Archive pour la catégorie ‘Concerts-Spectacles’

Laurent Barat à Nice : demi-vietnamien mais humoriste entier

Samedi 2 février 2013

Hier soir, j’étais au Théâtre Francis Gag à Nice pour un one man show : Laurent Barat a presque grandi. Comme j’étais invité par la production, je ne me suis pas fait prier. Révélé par Noëlle Perna, alias Mado, puis ayant fait un tour sur On ne demande qu’à en rire, Laurent Barat est un comique niçois que je découvrais. Et la soirée fut sympathique.

Laurent BaratPourtant le spectacle commençait mal. Imaginant son futur mariage, Barat commence par essayer de nous faire chanter du Patrick Sébastien en nous faisant tourner des serviettes. Heureusement, il arrête rapidement car les serviettes n’ont pas été distribuées. Vraie ou fausse interruption ? L’effet est malin en tout cas. Malheureusement, après la distribution, on a droit à nouveau à la chanson de Sébastien. C’est un peu long. Comme son débit. Il m’a fallu plus de la moitié du spectacle pour m’enlever l’impression que Barat s’installait trop. Comme dirait mon prof de théâtre, il prend « des temps de sociétaires ». Pourtant, il se donne physiquement et l’efficacité est là car la salle était pleine et riait de bon coeur.

Laurent Barat nous parle de sa vie : celle d’un célibataire de 34 ans. Effectivement, la sexualité et les rapports homme-femme sont au coeur du spectacle. Les clichés habituels ont leur place (cf les débuts) mais Barat aborde aussi d’autres thèmes comme la maturité et son corollaire : faire du sport pour maigrir ;)  Il évoque aussi ses parents divorcés : son père vietnamien et sa mère pied-noir. J’aurais même aimé qu’il développe plus le comique d’un tel contraste !

La forme est variée aussi. Il fait du stand-up la plupart du temps, utilise bien les voix-off mais incarne aussi des personnages : la langue de vipère au bureau (façon Jérôme Commandeur) et le papy qui appelle le hotline de « Fric ». L’interaction avec le public est aussi très présente. Même s’il n’a pas toujours la répartie cinglante d’un Lezghad (voir ci-dessous), Barat aime interpeller les spectateurs. Hier soir, c’est Corentin, 9 ans et demi qui lui a permis de désamorcer (ou de souligner) ses passages les plus chauds. Et pour renforcer cette proximité, il termine son spectacle en courant hors de la salle et nous attend à la sortie pour nous serrer la main. Sympathique, amusant : Laurent Barat nous donne envie de continuer à le voir grandir.

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Laurent Barat : son site avec, en vidéo, son passage sur France 3 dans Ma ville en rire.
Lamine Lezghad : mon premier spectacle d’humour de l’année. Le 19 janvier, à la Comédie de Nice, je voyais Lezghad  pour la troisième fois. En deux ans, son spectacle, Impeccable, a bien évolué. Toujours basé sur le thème du métissage, il se termine par le premier mariage gay, thème on ne peut plus d’actualité. Entre histoires à tiroir, personnages déjantés,  digressions et interactions brillantes avec le public, Lezghad nous embarque à cent à l’heure dans un spectacle hilarant !
Théâtre Francis Gag : ce théâtre municipal niçois propose aussi bien de l’humour que du théâtre, des conférences ou des concerts. La salle et la scène sont très belles : j’ai découvert et j’ai aimé.

Serge Lama au Cannet : un vieux routard

Lundi 28 janvier 2013

Ayant été invité par la production au concert de Serge Lama samedi dernier à La Palestre au Cannet, j’ai eu l’idée d’en faire profiter mes parents. J’ai donc utilisé ma mère comme envoyée spéciale et c’est elle qui vous relate ses impressions sur ce concert des 50 ans de carrière!

Serge Lama« C’est un « vieux routard du concert » que nous avons vu samedi soir. Comme il l’a dit lui-même : 50 ans de carrière, 10 000 concerts ! Et ça se voit.

