Archive pour la catégorie ‘Concerts-Spectacles’

Le cri du choeur : un deuxième mouvement très enlevé

Mardi 22 décembre 2009

Cri du choeurVendredi dernier, j’ai assisté à la nouvelle création du théâtre de Cannes Alexandre III. Il s’agissait du deuxième spectacle du « Cri du chœur », un quatuor vocal se définissant lui-même comme « polyphonicomique ». Leur premier spectacle, créé à Nice, était déjà passé par Cannes et il m’avait notamment marqué par une parodie d’ancienne chanson paillarde qui constituait le fil rouge du spectacle :D Dans ce nouveau spectacle, on retrouve presque la même équipe : Solange, la vamp à lunettes, Benoît le guitariste dont j’adore les mimiques et Claude le grand maigre (au torse sec et musclé). La nouvelle arrivée, surnommée Michelle, est toute en rondeurs (Benoît ne cesse de s’en moquer) et pique des crises mémorables.

Le spectacle est entièrement constitué de chansons originales, pour la plupart parodiques, auxquelles se superposent les effets de mise en scène ou les sketchs jouant sur les caractères des personnages et leurs interactions. C’est souvent très drôle, en particulier dans toute la première partie : la musique slave (avec « une petite touche de Rom ») sonne lieu à un moment très réussi suivi d’un délire avec les légumes, irrésistible! Plus tard, c’est toute l’histoire d’un couple qui est mise en chanson entre ironie et émotion.  Nouvelle miette d’émotion avec la chanson solo de Michèle et intermède très sensuel sur une chanson en faux latin. La dernière partie du spectacle part plus dans le délire avec une fausse tragédie très outrée et un zoo-parano survolté. Pour finir plus tranquillement sur une parodie de flower-power. Un grand bravo pour l’originalité, la mise en scène inventive d’Alain Terrat, l’énergie des quatre chanteurs et la drôlerie de l’ensemble. Il reste encore des représentations : profitez-en!

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Théâtre de Cannes : dates et réservation en ligne
FNAC.com : pour réserver (un peu plus cher)
Le cri du chœur
: le site de l’ancien spectacle

Alain Souchon à Nice : c’est déjà ça

Lundi 14 décembre 2009

Alain Souchon est chanteur

C’est la première fois que je voyais Alain Souchon sur scène. Il est passé jeudi dernier sur la scène d’Acropolis à Nice, une salle dans laquelle je n’étais pas retourné depuis longtemps. La salle est très agréable mais on avait des places au balcon en placement libre. On est arrivé pile au bon moment pour se placer tout devant sur l’avancée de droite et avoir une très bonne vision. Sauf que, quelques minutes avant le début du concert, la direction est venue nous prévenir que le son serait meilleur au milieu. Trop tard! Le son était bon mais pas très fort en effet.

Alain Souchon est arrivé sur le tapis blanc qui partageait la scène. Sobre en costume noir, il avait l’allure d’un pantin un peu désarticulé. Il était accompagné de seulement trois musiciens dont l’incontournable Michel-Yves Kochmann à la guitare que je voyais pour la première fois « en vrai » et sans son bandana!  Souchon est immédiatement sympathique. Il aime raconter de petites histoires entre les chansons. Elles font souvent sourire malgré l’ambiance des chansons du début où s’enchaînent les titres Petit tas tombé (sur les SDF) et Parachute doré puis C’est déjà ça et Elle danse (sur les immigrés). A l’inverse, son délire de la fin sur Alain Voulzy est très drôle.

Pendant une bonne partie du concert, Souchon a puisé dans ses succès récents, c’est-à-dire ceux des années 90 et 2000, dont son dernier album.  En milieu de concert, alors qu’il n’y avait pas de fosse, il a fait venir devant la scène tous ceux qui ne pouvaient pas le voir de près. S’en est suivi un beau moment Sous les jupes des filles. Il nous a alors offert quelques titres plus anciens jusqu’à nous faire chanter façon karaoké sur Quand je serai KO et Foule sentimentale, pour lesquelles on n’avait pas vraiment besoin de paroles! En rappel, Souchon nous a prouvé qu’il avait encore 10 ans en donnant le micro aux plus jeunes du premier rang : « t’ar gueule à la récré ». Très mignon. Mais alors que le public lui réclame l’énorme Bidon, il revient pour finir avec un Rame avec ses musiciens en choristes.

