Archive pour juillet 2008

Lenny Kravitz au Zénith

Mercredi 30 juillet 2008

Le mois de juillet est quasiment terminé et je ne l’ai pas vu passer! L’année scolaire (presque) finie, j’étais déjà à Paris pour le concert de Lenny Kravitz le 2 juillet au Zénith. Le temps de vous raconter la fête du cinéma et me voilà avec mes amis du Forum de Clarika venus d’Amiens une semaine pour visiter la Côte. Puis ma soeur s’est marié et je suis parti une semaine en Normandie pour mon deuxième stage des Ecrivants Chanteurs. Maintenant que je suis rentré, je peux vous raconter comment était Lenny.

Yael NaimCommençons pas la première partie : Yael Naim. J’en attendais beaucoup mais les conditions n’étaient pas réunies. La salle était trop grande et les gens encore en train d’arriver. Difficile pour des chansons intimistes, d’autant qu’on l’entendait assez peu et qu’elle était mal éclairée! Trente minutes et puis s’en va dès son tube chanté. Dommage, j’esssaierai de la voir lors d’un vrai concert.

Lenny Kravitz, lui, était au top. Annoncé par quelques remixes étranges de If you can’t say no ou What goes around comes around, le voilà qui arrive lunettes de soleil sur le nez (il les enlèvera plus tard) et vêtu d’un haut très moulant et transparent … Contrairement à Bercy en 2004, il a gardé la même tenue pendant tout le concert. A nouveau, Lenny était entouré de très bons musiciens : clavier, basse, batterie (mais pas la femme habituelle), le fidèle Craig Ross à la guitare et surtout une section de trois cuivres excellente. Ce qui lui permet de faire sonner plus vrai que nature un enchaînement tiré de Mama Said : Always on the run, Fields of Joy et It ain’t over ’till it’s over. Le bonheur!

Avant cela, il démarre sur Bring it on qui donne le ton du concert : une majorité de titres puissants entrecoupés de quelques ballades comme le single I’ll be waiting joué sur un piano lumineux. Tous les albums ont d’ailleurs été balayés. Musicalement, la recette reste la même sur tout le concert : rejouer un titre à l’identique de l’album puis laisser un instrument partir en impro sur le final. Peu de surprises donc et surtout la désagréable impression de l’utilisation de samples préenregistrés (comme la boucle de guitare sur Dancin’ till Dawn ou des sons de violons). Par contre, toutes les fins de chansons ont été de très grands moments comme sur le solo de trompette sur Be ou celui de guitare sur Believe.

Lenny KravitzMais l’une des choses les plus remarquables est à quel point Kravitz a été proche de son public. Venu faire sa Love Revolution, Lenny ne s’est pas privé de faire passer son message de paix et d’amour, exhortant chacun à aller au bout de soi-même car on a tous un talent particulier … Il a aussi pris du plaisir à nous faire chanter et à nous écouter. Mais le plus étonnant était de le voir prendre son temps entre les chansons pour regarder le public, demandant même à certains moment de remettre de la lumière sur les spectateurs car il trouvait bizarre de chanter sans les voir. Après avoir vite repéré un groupe de fans féminines sur la gauche de la salle, il a ensuite montré plusieurs filles du doigt au cours du concert. Il avait commencé par nous dire : “J’espère qu’on apprendra à mieux se connaître au cours de cette soirée”. C’était à se demander si pour certaines, la révolution de l’amour n’allait pas se dérouler au sens propre (ou sale si vous préférez …)

Enfin, la soirée a culminé lors du titre certainement le plus adapté au thème du spectacle : le sublime Let love rule. Lenny commence par nous entraîner à chanter le plus fort possible sur le final musical pour contrebalancer l’énergie négative du monde par notre propre énergie positive. Puis, au milieu de nos choeurs, il descend dans la foule et fait le tour complet de la fosse à pied! Enfin, revenu sur scène, il demande un instant de silence et annonce … la libération d’Ingrid Bétancourt! Après dix ou quinze minutes planantes, un instant purement magique. Et après être parti sur Believe, voilà Lenny revenu pour Are you gonna go my way, réussissant à faire bondir toute la salle après deux heures de concert. Une soirée extraordinaire qui restera gravée dans ma mémoire!