Tout est réglé à la perfection. Pour présenter ses musiciens et jeunes musiciennes, pour enchaîner les chansons, pour rendre hommage aux personnes qui ont compté dans sa carrière, il nous raconte une histoire, avec des mots choisis, pleins de poésie. Car tout est là, nous avons bien devant nous un vrai poète qui se place pour moi, dans l’écriture au rang de Brel et Brassens et je me rappelle alors pourquoi j’étais alors si fan. Mais je ne l’étais pas seulement pour cela. Lui il avait une puissance et une justesse de voix qui me faisait penser au lyrique. Mais aujourd’hui le temps et les ennuis de santé ont eu raison de cette belle voix qui est moins puissante et moins juste (surtout dans les aigus, les basses restant correctes).

Cependant, ce qu’il a perdu en qualité il l’a certainement gagné en émotion car ça, il sait faire ! Parfois, il s’arrête quelques secondes à la fin d’un couplet avant d’enchaîner et la salle entière retient son souffle. Il chante a capela et sur la toute dernière chanson (Je suis malade) il pose même le micro. Et  quand il nous crie « tu vois je suis malade » on y croit et on est inquiet (et si c’était vrai ?) Il est sur scène comme chez lui et c’est comme s’il nous recevait dans son salon pour nous raconter les anecdotes de sa vie qu’il enchaîne toujours sur une chanson comme si elle était là pour illustrer son propos et non pas l’inverse. On ne s’ennuie pas une seule seconde ; c’est un film ou une pièce de théâtre qui se déroule devant nous. Il tient la scène 2 heures avec juste un répit au milieu pour se changer pendant que les musiciens continuent à jouer pour nous.

Dans le spectacle, il y a un élément essentiel, ce sont les lumières qui sont de véritables oeuvres d’art (C’est Serge Lama qui le dit lui-même). Elles décorent la scène comme aurait fait un décorateur dans un appartement en se servant du rideau et du fond de scène. C’est vraiment magnifique. Sur scène, un petit écran d’environ 2 m de haut sur 1,20 m de large est encadré d’une grosse moulure comme un tableau (on est bien dans son salon !). Il se sert de cet écran pour illustrer son récit et ses chansons mais surtout s’y affichent toutes les photos de ses amis et parents dont il parle avec, à la fin, un vibrant hommage à ses compositeurs Alice Donat et Eric Gilbert. Il chante même assis devant ce miroir et nous pouvons alors voir son visage en gros plan. En matière de complicité celle qui se voit le plus c’est celle avec Sergio son accordéoniste dont il parle souvent, qu’il regarde sans arrêt comme il regarderait un prompteur mais on sent que Sergio ce n’est pas seulement cela, c’est vraiment son Ami, son complice, son soutien.

Le seul bémol c’est la mélancolie qu’il affiche parfois sur le fait qu’il n’est plus tout jeune. Une chanson (nouvelle sans doute) dit, je crois, « je suis à l’heure d’arriver au bout de ma vie » et elle est assez flippante. On est un peu loin du Lama tonitruant et riant trop fort, bien qu’il chante toujours « Je t’aime à la folie la vie » avec le public. Mais comme vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé et c’était vraiment une belle soirée ! » F.M.

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Serge Lama : le site officiel
Serge Lama : en écoute sur Deezer

2012 : bilan des concerts, suite et fin

Dimanche 30 décembre 2012

Après les compte-rendus des concerts auxquels j’ai assisté au printemps et en été, place à ceux de l’automne et de l’hiver 2012. Variés mais tous excellents.