Pendant le concert, Souchon dit être allé voir la jeune génération sur scène ces dernières années. Pourtant, à côté d’un Vincent Delerm par exemple, il offre un show bien classique, visuellement comme musicalement, sans grande inventivité dans la mise en scène. En rentrant chez moi, je me suis remémoré tous les titres présents sur son fabuleux live de 1990, Nickel. Presque tout y était, sauf J’ai dix ans et le sublime Somerset Maugham qu’il a chanté jeudi aussi. J’ai dû me rendre à l’évidence qu’il m’avait manqué une bonne part de ces fabuleux titres des années 70 et 80. Mais je les entendrai peut-être sur la prochaine tournée.

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Alain Souchon : le site officiel
Acropolis : le Palais des Congrès de Nice

Johnny à Nice : rock’n'roll!

Mercredi 21 octobre 2009

Johnny Hallyday - M’arrêter làDimanche, j’ai assisté à mon premier et sans doute unique concert de Johnny Hallyday. Même sans être fan, on a forcément suivi la carrière de Johnny dont la période Goldman était ma préférée. Le voir en concert, c’était l’occasion de survoler toute sa carrière. La question principale était de savoir si le concert justifierait le prix assez élevé des places. Eh bien je trouve qu’en quantité et en qualité, on en a eu pour notre argent.

La scène, tout d’abord, est énorme. On était placé presque tout en haut de la salle du Nikaïa mais la visibilité était bonne. Avant le début du concert, les deux statues géantes d’hommes-aigles qui entouraient la scène pouvaient faire craindre le pire. En réalité, le décor est très simple : tout le fond de scène est occupé par un écran panoramique devant lequel quatre écrans sur vérins tournent et se regroupent à la demande. Assez fascinant. Entre les gros plans sur le chanteur et les musiciens, les diaporamas photos, les films d’animation (sur Requiem pour un fou par exemple) et l’incontournable pyrotechnie, on en a pris plein les yeux.

Le groupe aussi est énorme. Johnny est entouré de trois choristes et d’une douzaine de musiciens dont une section de quatre cuivres. Evidemment, ils sont tous excellents. De son côté, Johnny se donne vraiment (même s’il fait une pause en laissant ses musiciens jouer un moment Born to be wild) et sa voix ne le trahit pas. Quant au répertoire, Johnny a le bon goût de ne chanter que trois chansons de son dernier album. D’ailleurs, la seule chanson du concert que je n’ai pas aimée du tout est la reprise de Unchained Melody en duo : Johnny et sa choriste alternent les couplets dans des tonalités différentes, c’est horrible. Heureusement, les tubes sont au rendez-vous : de Quoi ma gueule qui ouvre le spectacle à L’envie qui le clôt.

Bonne idée : le set acoustique.  Dans la deuxième partie du concert, Johnny et quelques musiciens rejoignent une plateforme située en plein milieu de la fosse pour quelques titres plus anciens. Grosse surprise dans le dernier titre (Tennessee) : on change la guitare de Johnny pour une guitare … branchée. Et il joue tout le début de la chanson avant le retour des musiciens. Juste après, suit un excellent medley rhythm’n'blues avec notamment Noir c’est noir et l’adaptation de Knock on wood.

Je pensais que Johnny ne parlerait quasiment pas. Il pousse bien plusieurs « waouh » et se dit souvent très content de l’accueil du public, qui scande de lui-même « Johnny Hallyday, Johnny Hallyday ». Mais il a préparé aussi quelques discours plutôt bien tournés, même s’il insiste beaucoup sur sa femme Læticia, très applaudie juste avant le concert en arrivant dans la salle avec Jade dans les bras. J’ai même presque trouvé Johnny émouvant en évoquant l’étoile du Berger avant de chanter Tennessee.

Seuls les rappels ont été un peu décevants. On s’attend en effet, à une nouvelle série de tubes. Or, Johnny revient avec son nouveau titre Ca ne finira jamais (ben si justement) puis il se retire à nouveau un moment pour se concentrer. Il revient en arborant un masque de douleur un peu surjoué pour reprendre Et maintenant de Bécaud. C’est vrai que va-t-il faire maintenant sans nous, le pauvre? Et Johnny s’en va sans nous dire une nouvelle fois au revoir. Mais en nous laissant après deux heures de show le sentiment d’un vrai beau moment de scène.

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Johnny Hallyday, le site officiel
Nikaïa, le « zénith » de Nice

5 concerts et une pièce de théâtre en un week-end!