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Nikaia : après une Cigale et deux Zénith, Lenny Kravitz assurera une tournée de 11 dates en France en commençant par le Palais Nikaia à Nice! J’y serai certainement pour tester l’ambiance en fosse ;)

Fête du cinéma 2008 : mon classement

Dimanche 6 juillet 2008

Comme chaque année désormais, voici quelques chroniques rapides des 11 films que j’ai vus lors de la dernière Fête du cinéma, en commençant par les films que j’ai le moins aimés pour finir par mes préférés.

Bienvenue chez les Ch'tisBienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon avec Kad Merad et Dany Boon
Connaissant des gens du Nord (si, si, je vous assure!), il fallait bien que je finisse par aller voir le film “phénomène”. Eh bien, pour un cannois né à Antibes, voilà un film très énervant : tous les sudistes sont présentés comme des crétins (surtout la femme) jusqu’à leur découverte miraculeuse des ch’timis. Franchement, il faut être idiot pour confondre les “siens” avec les “chiens”! Un peu plus de nuance aurait été bienvenue car le film réserve finalement quelques bons moments.

EldoradoEldorado de Bouli Lanners avec Bouli Lanners et Fabrice Adde
Ce road movie belge, très bien interprété, réserve de beaux moments, notamment les trois rencontres faites lors du voyage des deux protagonistes : l’effrayant collectionneur, l’excellent Alain Delon et la mère très touchante. Mais malgré son originalité, le film manque malheureusement de rythme.

A bord du Darjeeling LimitedA bord du Darjeeling Limited (en V.O.) de Wes Anderson avec Owen Wilson et Adrien Brody
Je m’attendais à un film plus enlevé et plus drôle. Le tout et certes très original (à commencer par la première partie) mais on a parfois du mal à suivre les motivations des trois personnages, ce qui donne un aspect décousu à l’ensemble. Reste cet humour anglais décalé qu’on adore.

La graine et le muletLa graine et le mulet de Abdellatif Kechiche avec Habib Boufares et Hafsia Herzi
Le film démarre assez lentement et j’avoue avoir eu peur de ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout. Et à un moment, on est pris dans l’histoire jusqu’à la fin qui nous paraît arriver très vite! Bref, un film à la forme étonnante pour lequel j’aurais attendu une fin plus explicite.

Valse avec BachirValse avec Bachir (en V.O.) de Ari Folman avec Ari Folman et Ori Sivan
Plus qu’un film sur la guerre, voilà un beau film sur la mémoire, le narrateur essayant de reconstruire ses souvenirs perdus grâce à ceux des autres. La transformation des rêves, souvenirs et interviews en dessins est une vraie réussite esthétique et émotionnelle. Je comprends que certains se soient étonnés de l’absence du film au palmarès du dernier Festival de Cannes. Mais il faut un temps pour s’habituer à de l’hébreu sous-titré et ne pas s’attendre à une explication de la guerre du Liban, le film n’en traitant qu’un moment précis.

Il y a longtemps que je t'aimeIl y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein
Malgré mes réticences pour entrer dans un “drame familial français”, le film a fini par me prendre grâce surtout au jeu des acteurs, Elsa Zylberstein en tête, et à l’absence totale de pathos. On en retient des personnages originaux et très attachants : les malicieux P’tit Lys et son grand-père ainsi que le commissaire, très touchant.

Into the WildInto the Wild (en V.O.) de Sean Penn avec Emile Hirsch et Marcia Gay Harden
Je n’avais pas compris que le titre signifiait “Dans la nature”. Du coup, j’ai peu accroché aux deux premiers “chapitres”, incapable de m’identifier à ce héros qui rejette en bloc toute civilisation. De plus, les nombreuses citations littéraires sont un peu difficiles pour un non-bilingue. Par contre, j’ai beaucoup aimé les deux derniers chapitres qui donnent tout son sens à cette histoire qui se révèle vraie. Reste un beau portrait mais un peu long.

La Personne aux deux personnesLa Personne aux deux personnes de Nicolas et Bruno avec Daniel Auteuil et Alain Chabat
Des 11 films que j’ai vus, c’est celui où j’ai le plus ri. L’idée est originale et plutôt bien traitée même si l’histoire part en live vers la fin. Pourtant je n’étais pas fan du concept Gilles Gabriel qui ressemble trop à une transposition dans les années 80 du Chris Conty imaginé par Jean-Jacques Nyssen. Mais je conseille le film!

