les enfants vont de plus en plus à l'école. Or, la Tanzanie est l'un des pays les plus touchés par le Sida et il règne chez les Massaïs une certaine liberté sexuelle (la femme pouvant coucher avec tout homme du même âge que son mari). Le virus épargnant pour l'instant les Massaïs, ceux-ci se montrent réfractaires aux mesures de prévention. Que se passera-t-il au retour des jeunes massaïs travaillant dans les hôtels? Notre serveur "Michaël" travaillait pour se payer un an d'études en vue de devenir guide et peut-être manager. Parlant déjà la langue massaï ainsi que le swahili (langue officielle) et l'anglais, il comptait étudier le français et l'espagnol, l'histoire de ces pays ainsi que le faune et la flore. De la France, il ne connaissait pour l'instant que "Zizou" et sa carrière!
Au 5ème jour, nouveau safari dans l'ouest du Serengeti. Notre guide Jamal nous a alors proposé d'aller jusqu'au bord du lac Victoria et a évoqué les conséquences du documentaire "Le cauchemar de Darwin". Ce film affirmait que toutes les perches du Nil pêchées là-bas étaient utilisées par les multinationales pour l'exportation et que la population locale mourrait de faim. Le film insinuait même que ces ventes servaient à financer des trafics d'arme. Depuis, la thèse du film a été contredite mais le boycott provoqué par sa sortie a été dramatique pour la pêche locale, à tel point que l'informateur tanzanien du réalisateur a été emprisonné pour divulgation de fausses informations!
Au 6ème jour, après une seconde nuit au Mbalageti Camp, retour à l'entrée du parc et transfert en avion vers l'île de Zanzibar. Située dans l'océan Indien, c'était le point de départ vers le continent d'explorateurs comme le docteur Livingstone mais aussi la plaque tournante du trafic d'esclaves en Afrique de l'est. Longtemps dirigée par les sultans d'Oman, l'île a aussi accueilli de nombreux commerçants indiens et la vieille ville de Stonetown témoigne de ce mélange de cultures, notamment grâce aux portes en bois sculpté de ses maisons. Nous avons logé au 236 Hurumzi plus connu sous le nom d'Emerson & Green du nom des deux anglais qui réhabilitèrent cet endroit suite à la libéralisation des biens immobiliers entreprise dans les années 80. Arrivés en fin d'après-midi, nous avons pris une collation au Kidude avant de dîner sur la fameuse terrasse de l'hôtel qui surplombe Stonetown.
Le lendemain matin, visite de Stonetown puis transfert sur la côte est de l'île, au Breezes Beach Resort situé entre Bwejuu et Paje. Nous avons enfin pu nous couler dans le rythme lent de l'Afrique, au bruit des vagues léchant la plage de sable blanc. A notre arrivée, la marée était basse découvrant un récif de corail très étendu, recouvert par la mer en milieu d'après-midi. Les jours suivants, snorkeling, promenade à pied sur le récif puis baignade parmi les dauphins de la baie de Menai, sur la côte opposée. Au 12ème jour, nouveau réveil à 4h du matin pour un transfert vers Nairobi en survolant le Kilimandjaro. Le vol suivant, assuré par Kenya
Airways
ayant été annulé, nous sommes finalement rentrés un jour plus tard. Mais il nous restera toujours de magnifiques images dans la tête.
Liens Photos de Tanzanie, les 100 photos en un clin d'oeil avec les liens vers les images en grand format. Ci-dessus, un diaporama et 4 vidéos à lire Tanzania, site officiel en anglais Tanzanie sur le Guide du routard Zanzibar.org en anglais Leopard Tours, le tour opérateur de notre safari, le voyage ayant été créé "sur mesure" par Les Ateliers du voyage Polémique sur le Cauchemar de Darwin sur AlloCiné Lariam ou Malarone? Contre le palu, on nous avait prescrit du Lariam connu pour ses effets secondaires. Or, nous n'avons eu de maux de ventre qu'après les prises de Lariam. La prochaine fois, nous essaierons le Malarone!
Blog interactif ! coco (22h34 18/04/07) Ouch les belles photos... Tu étais vraiment si près des lions ...
Trois jours de collecte, de sensibilisation et de mobilisation contre le sida, le Sidaction 2007 a débuté aujourd'hui. Moi je donne par Internet. Et vous?