Lundi 19 octobre 2009

Je viens de passer un excellent week-end artistique. Vendredi et samedi, j’ai assisté aux deux dernières soirées du Monaco Live Festival avec les très bons concerts d’Emily Loizeau (première partie AlloCaroline), impressionnante dans la démesure comme dans le minimalisme, et d’Alexis HK (première partie Les Babaars) très très drôle sur scène. Pour tous les détails, je vous renvoie à mes deux chroniques pour Zik’n'Blog grâce à qui j’avais obtenu des invitations :
Monaco Live Festival : Emily Loizeau est perchée
Alexis HK à Monaco : un bonheur éternel

georgealfred.jpgDimanche, j’ai commencé par assister à George et Alfred de Marie-Françoise Hans au théâtre de Cannes Alexandre III. Claire Tuloup-Duthieuw et Denis Duthieuw interprètent George Sand et Alfred de Musset juste avant leur séparation. A travers leurs disputes et leur réconciliation, la pièce évoque l’œuvre féministe de Sand et les excès de Musset. Mais à trop jouer la corde de l’amour passionnel, le récit tourne en rond pendant un certain temps avant de se renouveler dans la dernière partie. Quant à l’interprétation, j’ai particulièrement apprécié celle de Denis Duthieuw, impeccable.

Enfin, j’ai terminé mon week-end par le concert de Johnny au Nikaïa. J’ai trouvé le sexa très en forme. Il n’a proposé quasiment que des tubes et quels tubes! Encore un peu de patience, je vous raconte ça très vite.

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Zik’n'Blog
Théâtre Alexandre III

Monaco Live Festival : l’excellent Delerm

Lundi 12 octobre 2009

Grande première : j’ai vu mon premier concert à Monaco! Pourquoi pas avant? Sans doute un peu loin de Cannes et selon les lieux, trop cher. Ce n’est pas le cas pour le Monaco Live Festival : toutes les soirées sont à 15€. En plus, j’ai obtenu des invitations pour Zik’nBlog : autant en profiter.

Samedi, j’ai donc vu le nouveau spectacle de Vincent Delerm. J’avais déjà adoré la précédente tournée (lire ici),  le live A la Cigale qui en avait été tiré (voir mes Albums préférés) et le dernier album Quinze Chansons. La nouvelle tournée est-elle à la hauteur? Oui! Delerm réutilise ses meilleures idées et continue à inventer. Le spectacle est intime et spectaculaire touchant et très drôle. Si vous le pouvez, ne le manquez pas!

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Vincent Delerm à Monaco : « Tu vois un peu l’époque, l’ambiance » : ma chronique complète pour Zik’n'Blog
Vincent Delerm sur le site du label Tôt ou tard

Concerts de Septembre à Cannes : j’y étais!

Dimanche 4 octobre 2009

Cette année à nouveau, le Palais des Festivals de Cannes enchaînait quatre soirées de concert pour lancer sa saison « d’hiver ». Et à nouveau, j’ai obtenu des invitations presse afin de couvrir l’événement pour le site d’actualités musicales Zik’n'Blog. J’avais choisi trois soirées : Bertignac tout d’abord, que j’avais déjà vu en trio à Beaulieu-sur-Mer en 2005 (lire ici) et qui a été exceptionnel. L’après-midi, j’ai pu assister à sa conférence de presse mais malheureusement les interviews individuelles étaient réservées aux radios. Archive enfin, que j’avais vu au Palais en 2007 (lire ici), totalement fascinant. Entre les deux, Pete Doherty a fait son show à sa manière, montrant son talent pour la mélodie et l’insoumission mais prouvant un peu tard qu’il savait vraiment jouer de la guitare.

Voici mes compte-rendus sur Zik’n'Blog pour plus de détails. Bonne lecture!
Louis Bertignac : « Avec Band of Gnawa, on a des enregistrements mais on ne peut pas les sortir »
(interview et revue de concert)
Babyshambles à Cannes : Pete Doherty met le Palais des Festivals à l’envers
Archive à Cannes : la beauté secrète d’un groupe à plusieurs têtes

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Palais des Festivals de Cannes : la programmation
Zik’n'Blog : le site d’actualité international (si, si)

Ma nouvelle vidéo live

Jeudi 13 août 2009

Le samedi 11 juillet, j’étais en concert au théâtre La Comédia au Cannet pour un spectacle seul en scène de presque deux heures. En voici un tout petit aperçu avec la vidéo du premier titre que j’ai chanté ce soir-là. Il s’agit d’une version guitare-voix de ma chanson C’est vers toi que je vais, parue sur mon album Ange Heureux de 2004. L’occasion de faire découvrir à ceux qui ne la connaissent pas ma chanson la plus romantique. Ecoutez …

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YouTube et Myspace hébergent aussi la vidéo
C’est vers toi que je vais : pour écouter ou télécharger la version album et lire les paroles
Vidéos : la nouvelle page vidéos de mon site affichant désormais les Vidéowalls de Dailymotion

