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Pour bien élever
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Paroles
et musique : Eric Maïolino
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Pour se préparer une descendance
Concevoir un beau fruit de l’amour
Servir avec des choux le premier jour
Ou bien avec des roses selon l’apparence
Prendre le filet mignon encore tout tendre
Et mettre la première couche sans attendre
Incorporez du lait puis des laitages
Et des bouillies et enfin des steaks
Sans le rendre ni trop gras ni trop sec
Pour l’allonger, passer aux soupes et aux potages
Si nécessaire, priver d’dessert pour qu’il s’imprègne
Mais surtout éviter les tartes et les châtaignes
Pour bien élever, sans tout gâcher
Bien s’remuer et bien s’y pencher
Couvez le p’tit-salé sans l’étouffer
Puis quand viendra l’heure de le confier
Prendre un bon maître ou même une religieuse
Pour obtenir une préparation harmonieuse
Interne, externe, suivant l’régime choisi en juin
Le laisser mariner jusqu’à ce qu’il soit à point
Pour bien élever, sans tout gâcher
Bien s’remuer et bien rabâcher
Dès la treizième année, se montrer ferme
En un instant, les jeunes perdreaux
Peuvent alors virer à la tête de veau
Boire comme des tonneaux et fumer les fines herbes
Et si l’on donne tout aux cailles sur un plateau
Eviter qu’elles ne passent à la casserole trop tôt
On peut alors secouer les andouilles
Mais si la moutarde vous monte au nez
Retenez-vous d’les battre et réservez
Laissez retomber l’ébullition face aux nouilles
Puis sans reproche, pour l’argent d’poche, tranchez dans l’gras
Et grillez sec toutes leurs sorties pendant un mois
Pour bien élever, sans tout gâcher
Bien s’remuer et bien s’accrocher
Quand le fruit vous paraitra enfin mûr
Après dix-huit ans au minimum
Laissez-le respirer ou faites comme
Mais conservez un œil sur le feu, c’est plus sûr
Et pour finir, couvrir d’amour énormément
C’est toujours le meilleur des accompagnements
Pour bien élever, sans tout gâcher
Bien s’remuer et bien s’attacher