Des manifestations dans plus de 100 villes, 11 télévisions et 5 radios mobilisées: ce week-end marque le moment fort des appels aux dons pour l'association Sidaction. La France compte plus de 130 000 séropositifs (40 millions dans le monde) et chaque année 7000 personnes sont contaminées par le VIH. La moitié des fonds collectés sera consacrée à la recherche et l'autre moitié à l'aide aux malades et à la prévention. Les dons se font sur le site de Sidaction ou au 110, numéro gratuit, qui reste ouvert jusqu'au 19 avril. Cette année, plus que jamais, restons groupés pour les malades et ceux qui ne doivent pas le devenir.
Liens Sidaction : le site pour vos dons et pour l'actualité de l'association Sidaction 2006 et Sidaction 2005 : mes articles avec notamment les chiffres qui permettent de combattre les idées reçues
La plupart d'entre nous ont veillé cette nuit pour l'attendre. Que l'année 2007 veille sur nous et apporte à chacun bonheur et santé.
Je ferai court sur les voeux de bonne année. Je vous souhaite évidemment le meilleur pour 2007. Qui dit nouvelle année dit nouveauté : le site s'offre donc un lifting assez léger (avez-vous remarqué les changements?) Le plus visible est l'intégration des players Radio Blog aux pages audio comme sur la page d'accueil suivant le principe du profil Myspace. Mais qui dit changement d'année dit aussi inévitable bilan. Et quand je vois l'étendue des posts auxquels vous avez échappé en 2006, je me dis que non, décidément, je ne pouvais pas commencer 2007 sans vous en parler!
Vous avez remarqué que je suis plutôt resté discret pendant les fêtes. C'est qu'ayant été honteusement gâté à mon anniversaire et à Noël, je ne voulais pas vous dégoûter :p Je vous reparlerai sûrement des livres et des disques mais je devais évoquer l'indispensable Universal FM Transmitter de Kensington, pour écouter son mp3 sur son autoradio, ainsi que le superbe appareil photo bridge Lumix de Panasonic :) Vous jugerez à mes prochaines photos de vacances ;)
Côté lectures, j'aurais dû chroniquer Le chant des sables, très bon suspense de Brigitte Aubert, avec des mystères archéologiques comme on les aime et des passages trépidants à la Indiana Jones même si la fin part un peu trop dans le surnaturel. J'aurais pu parler du dernier Blake et Mortimer, Les sarcophages du 6e continent, par Yves Sente et André Juillard. Bien dans l'esprit de E.P. Jacobs, le dessin reste un peu rigide et les dialogues un peu bavards mais les auteurs font une plongée très intéressante dans la jeunesse de Mortimer, inventant notamment sa rencontre avec Blake.
Côté Internet, j'ai lâchement brisé deux chaînes dont la chaîne des chansons transmise par Matthieu (honte sur moi, ma descendance sera maudite jusqu'à la 15ème génération). J'avais pourtant imaginé que la "chanson pour chialer dans sa bière" devait être Amsterdam de Brel parce qu'on y pisse comme je pleure. Bref. J'ai aussi omis de vous dire que mon ordi était habité par Clarika (certains devaient s'en douter). J'ai en fait remplacé les sons Windows par des extraits de Clarika ;) Toutes les explications ici. Sans oublier les 7 vidéos de Clarika que j'ai mises en ligne sur Dailymotion dont la dernière hier!
Côté humour, j'aurais dû vous parler de Franck Dubosc, excellent sur scène, improvisant de manière jubilatoire. Attention public, si tu montes sur scène avec lui, tu pourrais le regretter, comme la fille du stop qui jouait au ralenti et le jeune à capuche qu'il n'a pas loupés :) Dans un autre style, Roland Magdane propose un spectacle terriblement bien écrit, avec quelques délires surréalistes (comme le régime de cure) à hurler de rire!
Côté musique, j'étais sensé vous donner la suite de l'interview de Goldman dans Chorus (voir le début ici). De cette interview très fouillée, je retiens ceci: Entre gris clair et gris foncé, disque préféré des fans, est celui que JJG aime le moins car "fait de raccrocs, de reprises", avec "trop de titres" et des "chansons rapides" dont il n'est pas satisfait même si "les chansons lentes, elles, ne sont pas mal"! Rouge est le premier album que JJG a fait pour lui: "jusque-là, j'avais essayé de faire des chansons qui plaisaient aux gens (...) pas qu'à moi, c'est ce que je veux dire". Puis "la scène a pris une telle place dans ma vie que je ne pense pas qu'elle puisse en sortir définitivement". A quand le retour?