Nice Jazz Festival : Julien n’est pas si Doré

Samedi 25 juillet 2009

Nice Jazz Festival 2009Pour mon dernier soir au festival, jeudi 23, j’ai été un peu déçu. Pas de nouvelle interview. Derek Trucks : très bon guitariste mais un seul morceau connu. Richard Galliano : très bien mais j’avais un meilleur souvenir de la première fois où je l’ai vu. Maxime Le Forestier : un bon répertoire mais pas très sympathique sur scène, un petit sourire aurait aidé. Gabriella Cilmi : excellente mais je n’ai vu que la deuxième moitié de son concert car je suis allé manger et j’ai discuté avec Caroline (salut!). Enfin Julien Doré devrait commencer par soigner sa musique plutôt que de jouer un personnage un peu fabriqué. On verra ce que donne l’an prochain!

Nice Jazz Festival : le site officiel
Doré et éclectique : les détails des cinq concerts sur Zik’n’Blog. L’interview de Lisa Ekdahl sera en ligne demain.
De plus en plus fort : ma chronique du concert de Richard Galliano à Cimiez en 2005

Nice Jazz Festival : la gentillesse de Lisa Ekdahl, l’émotion de James Taylor

Jeudi 23 juillet 2009

Nice Jazz Festival 2009J’ai passé hier à Nice ma meilleure soirée du festival. J’ai d’abord eu la chance de rencontrer Lisa Ekdhal juste après son concert et d’avoir fait son interview en grande partie seul. Elle est charmante, très douce, très à l’écoute. Pour me répondre, elle se rapprochait même très près de moi, j’étais presque gêné :P A la fin, elle tient absolument à vous serrer la main ou à vous embrasser. Bref, une belle rencontre.

Mais la musique m’a aussi fourni de belles émotions : du jazz classique mais qui ne m’a pas du tout ennuyé, suivi de l’extraordinaire Jake Shimabukuro au ukulélé (à découvrir absolument!) et enfin le grand James Taylor. Je dois dire que j’ai versé la petite larmichette quand il a chanté You’ve got a friend avec sa femme :) Je retourne à Cimiez pour la dernière fois ce soir mais je ne suis pas sûr que Julien Doré me provoque les mêmes émotions :P

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Nice Jazz Festival : le site officiel
Nuit magique : ma chronique détaillée sur les cinq concerts d’hier à lire sur Zik’n’Blog. L’interview de Lisa Ekdahl sera en ligne bientôt.

Nice Jazz Festival : mon deuxième soir

Mardi 21 juillet 2009

Nice Jazz Festival 2009Ca commençait mal hier soir : n’ayant pas prévu autant de circulation sur la route, je suis arrivé avec une demi-heure de retard. Je n’ai donc vu que la moitié du concert de Suzan Tedeschi mais quel concert! On croise rarement une énergie pareille. Il était temps de se remettre auprès de la douce Madeleine Peyroux que j’adore. L’espace devant la scène Matisse étant plein, j’ai finalement choisi de suivre le concert backstage, c’est-à-dire sur le côté droit de la scène : une première pour moi. C’était un plaisir d’apercevoir la chanteuse dès qu’elle se tournait pour communiquer avec ses musiciens, de voir le groupe de si près et leurs échanges et aussi d’entendre depuis le Village VIP un des saxophonistes de B.B. King improviser sur certains titres du concert. Un très beau moment.

Le temps de me restaurer, je suis allé écouter Joe Bonamossa qui faisait à nouveau rugir les décibels. Mais sur son rappel, j’ai choisi de remonter vers Matisse pour le quatuor de Christian Vander. Malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher à sa musique. Au bout d’une demi-heure, je n’avais toujours pas réussi à dégager des différents titres une ligne ni mélodique ni harmonique. J’ai donc abandonné la partie pour aller me placer au plus près de la scène du Jardin. Bizarrement, je n’ai pas réussi à être aussi bien placé que pour Keziah Jones et j’ai passé presque tout mon concert sur la pointe des pieds! Mais quand B.B. King nous salué en nous promettant de revenir, j’ai eu une poussée d’émotion inattendue. Car le maître est un personnage attachant et plus qu’étonnant sur scène. Et tant pis si je n’ai pas attrapé un de ses médiators ;)

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Nice Jazz Festival : le site officiel
Du blues, du blues, du blues : ma chronique des cinq concerts d’hier sur Zik’n’Blog
Madeleine Peyroux : ma chronique de son concert aux Arènes de Cimiez en 2005