Louis Bertignac Le Cannet 171012Octobre : Louis Bertignac au Cannet
Alors que j’essaie de ne jamais le rater en concert, je n’avais pas encore vu Bertignac dans son Grizzly Tour, hormis sa courte première partie de Johnny au Stade de France (lire ici). J’avais vraiment aimé l’album (voir mon Top 5 albums 2011) et heureusement, il a donné sa dernière date  dans la petite salle de la Palestre : plus de trois heures de concert, brillant! Louis est arrivé plutôt fatigué, la voix hésitante, la guitare sans surprise. Il expédie assez vite « la p’tite vieille » (Cendrillon). Puis peu à peu, après quelques pauses bavardage décontracté + cigarette électronique + boisson inconnue, il se remet en forme et, au bout de trois quarts d’heure, le concert démarre vraiment : I love rock’n'roll suivi d’un Vas- guitare d’exception qui débouche sur Ca c’est vraiment toi. Enorme! Le concert ne retombe plus jusqu’à la fin, entre acoustique et reprises des classiques rock (il joue les Who comme personne). Un grand moment que Louis nous grave en intégralité sur clé USB à la fin du concert : que demander de plus?

Alexis HK Cannes 261012

Octobre : Alexis HK à Cannes
Alexis HK sur scène, c’est un personnage pince-sans-rire très drôle (lire ma chronique de sa précédente tournée). A Cannes, un soir de vigilance orange pour cause de pluie intense, la salle n’était pas vraiment pleine. Il s’en est amusé et ça lui a permis de renforcer son côté intimiste. Au départ, il nous prévient  que ses interventions très écrites laisseront plus de place à l’improvisation : il veut faire un concert plus qu’un spectacle. Effectivement, le sud lui inspire quelques réflexions sexuelles qu’il semble regretter à peine énoncées. Et musicalement ? On retrouve les musiciens des albums et de la précédente tournée et donc les ambiances du sympathique dernier album, Le dernier présent (lire ma chronique) avec plus d’amplitude. Une soirée chaleureuse réussie.

Sting Nice 121112Novembre : Sting à Nice
Une première pour moi : je n’avais jamais vu ni Sting ni The Police en concert avant. Back To Bass Tour : la promesse d’un retour à la basse mais aussi à la base. Effectivement, les musiciens qui l’accompagnent ramènent Sting à son côté rock. Beau parleur, il donne la vedette à chacun et s’adresse à nous en français et avec humour. Ain si, pour introduire Fields of gold, il commence par expliquer qu’il a, dans la campagne anglaise, une belle maison entourée de champs – non, un château ! Dommage que le public des gradins où l’on était se soit montré si guindé, demandant même qu’on s’assoie pendant les rappels! Le prix des places devait y être pour quelque chose. Mais peu importe, Sting a enchaîné dès le départ, If I ever lose my faith in you, Everything she does is magic et … Englishman in New-York pour finir par un autre enchaînement ininterrompu de tubes (voir la setlist). C’était l’essentiel!

Londres 011212 miniDécembre : Jason Mraz à Londres 
D’une pierre, deux coups : je n’étais jamais allé à Londres et je n’avais jamais vu Jason Mraz en concert. Pourtant, j’avais adoré ses premiers albums (lire ma chronique) et son dernier opus avait tourné en boucle dans mon nouveau casque Bose (lire ici) pendant plusieurs semaines (lire ma chronique). La salle de l’O2 Arena est une salle à taille humaine très agréable où la vue est excellente depuis les gradins : elle était parfaite pour l’ultra-sympathique Mraz. Arrivant sur scène très cool (évidemment), il enchaîne immédiatement, avec tous ses musiciens dont une section de cuivres, trois titres de son album précédent : Make it mine + Live highButterfly = bonheur! A part un moment d’exception sur le survolté Plane, le reste du concert reste dans cette ambiance (voir la setlist), avec beaucoup de titres des deux derniers albums, de l’acoustique, de l’humour et quelques surprises : Fly me to the Moon mixé à Lucky qu’il chante avec sa choriste violoniste ou encore un saxophoniste qui déboule torse nu des gradins pour Careless Whisper de George Michael ! Vivement la prochaine tournée!

