Samedi dernier, au théâtre de Cannes Alexandre III, j’ai vu un spectacle que j’ai adoré. Il s’agit d’un spectacle lyrique enfin en quelque sorte… Une diva aux tenues extravagantes, un ténor et un baryton arrive dignement sur scène et le sérieux est immédiatement dynamité par l’entrée d’un pianiste farfelu (façon le « golden boy » d’Elie Seimoun selon ma soeur
). Le ton du spectacle est donné.
Des airs classiques détournés aux chansons de variété reprises façon classique, en passant par le runing gag du morceau que le pianiste veut placer (je vous laisse deviner lequel), tout est drôle, tout est prétexte à des gags ou des petites histoires délirantes. Parmi les grands moments, je retiens l’air des bijoux du Faust de Gounod (vous savez, la chanson de la Castafiore
) ou encore la Flûte enchantée, martyrisée par « Tatagena » puis par une chanteuse poussive qui se fait une ligne pour passer le grand air de la Reine de la nuit. A voir absolument!
Liens
Acide Lyrique : le site de la troupe avec plein d’infos dont les dates de concert et des vidéos. Ils seront cet été à Avignon avec leur nouveau spectacle.
Théâtre de Cannes, le site
Dès que Bénureau entre en scène, c’est le jour et la nuit. Le spectacle commence sur les chapeaux de roue et Bénureau va se donner à fond jusqu’au bout. Les deux premiers sketchs sont des modèles d’écriture (voir comment il s’adresse à un public de soudanais) et de drôlerie, j’en pleurais déjà de rire. Le spectacle retombe un peu avec une pseudo parodie de Vincent (Delerm) et surtout la reprise de 3 ou 4 sketchs de son anciens spectacles, excellents mais que l’on connaît par coeur. Le reste, sans être aussi bon qu’au début réserve des moments de pur délire comme Madame la député qui pompe Pompidou (sic)