Côté films, j'ai évoqué L'Etrange Noël de Mr Jack à l'occasion des Noces funèbres de Tim Burton (voir ici). Noël venant de passer, j'ai fabriqué grâce au DVD une Radio Blog de 13 titres de l'Etrange Noël. Vous pouvez donc écouter la quasi totalité des chansons de Danny Elfman superbement adaptées en français par Philippe Videcoq, jusqu'au générique de fin. Voici mon cadeau, d'autant plus précieux que le disque en français n'existe plus! Offrez-vous ce pur moment de poésie en cliquant ici :)
Enfin côté concerts, je vous ai parlé en 2006 de ceux de Jamie Cullum (lire ici), d'Anaïs (lire ici), de Jehro (lire ici) ou encore de Corneille (lire ici) mais pas de leurs disques. Et si, au lieu d'un long discours, je vous offrais 8 chansons pour commencer l'année? Alors j'ajoute à la Radio Blog Disques: Get your way et Mind trick de Jamie Cullum (Catching Tales - 2005); Même si la vie c'pas du foie gras et Christina d'Anaïs (The Cheap Show - 2005); Everything et Continuando de Jehro (Jehro - 2005) ; Seul au monde et Qu'est-ce que tu te fais de Corneille (versions acoustiques - Parce qu'on vient de Loin - 2003).
A écouter
en cliquant ici. Au fait, bonne année ;)
01 décembre 2006 : Journée Mondiale de Lutte contre le Mal
Le 1er décembre n'est heureusement pas le seul jour de l'année où on parle du Sida. Il n'empêche que deux constats me semblent alarmants.
Le premier constat c'est la terrible vivacité de l'épidémie et le recul de la prévention en particulier en Europe. La tendance qui s'annonçait l'an dernier se confirme cette année. Les pratiques sexuelles à risque ou, dans les pays de l'Est, les échanges de seringues, sont en pleine progression. Les préservatifs à 0,20€ changeront-ils la donne? Il semble malheureusement que la capote n'ait plus la côte. Il y a certainement eu une baisse dans les campagnes de prévention et ce genre de nouvelles donne l'amère impression que tout est toujours à recommencer.
Le deuxième constat n'est pas moins effrayant. Alors que AIDES vient de lancer la première grande campagne contre la discrimination des séropositifs, la plupart des personnes atteintes continuent à cacher leur statut. Même si la honte semble en voie de régression dans les sociétés occidentales, les discriminations existent toujours bel et bien. Entre autres, de plus en plus de pays interdisent l'entrée des séropos sur leur territoire! J'ai été effaré d'apprendre que même les Etats-Unis le font. On peut bien sûr mentir sur la déclaration qu'on remplit en arrivant mais, avec les nouvelles mesures de sécurité dans les avions, les séropos sous thérapie seront obligés de déclarer leurs médicaments et donc dans l'impossibilité de tricher! En réalité,
plus de la moitié des États membres de l'ONU pratiquent des mesures empêchant la libre circulation des séropositifs dont, en Europe, la Belgique! Je n'arrive pas à y croire. Continue-t-on à penser que le Sida puisse s'attraper en serrant la main d'une personne atteinte? De telles mesures ont dû naître dans des esprits malades. Malades mais libres de circuler.
Liens Sidaction: site indisponible aujourd'hui à cause d'une trop forte affluence. Est-ce une bonne nouvelle? Têtu.com pour l'actualité au jour le jour et notamment les brèves médicales Crips, Centres régionaux d'information et de prévention du Sida. Retrouvez la liste des événements liés au 1er décembre La Campagne AIDES sur Yazerty.net
Rares (très rares) sont mes notes politiques ici mais en période pré-électorale c'est le moment où jamais.
Précisons-le tout de suite, je ne vais pas vous dire ici pour qui il faudra voter ou ne pas voter. D'ailleurs je ne sais pas moi-même pour qui je voterai. Mais alors que le discours de Nicolas Sarkozy me laissait jusque-là un sentiment de malaise diffus, je viens brusquement d'en comprendre la raison précise. Le révélateur a été quand je l'ai entendu hier opposer "les honnêtes gens, ceux qui travaillent" aux délinquants - ou peu importe le terme. Il aurait pu dire "voyous" comme Fabius, le mot n'est pas important, c'est la catégorie dans laquelle il enferme ceux dont il parle. Idem quand il a parlé de débarrasser les gens de "cette racaille". Il ne parlait pas de quelques "racailles" mais d'une sorte de population dangereusement floue et à laquelle il aurait pu aussi bien appliquer le terme de vermine.