Voulzy 141212 miniDécembre : Laurent Voulzy à Cannes
Encore une première pour moi : j’avais hésité à découvrir Voulzy sur cette tournée mais je n’ai pas regretté. Dès le départ, l’ambiance moyenâgeuse et un peu étrange de son Lys & Love est bien rendue : ses musiciens entrent avec une capuche sur la tête tandis qu’on écoute un peu longuement Le tableau qui ouvre l’album. Mais la suite est bien jouée en live, grâce notamment à deux choristes qui viennent de la musique classique : l’une joue du violon et l’autre de la harpe, du violoncelle, de la guitare et des claviers! Le groupe reçoit même le renfort d’une chorale de Nice. La quasi-totalité du CD y passe, agrémenté de reprises (Scarborough Fair) ou d’anciens titres de la même ambiance (Quatre nuages, Caché derrière). A chaque fois, le travail sur le son et les voix est remarquable. Pourtant, Voulzy était arrivé assez tendu, peu souriant, lançant des regards noirs à son guitariste et seconde voix qu’il n’a a pas arrêté de titiller jusqu’au salut final. Pourquoi? Mystère. La mise en scène est appliquée, peut-être trop. Voulzy lui-même paraît encombré de ses bras sans sa guitare. Mais les rappels sont très malins : il revient seul à la guitare acoustique pour jouer quelques extraits de ses plus gros tubes. Succès assuré!  Il n’aura pas compté son temps, pour notre plus grand plaisir.

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2012 premier bilan des concerts : les chroniques de la saison printemps-été

Encore un petit goût de Bouchon

Lundi 29 octobre 2012

Vous vous souvenez : les 22 et 23 juin dernier, mon atelier théâtre, sous la direction de Jean-Claude Braganti, jouait Bouchon, huit histoires situées dans un grand embouteillage. Les protagonistes de ce nouvel extrait sont assez particuliers, dirons-nous. Et surtout très agités quand l’un d’entre eux voit dans ce bouchon le premier signe de la fin du monde …

La fin du monde est arrivée : une scène à quatre personnages que j’ai écrite (une première!) et interprétée. Une situation et des costumes décalés. Amusez-vous ;)

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Vidéos : mes 18 vidéos de théâtre
Le Théâtre de Cannes vous propose la semaine prochaine un concert autour de Debussy

2012 : premier bilan des concerts

Lundi 22 octobre 2012

Je vous présente ma collection de chroniques de concerts printemps-été 2012. Du plus intime au plus spectaculaire, il y en aura pour tous les goûts. Je commence par mon coup de coeur.

Mai : La Grande Sophie à Monaco
J’ai enfin vu La Grande Sophie en concert. Dans la salle intimiste du Canton, où j’avais la chance d’être tout devant, Sophie a commencé par les deux chansons que j’aime le moins dans son album La place du fantôme (Ma radio, Tu fais ton âge). Je me suis dit : « Chouette, le reste du concert va être super! » et j’avais raison. Les arrangements très réussis de l’album sont parfaitement réinterprétés sur scène et permettent de colorer magnifiquement d’anciens titres comme Quand le mois d’avril ou cette reprise très réussie de Mistral gagnant. Et certains titres du dernier album ont vraiment pris une autre dimension à l’image de Dans ton royaume où Sophie bat le rythme au tambour : explosif. Du coup, le concert était beaucoup équilibré que l’album : on a bougé, on a chanté et bien sûr on a été ému. Surtout pendant Petite princesse : alors que les arrangements terriblement dépouillés accentuent la tristesse du thème (la disparition d’un enfant), Sophie descend de scène et se dirige vers une petite fille du public. L’amour ça pardonne pas. Et nous on t’aime, Sophie.

