Inscription Newsletter
       
     
       
     
 

Scène

Officiel des LoisirsSur le concert "Eric Maïolino chante les femmes et les hommes" dans l'Officiel des Loisirs (juin 2003)

"J'ai beaucoup aimé sa façon de jouer de la guitare. Il s'en dégage beaucoup de sensibilité."

cliquer pour agrandir

Interview sur le spectacle de théâtre "Prises de Bec" sur Musiciens.biz (juin 2004)
Extraits :
Le théâtre vous passionne-t-il autant que la musique ?
Autant. Mais la musique me tient depuis plus longtemps et partage chaque instant de ma vie, ce qui n'est pas le cas du théâtre.
Est-il complémentaire ?
Absolument. D'abord parce qu'en tant que chanteur, je vais beaucoup puiser dans mes propres émotions, spécialement quand je chante les chansons que j'ai écrites. Par contre, au théâtre, je suis quelqu'un d'autre (…) plus extraverti que je ne le suis dans la vie de tous les jours. D'autre part, le théâtre c'est aussi pour moi le plaisir de jouer avec une troupe. Or je n'ai encore jamais fait de concert avec un groupe mais je pense que le plaisir serait semblable.

lire l'article en entier

 
     
     
 

Echo - mai 2004Ange Heureux

Chronique de Jacques Morlaud dans l'Echo du Centre (Limoges - mai 2004)

"Voici sept titres interprétés avec suavité, tendresse et délicatesse par une voix aigüe et nuancée. Sensibilité extrême, fraîcheur, mélodie, fragilité caractérisent à la fois cette interprétation et la personnalité de l'artiste."

cliquer pour agrandir
 
     
       
   

Inédits

Interview autour de "Te tenir la main" par Corriya sur Musiciens.biz (décembre 2004)

"Te tenir la main parle de cette autocensure des couples gays qui s'interdisent les gestes de tendresse en public. Moi-même, je suis comme ça ..."

Extraits :
Bonjour Eric, Une chanson courageuse, à quel moment et dans quelles circonstances l'as-tu écrite ?
Bonjour Corriya. J'ai écrit cette chanson cet été. Je cherchais à renouveler mon répertoire
(…) Certaines de mes chansons parlaient déjà d'amour ou de désir pour les hommes ("Ma vertu, "Le vent du désert") mais (…) cette fois, j'ai eu envie d'être clair.

Cela a-t-il été difficile pour toi la décision de l'enregistrer ?
La difficulté n'était pas la décision de l'enregistrer puisque j'ai tout fait entièrement à la maison. J'ai commencé par la chanter à mes proches avant de la créer sur scène en octobre mais ce qui m'a fait le plus réfléchir, c'est le fait de la mettre sur mon site. Je l'ai fait parce que j'avais besoin de retour : les autres chansons que j'ai écrites depuis cet été sont dans la lignée de celle-ci, plus directes et assez différentes des précédentes. J'avais envie de les montrer sans attendre les prochaines scènes.

Que représentent tes difficultés à gérer cette homosexualité au quotidien ?
Premièrement, "Te tenir la main" parle de cette autocensure des couples gays qui s'interdisent les gestes de tendresse en public. Moi-même, je suis comme ça,
(…) je mesure mes actes en public et (…) je ne parle pas de ma vie privée. (…) Cette discrétion se transforme de fait en non-dit. M'affirmer, ne serait-ce qu'avec cette chanson, c'est donc une libération.

Que penses-tu de la loi contre les propos homophobes qui vient d'être votée à l'Assemblée ?
Je pense que c'était un texte nécessaire puisqu'il visait à mettre sur le même plan le racisme anti-homo et les racismes ethniques ou religieux. Malheureusement, ce projet de loi
(…) a été adopté après des péripéties incroyables qui prouvent la présence résiduelle de l'homophobie chez les politiques. Mais pas seulement. Ce qui m'a le plus choqué, c'est l'attitude des médias. Rarement, l'ensemble des médias aura fait preuve d'une telle mauvaise foi : parler de "menaces sur la liberté de la presse" à propos de la répression des "provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence" envers les homos, c'est honteux. Même les humoristes, s'y sont mis, craignant pour leurs blagues sur les pédés. Mais la loi ne condamne pas le mauvais goût, elle est là pour punir les insultes. La Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) qui était favorable aux dispositions réprimant les propos racistes a, elle aussi, émis un avis contre cette loi : alors quoi, c'est moins grave de traiter quelqu'un de "sale pédé" que de "sale arabe" ou de "sale juif" ? (…) La semaine dernière, Christian Vanneste affirmait que l'homosexualité était un "comportement choisi" et que le soutenir c'était vouloir l'étendre à tous donc souhaiter la disparition de l'humanité. On rirait si ce n'était pas aussi pathétique. Monsieur le député, je n'ai pas choisi d'être homo, je ne suis pas masochiste. Dans une société faite pour les hétéros, j'aurais choisi d'être hétéro si on m'avait donné le choix. Mais ce choix, je ne l'ai jamais eu.

Quelle serait la solution pour que l'état d'esprit de la société change par rapport à ces questions ?
Une des réponses passe par la loi. La loi qui vient d'être votée ne peut régler qu'un aspect des choses. Il faut l'égalité des droits. Le mariage par exemple.
(…) Une autre réponse passe par la visibilité médiatique des homos. Dans mon adolescence, je n'avais aucun modèle gay à qui m'identifier. Par exemple, mes chanteurs préférés étaient hétéros ou feignaient de l'être. Quant aux autres, on n'en parlait pas. J'ai donc mis longtemps pour mettre un mot comme "homosexuel" sur ce que j'étais. (…) Parmi la jeune génération, aucun chanteur ne brigue pourtant la place de "chanteur gay". Ce n'est pas mon but non plus mais si je peux, par mes chansons, aider quelques jeunes à mieux se comprendre et à mieux s'accepter eux-mêmes, j'aurais l'impression d'avoir apporté ma pierre à l'édifice.

Merci Eric, Corriya

lire l'interview en entier

 
       

Sur le site
Sur le Web
Google