Le monde selon Sarkozy est donc très simple. D'un côté les gens sans histoires, ceux qui travaillent et, allez soyons charitables, ceux qui cherchent honnêtement du travail car tous les chômeurs ne sont pas des assistés qui profitent du système. De l'autre, ceux contre qui il faut les protéger, les irrécupérables, ceux qu'ils faut renvoyer chez eux (euh c'est à dire en banlieue? lol) ou qu'il faut enfermer en prison y compris s'ils sont mineurs. Pas d'entre deux, les choses sont claires avec Sarkozy. Inutile donc de faire de prévention ou de lutter contre la récidive, puisque dans une telle vision, les délinquants récidivent forcément. Seule la force pourra maintenir l'ordre. Autant cette vision de l'Homme est à l'exact opposé de la mienne qui cherche toujours la part de bonté dans chaque être et qui s'intéresse à la part d'ombre chez chacun, autant elle commence vraiment à me faire peur. Peur d'attirer à nouveau du monde vers l'extrême droite et peur de ce que Sarkozy peut justifier à partir de là. Heureusement je crois que je ne suis pas le seul à m'en être rendu compte.
17 mai 2006 : 2ème Journée Mondiale de Lutte Contre l'Homophobie
L'homophobie est toujours là, au coin de la rue ou dans les ministères. Aujourd'hui, c'est le jour ou jamais pour s'en rappeler.
Il y a 16 ans jour pour jour, l'homosexualité était enfin supprimée de la liste des maladies mentales par l'OMS. C'est ce jour symbolique qu'a choisi l'association Idaho pour créer l'an dernier la première Journée Mondiale de Lutte Contre l'Homophobie (voir ici). Un an après, l'idée fait son chemin et le Parlement Européen ainsi que plusieurs pays comme la Belgique ont inscrit cette journée dans leur calendrier officiel. En France, le processus vient d'être engagé selon Alain Régnier, conseiller auprès de Dominique de Villepin qui lui-même a donné son accord de principe (voir l'article de Têtu.com). Il faut rappeler que cette année a été décrétée "Année de l'égalité des chances" et que la lutte contre les discriminations homophobes doit en faire partie.
Or, la discrimination au travail est un fait et les agressions verbales et surtout physiques ne diminuent pas, comme en témoigne le rapport annuel de l'association SOS Homophobie (lire l'interview de Têtu.com). Alors que l'éducation des jeunes devrait être une priorité, l'association n'a toujours pas pu obtenir l'agrément de l'Éducation Nationale pour pouvoir faire de la sensibilisation dans les établissements! L'avancée des droits, encore incomplète, ne fait pas clairement reculer l'homophobie. Au contraire, les débats politiques qu'elle suscite donnent parfois une tribune nouvelle à des propos clairement homophobes (non promis, je ne parle plus de l'autre). Et ces propos confortent dans leurs actions des agresseurs d'homos qui peuvent s'étonner d'être punis!
Mais si la situation n'est pas réglée en France, elle est souvent alarmante dans certains pays. L'homosexualité est passible de la peine de mort au Nigeria (États du Nord), au Soudan, au Yémen, en Mauritanie, aux Émirats arabes unis, en Arabie Saoudite, en Afghanistan, au Pakistan et en Iran et des exécutions ont toujours lieu dans certains de ces pays (voir la pétition Pas d'homo à l'échafaud). Sur le sol européen, les discriminations sont aussi de mise, en Russie par exemple (voir l'interdiction de la gay pride à Moscou notamment) ou encore en Pologne où les propos homophobes émanent des députés ou ministres eux-mêmes, les autorités religieuses étant souvent leur meilleur soutien. La journée d'aujourd'hui est donc plus que nécessaire mais il ne faudra pas s'arrêter là!
Liens Idaho : le site de l'association International Day Against Homophobia et les actions prévues dans divers pays SOS Homophobie assure un service d'écoute téléphonique national pour les victimes ou témoins d'actes ou de discriminations homophobes au 0 810 108 135 RAVAD : chercher de l'aide grâce au Réseau d'Assistance aux Victimes d'Agressions et de Discriminations
Rimbaud06 : association de jeunes homos dans les Alpes Maritimes Têtu.com : une mine d'infos disponible aussi au quotidien par email. A voir le programme des événements prévus en France aujourd'hui Un combat de tous les jours : mon article
sur le 17 mai 2005
Blog interactif ! Anteresi (20h29 22/05/06)
Disons que j'ai toujours eu un problème avec les ...
Jusqu'à demain soir, le Sidaction attend vos dons. Il est temps à nouveau de parler du Sida.
Certains continuent à croire qu'il est en voie de disparition. Mais le poison court toujours et l'indifférence, sa meilleure alliée, se porte toujours aussi bien. Elle. Les Africains, notamment, continuent à mourir en masse tandis que 7000 français de plus ont été contaminés l'an dernier (contre 6000 en 2004) soit près de 20 par jour. Heureusement, la mobilisation annuelle pour le Sidaction a l'air de se réinstaller dans la durée après les noires années de silence. Mais l'an dernier, vous vous en souvenez, le pape jouait son dernier mauvais tour à la lutte contre le sida en décédant en pleine émission spéciale, stoppant brusquement la médiatisation à peine installée. Cette année, le CPE fait la une de l'actualité : la prévention et les appels aux dons trouveront-ils leur place?