Mai : Coldplay à Nice
Sans être spécialement fan de Coldplay, ce concert au stade Charles Ehrmann a été pour moi un très bon moment. A vrai dire, je n’avais pas vraiment accroché sur les premiers tubes de Coldplay, trop mous, trop plaintifs à mon goût. Du coup, je n’avais suivi leur carrière que de loin et ce concert me les a révélés. Avec moins de ballades que de titres up-tempo, le concert n’a pas eu de baisse de régime. Et force est de constater le nombre de tubes du groupe, à l’instar de Paradise qui est devenu un de leurs hymnes, parfait pour ce genre de concert. Mais le spectacle allait au-delà de la musique : il y avait toujours quelque chose à regarder, à commencer par les spectaculaires écrans géants. Beaucoup d’animations colorées aussi, comme ces papillons géants s’élevant tout autour de la pelouse et bien sûr les bracelets interactifs distribués à chaque spectateur, vibrant au rythme de la musique. L’ensemble devait être encore plus beau des gradins que de la pelouse où on se trouvait. Mais l’ambiance y était tellement sympa ;)

Juin : Maurane à Monaco
J’adore Maurane et la voir en concert est toujours un plaisir. Elle est si naturelle et proche du public. Elle a toujours des anecdotes pleines d’humour à raconter qui mettent en valeur ceux qui travaillent avec elle (auteurs, compositeurs, musiciens). Sur cette tournée, elle a particulièrement mis en lumière Louis Winsberg, l’excellent guitariste qui l’accompagnait. Ses arrangements jazzy ont ramené Maurane à ses premières amours. Elle nous a d’ailleurs chanté un titre qu’elle avait écrit dans son adolescence. Pas le meilleur, de même que son dernier album, Fais-moi une fleur, malgré le  très réussi Je me sens bien qui ouvrait le concert. Le petit bonus sympa est venu de la première partie : le jeune québécois Antoine Gratton a fait une belle performance, notamment vocale mais aussi  instrumentale à la guitare mais surtout au piano. Et son album La défense du titre, tendance rock, que j’ai acheté à la fin du concert, contient quelques titres bien sentis. Belle surprise, Maurane l’a invité à la fin pour chanter Différente avec elle : classe!

Juin : Johnny Hallyday au Stade de France
J’avais vu Johnny à Nice (lire ici) sur ce que je pensais être une tournée d’adieu. Et bien non, il est revenu et c’est poussé par des amis que j’ai assisté le 16 juin à mon premier concert au Stade de France. Je me suis d’autant plus laissé tenter que la première partie était assuré par Bertignac que j’adore : directement parti sur 22m² qui ouvre son dernier album, le grand Louis n’a pas tardé à nous offrir ses tubes, comme à son habitude, de ses Idées-là aux classiques de Téléphone. Très court mais intense : j’étais limite en transe. Mais j’avais tout Johnny pour m’en remettre. Plutôt enroué au début, le patron s’est bien rattrapé. Autant il aurait dû éviter de se rouler par terre, autant il a eu raison de faire durer le set acoustique même s’il contenait plusieurs vieux titres que je ne connaissais pas. Le décor 3D était assez bluffant mais la pyrotechnie et les effets de lumière un peu légers en comparaison de Coldplay. Epaulé par quelques invités  sur la fin (Bertignac est de retour, je le reconnais à ses cheveux!), Johnny ne ménage pas ses efforts et réussit encore à nous faire passer un bon moment.

Juillet : Alanis Morissette à Lyon
Je ne l’avais jamais vue sur scène mais elle est fidèle à sa réputation. Seule fille de son groupe, Alanis envoie du lourd et, comme son nouvel album n’était pas encore sorti, elle a enchaîné ses tubes : et il y en a! Sur la totalité du concert, elle a joué une bonne moitié de son mythique premier album, Jagged little pill mais j’ai été surpris d’être aussi emballé par le titre Uninvited. On peut regretter que la plupart des morceaux restent très proches des versions studio (ou de son MTV Unplugged) mais certains évoluent doucement comme Hand in my pocket, bien reboosté. Comme une petite fille timide, Alanis semblait souvent surprise d’être applaudie. Et pourtant, il y avait de quoi.