SaganSagan de Diane Kurys avec Sylvie Testud et Pierre Palmade
Un très beau film, bien écrit et très bien interprété notamment par Sylvie Testud même si le ton qu’elle adopte est un peu répétitif au début. Même Arielle Dombasle est parfaite dans son rôle, c’est-à-dire très agaçante! Et j’ai beaucoup aimé Pierre Palmade jouant Chazot qui a les meilleures répliques du film. Seule déception, la fin qui traîne un peu en longueur.

ParisParis de Cédric Klapisch avec Juliette Binoche et Romain Duris
Un très beau film à la Lelouch où les histoires des différents personnages se croisent avec intelligence et fluidité. Tous les acteurs sont formidables, de Luchini à Romain Duris (il faut le voir dans son costume blanc à paillettes :D ) en passant par Albert Dupontel, Julie Ferrier ou Karin Viard qui joue une boulangère à mourir de rire! On rit, on est touché (“On va chez toi ou chez moi?”). On est emporté.

Bon baisers de BrugesBons baisers de Bruges (en V.O.) de Martin McDonagh avec Colin Farrell et Brendan Gleeson
Simplement appelé In Bruges en anglais (ou plutôt In fucking Bruges dans le texte ;) ), ce film est un petit bijou plein d’humour, très étonnant et très bien interprété notamment par un Colin Farrell parfait. Ne vous attendez pas à un film d’action : l’histoire prend son temps mais on ne s’ennuie pas. On rit, on pleure et le final est tout bonnement sublime. Le film vient de sortir : courez-le voir!

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Les fêtes du cinéma 2007, 2006 et 2005 : mes chroniques des trois années précédentes

Fête du cinéma 2008 à Nice : c’est mieux en tram!

Samedi 5 juillet 2008

Tramway de NiceChaque année, j’attends les trois jours de la fête du cinéma pour retrouver les salles obscures et voir en particulier certains films que j’ai ratés. Cette année, j’avais un programme de 12 films et j’en ai finalement vu 11. Je vous en ferai la chronique dans un prochain article. Habitant Cannes, j’ai commencé le dimanche par trois films à Cannes (mais dans trois cinémas différents!) puis, après avoir joué ma dernière représentation au théâtre, un quatrième à Antibes. Le reste était programmé à Nice dans les deux cinémas qui diffusent en VO : le Rialto et le Mercury qui programme des films plus anciens.

Tramway de NiceDepuis sa mise en service en septembre 2007, j’avais envie de tester le tramway de Nice. Le lundi, j’ai fait comme d’habitude tout en voiture : chercher une place, payer le parcmètre, déplacer la voiture ente les deux cinémas, trouver une autre place et payer le parcmètre. J’ai donc raté la séance de Soyez sympas, rembobinez de Michel Gondry. Le lendemain, j’ai testé le tram : je me suis garé au parking de Las Planas, à Nice Nord et j’ai passé le reste de ma journée sans voiture. C’était une sensation très agréable : on se déplace sans souci de la circulation (griller les feux rouges, ça surprend au début!), on redécouvre la ville et, avec un tel beau temps, on se sent comme un touriste en vacances. C’est nickel!

L’autre avantage est d’être garé toute la journée dans un parking prévu à cet effet pour le prix d’un aller-retour en tram soit 2€! C’est d’ailleurs depuis que j’avais découvert la formule à Strasbourg que je l’attendais à Nice. Mais j’ai fait l’erreur des débutants : j’ai acheté deux billets “solo” qui ne donnent pas droit au parking … Du coup, je me suis retrouvé bloqué en voulant parti le soir. Mais heureusement, la sécurité m’a gentiment ouvert la barrière. Le principal inconvénient est finalement que les rames sont assez pleines (non, je ne dirai pas que le tram est victime de son succès!). Jusqu’à tard le soir, on peut se retrouver assez serrés avec un gamin qui pleure dans une poussette. Mais surtout, alors que les trams se succèdent toutes les quatre minutes en période de pointe, j’ai du attendre un tram 20 min après être sorti du cinéma à 23h30 … Malgré cela, j’attends la création de la ligne 2 qui vient d’être décidée : elle partira de Nice Ouest (parking du MIN) pour rejoindre la place Masséna par la promenade des Anglais! Mais il faudra patienter … jusqu’en 2013.

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Trawmay de Nice : le site de l’agglomération urbaine, pas très pratique
Le Rialto à Nice
Le Mercury à Nice