En un an, rien n'a vraiment changé et les trois articles que j'avais consacré au Sidaction 2005 restent d'actualité : vous pouvez y retrouver les faits de base à rappeler sans cesse, qu'on ne guérit pas du Sida et que seul le préservatif permet de s'en protéger (voir ici) ; les chiffres de la progression de l'épidémie (ici) et ceux de l'affectation des dons à Sidaction répartis à égalité entre la recherche d'un côté et la prévention et l'aide aux malades de l'autre (ici). En bilan, je constatais l'incroyable fossé entre les dons au Téléthon et au Sidaction : l'an dernier, la mobilisation d'avril a permis de récolter près de 5 millions d'euros. A mi-chemin, les dons de 2006 atteignent pour l'instant 1,5 millions. J'espère qu'en s'installant sur la durée, cet événement permette enfin de faire évoluer les mentalités : il faut de nouvelles campagnes de prévention car la relâche s'accentue et il faut changer le regard porté sur la maladie, toujours honteuse, et sur les malades, toujours ostracisés. On ne peut le faire qu'ensemble.
A nouveau, j'ai eu la chance de faire un très beau voyage : après New York, mon deuxième séjour en Amérique fut une plongée dans l'histoire.
J'étais tenté depuis longtemps par le Mexique : comme tant de personnes, j'étais intrigué par les civilisations pré-colombiennes, leur culture et les monuments qu'elles nous ont laissés. Notre idée était de créer un parcours "sur-mesure" en imaginant une version "allégée" des circuits organisés classiques. Voici donc en quelques mots notre trajet.
Nous avons commencé par 2 jours et demi à México, le temps de visiter le centre historique, le Parc de Chapultepec et le Musée Archéologique puis les Pyramides de Teotihuacán. Ensuite, après un transfert par avion jusqu'à Mérida, nous avons loué une voiture pour parcourir les sites Mayas en descendant la péninsule du Yucatán (Chichén Itzá, Uxmal, Labná) jusqu'à Palenque en passant par Campeche. Après un nouveau transfert, les derniers jours se sont étirés au bord de la mer des Caraïbes, à Tulum au sud de Cancún.
Nous avons eu la chance de visiter México un dimanche : premièrement, les musées étaient gratuits et, surtout, l'animation dans les rues était à son comble. En plein centre, El Zócalo bruissait des préparatifs de l'élection présidentielle, les haut-parleurs des camions vantant les mérites de chaque candidat. Juste à côté, le marché saturait des couleurs des stands, du contact de la foule et des appels lancinants des vendeurs. Au nord de la ville, Teotihuacán, l'une des plus anciennes cités antiques, allongeait paisiblement sa majesté millénaire le long d'une perspective absolument unique.
Quant aux Mayas, que l'on croyait à tort pacifiques, ils gardent encore leurs mystères. Ces mathématiciens-astronomes obsédés par le cycle du temps multipliaient les sacrifices qu'ils croyaient nécessaires à leur survie. A combien de femmes, d'enfants, de prisonniers de guerre ou de joueurs de pelote auront-ils offert la "chance" de rejoindre les dieux dans l'infra-monde? Les chiffres sont effarants ... Dommage que les mexicains aient la fâcheuse tendance de passer à la tondeuse le fin gazon qui entoure les pyramides (et parfois même pendant les visites!) quitte à transformer des sites millénaires en terrains de golf. Chichén Itzá, envahi par les touristes et les vendeurs, perd un caractère que l'on retrouve mieux à Uxmal, superbe, et Palenque où la végétation n'a pas encore totalement perdu la partie.
Le Mexique est un pays où l'on retourne forcément : les gens y sont tellement gentils (j'ai bien fait de réviser mon espagnol!), la culture est si riche (et l'histoire récente du Mexique possède aussi sa part de péripéties!) qu'un seul passage ne suffit qu'à nous donner l'eau à la bouche! Je me contenterai de littérature en attendant mon prochain voyage ;)
Liens Toutes les photos du Mexique : une sélection d'une trentaine de photos donnant un aperçu de ces 15 jours magnifiques Toutes mes photos de vacances de New York à México Routard.com : depuis toujours, je prépare mes voyages grâce au guide du routard. Ils résument très bien les différents aspects culturels et historiques d'un pays et surtout ils n'ont aucune photo! En plus, j'ai découvert depuis peu leur site qui apporte un très bon complément sur les actualités récentes et, par exemple, la musique de chaque pays.