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La place du fantôme, édition limitée, contient un DVD live acoustique de 2010 qui se conclue sur la déchirante Petite princesse. Pour l’entendre en live, prenez la tournée en route : elle passera notamment par l’Olympia dans un mois
Antoine Gratton sera lui aussi à l’Olympia, ce vendredi … en première partie de Maurane
Ma saison de concerts automne-hiver a commencé sur les chapeaux de roues avec un concert de Bertignac de 3 heures au Cannet! A suivre jusqu’en décembre : Alexis HK, Sting, Laurent Voulzy et Jason Mraz avec les comptes-rendus ici-même!

Théâtre : un premier extrait de Bouchon à déguster

Mardi 28 août 2012

Petit rappel : les 22 et 23 juin dernier, mon atelier théâtre donnait son spectacle de fin d’année sous la direction de Jean-Claude Braganti. Dans Bouchon, tout se déroulait au sein d’un grand embouteillage : huit scènes pleines d’humour sur lesquelles j’en avais écrit cinq.

Voici la première. Perdu pour perdu est le premier dialogue que j’écris pour le théâtre et c’était la scène d’ouverture du spectacle. J’ai eu le plaisir d’y jouer avec Michelle. J’espère que vous apprécierez ;)

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Vidéos : mes 17 vidéos de théâtre
Théâtre de Cannes : les spectacles reprennent dans un mois

D’après Bison Futé : un Bouchon exceptionnel dans un mois

Mercredi 23 mai 2012

Juin approche et je sais que chaque année, à cette période, l’excitation monte car vous attendez mon retour sur les planches. Enfin, je ne suis pas sûr pour vous, mais pour moi oui! D’autant plus que nous vous proposons pour la deuxième fois un spectacle écrit par nos soins. « Bouchon », contrairement à ce que suggère l’affiche, ne traite pas d’œnologie :P Il s’agit en réalité d’une suite de petites histoires qui se passent au milieu d’un grand embouteillage. Huit scènes, toutes traitées avec humour, parmi lesquelles cinq sont de moi. Je n’ai jamais autant écrit pour le théâtre!

Grande première pour moi : je ne jouerai que dans trois de ces scènes. Pour la première fois, j’ai donc assisté de l’extérieur aux répétitions d’autres acteurs jouant un de mes textes. Eh bien, j’ai découvert que le plaisir était au moins aussi grand que d’y jouer ;) J’espère que vous aimerez vous aussi ce nouveau spectacle de notre atelier, toujours dirigé par Jean-Claude Braganti. En tout cas, je suis fier de notre travail.

Bouchon
Vendredi 22 et samedi 23 juin à 20h30
Théâtre de Cannes
19 boulevard Alexandre III
Participation aux frais : 5 € – sans réservation

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Vidéos : toutes mes vidéos théâtre sur mon  site
Théâtre de Cannes : ce week-end (vendredi 25 et samedi 26 mai), ce sont les élèves des classes-théâtre du Conservatoire de Cannes qui lancent la série des présentations de travaux de fin d’année. Venez avec moi les soutenir ;)

Retour sur 2011 : mon Top 5 Concerts

Jeudi 1 mars 2012

Après mon Top Albums, mon Top Chansons et mon Top Films, jetons un dernier regard sur l’année passée avec un classement des meilleurs concerts auxquels j’ai assistés en 2011. Une sélection publiée en janvier sur Zik’n'blog et que je vous commente enfin.