Il paraît qu'on a jusqu'à la fin du mois pour les voeux de nouvelle année. J'espère bien parce que sinon, je suis à la bourre ;)
En 2005, j'avais fait les choses bien : dès le 1er janvier, je signai un post intitulé "Bonne année?", le point d'interrogation témoignant de souvenirs encore frais de la catastrophe en Asie. Oui, je parle bien du Tsunami, vous vous rappelez? C'est drôle comme les choses se démodent vite. C'est pareil pour les voeux de bonne année. Quelqu'un vous envoie un sms ou, bravant les réseaux saturés, réussit à vous appeler à 0h01 le 1er janvier, vous êtes tout excité. Quelqu'un vous souhaite une bonne année dans la journée, vous êtes tout content et vous lui répondez joyeusement "Bonne année!!!" ou "Meilleurs voeux!" (c'est selon). Une semaine après, vous montrez déjà moins d'enthousiasme mais le mail des petits chats qui vous souhaitent une super année, vous le trouvez cool quand même.
Mais bon, après 2 semaines, ça devient limite anachronique: "Salut Machine ... Ah ben oui, bonne année, c'est vrai. On s'était pas encore vu depuis ? Ca fait une éternité dis-donc." Voilà où j'en suis, une éternité. J'hésite à envoyer l'e-card qui devait désormais succéder aux cartes de voeux papier. Je fais un post le 18 sur la nouvelle année. Je n'ai toujours pas souhaité mes voeux par téléphone. Et je reste en rade sur ma liste de bonnes résolutions. Pourtant, j'avais bien commencé en décidant dès le 1er janvier d'utiliser tous les bons de réductions acquis en faisant les courses. Ouais bon, ils périmaient le 31 décembre, à oublier.
Bon finalement, je n'ai qu'à vous souhaiter une (bonne) année pleine de (bonne) musique et je prends pour résolution de vous en faire écouter plein! Allez, pour commencer un titre d'actualité: "Les bonnes résolutions" par La Grande Sophie à écouter sur ma Radio Blog Chroniques Disques :
cliquez ici ! Et bonne année :)
Le Téléthon qui vient de se dérouler ce week-end recueillera encore des dons jusqu'à la fin du mois.
Plus de 99 millions d'euros de promesses de dons. Lors du dernier Sidaction, je déplorais le fossé qui existait entre le Sidaction et le Téléthon. Au lendemain du 1er décembre, le Sida a donc à nouveau disparu au profit des maladies neuromusculaires. Mais il ne doit pas y avoir de compétition entre les différents engagements. Au contraire, le Téléthon est un exemple de réussite quant à l'ampleur de la mobilisation médiatique et populaire. En même temps, je suis parfois agacé par la communication de certaines entreprises "mobilisées" pour l'occasion et plus intéressées à parler d'elles que du Téléthon sur le plateau de France 2. Mais pourquoi seuls les particuliers donneraient-ils? Sur le terrain, en tout cas, les choses ressemblent plutôt à une grande fête.
Prenons la journée de samedi. Dans mon collège de Cannes, des stands étaient ouverts au profit du Téléthon (parcours de course/VTT/rollers, tombola ...) et la chorale, dirigée par le professeur de musique, donnait un spectacle pour l'occasion (avec d'ailleurs ma participation à la guitare). Mobilisés aussi durant l'année sur des projets comme le recyclage, les élèves sont de plus en plus ouverts à la solidarité et c'est tant mieux.
A Antibes, entre autres manifestations, le stade Foch était consacré à la tentative d'un record de lancers francs, chaque participant donnant 1 € au Téléthon. Au dernier moment, ma soeur m'y a entraîné pour chanter 3 titres avec elle. Dans l'écho du gymnase, entre les ballons qui rataient le panier, le but était de donner un peu de courage aux participants, au public et aux organisateurs qui, j'espère, auront apprécié cette récréation impromptue ;)
La soirée à Cannes donnait lieu à d'autres manifestations sans rapport avec le Téléthon. J'ai fait un tour au rallye historique Cannes Soleil réservé aux voitures anciennes dont la plupart participaient à une épreuve de régularité sur les hauteurs de Grasse. J'ai par contre évité la nième élection de Miss France. Ce matin, un maire parlait sur France Inter de la "performance" réalisée par la lauréate! Sans doute les miss auront été les plus efficaces ce week-end pour récolter de l'argent ... au profit de TF1.
Liens Cliquez sur les photos pour les agrandir. Téléthon.fr : les dons continuent par téléphone au 3637 pendant encore une semaine et par Internet jusqu'à la fin du mois.
Blog interactif ! ANTI VIVISECTION (21h12 04/12/05) ANTI vivisection = ANti télethon
télethon= ...
Hier, je commentais les propos effarants de Christophe Alevêque sur Europe 1. Un sondage lu sur Têtu.com me pousse à en reparler.
Je n'ai rien contre Christophe Alevêque. Au contraire, son absence de langue de bois m'a permis d'entendre clairement des raisonnements que j'espérais tenus par une minorité peu informée. Je m'étais trompé. Le quotidien de Têtu montre aujourd'hui que ce genre d'idée est plutôt celle de la majorité : "Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Paris Match, 91% des Français ne se sentent «pas concernés» par le risque de transmission du virus". Le "ça n'arrive qu'aux autres" (cf. le raisonnement en pourcentages de risques d'Alevêque) est malheureusement la règle et non pas l'exception. J'avoue mon abattement face à ces chiffres. Mais il y a pire: un tiers des Français croit "qu'on peut en guérir". C'est effrayant. A quand une campagne d'envergure qui explique le calvaire (physique, psychologique, social, familial ...) vécu par les séropositifs?
D'autre part, toujours selon Têtu, l'Union Européenne a réaffirmé qu'elle donnait la priorité à "l'accès aux préservatifs masculins et féminins et à des seringues propres pour les toxicomanes, seul moyen efficace de prévenir de nouvelles infections" et rappelé son opposition face à la politique de l'administration américaine : «abstinence, fidélité et préservatifs en dernier recours». En niant la nécessité de recourir systématiquement au préservatif, Alevêque fait aussi le jeu de Bush et des intégristes des mœurs. Qui l'aurait cru ?
01 décembre 2005 : Journée Mondiale de lutte contre l'oubli
Le gouvernement et le chef de l'Etat ont attendu la fin de l'année pour enfin annoncer de nouvelles mesures contre le Sida. Il était temps.
Il y a 10 mois, à l'occasion du lancement du Sidaction, j'écrivais ici même : "La lutte contre le sida a été déclarée Grande Cause Nationale pour 2005. Avant aujourd'hui, vous en aviez vu l'effet ?". Je pourrais poser la même question aujourd'hui. Depuis Sidaction, à part peut-être pendant Solidays, la lutte contre le Sida est retombée dans l'indifférence médiatique. Dans le numéro de décembre de Têtu, plusieurs intervenants jugent l'action de l'Etat durant cette année et malheureusement le bilan n'est pas positif. La prévention reste l'un des points faibles et les nouvelles infections chez les jeunes gays en est l'une des preuves.
Cette journée pouvait être enfin un moyen de reparler de prévention. Pouvait. L'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 (On va s'gêner) a prouvé cette après-midi combien les discours les plus dangereux pouvaient continuer à circuler. En effet, un des chroniqueurs (Christophe Alevêque mais peu importe) a commencé par trouver exagérée la dernière campagne de prévention puis on lui pose la question : "si vous trompiez votre femme, mettriez-vous une capote?". Il répond non. La contestation des autres chroniqueurs a sans doute été trop molle et pas assez construite mais le plus frappant était de voir dans le discours d'Alévêque le type même de ceux qui permettent à l'épidémie de progresser. A aucun moment il n'a semblé se rendre compte de l'inconscience d'une telle conduite envers les autres ne considérant que les risques qu'il prendrait lui dans un tel cas. Et encore, des chiffres bien faibles pour lui : "on a une chance sur je ne sais combien de millions d'être contaminé"! On a envie de lui répondre que non, on a exactement une chance sur 2 : on est incapable de faire une étude épidémiologique d'un nouveau partenaire donc soit on en ressort infecté soit non. J'ai repensé à cette occasion à la première campagne de prévention, le Sida ne passera pas par moi : le seul moyen de vaincre le Sida est de briser la chaîne, de ne jamais lui laisser une faille. Chez les Alevêque, le message n'est pas passé.
Comme une cerise sur le gâteau, Alevêque a conclu par une analogie avec les risques routiers, comparant les risques pris par un jeune conducteur conduisant une voiture pourrie et celui qui conduit depuis 20 ans une voiture avec ABS. Aussi bien en sécurité routière qu'en matière de prévention sexuelle, ce type de raisonnement est le pire à tenir. En effet, Alévèque se place dans la posture de qqn qui maîtrise les risques, qui a confiance en sa voiture ou sa partenaire. Combien de femmes se font contaminer par leur conjoint? Combien se disent : "Avec elle/lui, je ne risque rien"? Alevêque a fait une synthèse de toutes les idées à combattre et nous a prouvé qu'il y a encore du boulot. Au-delà de cette journée.