1. Lenny Kravitz – Black And White France – Zénith de Lille
Le dernier album était excellent (lire la chronique), le concert fut à la hauteur. Dans un décor des plus impressionnants avec trois écrans et larges projections, Lenny avait réuni un groupe plus complet que jamais. Sa section de trois cuivres a été parfaite pour fêter, sans le dire, les 20 ans de l’album Mama Said (4 titres dont le mythique Fields of Joy débuté à la flûte). Merci! Mais j’ai eu mon plus grand moment d’émotion lors des projections de ses photos d’enfance sur Black And White America (voir le clip). Lenny est toujours aussi proche de son public et à Lille, face à un public déchaîné, il a pris le temps de le savourer, quitte faire moins de chansons en rappel. Mais avec deux heures de funk-rock déchaîné et de ballades à pleurer, Lenny nous a à nouveau prouvé qu’il était le meilleur sur scène.

2. Jean-Louis Aubert – Roc Eclair Tour – Palais Nikaia, Nice
Depuis la séparation de Téléphone, j’avais plutôt suivi la trace de Bertignac, surtout sur scène. Mais je ne pouvais rater Aubert après l’avoir vu dans l’excellent DVD de sa tournée acoustique Un tour sur moi-même puis mettre le feu avec Un autre Monde lors du concert des Enfoirés 2010 à Nice. Une inquiétude restait sur sa voix mais, en débutant le concert par Je reviens, Aubert s’offre comme une renaissance. Pendant deux heures et demie, il a tout donné, accompagné par un groupe excellent. Démontrant son infinie générosité, il est allé jusqu’à quatre rappels pour être sûr de nous livrer tous ses tubes, même de la période Téléphone, jusqu’au sublime Voilà, c’est fini, qu’on attendait plus. Heureusement qu’il vient d’obtenir la Victoire de la Musique de la meilleure tournée : c’est la moindre des choses.

3. Alexis HK, Benoît Dorémus et Renan Luce – Seuls à trois – Salle Molière, Lyon
C’est dans un très joli petit théâtre de Lyon qu’on a vu se concrétiser la meilleure idée de concert de l’année : trois potes sur scène, chacun avec sa guitare, partageant et échangeant leur répertoire. Le plus connu, c’est Renan Luce, plus humble que jamais et qui n’a pas rechigné pas à nous chanter ses tubes. Ce fut moins le moins cas pour Alexis HK mais je suis tellement  fan de son écriture et de son personnage scénique  à l’humour froid. Quant au troisième, Benoît Dorémus, ce fut la révélation avec un beau moment d’émotion sur Deux pieds dedans (écouter). Du coup, j’ai acheté ses deux albums pour continuer à profiter de son joli grain de voix et de son écriture narquoise. Dans la bonne humeur, les trois compères nous ont offert des solos, des duos et des trios acoustiques très bien arrangés dont des reprises et plusieurs titres inédits pour une très belle soirée.

4. Nice Jazz Festival 2011
Le dernier Nice Jazz festival était une réussite : il m’était difficile de choisir parmi la quinzaine de concerts que j’y ai vus. Si on laisse de côté les concerts les plus jazz (lire ma chronique de la première soirée sur Zik’n'blog), j’ai surtout apprécié les musiques métissées d’Asa et de Carlinhos Brown (lire les chroniques et l’interview), l’électro de Nojazz (lire la chronique et l’interview) et de Morcheeba (la chronique et l’interview), la soul de Macy Gray et de Seal (lire les chroniques) et la funk d’Aloe Blacc et de mon chouchou Keziah Jones (lire les chroniques). Je ne pourrai pas y être l’été prochain mais je vous conseille de guetter la programmation qui sera dévoilée dans un mois.

5. Zazie – Za7ie en tournée – Palais Acropolis, Nice
Après avoir sorti un album de 7 fois 7 titres (ou presque : lire la chronique), les sélectionner pour la scène était déjà un premier challenge. Il fut à moitié réussi, plusieurs titres trop lents ayant pu être évités. Heureusement le duo avec Philippe Paradis était parfait. Un autre challenge était de sélectionner parmi les tubes des précédents albums! Le choix n’était pas complet mais très acceptable. Autre problème, annoncé par Zazie elle-même : le son n’était pas au top à cause de problèmes techniques lors des balances de l’après-midi. Et le concert est tout de même dans mon Top Concerts? Oui car en étant tout devant, on n’a pu que se laisser emporter par la joie et l’énergie dont Zazie continue à rayonner sur scène. Et c’est irremplaçable.