26 octobre 2005 : Pakistan : qu'est-ce qui ne va pas avec nous?
Un séisme en Asie Centrale vient de faire des milliers de victimes mais la mobilisation semble dérisoire. Quel est le problème?
Il y a presque un an, j'écrivais ma première chronique Société en témoignant de l'émotion qu'avait suscité la catastrophe en Asie du Sud-Est. Le tremblement de terre qui vient d'avoir lieu au Pakistan provoque une situation aussi grave que le Tsunami, voire plus grave, d'autant que le froid et la faim risquent d'achever les survivants. Pourtant les médias semblent absents et il n'y a pas d'élan de solidarité populaire. La comparaison entre les 2 catastrophes laisse un mauvais goût dans la bouche.
Le Tsunami en Asie avait d'abord provoqué une réaction médiatique. Tous les médias, les télés en tête, s'étaient emparés de l'événement d'autant qu'en période de fêtes, les gens plus réceptifs à la misère. Et puis il y a eu l'élan populaire de solidarité. Moi-même, je me sentais touché par la catastrophe mais je me défendais d'avoir été influencé par les images (je n'en avais vu aucune) ou les médias en général. Et pourtant, en l'absence de battage médiatique, le Pakistan me semble bien loin et il n'y a pas de vague de dons. Cet élan de solidarité pour l'Asie a du mal à sembler spontané aujourd'hui.
Autre différence de taille, le Pakistan est loin d'être une région touristique. On passerait plus volontiers ses vacances sur les plages de Thaïlande. Alors, malheureusement, il me semble maintenant que les râleurs qui dénonçaient le battage médiatique autour du Tsunami avaient raison au moins en partie. Malgré le drame du Pakistan où l'aide manque toujours, l'actualité médiatique est ailleurs (les quelques morts de Floride, les quelques morts de la grippe aviaire ...) et personne n'a réussi non plus à faire bouger les consciences pour sauver le Darfour. Je me demande si on n'aurait pas dû y organiser des voyages touristiques pour qu'au retour les plaintes des touristes aient permis de provoquer l'émotion nécessaire. Non?
Bref, à chacun de se positionner : don ou pas don et à qui. Il y a quelques semaines, Médecins Sans Frontières m'a proposé de participer à leur action "1 € par semaine" qui leur permet de pouvoir répartir les dons en fonction des besoins. MSF avait beaucoup été décriée quand elle avait décidé d'arrêter les appels au don pour l'Asie du Sud-Est mais je continue à comprendre cette position. Elle entreprend des actions d'urgence et l'urgence est partout. J'ai donc choisi cette solution. Et vous, vous en pensez quoi de tout ça?
Mercredi dernier se déroulait la 5ème journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe. Voici donc quelques réflexions.
Le don d'organes consiste à prélever un organe sur une personne en état de mort cérébrale (c'est-à-dire dont le cerveau s'est définitivement arrêté) pour le greffer sur une personne en attente de greffe. Mais ce prélèvement n'est effectué qu'en cas d'accord de la famille. Or, dans ces conditions, la décision est toujours difficile à prendre d'autant qu'elle doit être rapide. De plus, ce type de décès est très rare : à peine plus de 1% des décès hospitaliers. C'est chacun doit penser à en parler avant.
J'ai reçu ma carte de donneur en mars dernier. Cette carte n'empêche pas le consentement de la famille mais témoigne clairement de ma décision : "Je décide qu'après ma mort, tout prélèvement d'organes et de tissus pourra être effectué en vue d'une greffe". Je conseille à tous ceux qui sont pour de se procurer cette carte. Si vous êtes contre, le mieux est de vous inscrire sur le registre national des refus qui est consulté avant tout prélèvement. Mais dans tous les cas, faites part de votre décision à vos proches.
J'ai ma carte de donneur d'organes mais ma carte de Donneur de sang Bénévole est toujours provisoire depuis plus de 10 ans. Ayant attendu ma majorité pour donner mon sang, j'ai été assez surpris de l'interrogatoire - pardon l'entretien - qui précède le don. Mais, l'ayant réussi sans problème, j'ai donc obtenu ma carte de groupe sanguin provisoire. Or, quand j'y suis retourné plus tard, les choses avaient changé. Quand on m'a demandé si j'avais déjà été transfusé, j'ai naïvement répondu que oui, à ma naissance, il me semblait bien qu'on m'avait transfusé à cause d'un problème de compa