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La Grande Sophie le 19 mai à Monaco, Maurane le 1er juin à Monaco, Johnny le 16 juin au Stade de France et Alanis Morissette le 3 juillet à Lyon : mes principaux concerts à venir en 2012
Les Victoires de la Musique : les lauréats
A Nice en 2009, au Zénith de Paris en 2008 et à Bercy en 2004 : mes trois précédents concerts de Lenny. Il est à nouveau en tournée en France au printemps : n’hésitez pas!
Lenny Kravitz Online : le concert du 24 octobre 2011 à Lille en détail sur le forum français consacré à Lenny
Raphael Saadiq a assuré une très bonne première partie de Lenny à Lille. Il se donne vraiment sur scène, les musiciens sont excellents, ça groove. Mais comme sur disque,  ses chansons n’arrivent pas à se graver dans ma mémoire.
Alexis HK à Monaco : un bonheur éternel : ma chronique de 2009 sur la tournée des Affranchis pour laquelle Alexis HK était nommé cette année comme Artiste révélation scène
La setlist de Keziah Jones le 12 juillet au Nice Jazz Festival : à lire sur mon blog

Théâtre : J-7

Samedi 7 janvier 2012

Au théâtre Alexandre III à Cannes, la fin du premier semestre approche. Cette année, au sein de mon atelier, nous avons travaillé autour du langage. En effet, le mois prochain, les 17 et 18 février, le théâtre accueillera le très attendu Pièces détachées. Ce spectacle, mis en scène par Michel Abecassis, est un montage burlesque d’une centaine de textes d’auteurs de l’Oulipo, de Perec à Queneau.

Dans le même esprit, les deux ateliers adultes uniront exceptionnellement leurs talents la semaine prochaine pour mettre à l’honneur deux auteurs. Raymond Queneau, tout d’abord, dont je jouerai l’un des vingt textes extraits de ses fameux Exercices de style. Jean Tardieu, ensuite, avec trois courtes pièces tirées de La comédie du langage. J’y jouerai le rôle de Monsieur Pérémère dans Les mots inutiles. Avec plus d’une vingtaine de comédiens, nous vous proposons samedi prochain durant une heure et demie une galerie de personnages hauts en couleur où le plaisir du mot est permanent. On vous attend!

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Théâtre de Cannes : 19 boulevard Alexandre III – 06400 Cannes – samedi 14 janvier à 20h30 – participation aux frais : 5 € – sans réservation

Vidéo théâtre : La vie d’un mort, suite et fin

Samedi 22 octobre 2011

Il y a un mois, je vous ai présenté mon spectacle de juin dernier au Théâtre de Cannes Alexandre III. La vie d’un mort est une création collective de mon atelier qui réunissait sur scène 14 acteurs. Après une première sélection de mes apparitions, voici réunis deux nouveaux extraits dont le final de la pièce.

A l’enterrement de James Stevens, l’enquête continue. Pour éclaircir sa mort brutale au cours d’une de ses soirées, Angelina Squirrel du FBI questionne ceux qui sont venus à son enterrement. Peu à peu, les soupçons se tournent vers le protégé de James, l’artiste Irvin de Botox et son inséparable starlette Ibiza Carlton. Enfin, la vérité va éclater au grand jour!

Retrouvez-moi dans le rôle d’Irvin de Botox accompagné de Ludivine (Angelina Squirrel) et Kharine (Ibiza Carlton). Bon visionnage!

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Vidéos : mes 16 vidéos de théâtre
Théâtre de Cannes : les ateliers adultes viennent de reprendre. Fin janvier, nous jouerons du Jean Tardieu et du Raymond Queneau. Et en juin, vous pourrez découvrir notre nouvelle création!